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Sauvons le Climat
Interests: l'écologie, l'énergie, le climat
Recent Activity
Le GIEC vient de sortir le rapport de son deuxième groupe de travail, celui consacré aux impacts du réchauffement climatique1. Ses conclusions peuvent se résumer en ces quelques mots : le réchauffement est là, ses impacts sont bien visibles en particulier sur la nature2 et ils ont mis en évidence l’accroissement de notre vulnérabilité aux évènements extrêmes. Le réchauffement va se poursuivre quoi qu’on fasse, mais l’ampleur du réchauffement, qui ne se manifestera pleinement qu’après les années 2050, dépend complètement de ce que nous ferons pour limiter ou non les quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Il y aura probablement des effets de seuil sur les impacts, mais, même en l’absence de tels effets, la gravité des impacts sera exacerbée selon l’ampleur du réchauffement. Parmi les risques majeurs pour l’avenir, citons la disponibilité en eau, les dommages aux régions côtières, la mutation de la ressource halieutique, la menace que fait peser l’acidification sur les écosystèmes marins, la diminution de productions agricoles vivrières. Tous ces risques ont des conséquences humaines importantes. Les pays actuellement défavorisés seront plus durement touchés que les pays développés. Dans les pays développés, les populations défavorisées seront plus vulnérables que les populations les plus aisées. Il y a urgence à limiter le réchauffement, ce qui implique de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre mais aussi à se préparer à ses conséquences. En France, il faut que cela soit la priorité absolue de la future loi sur la transition énergétique. « Sauvons Le Climat » ne répétera jamais trop que, si les pays développés avaient pris exemple sur les politiques énergétiques de la Suède et la France, la Terre serait dans une bien meilleure situation, et aurait beaucoup plus de chances d’atteindre l'objectif de réduction des émissions mondiales d’un facteur 2 d’ici 2050. Le résumé pour décideurs en anglais est téléchargeable sur le site du GIEC : http://ipcc-wg2.gov/AR5/images/uploads/IPCC_WG2AR5_SPM_Approved.pdf Fonte des glaces, migration des animaux en direction des pôles, rendement des cultures vivrières qui a plus souvent décru que cru. Continue reading
La commission d'experts mise en place par le gouvernement allemand critique la mise en oeuvre du "tournant énergétique" qui n'est bonne ni pour le climat, ni pour l'innovation industrielle. Continue reading
28 février 2014 Un contexte de crise. Le système électrique européen est en crise. Sauvons Le Climat (SLC) estime que la principale raison d’un tel état de chose est le déploiement non maîtrisé des énergies renouvelables - solaires et éoliennes - en République Fédérale d’Allemagne. SLC comprend mal la référence aux insuffisances des programmations pluriannuelles des investissements (PPI) de 2006 et 2009 qui n’auraient pas su anticiper les évolutions de la demande. Les sources intermittentes allemandes bouleversent les marchés de l’électricité au point que ceux-ci ne remplissent plus celle de leurs fonctions qui est de fournir aux investisseurs des signaux-prix qui reflètent les « marges du réseau » et, partant, les besoins en investissement. Dans le même temps, l’effondrement des prix de marché met à mal la rentabilité de nombreuses centrales à gaz que leurs propriétaires sont conduits à fermer. On sait par ailleurs que la transition énergétique allemande se traduit par des prix payés par les ménages, le secteur tertiaire et les entreprises (à l’exception des énergivores) qui sont de l’ordre du double de ceux payés par leurs homologues français. Les propositions de SLC. SLC propose de supprimer le tarif d’achat et de le remplacer par l’un des deux mécanismes suivants : La subvention à la puissance installée, c’est à dire à l’investissement. Les pouvoirs publics afficheraient un besoin (puissance et lieu) encadré par la PPI (Programmation Pluriannuelle des Investissements) ou ce qui en tiendra lieu. Un appel d’offre permettrait alors de retenir la proposition qui demanderait la plus faible subvention. Il serait toujours possible de fixer un plafond qui serait fonction de l’évolution technologique. Une telle solution permettrait aux pouvoirs publics de garder la maîtrise d’un processus que le tarif avec obligation d’achat ne permet pas. Le marché, la prime et le péage Le producteur d’EnRs intermittents vendrait sur le marché et recevrait en outre une prime proportionnelle au prix de vente. Ainsi n’est-il pas incité à vendre son courant en cas de surproduction et de prix bas. Ce à quoi s’ajouterait un péage fixe au MWh que devrait payer le producteur, sorte de contribution forfaitaire au coût des services réseaux. Ainsi, le producteur n’aurait pas intérêt à vendre au cas où le péage est supérieur au prix de vente additionné à la prime. De cette manière les producteurs écrêteront d'eux même les pics de production (qui font chuter les prix). SLC propose en outre que soient retenues les grandes orientations suivantes : + Entreprendre d’urgence une étude sur les externalités des renouvelables électriques. La notion de « parité-réseau » est fallacieuse : le kWh intermittent, n’est pas forcément disponible quand le consommateur en a besoin ; celui-ci a besoin de kWh garantis. Une étude de l’AEN/OCDE de novembre 2012 propose une méthode dont il serait possible de s’inspirer. + Se ménager, du moins pendant la phase de transition, la possibilité de revenir en arrière. Le Président de la République a d’ailleurs évoqué un droit à l’expérimentation. Le tarif d’achat, justement critiqué par le Président de la République,... Continue reading
