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philippe.bilger
Magistrat honoraire, Président de l'Institut de la parole, conseiller spécial au cabinet d'Alverny Demont & Associés
Interests: A travers ce blog, je souhaite engager le dialogue avec mes concitoyens sur les problèmes de justice et de société.
Recent Activity
A l'aube de cette nouvelle année, je profite de cette heureuse opportunité pour souhaiter à tous le meilleur, et sur tous les plans, pour 2012.
J'use également de la possibilité de vous faire parvenir par ce biais quelques observations sur la tenue de ce blog. La réputation de celui-ci tient au lien fort entre le rythme des billets et la qualité des commentaires. On peut aimer mes billets ou les apprécier modérément ou même les détester : ils sont écrits pour être critiqués. La plupart des commentateurs s'y attachent avec talent, cohérence et rigueur même s'il me plairait parfois de voir davantage débattu le fond que la périphérie. C'est le point de vue très subjectif du rédacteur !
Je note tout de même depuis quelque temps une dérive préoccupante qui emplit les commentaires de digressions, divagations, saillies, étrangetés et insipidités qui font de ce blog pire qu'un forum : une sorte de chienlit désordonnée où les dialogues personnels, anecdotiques et insignifiants entre quelques commentateurs prennent le pas quantitativement et intellectuellement (si j'ose dire !) sur la discussion et l'argumentation.
Pour la première fois depuis la création de ce blog, j'ai été amené à supprimer cinq commentaires sans queue ni tête de l'une d'entre vous malheureusement nourris et exploités par d'autres qui, commentant les divagations, renforcent le chaos de l'économie générale de ce blog.
Celui-ci ne restera digne de l'allure que les uns et les autres nous désirons lui prêter que si la discipline et la rectitude gouvernent non pas le fond des posts qui est évidemment à la discrétion de chacun mais la méthode : ce n'est pas une loge de concierge et que les concierges me pardonnent ni le café du commerce et que ces établissements n'y voient nulle offense !
Au-delà de l'apparence - les commentaires sont lus, relus, corrigés pour l'orthographe et la ponctuation -, au-delà de l'absence de censure - j'espère que les permanents inquiets et soupçonneux seront enfin rassurés -, il convient de favoriser la relation entre des billets ayant une identité et des commentaires traitant au moins le sujet.
Si ce que j'ai constaté de la part de quelques-uns continue, en dépit d'une majorité de commentateurs valables et structurés, je crains que plusieurs très estimables nous quittent ou raréfient leur présence. Quand on a de l'intelligence et de la tenue, on n'a plus envie de mêler sa voix à n'importe quoi pour ne pas évoquer les grossièretés de langage qui émaillent trop volontiers quelques rédactions.
J'espère que cette amicale semonce atteindra ceux qu'elle concerne et ne découragera pas les autres qui honorent ce blog.
Je vous demande d'accepter le fait qu'à l'avenir, ce qui est TOTALEMENT hors sujet sera évidemment supprimé.
Pour finir sur une note plus gaie : bonne année à tous!
Sarko sur le divan
Ce n'est pas pour rien que certaines personnalités politiques passionnent plus par leur psychologie que par leur action. Il n'y a pas forcément de la part du citoyen une curiosité malsaine. Il y a en effet des caractères qui occupent tout l'espace, à ce point ostensibles par leurs traits positif...
Puisque, je le suppose, "Caligula au petit pied" va revenir dans certains commentaires, je voudrais préciser, sans entrer dans les détails, que j'ai appliqué cette comparaison imagée et je l'admets brutale seulement aux rapports du président de la République avec l'Etat de droit. Je connais la vie et la folie de Caligula et je n'ai pas besoin qu'on me rappelle que Nicolas Sarkozy n'a jamais nommé un cheval à un poste important. J'estime tout de même que sur le terrain judiciaire et dans sa conception de la pratique présidentielle un narcissisme dominateur et impérieux, une subjectivité totalitaire, un mépris des instances et des corps intermédiaires, une détestation des structures chargées de mettre des bâtons dans les roues d'une République tentée d'errer permettent au figuré d'oser cette comparaison qui n'est rien si on la met en parallèle avec tant d'autres attaques, ici ou là, indignes sur le fond et dans la forme.
Olivier, n'abandonne pas ton camarade Poutou !
Qu'on se rassure : je ne viens pas, comme un ouvrier de la vingt-cinquième heure, me porter au secours de l'ouvrier Philippe Poutou, candidat du NPA pour l'élection présidentielle. A force de m'entendre conseiller de regarder la honteuse prestation de Laurent Ruquier et de l'équipe gloussante qu...
A la suite de mon billet, de nombreux commentaires ont été publiés, les uns peu ou prou favorables, les autres me qualifiant d'être sans coeur ou un magistrat sans humanisme.
