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Sauvons le Climat
Interests: l'écologie, l'énergie, le climat
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Philippe Hansen c’est une cave pas « une poubelle » ! dimanche 26 mai 2013, Dernières salves de l’obscurantisme Maryse Arditi pour la FNE refuse le débat public sur le site de stockage souterrain CIGEO, comme Jean-Louis Basdevant avait refusé de débattre avec nous, l’an dernier : les antinucléaires ont peur de l’affrontement des idées. En revanche des militants anti-nucléaires manipulés ont déjà perturbé la première réunion sur ce projet. Il est étonnant que ces militants fassent si peu preuves d’esprit critique devant les mots d’ordre qu’on leur propose. En effet les solutions pour les déchets [1] se déduisent de quelques propriétés physiques aisément vérifiables : la composition du combustible usé, la chaine de désintégration, le rayonnement émis et les périodes radioactives. Rendre à Gaïa, la radioactivité que nous lui avons prise. Tout d’abord faire de l’énergie nucléaire, ce n’est pas créer de la radioactivité ex-nihilo. Même si ce ne sera plus cas avec les surgénérateurs, pour faire fonctionner une réacteur, il faut extraire de l’uranium quelque part et l’uranium naturel est faiblement radioactif. Il est donc raisonnable de comparer la radioactivité du site par rapport au niveau de radioactivité ou de radiotoxicité de la mine d’uranium : au bout de 10 000 ans, la radiotoxicité revient au niveau de la mine initial et 10 000 ou 100 000 ans, ce n’est pas une durée importante par rapport à la géologie, il ne s’agit même pas d’une ère glaciaire : à cette profondeur le charbon et le pétrole sont restés confinés des millions d’années. Un stock de matière fissile pour les générations futures Si l’idée de « déchets dangereux pour des millions d’années » est déjà fausse, il probablement faux de dire qu’il s’agit de confiner les déchets pour des centaines de milliers d’années. En effet, observons les principaux radionucléides qui semblent poser problème. Au début du stockage l’activité est dominée par le césium 137 et le strontium 90 qui sont ensemble des émetteurs gamma de période 30 ans. En mille ans, leur réactivité a donc presque disparu : le rayonnement gamma est beaucoup plus faible. En effet, les actinides mineurs émettent peu de rayonnement gamma et celui-ci reste en dessous de 50 keV [2] , c’est le cas pour l’iode 129 aussi. En comparaison les photons gamma issus de notre corps, ont une énergie de 1500 keV. On peut donc s’approcher beaucoup facilement des colis mais il n’est pas encore temps d’aller les rechercher. La radiotoxicité est alors dominée par une cinquantaine de tonnes d’américium [3]. L’américium se présente sous deux isotopes Am 241 et Am 243. L’américium 241 se transforme en neptunium 237 fissile, mais il y a encore plus intéressant, l’autre isotope américium 243 se transforme avec une période 7300 ans en plutonium 239. Donc au bout de 30 000 ans, lorsque l’uranium minier aura probablement disparu, il restera l’uranium de l’eau de mer, le plutonium des réacteurs et le plutonium des sites de stockage. Si jamais on a arrêté le nucléaire, donc si on a plus... Continue reading
Posted Jun 2, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
émission du 21 mai 2013 à 20h50, rediffusée le 25 mai à 12h30 Sauvons Le Climat - 30 mai 2013 La chaîne Arte est connue pour sa sensibilité anti-nucléaire, ce qui n’est pas étonnant compte tenu de son caractère germano-français. Mais si on peut comprendre qu’une chaîne publique ait telle ou telle sensibilité, il n’est pas admissible que, au nom de l’information et du débat, elle diffuse un document de pure propagande au service d’une tendance idéologique. Quelle information peut-on retirer du film introductif de Bernard Nicolas ? Première surprise il ne discute guère que de la façon dont les Allemands tentent ou ont tenté de régler le problème les commentaires laissant entendre qu’il est bien mieux pris en compte du côté allemand... la qualité allemande, si bien connue ! Dommage de ne pas avoir passé suffisamment de temps sur l’expérience française qui est bien plus avancée que celle de nos cousins. La France dispose de sites de stockage de faibles et très faibles activités à Soulaines et Moronvilliers. Car le démantèlement produit, précisément, essentiellement des déchets de ce type. C’est ainsi que le démantèlement des installations nucléaires du Centre d’études nucléaires de Grenoble (3 réacteurs de recherche, un laboratoire de Moyenne activité où étaient examinés des combustibles irradiés et une station de traitement des fluides contaminés) a été mené à bien avec succès et que tous les déchets ont pu être évacués vers leur destination finale(voir les détails en annexe). Le démantèlement du réacteur de Chooz est, lui, bien avancé. A noter qu’Arte, pourtant avertie, n’a pas fait mention des raisons purement administratives et non techniques des retards dans le démantèlement de la centrale de Brennilis. Le mélange entre la faisabilité du démantèlement et la gestion des déchets de haute activité est entretenu avec une parfaite mauvaise foi par l’émission d’Arte. Au moins le film de Bernard Nicolas montre-t-il que des hommes et des femmes peuvent travailler au démantèlement sans mourir comme des mouches. Arte a donné amplement la parole à Madame Lepage et à Michel Guéritte, farouche opposant au centre de stockage CIGEO de Bure. La seule justification de ce choix est l'engagement antinucléaire de ces intervenants. Il eût été quand même intéressant et juste de donner aussi la parole à des membres de la Commission Nationale d’Evaluation (Créée par loi du 30 décembre 1991), qui a pour mission d’évaluer l’état d’avancement des recherches et des études sur la gestion des matières et déchets radioactifs), dont les membres, scientifiques reconnus, sont indépendants des opérateurs du nucléaire. Enfin un regard porté aux Etats-Unis (annexe 2) aurait permis de se convaincre que le démantèlemnt n’est ni impossible ni hors de prix. Annexe 1: Au sujet du démantèlement à Grenoble : Ceux qui sont intéressés par une information véritable plus que par de la propagande trouveront le détail de l’opération de démantèlement du Centre d'Etudes Nucléaires de Grenoble à l'adresse http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/cr_cli/CENG-Denuclearisation-27022013.pdf. L'existence de cette opération avait été signalée à Arte avant l'émission. Arte n'en a pas fait mention. L'opération a duré... Continue reading
Posted May 30, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