Un Conseil Européen (28 chefs d’état et de gouvernement) - que l’on dit décisif – se tiendra les 20-21 mars 2014 pour de premiers échanges sur le cadre de la politique énergie/climat pour la décennie 2020-2030 – suite au 3X20. Ce Conseil sera précédé, le 4 mars, par un Conseil des ministres qui réunira les 28 ministres chargés de l’énergie/environnement. Comme tout Conseil, ces Conseils sont préparés par la Commission qui, après un long processus, a publié deux communications (05/11/13 et 2201/14). Des propositions, SLC a retenu : - La primauté donnée à la réduction des gaz à effet de serre (GES): réduction de 40% par rapport au niveau 1990, obligatoire à l’échelle nationale. - Un objectif portant à 27% la part des énergies renouvelables, contraignant pour l’Union mais la Commission renonce à fixer des objectifs par pays. La Commission propose un objectif pour les ENRs électriques (45 %), toujours sans objectif par pays. - La suppression à terme de toute aide d’Etat aux ENRs matures (tel l’éolien terrestre) et, pour celles qui ne le sont pas, priorité à l’aide à l’investissement. - Reconnaissance du nucléaire comme susceptible de contribuer à la sécurité d’approvisionnement. - Préférence donnée à la concurrence pour corriger les regulatory failure. On se rappellera ici que la Commission avait accepté de donner une dérogation aux ENRs parce qu’il s’agissait de soutenir une industrie naissante. - La création d’une réserve de stabilité du marché pour le système européen d’échange de quotas d’émissions (ETS). Sans référence à une taxe carbone. - Pari sur l’arrivée à maturité de la « Capture et Séquestration du carbone (CCS) ». La Commission en appelle à un nouveau modèle de marché mais sans proposer grand-chose de concret. Certes, la Commission ne s’oppose pas aux « paiements de capacité » mais elle entend les encadrer étroitement. Elle reste très évasive sur les risques que fait courir la poursuite du développement des ENRs électriques sur le système électrique. Ce « paquet » représente sans doute un compromis qui reflète les rapports de forces entre Etats membre entre eux, entre Conseil, Parlement et Commission. Quant au Commissaire en charge de l’énergie, Günther Oettinger, il s’en est pris récemment à ceux (il pense sans doute aux fonctionnaires de la Commission) qui pensent que l’objectif de réduction de 40% des émissions de CO2 pourrait « sauver le monde ». Il les a qualifiés d’ « arrogants ou stupides ». Son mandat prend fin dans quelques mois. La position de SLC SLC est favorable à la primauté donnée à la réduction des GES et à l’absence d’objectifs par pays pour les ENRs en général et les ENRs électriques en particulier. Mais il ne peut que regretter que les ENRs électriques se soient vues assigner un objectif de 45% dans le mix électrique global sans justification aucune alors que l’on sait les problèmes déjà posés par l’insertion des renouvelables dans le réseau électrique.Ce à quoi on peut ajouter que le secrétaire général de l’ENTSO-E déclarait récemment que « le système... Continue reading
Au cours des deux années passées, des organismes publics réputés pour leur compétence et la qualité de leurs travaux ont exposé leurs analyses sur divers sujets se rapportant à la future politique nationale de l’énergie. La Cour des comptes a publié trois rapports, l’un sur l’énergie nucléaire, le deuxième sur les énergies renouvelables et le troisième sur l’articulation énergie-climat. En novembre 2013, l’Académie des Sciences a publié des « Eléments pour éclairer le débat sur les gaz de schistes ». Et le Commissariat Général à la Stratégie et à la Prospective a étudié le système électrique européen. L’accueil fait par la grande presse aux documents émis montre tout l’intérêt des contributions de tels organismes, notamment quand leur expertise scientifique fait autorité, pour éclairer le débat public. Sans rien retirer de la responsabilité des organes d’Etat dans leurs décisions politiques, de tels apports devraient leur permettre de prendre en compte les aspects scientifiques ou techniques que seuls des organismes compétents peuvent analyser de façon pertinente. La publication de tels documents fait d’autant plus regretter l’absence des sociétés savantes, telles que les Académies, dans le processus mis en œuvre pour la consultation sur la transition énergétique où même l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Techniques (OPECST) voit trop souvent ses documents négligés lors de l’élaboration des stratégies à forte composante scientifique alors qu’il a su produire des rapports de qualité, s’appuyant sur des experts reconnus. Le collectif « Sauvons le climat » avait déjà souligné, en son temps, l’insuffisance de la place donnée aux scientifiques dans l’organisation des débats sur la future politique énergétique. C’est aussi ce que proclament Robert Badinter, Jean-Pierre Chevènement, Alain Juppé et Michel Rocard, dans leur manifeste qui dénonce le sabotage du débat concernant le stockage des déchets nucléaires. Il serait souhaitable que ces personnalités aussi soient entendues. Pour soutenir leur démarche, « Sauvons le climat » a, sur son site, lancé une pétition qui a déjà recueilli plus de 500 signatures dont celles d’éminents scientifiques. La pétition a été transmise à Madame Fioraso, Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, avec la liste de tous les signataires. « Sauvons le climat » en espère un retour encourageant… Aujourd’hui réunions, conférences et consultations traitant de la transition énergétique se poursuivent. La prise en compte d’analyses scientifiquement et techniquement argumentées est indispensable pour mettre en place une politique durable et efficace, tant dans le domaine environnemental que sur le plans économique et social, sans se laisser entraîner dans.des dérives bassement idéologiques. Avant que le projet législatif soit bouclé, il est encore temps de consulter les institutions scientifiques compétentes pour s’assurer de la validité des options proposées. « Sauvons le climat » ne cessera de le rappeler aux responsables et décideurs de l’Etat. Continue reading
