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Sauvons le Climat
Interests: l'écologie, l'énergie, le climat
Recent Activity
Si la pollution atmosphérique attire de temps à autre l’attention des médias, à l’occasion surtout des «pics de pollution» qui ont lieu maintenant à Paris et d’autres grandes villes françaises, l’opinion n’a pour autant semble-t-il pas encore pris la pleine mesure des risques que cette pollution fait courir à la population française et européenne, en particulier de ceux de mortalité par maladies pulmonaires et cardiovasculaires. Bernard Durand a rédigé une étude, «Les risques de la pollution atmosphérique pour la mortalité prématurée. Comparaison avec ceux du tabac et de la radioactivité ». Cette étude, qui s’appuie sur des rapports publiés par de grands organismes indépendants[1] présente en quelques pages la nature de ces risques et en montre l’importance quantitative. Les effets les plus importants résultent d’une exposition sur de longues durées à des particules invisibles très fines en suspension dans l’atmosphère. Celles-ci proviennent surtout en France du chauffage domestique et en particulier du chauffage au bois, et, mais assez loin derrière, de l’utilisation du gazole, en particulier par les transports. Les relations dose/effets qui sont utilisées pour estimer la mortalité prématurée qui en résulte, sont comparées dans ce travail à celles utilisées pour estimer les dangers du tabac et de la radioactivité : le risque dû à la pollution atmosphérique dans les grandes villes françaises, s’il reste inférieur à celui entraîné par une consommation régulière de tabac, est comparable, sinon même supérieur, à celui entraîné maintenant par la radioactivité dans les zones d’exclusion de Fukushima. L’étude de Bernard Durand est publiée sur le site de « Sauvons Le Climat » : http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/pollution-atmospherique-et-sante_Durand.pdf __________________________________________________________________ [1] Organisation mondiale de la santé (OMS) , Institut national de veille sanitaire (InVS), Centre interprofessionnel technique d’étude de la pollution atmosphérique (CITEPA), AirParif, United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation (UNSCEAR), entre autres. Continue reading
Frédéric Livet a fait une brève analyse de la production d’électricité photovoltaïque dans notre pays. La puissance nominale des installations photovoltaïques (PV) en France a atteint, fin 2013, 4,33 GW, valeur proche, donc, de ce qui était inscrit dans la "loi Grenelle" (5,4 GW) mais pour 2020. Après un moratoire rendu nécessaire par l'effet d'aubaine créé par des tarifs trop avantageux[1], on a vu installer autour de 200 MW de nouvelles connexions par trimestre. Dans son document, Frédéric Livet étudie les caractéristiques de la production électrique photovoltaïque de la France à partir des publications de RTE (gestionnaire du Réseau de Transport de l'Electricité)[2] et des compilations des séries RTE opérées par Jean-Paul Hulot à partir du site eCO2mix[3]. Premier point, le facteur de charge s'avère modeste : 4,6 TWh produits sur l'année 2013 soit 13% des quelque 35 TWh que devraient produire à plein temps lesdites installations (4,6 TWh correspondent à 1150 heures de production à pleine puissance). Second point, la production photovoltaïque s’avère très variable de façon cyclique en fonction des heures de la journée et des saisons, et extrêmement intermittente d'un jour sur l'autre du fait de la nébulosité. Troisième point, il n'y a en aucune manière "foisonnement" de la production photovoltaïque, même au niveau de l'Europe. Pour finir, le papier aborde la question des ordres de grandeur qui seraient nécessaires au stockage de cette électricité et les possibilités présentes de stockage ou d'autoconsommation locale. L'étude est téléchargeable sur le site de Sauvons Le Climat : http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/production PV France.pdf [1] www.cgeiet.economie.gouv.fr/Rapports/2010_07_31_1_Rapport_Regulation_et_developpement_filiere_photovoltaique_en_france.pdf [2] Notamment (référence "RTE"): www.rte-france.com/uploads/Mediatheque_docs/vie_systeme/annuelles/EnR/Panorama_des_energies_renouvelables_1er_semestre_2013.pdf [3] www.sauvonsleclimat.org/graphiques-par-filieres-de-la-production-electrique-francaise-donnees-eco2mix/35-fparticles/1283-graphiques-par-filieres-de-la-production-electrique-francaise-donnees-eco2mix.html Continue reading
Pour télécharger ce communiqué en pdf,cliquer ici COMMUNIQUE DE PRESSE du 30 juillet 2014 Le Conseil d’Etat reconnaît la valeur des arguments de Sauvons le Climat sans accéder à sa requête de faire modifier la réglementation applicable à la construction neuve dite « RT 2012 » Le Collectif Sauvons le Climat avait déposé une requête en Conseil d’Etat en juillet 2013 pour faire modifier la RT 2012 car cette réglementation applicable aux logements neufs ne permet pas dans les faitsde respecter la Loi. Les deux Lois Grenelle ont en effet placé la réduction des émissions de gaz à effet de serre (dont le gaz carbonique ou CO2 issu de la combustion du charbon, du fioul ou du gaz) comme première priorité environnementale. Or la réglementation thermique dite RT 2012 encourage nettement plus qu’avant le chauffage au gaz et réduit la place des solutions électriques et renouvelables, alors que nous disposons en France d’une électricité fortement décarbonée et de ressources renouvelables (biomasse, géothermie) qui apportent des solutions avantageuses au plan des émissions de CO2. C’est contraire à l’objectif imposé par la Loi. La RT 2012 est trop favorable au gaz car elle fixe des limites trop contraignantes pour l’électricité, et surtout elle ne tient pas compte du taux d’émissions de gaz à effet de serre de chaque énergie. Or les Lois Grenelle ont imposé que les limites de consommation énergétique soient modulées en fonction du contenu des énergies utilisées en gaz à effet de serre. Cette obligation n’a pas été respectée pour l’électricité et la géothermie, et insuffisamment pour la biomasse. L’effet de cette nouvelle réglementation obligatoire depuis le 1er janvier 2013 se fait déjà clairement sentir puisque le chauffage au gaz est retenu dans 70% des logements collectifs et 60% des maisons individuelles1. Sauvons le Climat a évalué que si la RT 2012 est maintenue en état, elle causera donc un surcroît2d’émissions de CO2, cumulé de 2011 à 2020, de 3 millions de tonnes de CO2. Le Conseil d’Etat a examiné et bien pris en considération les interrogations et arguments de Sauvons le Climat mais a considéré3que le choix opéré par les signataires de la réglementation était un choix d’opportunité, c'est à dire un choix politique, qu’il ne lui revient pas, en droit, de juger. Sauvons le Climat maintient que ce choix ne permet pas de respecter l’objectif de la loi et constate à cet égard que depuis le dépôt de sa requête, de nombreuses voix se sont jointes à la sienne pour dénoncer les effets de la RT 2012. Alain Lambert, médiateur des normes, n’y va pas par quatre chemins : « Il aurait tout d’abord fallu respecter l’esprit de la loi qui visait à réduire les émissions de gaz à effet de serre. Or le gouvernement a voulu faire, dans la RT 2012, un arbitrage entre les sources d’énergie (gaz et électricité), oubliant au passage l’objectif initial ! La RT 2012, avec son annexe de 1377 pages, illustre jusqu’à l’absurde la déraison des auteurs qui ont confondu notice... Continue reading