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Transition énergétique : "Le cave se rebiffe[1] !" Michel Gay - 20 mai 2013 La production d'énergie d'un pays est une chose sérieuse. Elle est un des piliers qui détermine le mode de vie d'une société. Sans une production d'énergie abondante et bon marché, les civilisations modernes s'écrouleraient d'elles-mêmes. C'est probablement ce que cherchent les "décroissants", altermondialistes et autres rêveurs dangereux adeptes d'une certaine "écologie" du retour à un passé idéalisé. Le procédé est simple. Il faut détruire ce qui fonctionne, notamment le nucléaire, pour le remplacer par des moyens qui conduisent à des impasses techniques et économiques comme, par exemple, l'éolien et le solaire photovoltaïque. La société moderne de consommation "capitaliste" n'y résistera pas et implosera de l'intérieur. Le but recherché sera atteint. La production électrique de nos centrales nucléaires sans émission de CO2 est pourtant une énergie durable. La France possède déjà plus de 3000 ans de combustible sur son sol pour les centrales nucléaires de quatrième génération en préparation. Ces réacteurs dits "surgénérateurs" pourront faciliter grandement la transition énergétique en évitant durablement d'importer et de consommer des énergies fossiles… si c'est bien uniquement ce que l'on veut. Ne pouvant me résigner à laisser la désinformation systématique par le mensonge et le marketing vert "de bon aloi" se pavaner sur presque tous les médias, j'ai choisi de m'indigner ouvertement en utilisant les possibilités offertes par la démocratie. En effet, au-delà du débat sur la transition énergétique, on nous propose un changement de société fondé sur des restrictions obligatoires et orchestrées au plus haut niveau. Des reportages mensongers jouant sur l'émotionnel doivent nous faire peur (le langage politiquement correct dit "arriver à une prise de conscience") puis, ensuite, des règlements et des lois seront imposés "naturellement" pour organiser le rationnement. Ainsi, la réglementation technique 2012 (RT 2012) issue du Grenelle de l'environnement a insidieusement banni le chauffage électrique des nouvelles constructions. Pourtant, cette électricité est fournie à plus de 75% en France par des moyens nationaux sans émissions de CO2 (barrages et nucléaire), même en hiver. En revanche, vous pouvez sans restriction vous chauffer au gaz importé de Russie, de Lybie et du Moyen-Orient, .… ou monter vos bûches ou granules de bois au cinquième étage pour alimenter votre chaudière à bois dans votre appartement. On nous impose de fabriquer (et donc de vendre et d'acheter) uniquement des lampes "basse consommation" qui éclairent après deux minutes de fonctionnement. Elles coûtent nettement plus cher à l'achat et leur cycle de vie est surévalué par des publicités mensongères. Pourtant, l'éclairage des ménages ne représente presque rien dans leur consommation comparé à la consommation quotidienne des réfrigérateur, congélateur, four, lave-linge, chauffage, TV, ordinateur, cafetières… Ce ne serait là que des "amuse-gueules" si aujourd'hui le débat national sur la transition énergétique n'avait pas l'ambition de faire cautionner ces inutiles et coûteuses contraintes idéologiques (politiquement correct = efficacité et sobriété) par une mascarade de débat national dont les conclusions sont déjà "écrites dans le marbre" (Discussion de la FED avec le Directeur de cabinet... Continue reading
Posted May 21, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Le seuil symbolique est atteint, la concentration du CO2 dans l’atmosphère de l’hémisphère nord atteint 400 parties par million à Mauna Loa (Hawaï), loin de toute source de pollution. Certes, ce n’est pas encore la moyenne annuelle, ce n’est pas encore la moyenne globale, c’est le pic saisonnier avant que la pousse de la végétation dans l’hémisphère nord ne fasse quelque peu décroitre cette valeur pour 6 mois. Mais c’est une valeur que l’homme n’a jamais connue, une valeur que la terre n’a pas connue depuis plusieurs millions d’années. La conséquence de cette accumulation de CO2 est évidente : un réchauffement global déjà bien perçu avec tous les dérèglements climatiques et leurs conséquences : fonte massive de la banquise arctique, météorologie plus contrastée avec des évènements météorologiques violents plus fréquents1, montée du niveau de la mer, dérèglements de la végétation, migration de la faune … Les émissions de CO2 ne cessent de croître à un rythme inquiétant. La vitesse d'accroissement de la concentration correspond aux scénarios les plus pessimistes étudiés et pris en compte par les rapports du GIEC2. Si on n'infléchit pas cette tendance, la température en 2100 pourrait augmenter de plus de 10°C en moyenne sur les continents, et davantage dans les régions septentrionales, bien au-delà du réchauffement global de 2°C évoqué dans les grandes messes politiques mondiales dont les engagements ne sont suivis d'aucun effet. Au niveau global, le charbon est de plus en plus utilisé, et l‘exploitation de pétroles et de gaz non conventionnels est en pleine expansion. En France, les gouvernements successifs agissent peu, sauf en parole (dans un débat verrouillé sur la transition énergétique par exemple). Il y a plus désolant encore pour un pays qui pouvait s’enorgueillir d’avoir un taux d’émission de CO2 par habitant parmi les plus bas des pays développés : pour complaire à l’écologie politique, nos gouvernements n’hésitent pas à favoriser le développement d’énergies émettrices de CO2, soit directement par le chauffage au gaz qu’impose dans la pratique la RT20123 pour les logements neufs, soit par la perspective d'une réduction brutale de la production d’une électricité non carbonée bien maîtrisée, apportée par le nucléaire, remplacée par des sources coûteuses d’électricité intermittentes (solaire et éolien) qui nécessitent l’appoint de centrales au gaz pour pallier les conséquences de leur irrégularité intrinsèque4. « Sauvons Le Climat » associe sa voix à celle de tous les climatologues qui réclament à cor et à cri des actions pour laisser à nos enfants une planète sur laquelle il fera encore bon vivre. 1 Selon le réassureur Munich Re le nombre de catastrophes d’origine climatique a été multiplié par 3 en 30 ans 2 Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat 3 Réglementation thermique pour la construction neuve en vigueur depuis le 1er janvier 2013 4 En Allemagne on constate que la consommation de charbon et de lignite augmente parallèlement à l’accroissement de la part des énergies renouvelables intermittentes. Continue reading