Monsieur le secrétaire général du Parti Socialiste (de EELV) La presse a révélé récemment[1] qu’une négociation entre le Parti socialiste et les Verts (EELV) allait commencer cette semaine sur le contenu du projet de loi sur la « Transition énergétique » Cette information, donnée en marge du colloque organisé par le Syndicat (professionnel) des énergies renouvelables (SER) précise: « En ligne de mire, un calendrier « crédible » de fermeture des réacteurs nucléaires pour parvenir à l’objectif d’une part de 50% de nucléaire dans la production d’électricité à 2025 ». Deuxième information: les deux interlocuteurs se seraient accordés pour que la publication de la liste des réacteurs qu’ils condamneraient d’un commun accord ne soit pas immédiatement rendue publique (serait-ce pour ne pas perturber les élections à venir ? On peut le penser). Dans le souci de transparence démocratique dont vous vous réclamez, pouvez-vous nous confirmer cette information ? Si vous la confirmez, pouvez-vous nous indiquer quelle seraient les positions initiales de votre parti : quel type de production d’électricité devrait remplacer la production nucléaire ? Celle-ci pouvant diminuer soit par une diminution de la puissance installée nucléaire actuelle, soit en diminuant le temps moyen de fonctionnement des réacteurs (facteur de charge) ; dans ce dernier cas, la puissance du parc nucléaire étant maintenue, il serait possible de faire face à la demande d’électricité, même en absence de vent et de soleil. Au contraire, en cas de diminution de la puissance nucléaire, il faudra la remplacer par une puissance disponible à tout moment, c’est-à-dire par celle de centrales à gaz ou charbon. Pouvez-vous nous préciser votre préférence ? Rappelons que l’industrie nucléaire française, de niveau mondial : - mobilise, 400.000 emplois dans un domaine de haute technologie, en quasi-totalité en France, - contribue à fournir une électricité à un coût parmi les moins chers de l’Union Européenne et dans des conditions de stabilité remarquables, - contribue au redressement économique du pays par ses exportations (8 milliards par an) et en limitant le déficit de sa balance commerciale (gain estimé à 20 milliards par an), - enfin, point essentiel, fait de la France un champion de la lutte contre le dérèglement climatique avec seulement 60 g de CO2 par kWh quand l’Allemagne en émet 400, en réduisant de plus considérablement la pollution atmosphérique par rapport aux centrales fossiles. Faut-il aussi rappeler à des partis qui disent mettre l’écologie au premier rang de leurs préoccupations que l’Agence européenne de l’environnement[2] chiffre entre 66 et 112 milliards par an le coût environnemental des émissions des centrales électriques européennes à combustibles fossiles, et que la « Health and Environmental Alliance » (HEAL) chiffre entre 15,5 et 43 milliards d’euros par an les méfaits pour la santé publique en Europe de la production d’électricité à partir du charbon ? Une réponse explicitant vos propositions participerait à un débat clair et argumenté, toujours positif. ____________________________________________________________ 1- ENERPRESSE N°11007 – Vendredi 7 février2014 2-«Revealing the costs of air pollution from industrial facilities in Europe» Continue reading
Jean Pinte, janvier 2014 Jean Pinte, un ancien de la centrale nucléaire de Gravelines, a écrit à François Hollande au sujet de l'Avenir de la production d'électricité d'origine nucléaire. Cliquez ici pour téléchargez le fichier au format pdf Continue reading
Ce mois de Janvier, la Cour des Comptes a publié son rapport sur la mise en œuvre par la France du paquet énergie-climat de l’Union Européenne. Dans un document publié sur son site Sauvons Le Climat, relève les points qui lui paraissent essentiels et met en regard ses propres prises de positions depuis 2007. Continue reading
le choix de l’Ethiopie de construire un parc éolien correspondait à un vrai besoin et à une complémentarité intelligente entre éolien et hydraulique. Il a fallu que les industriels français comme Vergnet aient le courage de rechercher un marché porteur non artificiel pour se faire une place parmi les géants du secteur. Sauvons Le Climat se réjouit de ce succès pour l’industrie française. Continue reading
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peut-il être utile puisque le plus important n'est pas cité? Pierre Moscovici et Philippe Martin ont lancé une consultation publique sur le livre blanc sur le financement de la transition écologique. Sauvons le Climat a transmis son avis le 13 janvier. Après avoir fait remarquer que la transition, en devenant "écologique" au lieu de "énergétique", ne facilite pas les choix, Sauvons Le Climat a salué que le Livre Blanc vise à réduire l'usage des combustibles fossiles sans attendre leur raréfaction. Mais Sauvons Le Climat déplore aussitôt que l'atout incomparable de la France pour aujourd'hui et pour demain, le nucléaire, ne soit pas traité par ce rapport, ce qui est incompréhensible. Sauvons Le Climat se livre ensuite à une analyse des modes de soutien des énergies renouvelables et met en évidence que ceux-ci sont anormalement orientés vers les renouvelables électriques alors que le soutien aux renouvelables chaleur (solaire thermique, biomasse, pompes à chaleur...) serait bien plus efficace et économique. Enfin, Sauvons Le Climat fait sept propositions, à la fois pour réorienter les soutiens vers les solutions efficaces, et pour revoir ceux déjà attribués, et qui le sont de façon incroyablement coûteuse sans pour autant maîtriser les résultats et les impacts sur le système électrique. Continue reading
Jacques Peter Auteur de « Contenir le réchauffement climatique, un défi pour nos petits-enfants » éditions Amalthée. Membre de l’association « Sauvons le Climat » Nous pouvions espérer que la diffusion de voitures et d’utilitaires électriques seraient l’objet d’un consensus de toutes les familles de pensée écologiques, le seul obstacle étant la difficulté qu’elles ont à s’imposer sur le marché, compte tenu de leur coût encore trop élevé et d’une diffusion, encore insuffisante de bornes de recharge. Selon l’ADEME, la performance énergétique des voitures électriques ne serait pas significativement meilleure que celle des véhicules thermiques. Avec des rendements de 70% à la jante, contre 20% pour les moteurs diesels en site urbain, et appelant un courant électrique pratiquement décarboné à 100% dans notre pays, puisque la plupart des recharges se feront la nuit, l’usage des voitures et utilitaires électriques a un excellent rendement