Dix pays, dont la France, demandent, par le texte ci-dessous, une révision du statut de l'énergie nucléaire au niveau européen. Sauvons Le Climat s'en félicite. Il était en effet grand temps : de voir affirmé par les pays qui en bénéficient depuis des décennies le rôle capital de l'électricité d'origine nucléaire pour la réduction des émissions de G.E.S. dans le contexte de la lutte contre le changement climatique. de voir rappelé l’impératif de la sûreté nucléaire pour assurer le futur de cette énergie décarbonée et très peu polluante, contrairement aux énergies fossiles, et très peu consommatrice d'espace, contrairement aux énergies renouvelables. Dear Commisioner, On behalf of the Ministers of Bulgaria, France, Hungary, Lithuania, Poland, Romania, Slovakia, Slovenia and the United Kingdom responsible for energy policy, I take the liberty to address you on our common view of nuclear power within the EU energy market and its role in ensuring energy security and decarbonisation. Over recent months the issue of energy security within the EU has evolved, and we all agree that nuclear power will have an important role in the future of the EU's energy mix. We believe that Member States must maintain their right to determine their own energy mix and nuclear power will therefore have a greater role in helping individual Member States secure their own indigenous energy supply. Many Member States have immediate challenges in bringing forward the generating capacity needed to create a secure, low carbon and affordable energy system. There are a number of failures in energy markets across Europe bringing serious concerns about the ability of markets alone to offer the sufficient security required to stimulate investment on a purely commercial basis. National support mechanisms, consistent witht the Internal Energy Market and the competition rules provided by the Treaty on the Functioning of the European Union (TFEU), may therefore be needed. The Comission itself has recognised, in its Communication from 5 November 2013, that such intervention might be necessary "to secure a level playing field, overcome market failures, foster technology and innovation deployment and, more generally, support the market in delivering appropriate investment signals." An agreed 2030 climate and energy package and the full implementation of the third energy package should contribute to a well-functioning electricity market that fulfills our future needs. Well diversified energy systems are essential if we want to ensure energy security. We need an energy mix that will affordably meet our decarbonization objectives and meet energy demand. In the last decade the European Union has faced a continuous decline in its domestic energy production. This could be decelerated in the medium term by increasing the use of renewables according to EU policy and maintaining or developing nuclear energy according to policies of individual Member States. Nuclear energy's significant role in the European energy mix should be clearly recognized. We are convinced that nuclear energy should keep its proper place in European energy policy in accordance with the Treaties. Nuclear energy perfectly fits the three pillars of energy policy as reflected... Continue reading
Publié le Mardi, 08 juillet 2014 10:04Écrit par SLC Nous considérons que la diminution des émissions de gaz à effet de serre (GES) devrait être l'objectif unique de la transition énergétique avec, en corollaire, la diminution de la consommation des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz). La préservation de la planète pour les générations futures est un objectif qui dépasse tous les autres. Deux dispositions du projet de loi sont conformes à cette ambition 1. La réduction de 40% des émissions de GES en 2030 2. La réduction de la consommation d’énergies fossiles de 30% entre 2012 et 2030. Les actions qui en résultent, centrées sur les transports et le bâtiment, devraient être considérées comme une priorité nationale. La réussite de ces actions réduirait le déficit de notre balance commerciale tout en améliorant notre indépendance énergétique. En France, l'achat de combustibles fossiles revient à près de 70 milliards d'€ par an. Ces dispositions permettraient à notre pays de réaliser une économie de 120 à 150 milliards d'€ sur la période 2015-2030. S'agissant des transports, le développement accéléré des solutions électriques non polluantes devrait être privilégié puis complété par le développement de l’usage des biocarburants de deuxième génération. Concernant l'efficacité énergétique des bâtiments, il conviendrait d'orienter la réglementation actuelle vers les solutions électriques et EnR thermiques (biomasse, géothermie, pompe à chaleur, chauffe-eau solaire) et de revoir la RT 2012 qui impose en pratique le gaz pour le chauffage de tous les logements neufs. Mais quatre dispositions prévues dans ce projet nous paraissent contestables dès lors que l'objectif de réduction des GES serait retenu comme l'objectif unique de cette loi. 1. L'objectif de réduction de la consommation énergétique finale de 50 % de 2012 à 2050 est non seulement irréaliste mais injustifié. 2. La part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie (en l’occurrence 32%) doit être considérée comme un moyen concourant à l’atteinte de l’objectif unique et non comme un objectif en soi. Son maintien comme objectif dans la loi(comme cela a été le cas pour le paquet énergie-climat européen) comporterait un risque de focalisation de moyens financiers très importants sur l’éolien ou le solaire photovoltaïque sans efficacité notable sur la réduction des émissions de GES. 3. La réduction de la part du nucléaire de 75 à 50 % en 2025 va à l’encontre de la limitation des GES. Cet objectif est par ailleurs totalement irréaliste, ilentraînerait un surcoût de l'ordre de 30 milliards d'€ par an et nécessiteraitl'arrêt anticipé de centrales rentables dont le bon niveau de sûreté a été confirmé par l'Autorité de Sûreté Nucléaire. Pour s’en convaincre, il suffitd’observer les conséquences de la décision équivalente allemande. L’arrêt de 9 centrales nucléaires a été compensé par un appel supérieur aux centrales thermiques fossiles entraînant une croissance des émissions de GES qui fait de l'Allemagne le pays le plus pollueur de l'Europe. L'Allemagne vient d’ailleurs de se doter d'une nouvelle loi pour faire face aux excès auxquels a conduit une transition énergétique mal maîtrisée et qui, en subventions directes, coûte... Continue reading