Posted May 12, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Par pure coïncidence, c’est au moment ou le Conseil d'Etat se prononce en faveur du recours déposé par le Gifam (Groupement interprofessionnel des fabricants d'équipements ménagers) visant à remettre en cause l'arrêté fixant les modalités d'application de la RT 2012 que Sauvons le Climat vient d’achever une nouvelle étude intitulée « Développer l’usage de la chaleur renouvelable ». Cette étude démontre que la production de chaleur renouvelable est une méthode efficace qui permet d’atteindre l’objectif européen de 23 % d’énergie renouvelable dans des conditions économiques bien plus favorables que celles faisant appel aux énergies renouvelables électriques. Cette étude montre notamment qu’en diminuant la consommation de combustibles fossiles et donc les émissions de CO2, - ce qui est l’objectif final de la transition énergétique - la balance commerciale de la France serait grandement améliorée. Elle constate que l’utilisation de la chaleur solaire, de la biomasse dans des chaudières performantes et de la géothermie de surface par des pompes à chaleur est compétitive avec les systèmes basés sur l’usage du gaz et du fioul. En conséquence elle suggère de décourager l’achat de chaudières à gaz ou fioul, soit en les mettant hors normes (en référence à leur production de CO2), soit en instituant un système de bonus-malus. La durée de vie des chaudières gaz et fioul étant généralement de l’ordre de 20 ans la plupart pourront avoir disparu d’ici 2030. La diminution des importations de combustible pourra alors avoir été réduite de plus de 15 milliards d’Euros par an sur la base des tarifs actuels tandis que l’objectif de 23 % d’énergie renouvelable dans la consommation énergétique finale sera atteint sans avoir eu à recourir a des développements ruineux. Le coup de tonnerre donné par le Conseil d’Etat vient opportunément soutenir les thèses que « Sauvons le climat » défend de puis de longues années[1] et laisse espérer qu’une porte va être ouverte pour une phase de concertation réaliste. Au delà des questions de forme c’est en fait tout le problème de la prise en compte des émissions de CO2 dans le chauffage des logements qui est enfin posé. « Sauvons le Climat » espère, au nom du climat et de la balance commerciale du pays, que les idéologies et les intérêts des producteurs de gaz pourront être remis à leur juste place. [1] Voir sur le site de « Sauvons le Climat » notre critique du scénario ADEME Continue reading
Posted May 5, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Philippe Hansen A la fin des années 90, les préoccupations sur les émissions de CO2 font sortir le nucléaire mondial d'une longue phase de sommeil qui a débuté en 1986, suite au contre-choc pétrolier et à l'accès libre au marché du gaz russe. On commence alors à calculer les premiers bilans carbone, et on s'aperçoit que toutes les activités dégagent du CO2. Même pour un lycéen ou un employé du secteur tertiaire, il faut construire des bâtiments, les chauffer et produire des ordinateurs... Les antinucléaires tentent alors de disqualifier le nucléaire sur ce terrain, en effet le calcul des émissions nécessite des étapes intermédiaires dont l'évaluation se prête plus aisément à la manipulation. Ainsi, dans les pays comme les Etats-Unis, selon que l'on considère que l'enrichissement de l'uranium est effectué par l'électricité majoritairement produite par les centrales à charbon ou seulement par celle issue des centrales nucléaires, le décompte des émissions de CO2 du nucléaire peut varier de 4 à 40 gCO2 par kWh. Ce qui est encore faible par rapport à la valeur moyenne mondiale de 500 gCO2 par kWh, mais non négligeable. En sous-estimant la durée des centrales nucléaires, la teneur des minerais, l'efficacité de l'extraction, Storm van Leuween arrive dans les années 2005-2007 à des valeurs irréalistes de plus de 100 gCO2 par kWh. Son calcul farfelu n'est naturellement publié dans aucune revue, ce qui aurait été un signe de validation scientifique. Les experts des antipodes En 2006, Lenzen, un universitaire australien, donc dans un pays sans centrales nucléaires, reprend les mêmes méthodes toujours sans validation extérieure. Benjamin Sovacool, alors obscur maître assistant à l'Université de Singapour, va arriver à faire publier les deux auteurs précédents. Sous prétexte de répertorier exhaustivement toutes les études sur le sujet, il en dénombrera 103, il inclut celles de Storm et Lenzen. Puis lorsque Sovacool veut obtenir une valeur, il en choisit 19 : il prend alors trois études successives du premier, deux études du second, et plusieurs textes antinucléaires qui y font référence ; mais il ne considère qu'une seule fois la valeur de l'Agence internationale de l'énergie. Par ce calcul foireux, il arrive à sortir en 2008 une valeur de 66 gCO2 par kWh, moyenne de valeurs obtenues, elles mêmes, sans aucune validation et qui n'a aucun lien avec la valeur moyenne des émissions du nucléaire. Dans les années qui suivent, la cohérence des valeurs citées par Sovacool est remise en question : on ne peut pas émettre plus de carbone à l'extraction que ne permet d'en acheter la livre d'uranium, ou bien à l'aide de bilans énergétiques globaux, on remarque facilement qu'il faut réduire des coefficients qui ont été gonflés d'un facteur 10. Sovacool disparaît des forums de discussion sur l'énergie, mais les trois auteurs Sovacool, Storm et Lenzen restent des références dans le milieu antinucléaire, qui n'a pas de scrupules à fournir des références fausses aux militants et aux journalistes : Lorsque Gilles Halais prétend corriger Madame Batho sur France Info , Cahuzac est dépassé. Probablement peu... Continue reading
Posted Apr 17, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Le collectif d’associations « Sauvons le Climat », largement engagé dans la lutte contre les changements climatiques, a tenu son Assemblée Générale annuelle à Vénissieux le 13 avril dernier. A cette occasion il a tenu à réaffirmer ses priorités, au moment où le débat national sur la transition énergétique se déroule sans mobiliser les foules. « Sauvons le Climat » rappelle que la priorité absolue est de réduire les émissions de gaz à effet de serre en menant une « transition énergétique » où le réalisme économique et social doit l’emporter sur les approches idéologiques. A cet effet il préconise que les options de « transition énergétique » retenues soient compatibles avec les capacités d’investissement des ménages, des entreprises ou des collectivités et ne conduisent pas à devoir remettre en question de façon excessive les libertés et les modes de vie de nos concitoyens. Il en résulte notamment que : - les programmes d’amélioration de l’habitat doivent être sélectionnés selon leur capacité à réduire les émissions de carbone et leur coût en prenant en compte le critère du coût de la tonne de carbone évité. - les énergies renouvelables thermiques (solaire, géothermie individuelle et collective, biomasse…) et les biocarburants de deuxième génération doivent être développées. Ces techniques, contrairement aux énergies renouvelables électriques intermittentes, n'affectent pas la sécurité du réseau électrique et n'ont pas le coût exorbitant des énergies bénéficiant de l'obligation d'achat. - les usages de l’électricité doivent être fortement développés dans les domaines où ils permettent de remplacer les combustibles fossiles : véhicules et transports électriques, pompes à chaleur, chauffage à induction et torches à plasma dans l’industrie, etc… Il est rappelé à cet effet que la production d'électricité non carbonée, grâce au nucléaire et à l’hydraulique, est un des secteurs d’excellence du pays et un grand pourvoyeur d’emplois qui a donné de l’avance à la France dans sa lutte contre les changements climatiques. Tout un ensemble de propositions cohérentes et efficaces permettant de réussir la division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 sont détaillées dans un scénario énergétique global, NEGATEP. Ce scénario est présenté aux acteurs du débat national sur la transition énergétique. « Sauvons le Climat » ne s’en tiendra cependant pas à cette participation au débat et compte bien se faire entendre lors de la préparation du futur projet de loi d’orientation. Le nouveau Conseil d’Administration élu samedi a nommé pour Président Claude JEANDRON. Il succédera à Jacques MASUREL, Président en fin de mandat. Le nouveau Conseil s’est organisé dans la perspective de poursuivre et d’amplifier les actions entreprises par l’association. « Sauvons le climat » (SLC) est un collectif d’associations et d’adhérents individuels de plus de 30000 membres au total à fin 2012. SLC cherche à apporter une contribution indépendante, scientifique, cartésienne au débat, en associant des personnes et experts de haut niveau. L’apport de ces experts est totalement bénévole. Chaque domaine est couvert par des spécialistes expérimentés sous la supervision d’un Conseil Scientifique. SLC se situe hors... Continue reading