énergétique et ne contribuera pratiquement pas à des émissions de gaz carbonique. L’ADEME commente avec un a priori critique les conséquences écologiques de l’utilisation des batteries sur l’ensemble de leur durée de vie. Alors pourquoi les batteries seraient sympathiques quand elles participeraient au stockage de l’électricité dans les réseaux intelligents locaux, avec comme objectifs une plus grande autonomie énergétique, et antipathiques quand elles seraient montées sur des voitures ? Oui, avec les hybrides, les véhicules électriques pourront contribuer dans notre pays à réduire les nuages de particules fines qui empoisonnent l’atmosphère de nos cités et sont à l’origine de dizaines de milliers de décès anticipés. Des leçons nous viennent de Chine où les autorités ont contraint les acheteurs de scooters à passer à l’électrique, développant ainsi une filière industrielle, et commençant à combattre le fléau de la pollution de l’atmosphère de leurs mégapoles. J’avais compris que le ministre du redressement productif avait retenu comme cibles d’avenir le stockage d’énergie et la voiture électrique ! Le moins que l’on puisse demander à un service de l’état serait de ne pas troubler l’opinion par une étude très contestable. Continue reading
En affirmant, sur France Inter, le 3 décembre, qu’il ne sera pas possible d’arrêter 20 réacteurs nucléaires d’ici 2025, tout en respectant les objectifs de réduction des émissions de gaz carbonique, Madame Anne Lauvergeon a dit tout haut ce que la plupart de ceux qui ont étudié honnêtement la question pensent - souvent tout bas - depuis longtemps [1]. Continue reading
La politique européenne de l’énergie obéit à plusieurs logiques : concurrence, renouvelables, marché du carbone etc. Continue reading
Hubert Flocard (Association "Sauvons Le Climat) « Il y a toujours du vent quelque part ». Depuis quelques années, cette expression, imprécise et de ce fait sans utilité, a pourtant été élevée au rang de concept par des organismes officiels nationaux (par exemple, en France, l’ADEME) ou internationaux. On introduit alors l’expression « foisonnement éolien », notion à laquelle ces mêmes organismes attribuent la vertu de lisser considérablement la production éolienne totale d’un pays ou d’un continent et ce faisant d’atténuer une faiblesse majeure de l’éolien : son caractère aléatoire conduisant à une production intermittente, médiocrement prévisible et de ce fait mal gérable dès qu’elle dépasse un certain niveau. Selon la « théorie » du foisonnement, la contribution éolienne erratique d’une région donnée se trouverait le plus souvent compensée par celle tout aussi erratique d’une autre région mais variant plus ou moins en sens inverse donnant ainsi à la somme des productions un comportement plus régulier que celui de chaque région. Comme ce concept de foisonnement fait partie de l’argumentaire visant à conforter auprès du public une image positive de l’éolien à terre et en mer, mais surtout à justifier d’ambitieux et onéreux plans d’extension du réseau de lignes haute tension, soit à travers notre pays, soit entre les états européens, il apparait utile d’en vérifier la validité. Or, les organismes officiels qui invoquent le foisonnement pour soutenir de lourds projets d’extension du réseau électrique n’ont pas à ce jour publié d’analyse de son ampleur ni de son efficacité à remédier aux faiblesses spécifiques de la production éolienne. En s’appuyant sur les données éoliennes mesurées sur une année pour six pays de l’ouest européen, cette étude analyse donc les limites du foisonnement associé à la somme de productions qui peuvent être distantes de plusieurs milliers de km. Elle montre ensuite que ces données et le foisonnement associé sont bien reproduits par une simple application des lois du hasard. Les observations sur une longue période permettent de vérifier que le foisonnement n’a que peu des vertus que certains organismes aiment à lui attribuer. Il n’aide guère à lisser les fluctuations de la puissance éolienne de sorte que les lois du hasard et leur incertitude intrinsèque continuent à déterminer les caractéristiques dominantes de la production éolienne européenne globale. En conséquence, la construction envisagée et soutenue financièrement par l’Europe d’un nouveau réseau transfrontalier de lignes à haute tension ne contribuera que faiblement à remédier aux difficultés que cette production, dès aujourd’hui, engendre pour la gestion des réseaux électriques nationaux et européen. Téléchargez l'étude complète de Hubert Flocard sur le site de Sauvons Le Climat : http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/131120_Flocard_FoisonnementEolienTexte.pdf Continue reading
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Soyons clairs : l’objectif de l’écotaxe est d’abord de générer une diminution des émissions de CO2. Elle se propose de le faire – ce n’est guère original - en renchérissant le transport routier ce qui devrait, selon ses promoteurs, permettre de favoriser des solutions alternatives, notamment le ferroutage, une vielle lune qui n’a jamais fonctionné que dans des cas bien particuliers. Nous pensons qu’il n’est pas sain d’imposer une telle taxe tant que des solutions alternatives économiquement viables ne seront pas disponibles. Commençons donc par les mettre en place. Le concept « d’autoroute électrique », expérimenté en Allemagne, nous semble devoir être l’une des solutions à considérer. (Voir le document l'autoroute électrique sur le site de Sauvons Le Climat, http://www.sauvonsleclimat.org/solutions-pour-demainhtml/lautoroute-electrique/). Il consiste à doter des axes routiers à fort trafic (autoroutes ou voies rapides) d’une caténaire alimentant en électricité des camions de moyen à fort tonnage pourvus d’un système de propulsion hybride, diesel-électrique. L’investissement pour l’équipement des routes en caténaire est estimé à un million par kilomètre soit moins de 7 années de produit de l’écotaxe pour équiper les deux tiers du réseau autoroutier. Cet investissement permettrait d’économiser 10% du carburant consommé en France, un rendement inégalé en termes de coût de carbone évité[1]. Sur cette base d’investissement les transporteurs réaliseraient une économie de quelques 20 centimes par km parcouru[2] l’achat de KWh d’électricité se substituant à celui du gas-oil importé. Cet écart significatif de prix devrait permettre de couvrir le surcout occasionné par l’achat de camions hybrides dotés de pantographes[3] et… de laisser place à quelques centimes de taxes. Comme on peut le constater, les quelques 200 millions déjà investis pour la seule mise en place du système de prélèvement de l’écotaxe auraient déjà permis d’équiper, à titre expérimental, quelques dizaines de kilomètres de route (bretonne) et sans doute de valider une solution autrement plus efficace et plus riche d’avenir qu’une taxe ! __________________________________ 1 A titre d’exemple pour obtenir la même réduction de CO2 il faudrait investir 40 milliards dans l’isolation des logements. 