Le scénario Negatep vient d’être rediffusé sur le site www.sauvonsleclimat.org sous sa version 2014. Sorti une première fois en 2007, dans la lignée du débat national sur les énergies de 2003/2004 (DNE 2003), et l’objectif de diviser par 4 d’ici 2050, les rejets de gaz carbonique, ce scénario a été repris en 2011, prenant en compte notamment les décisions du Grenelle de l’environnement, la directive européenne « énergie – climat » dite « 3 x 20 » et l’engagement spécifique de la France de produire 23 % de son énergie à partir d’énergies renouvelables dés 2020, avec toujours comme référence de départ l’année 2006. C’est cette version Négatep 2011 qui fut présentée lors du Débat national sur la transition énergétique (DNTE). Au sein de ce débat, au niveau des différentes trajectoires, Négatep a finalement été classé représentatif de la classe DEC « Décarbonatation par l'électricité » qui repose sur « l’Efficacité énergétique et le rôle central de l’électricité non carbonée d'origine renouvelables et nucléaire » Mais la crise financière (début été 2007) et la faillite Lehman Brothers (en septembre 2008), dont les effets sont encore présents, ont totalement bouleversé les données avec les évolutions non prévues du PIB et des consommations énergétiques, d’où un recalage nécessaire des données initiales et ce sera l’année 2012 qui sera le point de départ de cette version 2014 de Négatep, version enrichie en outre des informations complémentaires demandées essentiellement au fur et à mesure du DNTE. Il faut rappeler que nous l’appelons « Negatep » car c’est bien la consommation d’énergie, issue en grande partie des combustibles fossiles symbolisés par le pétrole, et la tonne équivalent pétrole (tep), qu’il faut maîtriser. Outre les économies d’énergie, sans lesquelles le « facteur 4» serait inaccessible, il faut remplacer, le plus possible les combustibles fossiles, par des sources d’énergie non émettrices de gaz carbonique, aussi bien pour produire directement de la chaleur que de l’électricité. Pour atteindre l’objectif facteur 4, l’étude montre qu’il faut : Pratiquement supprimer le chauffage au pétrole et au gaz dans le résidentiel et le tertiaire. Les moyens existent, en combinant une meilleure isolation, les énergies renouvelables chaleur, l’électricité combinée aux pompes à chaleur, et cette même électricité exploitée directement intelligemment. Le problème majeur est le financement, dont les difficultés devraient conduire à rechercher systématiquement les voies les moins coûteuses. Réduire très fortement le pétrole pour les transports, sans basculer à grande échelle vers le gaz Il s’agit là d’une double révolution : repenser la mobilité (transports en commun, fret) et remplacer le pétrole par l’électricité, soit directement dans des véhicules hybrides rechargeables ou tout électriques, soit en apportant tout ou partie de l’énergie nécessaire à la synthèse des biocarburants. Limiter sérieusement les combustibles fossiles dans l’industrie. Ceci implique notamment des modifications de procédés (et donc des investissements lourds). Augmenter fortement la part de l’électricité décarbonée dans le mix énergétique, maintenir la part de l’énergie nucléaire dans la production d’électricité et, tant que des moyens techniques économiques de stockage massifs n’auront pas été... Continue reading
Sauvons Le Climat (13 juin 2014) Le GIEC comporte trois groupes : · le GRI décrit Les éléments scientifiques concernant l’évolution du climat. · Le GRII évalue les Impacts, adaptation, vulnérabilités de cette évolution. · Le GR III étudie les stratégies permettant l’atténuation du changement climatique. Le Groupe III a publié son rapport en Avril 2014. Ce rapport est important puisqu’il influera sur les états lorsqu’il s’agira de définir leur politique énergétique, aussi bien en ce qui concerne l’efficacité énergétique que la définition d’un mix électrique. En ce qui concerne ce dernier, il existe actuellement des différences de stratégies importantes entre pays, selon qu’ils envisagent ou non de sortir du nucléaire en recourant plus longtemps à l’usage de combustibles fossiles pour la production d’électricité. Les deux stratégies sont illustrées par celles de la France et de l’Allemagne. On pouvait donc espérer que les deux choix possibles seraient exprimés de façon équitable au sein du GRIII. Il y a 3 co-présidents dans le GR3, un Cubain, un Allemand (Ottmar Edenhofer), un malien. Parmi les 6 vice-présidents il y a un Britannique, un Italien mais aucun Français. Le rapport du GRIII contient évidemment la liste des auteurs. On peut alors juger du « rapport des forces ». Et la surprise est amère. Pour les 16 chapitres du rapport on compte 8 auteurs travaillant dans des institutions ou universités françaises à comparer à 73 auteurs allemands ! Si on limite le décompte aux auteurs principaux on trouve 5 français travaillant dans des institutions ou universités françaises à comparer à 27 allemands. La contribution allemande n’est dépassée que par celle des USA avec 49 auteurs. Le Royaume Uni en compte 14, les Pays Bas et l’Italie 9 chacun. Certains chapitres sont particulièrement importants. Le chapitre 6 traite de l’évaluation des trajectoires de transformation (Assesment of Transformation Pathways). Pour 1 français (Jean Charles Hourcade), on compte 13 allemands. Le chapitre 7 traite des systèmes énergétiques : aucun français (où est passé EDF ?) , 8 allemands. Le chapitre 16 traite des questions de coûts d’investissement et de finances : aucun français, 3 allemands. L’annexe 3 traite des coûts spécifiques des technologies et des performances : pas de français, 5 allemands. Parmi les rédacteurs du résumé pour décideurs (SPM) on compte un français travaillant pour l’OCDE et un autre travaillant à l’université de Princeton, pour 16 allemands. Aucun français travaillant dans une institution française. Pour le Groupe I les auteurs français du résumé pour décideurs étaient au nombre de 4 pour 6 allemands. La faible représentation de la France dans le Groupe III était-elle délibérée ? Ou bien résulte-t-elle d’un dysfonctionnement du Ministère de l’Ecologie (en 2008-2009) chargé de fournir une liste d’auteurs possibles au GIEC ? Quoiqu’il en soit, cette faiblesse de la contribution française est un scandale et exige que la lumière soit faite pour comprendre comment elle a pu être possible. Compte tenu de la composition du GR3 il ne faut pas s’étonner d’une tonalité anti-nucléaire du résumé pour décideur (SPM) avec l’évaluation... Continue reading