Posted Apr 15, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Les conditions dans lesquelles s'est fait le développement des énergies renouvelables en Europe sont une illustration des raisons profondes de la perte de compétitivité de notre pays. Une étude de « Sauvons le Climat » intitulée « L’Europe de l’énergie sera-t-elle allemande ?» expose de façon inédite les dessous d’une invention « géniale », totalement en contradiction avec le crédo libéral de l’Europe et bien souvent des intérêts français : l’obligation d’achat. Selon cette étude l’accident de Three Misle Island et la poussée des « Grünen » mirent un terme au programme nucléaire allemand. Les industriels d’outre Rhin comprirent alors tout l’intérêt qu’ils pouvaient tirer de l’éolien associé à une invention « géniale » qui avait déjà cours au Danemark : le système d’obligation d’achat. Avec de solides soutiens politiques il créèrent un puissant lobby qui entreprit très vite la conquête de l’Europe. Peu importaient les inconvénients de l’éolien liés à son intermittence, à son coût élevé pour les consommateurs et la nécessité de renforcer les réseaux de transports, l’important était d’obtenir des tarifs rémunérateurs. La Commission européenne, assiégée par le lobby éolien, fit du développement de cette technologie un de ses objectifs majeurs et réussit à convaincre une grande majorité des dirigeants européens que l’obtention d’un brevet d’écologisme passait nécessairement par la construction d’éoliennes. Ne s’arrêtant pas en si bonne voie les industriels allemands lancèrent l’opération photovoltaïque. Après avoir obtenu des tarifs d’achat incroyablement avantageux de la part du gouvernement allemand ils partirent à la conquête de la Commission Européenne qu’ils n’eurent à nouveau pas grand mal à convaincre. Les autres pays européens suivirent béatement le mouvement et achetèrent des cellules allemandes (jusqu’à ce qu’elles soient remplacées par des chinoises). Les industriels allemands ne sont cependant pas les seuls bénéficiaires de cette saga de l’électricité renouvelable en Europe. Les autres gagnants sont, entre autres, les producteurs de gaz, et, tout particulièrement Gazprom. En effet les caractéristiques des centrales à gaz en font les compléments idéaux des productions intermittentes. On passa rapidement sur le fait que la combustion du méthane produit du CO2. Il devint déplacé de le rappeler. En ajoutant l’adjectif « naturel » à «gaz » on transforma celui-ci en énergie verte et, comme par hasard, les Verts européens qui s’opposent au gaz de schiste et au nucléaire ne se sont pas opposé à la réalisation de gazoducs entre la Russie et l’Allemagne… L’étude mentionne ensuite deux importants développements induits par la politique énergétique de l’Europe : la réalisation d’un immense renforcement des réseaux haute tension et, ce qui est moins connu, le développement de « l’économie d’hydrogène »[1]. Elle se termine en considérant qu’il peut y avoir deux modèles énergétiques européens et qu’il est temps que la France assume sans complexe ses choix énergétiques. Il devient urgent qu’elle ose dire « chiche » à « l’Energiewende » allemand ou à Bruxelles en développant sa propre transition énergétique. [1] Il est en effet très séduisant de contrebalancer l’irrégularité de production des énergies renouvelables électriques en associant ces productions... Continue reading
Posted Mar 1, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Bizarreries... « GP » a rappelé à François Hollande que, pour réduire la part du nucléaire à 50%, il faudrait arrêter 10 réacteurs pendant son quinquennat, et non les seuls 2 réacteurs de Fessenheim[1]. « GP » ne semble pas voir d’inconvénient à remplacer ces réacteurs par des centrales à gaz. « GP » s’oppose toutefois à l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste non seulement en France mais aussi dans toute l’Union Européenne. Mais « GP » ne voit pas d’inconvénient à la réalisation des grands gazoducs North Stream et South Stream qui permettront à l’Union Européenne d’augmenter ses importations de gaz russe. « GP » lutte depuis longtemps contre le chauffage électrique et a obtenu la RT2012[2] qui favorise le chauffage au gaz. Vous pensez sans doute que « GP » c’est GazProm, le géant du gaz russe… Eh bien non, « GP » c’est GreenPeace, ardent défenseur de l’environnement ! Mais au fait, la limitation des émissions de gaz à effet de serre ne devrait-elle pas être la priorité absolue pour ceux dont la raison d’être est la préservation de l’environnement ? [1] Voir sur l'Usine Nouvelle http://www.usinenouvelle.com/article/hollande-doit-fermer-10-reacteurs-nucleaires-d-ici-a-2017-selon-greenpeace.N191238 [2] « Réglementation Thermique 2012 », d’application généralisée à toutes nouvelles constructions depuis le 1er janvier 2013 http://www.rt-batiment.fr/batiments-neufs/reglementation-thermique-2012/presentation.html Continue reading
Posted Feb 18, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Les énergies renouvelables : quel potentiel d’ici 2025/2030 ? L’ADEME a diffusé le 8 novembre 2012 une synthèse de son scénario « Contribution de l’ADEME à l’élaboration de visions énergétiques 2030/2050 », sans mettre à la disposition du public l’étude intégrale. Sauvons le climat (SLC) a analysé ce scénario dans son ensemble, complétant ainsi l’examen détaillé, déjà publié sur le site de SLC [1], du mix électrique proposé par l’ADEME. La surprise vient de ce qu’un service de l’état présente un scénario qui est presque une copie d’un scénario antérieur reconnu comme résolument antinucléaire, le scénario Negawatt, et qui vise à une décroissance volontariste de la consommation d’énergie et particulièrement de celle d’électricité, et à un quasi abandon du nucléaire en 2050, mais sans le dire !. De plus, il est particulièrement anormal que l’ADEME ne présente aucune donnée sur les conséquences sociales et économiques de sa stratégie. L’évolution des consommations de 260 à 107 Mtep en énergie primaire et de 161 à 79,8 Mtep en énergie finale en 37 ans semble inaccessible techniquement mais aussi financièrement car il faudrait mobiliser de 500 à 1000 milliards d'Euros d’investissements en première approximation. Sauvons le climat s’inquiète d’un scénario qui n’a pas été