2 Base : 35 litres de gas-oil au 100 Km soit 55 centimes au Km / Amortissement caténaire 15 centimes au Km / Electricité 20 centimes au Km. 3 Ces camions ne nécessitant pas de batteries importantes le surcout par rapport à des camions classiques devrait être de l’ordre de 50% si ces camions étaient construits en série. Continue reading
L’intermittence et la faible prévisibilité des productions d’électricité éolienne et photovoltaïque sont une menace pour la stabilité des réseaux et conduisent à l’arrêt de centrales thermiques de substitution pour cause de non-rentabilité. La probabilité d’un black-out européen de plusieurs jours a augmenté considérablement depuis la mise à l’arrêt de centrales à gaz et nucléaires allemandes. Il est urgent de soumettre les productions d’électricité intermittentes aux règles habituelles assurant la stabilité des réseaux électriques qui consistent à ne produire que lorsque la demande existe ; il s’agit donc de supprimer l’obligation d’achat. Toutefois, cette règle semble difficile à appliquer pour l’existant pour lequel des contrats à long terme ont été conclus. Une solution pour neutraliser les effets délétères de l’utilisation des énergies intermittentes existantes sans interdire leur production quand elle ne correspond pas aux besoins du réseau, pourrait être de les spécialiser dans la production d’hydrogène destiné à se substituer aux carburants fossiles. Pour pallier les problèmes que l'intermittence pose aux électrolyseurs et optimiser leur fonctionnement, les productions intermittentes pourraient être combinées avec la production d’électricité nucléaire hors heures de pointe. On arriverait ainsi à une puissance d’électrolyse de 5 GW produisant de l’hydrogène pour un coût de l’ordre de 120 €/MWh, soit équivalent à 0,6 € par litre d’essence équivalent en utilisant des voitures équipées en Pile à Combustible, ou 1,2 €/litre pour des voitures équipées de turbines à gaz, qui demandent toutefois à être mises au point. Cette puissance de 5 GW d’électrolyse fonctionnant 50% du temps permettrait de fournir le combustible nécessaire à 5 millions de voitures particulières. La France pourrait ainsi exporter son hydrogène en Europe, et, particulièrement en Allemagne où se dessine un programme important d’usage de l’hydrogène. Grâce à l'excellente rentabilité de l'électricité nucléaire hors heures de pointe, l'hydrogène produit en France serait très compétitif par rapport à celui produit en Allemagne par la combinaison d'électricité "charbonnière" et d'électricité éolienne ou photovoltaïque. De plus, l'hydrogène français serait produit avec de très faibles émissions de gaz carbonique, contrairement à l'hydrogène allemand. Ces considérations sont détaillées, sur le site de Sauvons Le Climat dans une étude de Hervé Nifenecker : Que faire de l'éolien ? Continue reading
Les statistiques de production électrique du pays montrent que la consommation d'électricité au Japon n'a pratiquement pas diminué, et que l'effet essentiel de l'arrêt des réacteurs nucléaires a été une forte augmentation de la contribution des combustibles fossiles émetteurs de CO2. Le redémarrage des centrales au fuel qui avaient auparavant été mises en sommeil pour réduire les émissions, a entraîné une hausse des émissions de CO2 de 1,2 tonnes par habitant et par an. Cela a aussi fortement contribué à la hausse du déficit commercial à hauteur de 23 milliards de dollars. En ces temps d'ajustement difficile entre la production et la consommation, l'augmentation de la consommation, autour de 0,4 millions de barils par jour, pour une consommation mondiale autour de 90 millions de baril par jour, a contribué à la pression sur les prix et donc au maintien d'un prix mondial très haut du pétrole (plus de 100 dollars le baril). Face au déficit commercial croissant du Japon, donc pour des raisons essentiellement économiques, le nouveau gouvernement entend redémarrer les centrales nucléaires, en garantissant un niveau plus élevé de leur sécurité (création d'une Agence de Sûreté..). Par cet exemple, on peut voir combien diminuer la consommation d'énergie d'un pays est difficile dans le monde réel bien différent des positions idéologiques de décroissance, et comment une diminution de la production nucléaire aboutit dans les faits à augmenter les émissions de CO2, comme cela se passe aussi en Allemagne. Cette situation japonaise est détaillée dans une étude de Frédéric Livet : L'effet de l'accident du Fukushima sur la production et la consommation d'électricité du Japon, sur le site internet de Sauvons Le Climat Continue reading