Éléments de réflexion sur les coûts que les énergies intermittentes engendrent pour le système électrique dans son ensemble en France métropolitaine. Continue reading
Le récent discours du Président de la République puis le discours de politique générale du Premier Ministre remettent la transition énergétique au devant de l’actualité. La nouvelle ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, de son côté, a évoqué ses priorités dont le développement des énergies renouvelables. Sauvons le Climat rappelle les principes qui doivent fonder la transition énergétique : - réduire les émissions de gaz à effet de serre, au premier rang desquels le CO2, principal responsable du réchauffement climatique dont le nouveau rapport du GIEC confirme les premiers effets ressentis ; - produire une énergie disponible au coût le plus bas, favorisant la compétitivité des industries et le pouvoir d’achat des particuliers, avec des sources d’énergie contribuant à l’indépendance énergétique. La consommation doit être adaptée. Des mesures, détaillées dans le scénario Négatep de Sauvons le climat, permettent de réduire d’un facteur 4 les émissions de CO2 d’ici 2050 par rapport à 2008 (1). - Dans le secteur résidentiel et tertiaire(44% de l’énergie finale consommée, en 2012), la production de chaleur pour le chauffage et pour l’eau chaude sanitaire peut s’effectuer en réduisant fortement le recours aux combustibles fossiles : par amélioration de l’efficacité énergétique des logements anciens et neufs et des installations (sans excès coûteux et sans les normes contre-productives de la RT 2012 favorisant le gaz) ; par utilisation des énergies renouvelables thermiques et de l’électricité, en particulier avec les pompes à chaleur de forte efficacité énergétique. Pour 2050, le but serait une consommation globale en baisse de 15% avec des émissions de CO2 réduites de 90%. – Dans le secteur des transports(32% de l’énergie consommée), des approches multiples sont nécessaires : amélioration du rendement des moteurs thermiques ; remplacement progressif du pétrole par les biocarburants de 2ème génération (en évitant, pour l’usage des sols, la concurrence avec les cultures vivrières) ; développement des motorisations électriques et hybrides rechargeables ainsi que des transports en commun électrifiés. Ces orientations, qui impliquent l’adaptation des comportements individuels, devraient permettre une réduction de 20% des besoins en énergie et une réduction supérieure de l’usage des combustibles fossiles. – Dans le secteur industriel et agro-alimentaire(24% de l’énergie consommée), la réduction des émissions de gaz à effet de serre passe par la progression de l’efficacité énergétique et de la place de l’électricité en remplacement du pétrole et du gaz. On notera que le traitement de la biomasse pour l’obtention des biocarburants entraîne un accroissement de consommation d’énergie du secteur. Les différentes sources d’énergie doivent répondre à ces évolutions(2). La demande d’énergie primaire serait quasiment stabilisée à l’horizon 2050, grâce à des économies d’énergie finale d’un tiers environ par rapport à une évolution « naturelle ». - L’utilisation des combustibles fossiles sera réduite des deux tiers, le tiers restant comportant une part importante de gaz(3). Elle sera maintenue seulement pour les usages dont la substitution s’avère difficile techniquement (transport aérien) ou particulièrement onéreuse (réseau électrique isolé). – Les EnR thermiques produiront en priorité de la chaleur : la biomasse forestière et agricole... Continue reading
Le GIEC vient de sortir le rapport de son deuxième groupe de travail, celui consacré aux impacts du réchauffement climatique1. Ses conclusions peuvent se résumer en ces quelques mots : le réchauffement est là, ses impacts sont bien visibles en particulier sur la nature2 et ils ont mis en évidence l’accroissement de notre vulnérabilité aux évènements extrêmes. Le réchauffement va se poursuivre quoi qu’on fasse, mais l’ampleur du réchauffement, qui ne se manifestera pleinement qu’après les années 2050, dépend complètement de ce que nous ferons pour limiter ou non les quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il y aura probablement des effets de seuil sur les impacts, mais, même en l’absence de tels effets, la gravité des impacts sera exacerbée selon l’ampleur du réchauffement. Parmi les risques majeurs pour l’avenir, citons la disponibilité en eau, les dommages aux régions côtières, la mutation de la ressource halieutique, la menace que fait peser l’acidification sur les écosystèmes marins, la diminution de productions agricoles vivrières. Tous ces risques ont des conséquences humaines importantes. Les pays actuellement défavorisés seront plus durement touchés que les pays développés. Dans les pays développés, les populations défavorisées seront plus vulnérables que les populations les plus aisées. Il y a urgence à limiter le réchauffement, ce qui implique de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre mais aussi à se préparer à ses conséquences. En France, il faut que cela soit la priorité absolue de la future loi sur la transition énergétique. « Sauvons Le Climat » ne répétera jamais trop que, si les pays développés avaient pris exemple sur les politiques énergétiques de la Suède et la France, la Terre serait dans une bien meilleure situation, et aurait beaucoup plus de chances d’atteindre l'objectif de réduction des émissions mondiales d’un facteur 2 d’ici 2050. Le résumé pour décideurs en anglais est téléchargeable sur le site du GIEC : http://ipcc-wg2.gov/AR5/images/uploads/IPCC_WG2AR5_SPM_Approved.pdf Fonte des glaces, migration des animaux en direction des pôles, rendement des cultures vivrières qui a plus souvent décru que cru. Continue reading