chiffré, qui sous évalue les difficultés, mais surtout qui lui semble irréaliste pour de nombreuses raisons : - Le secteur de l’énergie est caractérisé par une inertie forte qui rend très improbables les évolutions retenues, qu’il s’agisse des économies d’énergies, du développement des énergies renouvelables, de l’évolution de la consommation d’électricité, ou de l’abandon sous-jacent du nucléaire dans notre pays. - Une priorité à l’investissement est donnée aux énergies électriques renouvelables intermittentes, peu efficaces et peu prévisibles, alors même que le secteur électrique français est très peu émetteur de gaz à effet de serre, très peu consommateur de combustibles fossiles et contribue positivement à l’équilibre de notre balance commerciale. Cet investissement considérable est proposé de plus en sous estimant notoirement la difficulté de gestion de l’intermittence ainsi que l’importance du recours au gaz en secours. - Les ambitions sur les secteurs très émetteurs de gaz à effet de serre sont limitées, qu’il s’agisse du transport (pas de recours ambitieux aux véhicules électriques), ou du bâtiment, qui continue à privilégier la combustion du gaz [2]. - Les solutions pour économiser l’énergie, louables dans leur esprit, apparaissent comme un catalogue des possibilités sans souci de leur rentabilité. Or une étude bien documentée de l’Union Française de l’Electricité montre clairement que les pistes envisagées sont pour certaines très éloignées d’un intérêt économique raisonnable. - Parmi les solutions préconisées certaines se traduiront par des importations massives d’équipements (c’est déjà le cas pour le solaire et l’éolien). - Les limites de l’appel aux ressources naturelles de la biomasse seront rapidement atteintes alors même que l’ADEME, déjà très ambitieuse pour 2030, semble croire en la généralisation de leur usage à l’horizon 2050. L’examen des scénarios allemands montre clairement qu’un objectif aussi ambitieux, soit 87% d’énergie finale renouvelable en 2050, ne sera possible que par un... Continue reading
Posted Feb 7, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Pour «Sauvons le Climat»il s’agit là d’une nomination importante car l’ADEME doit jouer un grand rôle dans la transition énergétique et la lutte contre l’effet de serre. «Sauvons le Climat»espère donc que le nouveau directeur sera choisi sur la base de critères de compétence et non sur des considérations idéologiques ou politiques. «Sauvons Le Climat»espère surtout que la nouvelle direction sera en mesure d'inciter l’agence à plus de réalisme, notamment en ce qui concerne le chiffrage des actions préconisées en termes de coûts ou des rejets de CO2. «Sauvons le Climat»estime enfin qu'il ne serait pas inutile que la nouvelle direction commence par examiner la part de responsabilité qui est celle de l’agence dans les difficultés actuelles du pays. Continue reading
Posted Jan 29, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Dans un bref article de Frédéric Livet publié sur le site de « Sauvons Le Climat », « Sauvons Le Climat » entend réagir à la campagne de désinformation menée contre le chauffage électrique. Dans sa dernière mouture, cette campagne a pris la forme d'une prétendue « étude » à charge, menée par un cabinet qui se proclame « indépendant » et cautionnée par l'association « UFC-Que Choisir ». « Sauvons Le Climat » pense que ces campagnes qui accompagnent la mise en œuvre de la norme «RT2012 » : - sont dirigées contre l'utilisation de notre électricité, bien qu’elle soit en grande partie « décarbonée », - favorisent la consommation du gaz naturel qui est un fort émetteur de gaz à effet de serre - et sont cause du très lourd recul des solutions électriques, que ce soit par convecteurs ou avec des « pompes à chaleur ». « Sauvons Le Climat » réaffirme la nécessité d'une révision des normes RT 2012 pour prendre en compte les avantages de notre électricité "décarbonée" et pour limiter nos futures émissions de CO2. Lire l'article de Frédéric Livet http://www.sauvonsleclimat.org/etudeshtml/lufc-que-choisir-est-elle-manipulee-par-le-lobby-du-gaz/35-fparticles/1310-lufc-que-choisir-est-elle-manipulee-par-le-lobby-du-gaz.html Continue reading
Posted Jan 18, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
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Tel est le titre de l’information www.boursier.com qui tombe deux jours après la diffusion du communiqué de « Sauvons le Climat » sur les CSPE allemande et française : EDF et l'Etat sont parvenus à un accord pour que l'énergéticien soit compensé des déficits accumulés au titre de la Contribution au Service Public de l'Electricité (CSPE). Cette taxe, collectée auprès des consommateurs, est censée compenser certaines charges de service public assumées par EDF, comme le financement des énergies renouvelables ou les tarifs sociaux. Cependant depuis 2007, son produit ne couvrait plus les dépenses du groupe, ce qui accroissait son endettement. Le nouvel accord dévoilé ce matin prévoit le remboursement de la créance que représente le déficit de CSPE au 31 décembre 2012, qui s'élève à 4,3 milliards d'euros, augmentés des coûts de portage induits (environ 0,6 milliard d'euros), soit une facture totale de 4,9 milliards d'euros, qui sera soldée d'ici au 31 décembre 2018, selon un échéancier de remboursement progressif. Elle sera rémunérée aux conditions de marché. Le montant définitif de la créance sera arrêté dans le courant de l'année par la CRE. L'accord emportera reconnaissance par EDF d'un produit financier d'environ 0,6 milliard d'euros dans ses comptes, correspondant à la reconnaissance des coûts de portage. Le groupe poursuit par ailleurs ses discussions avec l'Etat afin d'alléger son niveau d'endettement. » °°°°° Pour mémoire : - jusque là, l’Etat et la CRE (Commission _ indépendante _ de Régulation de l’Energie) refusaient d’inclure dans la CSPE les agios de la créance EDF, ce que la Cour des Comptes avait stigmatisé en juin 2012. - le surcoût des énergies renouvelables représente près des trois-quarts quand les dispositions sociales n’atteignent pas 3% de cette CSPE, dont le financement est supporté par les consommateurs, essentiellement domestiques. - la CRE prévoit en 2013, 2107 millions d’euros pour le seul surcoût du PV (solaire photovoltaïque) … - et Mme Batho voudrait donner un nouveau coup de pouce à ce secteur ?! _________________________ Retrouvez tous nos documents sur le site de Sauvons Le Climat Continue reading