Le plus grand hebdomadaire allemand Der Spiegel conforte les analyses de "Sauvons Le Climat". Vous trouverez l'article en anglais paru dans le "Spiegel International" avec sa traduction en français ici sur notre site. L'article critique deux aspects majeurs de la politique mise en œuvre dans l'Energiewende pour la production électrique : - sur le plan environnemental, le développement du photovoltaïque et des éoliennes entraîne directement l'augmentation des émissions de CO2 avec la croissance de l'usage des combustibles fossiles, notamment du charbon (+8% au premier semestre 2013) ; - sur le plan économique, le coût de ces énergies renouvelables intermittentes largement subventionnées débouche sur un prix de l'électricité particulièrement élevé (déjà le double du prix français actuel pour les particuliers) et pénalise des investissements plus prometteurs. Il faut noter que de plus en plus nombreuses sont les critiques allemandes de l'Energiewende. En France, il faut arrêter de considérer la politique allemande comme un modèle vertueux dont il faudrait s'inspirer. Il est au contraire indispensable de repenser notre politique de soutien aux ENR et de renoncer rapidement aux procédures d'obligation de rachat des électricités éoliennes et photovoltaïques qui ont montré leurs conséquences néfastes tant économiques qu'environnementales. Il est regrettable qu'une telle mesure n'ait pas pu être évoquée lors du débat sur la transition énergétique, comme s'il s'agissait d'un tabou. Continue reading
Le 20 septembre 2013, le Président de la République lançait la "Conférence environnementale pour la transitio nécologique et reprenait dans son discours l’essentiel des recommandations du rapport issu du débat public sur la transition énergétique. Or ces recommandations ont été largement critiquées et force est de constater qu’elles n’ont guère suscité l’adhésion, en particulier en raison de leur manque de réalisme économique et de solidité technique. Le rapport de la Cour des comptes sur la politique de développement des énergies renouvelables[1] apporte un éclairage essentiel car c’est, à notre connaissance, le premier rapport officiel qui aborde sans détour la problématique de la gestion de l’intermittence et des conséquences de l’insertion de sources intermittentes dans le réseau électrique. Ce rapport présente en particulier des informations précieuses sur les véritables coûts des énergies renouvelables pour les consommateurs et la communauté, dont les citoyens sont peu informés. La Cour des comptes, qui avait, en janvier 2012, présenté un rapport sur les coûts de la filière électronucléaire, a ainsi couvert deux des trois piliers de toute réflexion sur la politique énergétique du pays. Il serait donc essentiel qu’elle se saisisse en urgence, avant qu’une loi ne soit votée, en 2014, du troisième thème, l’efficacité énergétique. En effet, une politique de l’énergie efficace du point de vue environnemental, mais également acceptable économiquement et socialement, ne peut être que progressive : · utilisant au mieux nos atouts actuels, biomasse, hydraulique, nucléaire, énergies toutes déjà décarbonées, · choisissant des investissements bénéficiant d’un temps de retour sur investissement acceptable, garants de nos capacités futures d’investissement, · n’introduisant de nouvelles technologies qu’après s’être assuré de leur maturité et de leur compétitivité. Or la politique actuelle et les orientations présentées par le Président, influencées par les propositions irréalistes de l’ADEME, ne répondent à aucun de ces critères. Choix de rénovations lourdes et massives de l’habitat existant, qu’on ne pourra financer, au détriment de rénovations efficaces, perte de repère sur les émissions de gaz à effet de serre avec une règle technique du bâtiment qui favorise l’usage du gaz, destruction de l’atout nucléaire au bénéfice d’énergies renouvelables intermittentes non maîtrisées, pauvreté des résultats dans le domaine de l’énergie chaleur (biomasse et pompes à chaleur par exemple), : la question de la transition semble engagée à l’envers et les recommandations de la Cour des Comptes sur les énergies renouvelables ne font que le confirmer. Que recommande-t-elle en particulier ? · n°6 : Réserver les moyens de soutien aux installations les plus efficientes (coût, part dans la production énergétique et contenu en emplois) ; · n°7 : redéployer les crédits au sein du fonds chaleur en faveur des filières les plus efficientes ; · n°8 : revoir le principe du financement par le seul consommateur d’électricité des charges de soutien aux énergies renouvelables électriques ; · n°4 : éviter les effets d’aubaine. C’est, en substance, ce que l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologique (OPECST) recommande aussi dans son rapport du 6 juin 2013 :"On ne peut pas prendre des décisions qui... Continue reading
Quatre personnalités politiques éminentes, Messieurs Robert Badinter1, Jean Pierre Chevènement2, Alain Juppé3 et Michel Rocard4, viennent de faire paraître dans le « Libération » du 15 octobre, un appel (reproduit en annexe) s’élevant contre le sabotage du débat sur le stockage des déchets nucléaires dans l’installation CIGEO et contre les agressions verbales et écrites dont sont victimes de trop nombreux scientifiques dont le discours ne passe pas sous les fourches caudines de certains groupes qui n’acceptent qu’un seule vérité, la leur. « Sauvons Le Climat » salue le courage et la perspicacité de ces personnalités qui ont bien perçu un mal qui ronge la société française, celui de la méfiance vis-à-vis des chercheurs et inventeurs et du refus des réalités qui ne se plient pas aux postures idéologiques. Les autorités publiques auront-elles le courage et la sagesse de ramener à la raison les groupes minoritaires pour lesquels les seuls débats acceptables sont ceux qui ne laissent la parole qu’à leurs amis. S’opposer physiquement à la tenue de débats publics installés par la loi est un délit et doit être traité comme tel. Laisser s’établir un vrai débat vraiment démocratique sur des sujets « tabous » : nucléaire, OGM, ondes électromagnétiques, nano technologies, éolien, solaire est un devoir d’Etat. Inutile d’instaurer à grand frais des instances et des mécanismes de débat démocratique si la moindre minorité peut s’arroger le droit de les saboter. « Sauvons le Climat » dénonce les organisations de toute nature qui affirment urbi et orbi le manque de débat démocratique et de transparence et ferment les yeux sur les pratiques d’action directe de leurs amis, visant à intimider leurs adversaires. Molière les aurait traités de Tartuffe. __________________________________________ 1 Ancien Ministre, ancien Président du Conseil Constitutionnel 2 Ancien Ministre de la Recherche et de l’industrie, ancien Ministre de l’Education