La commission d'experts mise en place par le gouvernement allemand critique la mise en oeuvre du "tournant énergétique" qui n'est bonne ni pour le climat, ni pour l'innovation industrielle. Continue reading
28 février 2014 Un contexte de crise. Le système électrique européen est en crise. Sauvons Le Climat (SLC) estime que la principale raison d’un tel état de chose est le déploiement non maîtrisé des énergies renouvelables - solaires et éoliennes - en République Fédérale d’Allemagne. SLC comprend mal la référence aux insuffisances des programmations pluriannuelles des investissements (PPI) de 2006 et 2009 qui n’auraient pas su anticiper les évolutions de la demande. Les sources intermittentes allemandes bouleversent les marchés de l’électricité au point que ceux-ci ne remplissent plus celle de leurs fonctions qui est de fournir aux investisseurs des signaux-prix qui reflètent les « marges du réseau » et, partant, les besoins en investissement. Dans le même temps, l’effondrement des prix de marché met à mal la rentabilité de nombreuses centrales à gaz que leurs propriétaires sont conduits à fermer. On sait par ailleurs que la transition énergétique allemande se traduit par des prix payés par les ménages, le secteur tertiaire et les entreprises (à l’exception des énergivores) qui sont de l’ordre du double de ceux payés par leurs homologues français. Les propositions de SLC. SLC propose de supprimer le tarif d’achat et de le remplacer par l’un des deux mécanismes suivants : La subvention à la puissance installée, c’est à dire à l’investissement. Les pouvoirs publics afficheraient un besoin (puissance et lieu) encadré par la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) ou ce qui en tiendra lieu. Un appel d’offre permettrait alors de retenir la proposition qui demanderait la plus faible subvention. Il serait toujours possible de fixer un plafond qui serait fonction de l’évolution technologique. Une telle solution permettrait aux pouvoirs publics de garder la maîtrise d’un processus que le tarif avec obligation d’achat ne permet pas. Le marché, la prime et le péage Le producteur d’EnRs intermittents vendrait sur le marché et recevrait en outre une prime proportionnelle au prix de vente. Ainsi n’est-il pas incité à vendre son courant en cas de surproduction et de prix bas. Ce à quoi s’ajouterait un péage fixe au MWh que devrait payer le producteur, sorte de contribution forfaitaire au coût des services réseaux. Ainsi, le producteur n’aurait pas intérêt à vendre au cas où le péage est supérieur au prix de vente additionné à la prime. De cette manière les producteurs écrêteront d'eux même les pics de production (qui font chuter les prix). SLC propose en outre que soient retenues les grandes orientations suivantes : + Entreprendre d’urgence une étude sur les externalités des renouvelables électriques. La notion de « parité-réseau » est fallacieuse : le kWh intermittent, n’est pas forcément disponible quand le consommateur en a besoin ; celui-ci a besoin de kWh garantis. Une étude de l’AEN/OCDE de novembre 2012 propose une méthode dont il serait possible de s’inspirer. + Se ménager, du moins pendant la phase de transition, la possibilité de revenir en arrière. Le Président de la République a d’ailleurs évoqué un droit à l’expérimentation. Le tarif d’achat, justement critiqué par le Président de la République,... Continue reading
Un Conseil Européen (28 chefs d’état et de gouvernement) - que l’on dit décisif – se tiendra les 20-21 mars 2014 pour de premiers échanges sur le cadre de la politique énergie/climat pour la décennie 2020-2030 – suite au 3X20. Ce Conseil sera précédé, le 4 mars, par un Conseil des ministres qui réunira les 28 ministres chargés de l’énergie/environnement. Comme tout Conseil, ces Conseils sont préparés par la Commission qui, après un long processus, a publié deux communications (05/11/13 et 2201/14). Des propositions, SLC a retenu : - La primauté donnée à la réduction des gaz à effet de serre (GES): réduction de 40% par rapport au niveau 1990, obligatoire à l’échelle nationale. - Un objectif portant à 27% la part des énergies renouvelables, contraignant pour l’Union mais la Commission renonce à fixer des objectifs par pays. La Commission propose un objectif pour les ENRs électriques (45 %), toujours sans objectif par pays. - La suppression à terme de toute aide d’Etat aux ENRs matures (tel l’éolien terrestre) et, pour celles qui ne le sont pas, priorité à l’aide à l’investissement. - Reconnaissance du nucléaire comme susceptible de contribuer à la sécurité d’approvisionnement. - Préférence donnée à la concurrence pour corriger les regulatory failure. On se rappellera ici que la Commission avait accepté de donner une dérogation aux ENRs parce qu’il s’agissait de soutenir une industrie naissante. - La création d’une réserve de stabilité du marché pour le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS). Sans référence à une taxe carbone. - Pari sur l’arrivée à maturité de la « Capture et Séquestration du carbone (CCS) ». La Commission en appelle à un nouveau modèle de marché mais sans proposer grand-chose de concret. Certes, la Commission ne s’oppose pas aux « paiements de capacité » mais elle entend les encadrer étroitement. Elle reste très évasive sur les risques que fait courir la poursuite du développement des ENRs électriques sur le système électrique. Ce « paquet » représente sans doute un compromis qui reflète les rapports de forces entre Etats membre entre eux, entre Conseil, Parlement et Commission. Quant au Commissaire en charge de l’énergie, Günther Oettinger, il s’en est pris récemment à ceux (il pense sans doute aux fonctionnaires de la Commission) qui pensent que l’objectif de réduction de 40% des émissions de CO2 pourrait « sauver le monde ». Il les a qualifiés d’ « arrogants ou stupides ». Son mandat prend fin dans quelques mois. La position de SLC SLC est favorable à la primauté donnée à la réduction des GES et à l’absence d’objectifs par pays pour les ENRs en général et les ENRs électriques en particulier. Mais il ne peut que regretter que les ENRs électriques se soient vues assigner un objectif de 45% dans le mix électrique global sans justification aucune alors que l’on sait les problèmes déjà posés par l’insertion des renouvelables dans le réseau électrique.Ce à quoi on peut ajouter que le secrétaire général de l’ENTSO-E déclarait récemment que « le système... Continue reading