Posted Jan 14, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Enerpresse du 9 janvier 2013 :« Selon des chiffres publiés le 7 janvier par le quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), la facture des consommateurs allemands d’électricité a représenté un montant record de plus de 20 milliards d’euros en ce qui concerne les seules fournitures d’origine renouvelable. Mais selon le journal, qui se base sur les données des quatre grands opérateurs de réseau, sur ce montant, la part correspondant spécifiquement à la valeur marchande de l’électricité en fonction de son prix sur la Bourse électrique ne représente que 2,9 mds€. Les quelque 17 mds€ de différence correspondent à [une subvention aux producteurs, financée par] la taxe spécifique à laquelle sont assujettis les consommateurs au titre de la loi allemande sur les énergies renouvelables (EEG) [et de la loi sur la cogénération (KWKG)], laquelle a été portée le 1er janvier [2013] à 5,3 centimes par kWh (contre 3,6 cts/kWh précédemment), soit un surcoût moyen par foyer de 185 € par an. Si le financement de la transition énergétique renchérit sensiblement la facture des ménages, l’addition est en revanche moins douloureuse pour les grands consommateurs (les électro-intensifs), comme le montre une récente enquête, publiée cette fois-ci par le magazine Der Spiegel. Selon cette étude réalisée par le Forum pour une économie de marché sociale et écologique (au nom du groupe des Verts au Parlement), le prix d’achat pour les grands clients à la Bourse européenne de Leipzig aurait diminué de plus d’un cinquième entre le début de 2008 et la fin de 2012. Ce qui a permis à ces entreprises d’améliorer leur position concurrentielle à l’égard d’autres industriels en Europe. La facture totale, qui inclut les taxes et frais divers, a quant à elle augmenté mais, comparativement, moins que dans d’autres pays, en ce qui concerne l’électricité à usage industriel. »1 °°°°° Et en France ? Réponse2 de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) du 9/10/2012, publiée au JO fin 2012 : le montant global des Charges de Service Public de l’électricité (CSPE) « au titre de 2013 » s’élève à 5123,5 M€, auxquels il faut ajouter 2062,4 M€ de régularisation 2011 (créance d’EDF). Le total, soit 7185,9 M€, est à répartir sur une assiette de 382,4 TWh (milliards de kWh) car 94,8 TWh de consommation des gros clients sont, ici comme en Allemagne exonérés de CSPE. Ce qui devrait conduire à une contribution unitaire de 1,88 ct€/kWh. En absence d’arrêté pris avant le 31/12/2012, ce taux est automatiquement fixé, au 1er janvier à 1,35 ct/kWh (majoration plafonnée à 0,3 ct€/kWh par rapport à l’année précédente, du fait de la loi n°2010-1657 du 29/12/2010 de finances pour 2011). En conséquence, le déficit de compensation pour 2013 sera de 7185,9 - 382,4 x 13,5 = 2023,5 M€. Pas grave, ce déficit s’ajoutera à la créance 2012, non encore connue3, au détriment d’EDF (clients, bénéficiant d’un moindre service rendu, et actionnaires, dont l’Etat). On note que « l’agence Moody's avait cité la CSPE début décembre dans ses motivations pour abaisser la perspective de la... Continue reading
Posted Jan 12, 2013 at Le blog de Sauvons Le Climat
Si on espérait que Doha adopte les mesures propres à réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, on ne peut qu'être déçu, mais en fait ce n'était pas à l'ordre du jour. Alors qu'apporte Doha ? D'abord, l'engagement de mettre en place Kyoto 2 dès le 1er janvier prochain, pour une durée de 8 ans. Un engagement qui ne concernera certes qu'une fraction réduite des émissions de CO2 puisque les pays émergents, Chine et Inde ne sont pas contraints par le protocole, que les Etats-Unis n'en sont pas signataires, et que la Russie, le Japon, le Canada et la Nouvelle Zélande s'en retirent. Ce protocole bis ne concerne plus que 15% des émissions mondiales contre 35% pour Kyoto 1. Mais ce nouvel engagement est un signe politique fort vis-à-vis des pays du Sud qui n'admettraient pas que les pays du Nord, responsables de la situation actuelle, baissent les bras. Il reste donc une trentaine de pays qui s'engagent à maîtriser leurs émissions de carbone. Ce qui est très important c’est que les mécanismes de flexibilité vont être reconduits ce qui permettra de les améliorer. Quand aux objectifs ils seront revus en 2014, c'est-à-dire après la publication du prochain rapport du GIEC et avant la grande conférence de 2015 pour laquelle la France s'est portée candidate. Pour ce qui est des pays de l'ex bloc soviétique qui avaient accumulé des gros paquets de crédits d'émission de carbone susceptibles de perturber le fonctionnement du marché ils les gardent et l'Union Européenne, la Suisse, la Norvège et l'Australie se sont engagés à ne pas les racheter. Aucun objectif financier n'était fixé pour cette conférence et c’est le grand flou. Il a seulement été convenu que sur les 100 milliards de dollars prévus seuls 10 milliards de dollars seront versés pour aider les pays vulnérables à l'horizon 2020, essentiellement par l'Union Européenne et la Norvège, Le fond du problème, c'est que les engagements pris ne pourront pas permettre de limiter le réchauffement global à 2°C en 2100. On, s'oriente déjà vers un réchauffement de 3,3°C voire davantage, ce qui, localement va conduire à des valeurs beaucoup plus élevées dont les conséquences sont difficilement mesurables. Si l’on peut s'indigner du peu d'avancées dans la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre; on peut aussi s'enthousiasmer du pas considérable franchi au cours des 30 dernières années malgré l'opposition virulente des climato-sceptiques, le peu d'intérêt et le manque de compréhension de la classe politique et le lobbying intensif des industriels et des pays producteurs de carburants fossiles. De façon plus pragmatique, il faut maintenir l'effort pour faire prendre conscience aux opinions publiques et par là à la classe politique, des véritables enjeux et de l'urgence de faire en sorte que le monde sur lequel nous vivons ne nous devienne pas trop étranger. Il faut que les ONG « environnementalistes » comprennent enfin que leur opposition aux techniques de production d’électricité les plus efficaces pour réduire les émissions de gaz à effet de... Continue reading
Posted Dec 14, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
Sauvons Le Climat 12- décembre 2012 Cher Nicolas, Vous êtes désormais, en quelque sorte, l’ambassadeur de la France sur le terrain du réchauffement climatique. C’est une lourde responsabilité qui exige lucidité et réalisme si vous voulez que vos interventions soient écoutées et utiles. C’est pourquoi nous vous avons écouté avec intérêt et attention lors de votre intervention de ce matin 12 décembre sur France Inter. Vous avez souligné avec raison la nécessité de réduire notre consommation d’énergie. Nous avions compris que cette nécessité était due à celle de réduire nos émissions de gaz carbonique. A cause de la deuxième partie de votre propos, nous n’en sommes plus sûrs. A une question sur les gaz de schistes vous avez répondu, à juste titre qu’il fallait en priorité réduire notre consommation de gaz. Vous avez oublié de rappeler que l’arrêt de la centrale de Fessenheim se traduirait par une augmentation des émissions de CO2 de 4,5 millions de tonnes par an1. Non, bien sûr, vous ne l’avez pas oublié car vous avez rappelé votre hostilité au nucléaire en suggérant que l’on consulte les habitants des régions de Fukushima et de Tchernobyl. Or, précisément, l’Ukraine où se trouve le réacteur de Tchernobyl est un des pays européens qui prévoit de construire le plus grand nombre de réacteurs2. Vous nous avez avoué que vous aviez eu très peur au moment de Fukushima, et on peut supputer que c’est cette peur panique