Nationale 3 Ancien Premier Ministre 4 Ancien Premier Ministre ______________________________ Annexe La France a, plus que jamais, besoin de scientifiques et techniciens Nous assistons à une évolution inquiétante des relations entre la société française et les sciences et techniques. Des minorités constituées autour d'un rejet de celles-ci tentent d'imposer peu à peu leur loi et d'interdire progressivement tout débat sérieux et toute expression publique des scientifiques qui ne partagent pas leurs opinions. L'impossibilité de tenir un débat public libre sur le site de stockage des déchets de la CIGEO (Le site souterrain de stockage des déchets hautement radioactifs proposé par l’ANDRA) est l'exemple le plus récent de cette atmosphère et de ces pratiques d'intimidation, qui spéculent sur la faiblesse des pouvoirs publics et des élus. De plus en plus de scientifiques sont pris à partie personnellement s’ils osent aborder publiquement et de façon non idéologique, des questions portant sur les OGM, les ondes électromagnétiques, les nanotechnologies, le nucléaire, le gaz de schistes….Il devient difficile de recruter des étudiants dans les disciplines concernées (physique, biologie, chimie, géologie). Les organismes de recherche ont ainsi été conduits à donner une forte priorité aux études portant sur les risques, même ténus, de telle... Continue reading
Le groupe de travail I du GIEC a finalisé le résume pour décideurs de son 5ème rapport sur l'évolution du climat. Le document original en anglais est téléchargeable : http://www.climatechange2013.org/images/uploads/WGIAR5-SPM_Approved27Sep2013.pdf Sauvons Le Climat vous donne les principales conclusions de ce texte, conclusions que les scientifiques du GIEC qualifient de hautement probables à quasi-sûres. Le réchauffement depuis les années 1950 ne fait aucun doute. Chacune des 3 dernières décennies est plus chaude que toutes les précédentes depuis qu’on a des mesures systématiques (seconde moitié du 19ème siècle). Les 30 dernières années sont la période la plus chaude de l’hémisphère nord (températures moyennes de l’hémisphère) depuis au moins 1400 ans. Le réchauffement concerne l’atmosphère et les océans qui ont stocké plus de 90% de la chaleur accumulée par la Terre depuis 40 ans. Le réchauffement a provoqué une disparition massive de glace de la quasi-totalité des glaciers de montagne, des calottes polaires et de la partie pérenne de la banquise, ainsi que la diminution notable de la neige de printemps de l’hémisphère nord. Depuis le milieu du 19ème siècle, le niveau de la mer a monté à une vitesse supérieure à celle des 2 millénaires précédents. Les concentrations de gaz à effet de serre ont atteint dans l’atmosphère des valeurs inconnues aussi loin qu’on sache remonter avec certitude (800 000 ans). Elles ont augmenté de 40% depuis le début de l’ère industrielle, majoritairement du fait de l’utilisation des combustibles fossiles, de façon importante aussi du fait du changement d’utilisation des sols. L’océan a absorbé 30% du dioxyde de carbone d’origine fossile, ce qui a entraîné une acidification de ses eaux de surface. On a de nombreuses preuves croissantes de l’action de l’homme sur le climat. Les modèles de climat se perfectionnent et s’améliorent et reproduisent les variations globales et régionales de divers paramètres climatiques ainsi que l’effet des éruptions volcaniques majeures, ce qui donne confiance dans la capacité des modèles à décrire l’évolution à venir du climat. La poursuite des émissions de gaz à effet de serre va entraîner un surcroît de réchauffement et des changements dans toutes les composantes du système climatique. Limiter le changement du climat va nécessiter des réductions substantielles et soutenues des émissions de gaz à effet de serre. Même avec les hypothèses les plus optimistes sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, la température moyenne à la surface de la Terre aura augmenté d’au moins 1,5°C à la fin du 21ème siècle. Le réchauffement va se poursuivre, éventuellement modulé à l’échelle de l’année voire de la décennie par la variabilité naturelle du climat. L’océan va continuer à se réchauffer, avec un impact possible sur les courants océaniques. Les précipitations vont, sauf exceptions locales, s’accroître dans les régions ou aux saisons humides et décroître dans les régions ou aux saisons sèches. La masse de glace va continuer à décroître. Le niveau de la mer va continuer à s’élever, avec un rythme probablement accru. Les processus d’absorption du carbone atmosphérique vont être perturbés ; l’acidification... Continue reading
L’hydrogène est souvent présenté comme une énergie d’avenir. Comme l’électricité, l’hydrogène est un vecteur d’énergies. Contrairement à l’électricité, l’hydrogène se stocke assez facilement. L’hydrogène peut être produit de plusieurs façons. Les plus courantes sont le reformage du méthane et l’électrolyse de l’eau. Les risques de réchauffement climatique conduisant à limiter au maximum les émissions dans l’atmosphère de gaz à effet de serre et notamment de CO2, la seule voie réellement disponible à grande échelle est l’électrolyse de l’eau. L’hydrogène apparaît alors comme un moyen de stockage de l’électricité. Sauvons le Climat a réalisé une étude sur les possibilités pour l’hydrogène de concurrencer d’autres vecteurs d’énergie, aussi bien pour les usages fixes de l’énergie que pour la mobilité. Après avoir examiné les différents modes possibles d’utilisation de l’hydrogène (synthèse de méthane, mélange au méthane dans le réseau de distribution de gaz naturel, utilisation dans des piles à combustibles pour alimenter des voitures électriques, complément à la biomasse pour la synthèse d’agrocarburants), l’étude analyse les principales composantes du coût de production de l’hydrogène. L’étude montre que l’hydrogène est un moyen coûteuxet peu efficacede stocker l’électricité (sauf progrès très importants des électrolyseurs) ; elle montre aussi que face à la concurrence des autres moyens de produire de la chaleur, son utilisation pour les usages fixes de l’énergie est peu vraisemblable ; elle montre enfin que, sous certaines conditions, il pourrait contribuer au remplacement des produits pétrolierspour la propulsion automobile. Cette étude est mise sur le site www.sauvonsleclimat.org . Continue reading