Au cours des deux années passées, des organismes publics réputés pour leur compétence et la qualité de leurs travaux ont exposé leurs analyses sur divers sujets se rapportant à la future politique nationale de l’énergie. La Cour des comptes a publié trois rapports, l’un sur l’énergie nucléaire, le deuxième sur les énergies renouvelables et le troisième sur l’articulation énergie-climat. En novembre 2013, l’Académie des Sciences a publié des « Eléments pour éclairer le débat sur les gaz de schistes ». Et le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective a étudié le système électrique européen. L’accueil fait par la grande presse aux documents émis montre tout l’intérêt des contributions de tels organismes, notamment quand leur expertise scientifique fait autorité, pour éclairer le débat public. Sans rien retirer de la responsabilité des organes d’Etat dans leurs décisions politiques, de tels apports devraient leur permettre de prendre en compte les aspects scientifiques ou techniques que seuls des organismes compétents peuvent analyser de façon pertinente. La publication de tels documents fait d’autant plus regretter l’absence des sociétés savantes, telles que les Académies, dans le processus mis en œuvre pour la consultation sur la transition énergétique où même l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) voit trop souvent ses documents négligés lors de l’élaboration des stratégies à forte composante scientifique alors qu’il a su produire des rapports de qualité, s’appuyant sur des experts reconnus. Le collectif « Sauvons le climat » avait déjà souligné, en son temps, l’insuffisance de la place donnée aux scientifiques dans l’organisation des débats sur la future politique énergétique. C’est aussi ce que proclament Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Alain Juppé et Michel Rocard, dans leur manifeste qui dénonce le sabotage du débat concernant le stockage des déchets nucléaires. Il serait souhaitable que ces personnalités aussi soient entendues. Pour soutenir leur démarche, « Sauvons le climat » a, sur son site, lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 500 signatures dont celles d’éminents scientifiques. La pétition a été transmise à Madame Fioraso, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, avec la liste de tous les signataires. « Sauvons le climat » en espère un retour encourageant… Aujourd’hui réunions, conférences et consultations traitant de la transition énergétique se poursuivent. La prise en compte d’analyses scientifiquement et techniquement argumentées est indispensable pour mettre en place une politique durable et efficace, tant dans le domaine environnemental que sur le plans économique et social, sans se laisser entraîner dans.des dérives bassement idéologiques. Avant que le projet législatif soit bouclé, il est encore temps de consulter les institutions scientifiques compétentes pour s’assurer de la validité des options proposées. « Sauvons le climat » ne cessera de le rappeler aux responsables et décideurs de l’Etat. Continue reading
Monsieur le secrétaire général du Parti Socialiste (de EELV) La presse a révélé récemment[1] qu’une négociation entre le Parti socialiste et les Verts (EELV) allait commencer cette semaine sur le contenu du projet de loi sur la « Transition énergétique » Cette information, donnée en marge du colloque organisé par le Syndicat (professionnel) des énergies renouvelables (SER) précise: « En ligne de mire, un calendrier « crédible » de fermeture des réacteurs nucléaires pour parvenir à l’objectif d’une part de 50% de nucléaire dans la production d’électricité à 2025 ». Deuxième information: les deux interlocuteurs se seraient accordés pour que la publication de la liste des réacteurs qu’ils condamneraient d’un commun accord ne soit pas immédiatement rendue publique (serait-ce pour ne pas perturber les élections à venir ? On peut le penser). Dans le souci de transparence démocratique dont vous vous réclamez, pouvez-vous nous confirmer cette information ? Si vous la confirmez, pouvez-vous nous indiquer quelle seraient les positions initiales de votre parti : quel type de production d’électricité devrait remplacer la production nucléaire ? Celle-ci pouvant diminuer soit par une diminution de la puissance installée nucléaire actuelle, soit en diminuant le temps moyen de fonctionnement des réacteurs (facteur de charge) ; dans ce dernier cas, la puissance du parc nucléaire étant maintenue, il serait possible de faire face à la demande d’électricité, même en absence de vent et de soleil. Au contraire, en cas de diminution de la puissance nucléaire, il faudra la remplacer par une puissance disponible à tout moment, c’est-à-dire par celle de centrales à gaz ou charbon. Pouvez-vous nous préciser votre préférence ? Rappelons que l’industrie nucléaire française, de niveau mondial : - mobilise, 400.000 emplois dans un domaine de haute technologie, en quasi-totalité en France, - contribue à fournir une électricité à un coût parmi les moins chers de l’Union Européenne et dans des conditions de stabilité remarquables, - contribue au redressement économique du pays par ses exportations (8 milliards par an) et en limitant le déficit de sa balance commerciale (gain estimé à 20 milliards par an), - enfin, point essentiel, fait de la France un champion de la lutte contre le dérèglement climatique avec seulement 60 g de CO2 par kWh quand l’Allemagne en émet 400, en réduisant de plus considérablement la pollution atmosphérique par rapport aux centrales fossiles. Faut-il aussi rappeler à des partis qui disent mettre l’écologie au premier rang de leurs préoccupations que l’Agence européenne de l’environnement[2] chiffre entre 66 et 112 milliards par an le coût environnemental des émissions des centrales électriques européennes à combustibles fossiles, et que la « Health and Environmental Alliance » (HEAL) chiffre entre 15,5 et 43 milliards d’euros par an les méfaits pour la santé publique en Europe de la production d’électricité à partir du charbon ? Une réponse explicitant vos propositions participerait à un débat clair et argumenté, toujours positif. ____________________________________________________________ 1- ENERPRESSE N°11007 – Vendredi 7 février2014 2-«Revealing the costs of air pollution from industrial facilities in Europe» Continue reading