que vous avez eu qui est à l’origine de votre répulsion à l’égard du nucléaire. Mais la peur n’est pas bonne conseillère et oblitère la faculté de raisonner posément. Est-elle d’ailleurs justifiée, cette peur, quand on sait que, en une seule année, les polluants émis par les centrales à charbon provoquent, en Allemagne, 10000 décès prématurés alors que le nombre de tels décès dus aux irradiations post-Tchernobyl ne devrait pas excéder quelques milliers sur 60 ans. Il sera bien plus faible à Fukushima. Vous proposez de recourir à l’énergie solaire. Bien sûr que la ressource est immense mais le coût de sa mise en œuvre est considérable. Nous avons un bon exemple avec l’Allemagne, le modèle que nous rappelle constamment vos amis Verts : la puissance photovoltaïque installée en Allemagne est proche de 33 GW et, en ajoutant celle des éoliennes on arrive à une puissance de 60 GW de production d’électricité renouvelable intermittente, c’est à dire une puissance équivalente à celle du parc nucléaire français. En France, la puissance installée en photovoltaïque n’est que de 4 GW et la puissance éolienne de 7 GW. A vous entendre on s’attendrait à ce que la vertueuse Allemagne émette beaucoup moins de CO2 que la peu écologique France. Surprise ! chaque Allemand émet 9,3 tonnes de CO2 mais chaque Français seulement 5,4. Il faut choisir, cher Nicolas entre vos peurs et une politique efficace de lutte contre l’effet de serre. Ambassadeur de la France pour la lutte contre le réchauffement climatique vous avez la chance de représenter un des pays développés les plus exemplaires en... Continue reading
Posted Dec 14, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
Il faut modifier la RT 2012 Depuis le rapport Gallois, le débat sur l’opportunité de procéder à l’estimation des réserves de gaz contenu dans notre sous-sol fait rage. C’est une spécialité française de discourir à perte de vue sur des potentialités éventuelles tout en détournant les yeux des réalités. La réalité est que nous importons chaque année 41 milliards de mètres cube de gaz naturel (soit 41 Mtep, et plus de 120 millions de tonnes de CO2 émis). Or une tonne de gaz consommée produit 3 tonnes de CO2. Commençons donc par réduire notre consommation de gaz en renonçant à son utilisation (et celle du fioul) pour nous chauffer et modifions profondément la RT20121 qui a pour effet de remplacer le chauffage électrique par le chauffage au gaz. La consommation de gaz est fortement encouragée par les producteurs de gaz, bien sûr, mais elle l’est aussi par Greenpeace et les Verts, essentiellement par hostilité dogmatique vis-à- vis de l'électricité pourtant produite dans notre pays avec très peu d'émissions de CO2. Leur opposition sans nuance à l’exploration des réserves françaises de gaz peut paraître incohérente si l’on ignore que ces mouvements sont favorables à l’importation de gaz comme cela a été clairement reconnu par Yannick Jadot2 dans une intervention sur France 23. La politique énergétique menée en France depuis plus d’une décennie s’est d’abord caractérisée : - par des financements timides des économies d’énergie dans l’habitat et le tertiaire, malgré les engagements du Grenelle de l’environnement - par le freinage de la construction d’unités nucléaires (une seule centrale en construction) - par un très maigre développement des énergies thermiques renouvelables (solaire thermique, géothermie…) - par le lancement d’un programme démesuré de production électrique à base d’énergies renouvelables intermittentes, qui augmente le prix de l’électricité et contraint à recourir aux centrales à gaz pour compenser les effets de l’intermittence. Cette situation va conduire à une augmentation des émissions de CO2 dues au gaz utilisé pour la production d’électricité. « Sauvons le Climat » condamne cette politique. Elle conduit de manière quasi inévitable, par des considérations économiques, à envisager l’exploration et l’exploitation des gaz de schiste en France. Compte tenu des menaces climatiques qui se précisent, l’urgence est d’agir pour diminuer nos émissions de CO2 et donc notre consommation de combustibles fossiles et notamment de gaz. Une priorité consiste à modifier profondément la RT 2012. En ce qui concerne l’exploration des réserves de gaz de schistes « Sauvons le Climat » ne peut que renouveler les recommandations qu’elle avait faites il y a plus d’une année4. _____________________________________________________________ 1En effet la RT2012 évalue la consommation énergétique des logements en énergie primaire ce qui défavorise le chauffage électrique au bénéfice du chauffage au gaz émetteur de CO2.(voir notre communiqué La RT2012 à l’épreuve du climat) 2Député européen d’Ecologie les Verts, ancien directeur de Greenpeace et fondateur de l’Alliance pour la Planète 3http://www.yannickjadot.fr/blog/presse/le-gaz-de-schiste-produit-en-europe-nous-couterait-plus-cher-que-le-gaz-normal-importe 4Au passage Sauvons le Climat s’étonne que certains partisans de la géothermie profonde, qui nécessite précisément le recours à la fracturation hydraulique, s’opposent... Continue reading
Posted Nov 26, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
Le Conseil de Politique Nucléaire a décidé de demander au Premier Ministre de confier à une « personnalité qualifiée » le soin de préparer l'arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim « dans des conditions économiquement, techniquement et socialement responsables». « Sauvons le Climat » souhaite bien du plaisir à cette personnalité pour son étude des conditions économique et sociétale d’un arrêt anticipé de la centrale. Continue reading
Posted Oct 19, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
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Dans la série :Energie – attention virage dangereux La réglementation thermique RT 2012 va s’imposer à tous les logements neufs à compter du 1er janvier 2013, mais les promoteurs ont anticipé sur cette échéance. Le résultat, dans l’habitat collectif, est simple : le chauffage électrique disparaît au profit du chauffage au gaz naturel1. La part du chauffage électrique est passée de 70 % en 2009 à moins de 20 % en 2011 et, parallèlement, la part du chauffage au gaz est passée de 20 à 70 %. La raison en est bien connue : la RT2012 fixe une limite de consommation d’énergie en énergie primaire et non en énergie finale, ce qui pénalise très fortement l’électricité. Les conséquences pour le climat sont simples : la RT2012 va à l’opposé du but affiché par le Grenelle de l’Environnement et réaffirmé par le Président de la République. Sauvons le Climat avait alerté, lors du vote de la loi Grenelle II qui entérinait ce choix, sur le risque que le résultat soit une augmentation de la consommation de gaz et, de ce fait, des émissions de CO2 et autres gaz à effet de serre. Ce risque n’avait pas échappé à l’Office Parlementaire d’Evaluation des Choix Scientifiques et Technologiques. L’OPECST, dont l’avis avait été sollicité par le ministre de l’époque, avait proposé d’ajouter une deuxième condition : ne pas dépasser 50 g de CO2 par m2 de logement. Une telle condition aurait orienté les promoteurs vers les énergies renouvelables (associées ou non aux pompes à chaleur) au lieu de les orienter vers le gaz naturel. Cet avis n’a pas été suivi, et on peut d’ores et déjà en mesurer les conséquences, avant même l’entrée en vigueur officielle de la nouvelle norme. Sauvons le Climat demande que la RT2012 soit revue sans délai de façon à ne pas favoriser l’utilisation d’énergies fossiles dans l’habitat neuf et à limiter effectivement les rejets de gaz à effet de serre. Sauvons le Climat demande également que les leçons de ce fiasco soient tirées, et que toute nouvelle mesure dans le domaine de l’énergie soit évaluée en matière de protection effective du climat. _______________________________________________________________ 1Le Monde du 9 septembre 2012 – « Le chauffage électrique disparaît des logements neufs » Continue reading