SAUVONS LE CLIMAT a déposé une requête au Conseil d’Etat pour faire modifier la réglementation applicable à la construction neuve dite « RT 2012 » Cette réglementation applicable aux logements neufs ne respecte pas la Loi. Les deux Lois Grenelle ont en effet placé la réduction des émissions de gaz à effet de serre (dont le gaz carbonique ou CO2 issu de la combustion du charbon, du fioul ou du gaz) comme première priorité environnementale. Or la réglementation thermique dite RT 2012 encourage nettement plus qu’avant le chauffage au gaz et réduit la place des solutions électriques, alors que nous disposons en France d’une électricité fortement décarbonée donc avantageuse au plan des émissions de CO2. C’est contraire à l’objectif imposé par la Loi. La RT 2012 est trop favorable au gaz car elle fixe des limites trop contraignantes pour l’électricité, et surtout elle ne tient pas compte du taux d’émissions de gaz à effet de serre de chaque énergie. Or les Lois Grenelle ont imposé que les limites de consommation énergétique soient modulées en fonction du contenu des énergies utilisées en gaz à effet de serre. Cette obligation n’a pas été respectée pour l’électricité. L’effet de cette nouvelle réglementation obligatoire depuis le 1er janvier 2013 se fait déjà clairement sentir puisque le chauffage au gaz est retenu dans 70% des logements collectifs et 60% des maisons individuelles . Sauvons le Climat a évalué que si la RT 2012 est maintenue en état, elle causera un surcroît d’émissions de CO2, cumulé de 2011 à 2020, de 3 millions de tonnes de CO2. Sauvons le Climat en appelle donc au Conseil d’Etat pour faire arrêter cette grave atteinte à l’environnement et faire respecter les Lois Grenelle. Continue reading
En Europe, les énergies renouvelables électriques bénéficient d’une obligation d’achat à des tarifs administrés (évidemment avantageux pour leurs producteurs sans quoi ces tarifs n’auraient pas lieu d’être) de sorte que notre “marché [dit] libre et non faussé” se trouve associé à un système quasi-soviétique de subvention de certains modes de production, forcément au détriment d’autres. L’ennui, au-delà d’une distorsion que la Cour de Justice Européenne est en passe de qualifier “aide d’Etat”, réside dans l’intermittence structurelle des deux principales énergies « vertes » (à ce titre, dites “fatales”) : - l’éolien européen ne produit de façon efficace que 15 à 25 % du temps sur terre (environ 35% en offshore), et selon une météorologie plus ou moins prévisible ; - le solaire-photovoltaïque ne donne que 10 à 15% du temps, certes de façon cyclique mais dépendante de la nébulosité, donc de la météorologie. Cette donnée est rarement mise en lumière, les tenants de ces énergies (militants, politiciens) préférant vanter leur apport en termes de puissance installée, passant sous silence leur faible contribution à la production réelle (au prorata des facteurs de charges sus-indiqués). Régulièrement, au rythme de la progression de puissance installée de ce parc (de l’ordre de 7.000 MW dans l’hexagone à ce jour), le Syndicat des Energies Renouvelables émet des communiqués de victoire, complaisamment relayés par les medias, soulignant les pics de puissance instantanée atteints par le parc éolien. Les mêmes acteurs se gardent bien de souligner les “pannes de vent” faisant chuter la puissance des aéro-générateurs à quelques % seulement de la puissance nominale (226 et 243 MW respectivement les 22, à 10:45, et 24 juillet 2013 à 11:15, selon le site RTE “éCO2mix”), ce qui se produit de façon récurrente. En cas d’anticyclone chaud, ce n’est guère gênant pour les gestionnaires du réseau, a contrario des grands froids hivernaux qui privent RTE de l’assurance d’une “puissance garantie” substantielle, essentielle à l’équilibre production-consommation (et ce sur toute l’Europe, bien souvent, comme l’a démontré une étude SLC). Il y a plus grave ! L’essor des énergies intermittentes, dopé par l’obligation de leur achat, est tel (l’Allemagne cumule d’ores et déjà plus de MW éoliens et solaires que la France ne compte de MW nucléaires) que certaines conditions (épisodes venteux, soleil au zénith) provoquent des bouffées d’électrons verts submergeant toute l’Europe (Rép. Tchèque, Pologne, Pays-Bas, France, notamment), au gré des lois de Kirchhoff (lois physiques qu’un vote en Assemblée Nationale ne peut abolir !). En période de faible demande (fins de semaine, estivales surtout), ces excédents pèsent sur les cours boursiers, à la baisse bien sûr. Ce qui contraint certains opérateurs à arrêter leurs centrales dites “dispatchables” (c’est-à-dire susceptibles d’être mises à l’arrêt ou démarrées en fonction des besoins du réseau), qu’elles soient au gaz, au charbon ou à l’uranium, en fonction de leurs contraintes propres. Au solstice d’été 2011, EDF dut se résoudre à un véritable gâchis en déversant de l’eau de ses retenues ... sans la turbiner alors que l’hydraulique constitue presque la seule énergie renouvelable vraiment... Continue reading
Réponse à Jacques Il est toujours très difficile de faire concis sans que le lecteur tombe dans une interprétation erronée. Par exemple : le coût de construction de la centrale nucléaire de Fessenheim en partant des investissements consentis de 1971 à 1977 représenterait, avec les tables d’actualisation, 3,5 milliards d’euros 2011. Mais le chiffre d’1 milliard d’euros n’a rien à voir avec celui-là. Il s’agit de la somme que la collectivité devrait consentir à payer pour produire l’énergie de remplacement de celle que produit Fessenheim à un coût comptable de 30 €/MWh en utilisant 50 % de centrales à cycle combiné au gaz (110 €/MWh intégrant 40 €/t de CO2), 25 % d’éolien terrestre (80 €/MWh) et 25 % d’éolien en mer (220 €/MWh). Le coût moyen du MWh de remplacement serait de 130 € ce qui conduit à un coût différentiel de 100 €/MWh. Enfin, je pense que le Ministre et surtout ses services arrivent à lire une lettre de 2 pages. Jean Fluchère