Jean Pinte, janvier 2014 Jean Pinte, un ancien de la centrale nucléaire de Gravelines, a écrit à François Hollande au sujet de l'Avenir de la production d'électricité d'origine nucléaire. Cliquez ici pour téléchargez le fichier au format pdf Continue reading
Ce mois de Janvier, la Cour des Comptes a publié son rapport sur la mise en œuvre par la France du paquet énergie-climat de l’Union Européenne. Dans un document publié sur son site Sauvons Le Climat, relève les points qui lui paraissent essentiels et met en regard ses propres prises de positions depuis 2007. Continue reading
le choix de l’Ethiopie de construire un parc éolien correspondait à un vrai besoin et à une complémentarité intelligente entre éolien et hydraulique. Il a fallu que les industriels français comme Vergnet aient le courage de rechercher un marché porteur non artificiel pour se faire une place parmi les géants du secteur. Sauvons Le Climat se réjouit de ce succès pour l’industrie française. Continue reading
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peut-il être utile puisque le plus important n'est pas cité? Pierre Moscovici et Philippe Martin ont lancé une consultation publique sur le livre blanc sur le financement de la transition écologique. Sauvons le Climat a transmis son avis le 13 janvier. Après avoir fait remarquer que la transition, en devenant "écologique" au lieu de "énergétique", ne facilite pas les choix, Sauvons Le Climat a salué que le Livre Blanc vise à réduire l'usage des combustibles fossiles sans attendre leur raréfaction. Mais Sauvons Le Climat déplore aussitôt que l'atout incomparable de la France pour aujourd'hui et pour demain, le nucléaire, ne soit pas traité par ce rapport, ce qui est incompréhensible. Sauvons Le Climat se livre ensuite à une analyse des modes de soutien des énergies renouvelables et met en évidence que ceux-ci sont anormalement orientés vers les renouvelables électriques alors que le soutien aux renouvelables chaleur (solaire thermique, biomasse, pompes à chaleur...) serait bien plus efficace et économique. Enfin, Sauvons Le Climat fait sept propositions, à la fois pour réorienter les soutiens vers les solutions efficaces, et pour revoir ceux déjà attribués, et qui le sont de façon incroyablement coûteuse sans pour autant maîtriser les résultats et les impacts sur le système électrique. Continue reading
Jacques Peter Auteur de « Contenir le réchauffement climatique, un défi pour nos petits-enfants » éditions Amalthée. Membre de l’association « Sauvons le Climat » Nous pouvions espérer que la diffusion de voitures et d’utilitaires électriques seraient l’objet d’un consensus de toutes les familles de pensée écologiques, le seul obstacle étant la difficulté qu’elles ont à s’imposer sur le marché, compte tenu de leur coût encore trop élevé et d’une diffusion, encore insuffisante de bornes de recharge. Selon l’ADEME, la performance énergétique des voitures électriques ne serait pas significativement meilleure que celle des véhicules thermiques. Avec des rendements de 70% à la jante, contre 20% pour les moteurs diesels en site urbain, et appelant un courant électrique pratiquement décarboné à 100% dans notre pays, puisque la plupart des recharges se feront la nuit, l’usage des voitures et utilitaires électriques a un excellent rendement énergétique et ne contribuera pratiquement pas à des émissions de gaz carbonique. L’ADEME commente avec un a priori critique les conséquences écologiques de l’utilisation des batteries sur l’ensemble de leur durée de vie. Alors pourquoi les batteries seraient sympathiques quand elles participeraient au stockage de l’électricité dans les réseaux intelligents locaux, avec comme objectifs une plus grande autonomie énergétique, et antipathiques quand elles seraient montées sur des voitures ? Oui, avec les hybrides, les véhicules électriques pourront contribuer dans notre pays à réduire les nuages de particules fines qui empoisonnent l’atmosphère de nos cités et sont à l’origine de dizaines de milliers de décès anticipés. Des leçons nous viennent de Chine où les autorités ont contraint les acheteurs de scooters à passer à l’électrique, développant ainsi une filière industrielle, et commençant à combattre le fléau de la pollution de l’atmosphère de leurs mégapoles. J’avais compris que le ministre du redressement productif avait retenu comme cibles d’avenir le stockage d’énergie et la voiture électrique ! Le moins que l’on puisse demander à un service de l’état serait de ne pas troubler l’opinion par une étude très contestable. Continue reading
En affirmant, sur France Inter, le 3 décembre, qu’il ne sera pas possible d’arrêter 20 réacteurs nucléaires d’ici 2025, tout en respectant les objectifs de réduction des émissions de gaz carbonique, Madame Anne Lauvergeon a dit tout haut ce que la plupart de ceux qui ont étudié honnêtement la question pensent - souvent tout bas - depuis longtemps [1]. Continue reading
La politique européenne de l’énergie obéit à plusieurs logiques : concurrence, renouvelables, marché du carbone etc. Continue reading
Hubert Flocard (Association "Sauvons Le Climat) « Il y a toujours du vent quelque part ». Depuis quelques années, cette expression, imprécise et de ce fait sans utilité, a pourtant été élevée au rang de concept par des organismes officiels nationaux (par exemple, en France, l’ADEME) ou internationaux. On introduit alors l’expression « foisonnement éolien », notion à laquelle ces mêmes organismes attribuent la vertu de lisser considérablement la production éolienne totale d’un pays ou d’un continent et ce faisant d’atténuer une faiblesse majeure de l’éolien : son caractère aléatoire conduisant à une production intermittente, médiocrement prévisible et de ce fait mal gérable dès qu’elle dépasse un certain niveau. Selon la « théorie » du foisonnement, la contribution éolienne erratique d’une région donnée se trouverait le plus souvent compensée par celle tout aussi erratique d’une autre région mais variant plus ou moins en sens inverse donnant ainsi à la somme des productions un comportement plus régulier que celui de chaque région. Comme ce concept de foisonnement fait partie de l’argumentaire visant à conforter auprès du public une image positive de l’éolien à terre et en mer, mais surtout à justifier d’ambitieux et onéreux plans d’extension du réseau de lignes haute tension, soit à travers notre pays, soit entre les états européens, il apparait utile d’en vérifier la validité. Or, les organismes officiels qui invoquent le foisonnement pour soutenir de lourds projets d’extension du réseau électrique n’ont pas à ce jour publié d’analyse de son