Posted Oct 18, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
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L'Arctique est particulièrement sensible aux évolutions du climat et de ce fait considérée par les climatologues comme une région test pour le réchauffement. L'étendue de la banquise arctique est suivie au jour le jour par satellite depuis 1999. Pendant le jour polaire boréal, de l'équinoxe de printemps à l'équinoxe d'automne, une partie de la banquise fond. Pendant la nuit polaire boréale, l'eau de mer gèle pour reformer la banquise. A la fin de l'été, en septembre, la banquise a atteint sa surface minimale annuelle. Depuis qu'existent les observations par satellite, on constate une diminution progressive de la surface restant couverte de glace en septembre, au taux moyen de 13% par décennie de 1979 à 2012. 2012 a été marqué par le record absolu de faiblesse de la surface restant glacée en septembre : avec une surface de 3,41 millions de km2, elle est tombée 17% plus bas que son précédent record en 2007 et près de 50% en-dessous de la moyenne des minima des années 1979 à 2000. Contrairement à 2007, l'année du record précédent, 2012 n'a pas été marquée par des conditions météorologiques exceptionnelles dans l'Arctique. L'ampleur de la surface fondue est due à la faible épaisseur d'une très grande partie de la banquise, conséquence directe du réchauffement. La diminution de la surface couverte de glace a des conséquences notables sur le climat : d'une part, la glace réfléchit 50 à 90% du rayonnement solaire incident, mais l'eau libre en absorbe plus de 90 % ; la fonte de la banquise contribue donc à réchauffer les eaux de surface et toutes les régions avoisinantes. D'autre part, du fait de la grande surface d'échange entre la mer et l'atmosphère, il y a une évaporation accrue qui peut suffire à perturber le fonctionnement du climat d'une grande partie de l'hémisphère nord, expliquant en particulier comment les épisodes froids des derniers hivers et les canicules des étés s'inscrivent dans le réchauffement climatique. Ce maximum de fonte de 2012 ne suffit pas à prédire quand la glace de mer aura complètement disparu de la région en été, le climat a des soubresauts et ne se juge pas sur une année. Mais cette diminution forte de 2012 est un signal d'alarme : le réchauffement est en cours et nous devons faire tout ce qui est possible pour le limiter. sources : National Snow and Ice Data Center nsidc.org Continue reading
Posted Oct 16, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
Le dernier sommet européen a entériné la constitution d'un Fonds d'Investissement de 120 milliards d’Euros Une partie en sera consacrée à l'énergie. Dans un contexte d'argent rare, le choix des investissements à financer doit être soumis à une analyse rigoureuse de leur logique technique et de leurs coûts économique et environnemental. Continue reading
Posted Oct 2, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat
Proposition de loi établissant une tarification progressive de l’énergie : remarques pratiques à destination de Messieurs les députés. Les députés François Brottes et Bruno Leroux ainsi que l’ensemble des députés PS et apparentés ont déposé une proposition de loi établissant une tarification progressive de l’énergie. Il s’agit essentiellement d’instaurer un système de bonus-malus, visant à inciter les propriétaires à investir dans la rénovation thermique des logements et bâtiments, associé à des mécanismes permettant de lutter contre la précarité énergétique. « Sauvons le Climat » apprécie les intentions de cette proposition de loi. Toutefois les modalités pratiques proposées par ce projet sont discutables. Sans vouloir entrer dans les détails de la réglementation et en s’en tenant au niveau des principes « Sauvons le Climat » pose quelques remarques fondamentales : - Comme le mentionnent ses auteurs la loi sera complexe. Cette complexité résulte précisément du mélange de deux objectifs : l’amélioration des performances énergétiques et la lutte contre la précarité. Mélanger ces objectifs conduit à une loi complexe, voire illisible. La variété des situations est tellement grande que tout barème sera forcément très injuste pour certains et trop favorable pour d'autres. - Il eut sans doute été préférable d’ouvrir un débat sur la précarité énergétique et les différents moyens de la rendre plus supportable avant de privilégier l’instrument proposé par la loi, ceci dans l’esprit de concertation prôné par le Président et le Premier ministre lors de la récente Conférence Environnementale. Au passage on peut déplorer que la précarité énergétique soit restée le parent pauvre de la CSPE -autour de 2% du montant annuel !- et qu’elle a peu mobilisé la classe politique. On constatera qu’il y a eu bien moins de textes législatifs ou règlementaires sur cette question que sur l’obligation d’achat de l’électricité produite par les énergies renouvelables… L’extension de la CSPE à toutes les énergies devrait être envisagée. - L’instauration du système de bonus-malus tel que proposé est très discutable. Dans son principe, ce système peut être intéressant s'il conduit à une action à courte échéance. Dans le cas particulier de la loi projetée le nombre de malus imposés étant bien supérieur au nombre de rénovations thermiques pouvant être réalisées annuellement, certains propriétaires devront attendre fort longtemps (disponibilité financière ou charge des entreprises) avant de pouvoir effectuer les travaux leur permettant d’échapper au malus[1]. Ce ne sera donc plus un malus mais bien une sanction. En sens inverse, les bonus distribués aux propriétaires de logements déjà aux normes ne serviront à rien. Il est vraisemblable que ce ne seront pas les plus pauvres qui auront accès à un tarif avantageux mais ceux dont les logements sont bien isolés. Surprotéger certains au dépends des autres aura nécessairement un effet pervers. - Si la charge de la gestion est transférée aux distributeurs le risque est grand de les voir se saisir de cette opportunité pour peser sur le prix de l'énergie. Il semblerait par contre que les services fiscaux soient parfaitement équipés pour ce faire. Il leur serait facile de... Continue reading
Posted Sep 25, 2012 at Le blog de Sauvons Le Climat