ampleur ni de son efficacité à remédier aux faiblesses spécifiques de la production éolienne. En s’appuyant sur les données éoliennes mesurées sur une année pour six pays de l’ouest européen, cette étude analyse donc les limites du foisonnement associé à la somme de productions qui peuvent être distantes de plusieurs milliers de km. Elle montre ensuite que ces données et le foisonnement associé sont bien reproduits par une simple application des lois du hasard. Les observations sur une longue période permettent de vérifier que le foisonnement n’a que peu des vertus que certains organismes aiment à lui attribuer. Il n’aide guère à lisser les fluctuations de la puissance éolienne de sorte que les lois du hasard et leur incertitude intrinsèque continuent à déterminer les caractéristiques dominantes de la production éolienne européenne globale. En conséquence, la construction envisagée et soutenue financièrement par l’Europe d’un nouveau réseau transfrontalier de lignes à haute tension ne contribuera que faiblement à remédier aux difficultés que cette production, dès aujourd’hui, engendre pour la gestion des réseaux électriques nationaux et européen. Téléchargez l'étude complète de Hubert Flocard sur le site de Sauvons Le Climat : http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/131120_Flocard_FoisonnementEolienTexte.pdf Continue reading
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Soyons clairs : l’objectif de l’écotaxe est d’abord de générer une diminution des émissions de CO2. Elle se propose de le faire – ce n’est guère original - en renchérissant le transport routier ce qui devrait, selon ses promoteurs, permettre de favoriser des solutions alternatives, notamment le ferroutage, une vielle lune qui n’a jamais fonctionné que dans des cas bien particuliers. Nous pensons qu’il n’est pas sain d’imposer une telle taxe tant que des solutions alternatives économiquement viables ne seront pas disponibles. Commençons donc par les mettre en place. Le concept « d’autoroute électrique », expérimenté en Allemagne, nous semble devoir être l’une des solutions à considérer. (Voir le document l'autoroute électrique sur le site de Sauvons Le Climat, http://www.sauvonsleclimat.org/solutions-pour-demainhtml/lautoroute-electrique/). Il consiste à doter des axes routiers à fort trafic (autoroutes ou voies rapides) d’une caténaire alimentant en électricité des camions de moyen à fort tonnage pourvus d’un système de propulsion hybride, diesel-électrique. L’investissement pour l’équipement des routes en caténaire est estimé à un million par kilomètre soit moins de 7 années de produit de l’écotaxe pour équiper les deux tiers du réseau autoroutier. Cet investissement permettrait d’économiser 10% du carburant consommé en France, un rendement inégalé en termes de coût de carbone évité[1]. Sur cette base d’investissement les transporteurs réaliseraient une économie de quelques 20 centimes par km parcouru[2] l’achat de KWh d’électricité se substituant à celui du gas-oil importé. Cet écart significatif de prix devrait permettre de couvrir le surcout occasionné par l’achat de camions hybrides dotés de pantographes[3] et… de laisser place à quelques centimes de taxes. Comme on peut le constater, les quelques 200 millions déjà investis pour la seule mise en place du système de prélèvement de l’écotaxe auraient déjà permis d’équiper, à titre expérimental, quelques dizaines de kilomètres de route (bretonne) et sans doute de valider une solution autrement plus efficace et plus riche d’avenir qu’une taxe ! __________________________________ 1 A titre d’exemple pour obtenir la même réduction de CO2 il faudrait investir 40 milliards dans l’isolation des logements. 2 Base : 35 litres de gas-oil au 100 Km soit 55 centimes au Km / Amortissement caténaire 15 centimes au Km / Electricité 20 centimes au Km. 3 Ces camions ne nécessitant pas de batteries importantes le surcout par rapport à des camions classiques devrait être de l’ordre de 50% si ces camions étaient construits en série. Continue reading
L’intermittence et la faible prévisibilité des productions d’électricité éolienne et photovoltaïque sont une menace pour la stabilité des réseaux et conduisent à l’arrêt de centrales thermiques de substitution pour cause de non-rentabilité. La probabilité d’un black-out européen de plusieurs jours a augmenté considérablement depuis la mise à l’arrêt de centrales à gaz et nucléaires allemandes. Il est urgent de soumettre les productions d’électricité intermittentes aux règles habituelles assurant la stabilité des réseaux électriques qui consistent à ne produire que lorsque la demande existe ; il s’agit donc de supprimer l’obligation d’achat. Toutefois, cette règle semble difficile à appliquer pour l’existant pour lequel des contrats à long terme ont été conclus. Une solution pour neutraliser les effets délétères de l’utilisation des énergies intermittentes existantes sans interdire leur production quand elle ne correspond pas aux besoins du réseau, pourrait être de les spécialiser dans la production d’hydrogène destiné à se substituer aux carburants fossiles. Pour pallier les problèmes que l'intermittence pose aux électrolyseurs et optimiser leur fonctionnement, les productions intermittentes pourraient être combinées avec la production d’électricité nucléaire hors heures de pointe. On arriverait ainsi à une puissance d’électrolyse de 5 GW produisant de l’hydrogène pour un coût de l’ordre de 120 €/MWh, soit équivalent à 0,6 € par litre d’essence équivalent en utilisant des voitures équipées en Pile à Combustible, ou 1,2 €/litre pour des voitures équipées de turbines à gaz, qui demandent toutefois à être mises au point. Cette puissance de 5 GW d’électrolyse fonctionnant 50% du temps permettrait de fournir le combustible nécessaire à 5 millions de voitures particulières. La France pourrait ainsi exporter son hydrogène en Europe, et, particulièrement en Allemagne où se dessine un programme important d’usage de l’hydrogène. Grâce à l'excellente rentabilité de l'électricité nucléaire hors heures de pointe, l'hydrogène produit en France serait très compétitif par rapport à celui produit en Allemagne par la combinaison d'électricité "charbonnière" et d'électricité éolienne ou photovoltaïque. De plus, l'hydrogène français serait produit avec de très faibles émissions de gaz carbonique, contrairement à l'hydrogène allemand. Ces considérations sont détaillées, sur le site de Sauvons Le Climat dans une étude de Hervé Nifenecker : Que faire de l'éolien ? Continue reading