Si j'avais eu à choisir entre Ben Laden mort et Ben Laden vivant mais jugé, j'aurais évidemment opté pour le second terme de l'alternative, quelles qu'aient pu être les extrêmes difficultés juridiques, techniques et politiques d'une telle démarche. Mais le commando US, en dépit de l'instruction présidentielle de le capturer, n'a pas pu obtempérer pour la double raison que BL et ses soutiens armés ont tiré et donc ont entraîné une riposte et que BL lui-même avait dans tous les cas donné l'ordre à ses gardes du corps de l'abattre pour qu'il ne tombe jamais vivant dans les mains de son ennemi.
Sur ce plan donc, il faut cesser les mauvais procès. Quant à tomber dans l'hypocrisie, qu'on ne compte pas sur moi. Une fois admises ces données de fait et de combat, qui peut soutenir de bonne foi avoir eu envie de verser une larme sur la "victime" BL et ne s'être pas en son for intérieur félicité que les USA aient mené à bien leur traque et empêché de nuire BL qui leur avait causé un mal inouï et qui avait même déploré qu'il n'ait pu être plus sanglant et dévastateur ? Qui peut de bonne foi se sentir honteux parce que durant une seconde il a jugé plus sûr un monde orphelin de BL ? Il n'est pas un être qui n'ait éprouvé un intense sentiment de justice profonde, immanente sauf les fanatiques sur sa ligne et prêts à continuer son oeuvre sanglante. Quand j'entends les éructations volubiles et choquantes d'un Nabe et le bon sens politique d'un Fabius prenant la mesure des inévitables contraintes et dommages d'une telle opération,je donne évidemment mon assentiment à celui-ci et je songe que BL a les soutiens et les approbations qu'il mérite : ceux de malades.
Est-ce à dire que tout est limpide ? Bien sûr que non, et j'aurais envie de répliquer : et alors ! Probablement l'immersion du cadavre de BL, même si les rites musulmans ont été respectés ce que contestent d'ailleurs la plupart des connaisseurs de l'Islam, constitue-t-elle une erreur, voire une faute dont on perçoit bien l'inspiration technique et politique mais qui va tout de même porter atteinte à l'unanimisme souhaité. Mais cette décision pèse-t-elle véritablement en face de la certitude de BL mort et de la difficulté qu'il y aura à l'avenir pour fidéliser les fanatiques sur une absence de lieu et de corps ?
Enfin, il paraît que les citoyens américains n'auraient pas dû manifester leur joie et leur liesse de cette manière, pour certains provocante et vulgaire, outrancière. Il est vrai que les français eux sont toujours si pleins de réserve, d'élégance et de tact ! On sait aussi que nous n'avons pas, dans la douleur comme dans les grands moments heureux, la même attitude singulière et collective que nos amis américains. A chaque pays son tempérament, à chaque personne son style. Il est évident que je n'aurais jamais manifesté avec cette exubérance ni cette allégresse parce que je ne suis pas eux et que sans doute, en étant confortablement solidaire de cette immense tragédie du 11 septembre, je n'en mesure pas tout de même comme eux l'ampleur et le retentissement. D'un coup, après dix ans de poursuite apparemment vaine et d'un chagrin dévastant les familles, on a retrouvé l'inspirateur de cette abjecte et monstrueuse tuerie et il a payé. Comment ne pas percevoir que cette joie qui déborde comme une revanche, cette fierté retrouvée, une forme de libération avaient tout de même le droit, quelques instants, de sortir des limites raisonnables d'un jour ordinaire ? On se permet de se poser en juges de leur enthousiasme parce qu'il succède à la mort d'un homme qui pour le monde a été un fléau et n'aurait pas désarmé. Ces puristes en chambre m'exaspèrent. J'ajoute que ces Américains filmés dans la folie délirante sont aussi, quand on les questionne, chacun, d'une émotion, d'une sensibilité et d'une justesse incomparables. En gros, je les excuse. En détail je les apprécie.
Qui, plus que le président Obama, peut se présenter, avec sa voix singulière prenant en charge le pluralisme douloureux puis triomphant de cette démocratie, comme son représentant officiel, emblématique ? Qui peut contester que son discours d'annonce, de consolation et d'orgueil a été remarquable et a fourni un utile et solennel contrepoint à l'exaltation de ses compatriotes ?
Il est acquis que sur Internet et dans les médias classiques vont proliférer soupçons, insinuations, accusations et prétendues révélations. C'est normal ; il s'agit du mélange formidable et à la fois délétère de la modernité de la communication et de la transparence démocratique. Mais qu'on ne confonde pas comme toujours le fond et la forme, les modalités d'une opération sur lesquelles peut-être nous aurons plus de détails un jour et le fait brut, indéniable qu'en effet, devant ce que permettait la réalité appréhendée, justice a été faite. Les complotistes vont s'en donner à coeur joie. Plus le criminel est inexcusable, plus les crimes sont d'une ampleur inégalée, plus le monde est sauf, plus les épiciers des marges et de la périphérie vont faire leur petit travail de termites. BL serait vivant et jugé demain, nul doute que le même processus se reproduirait. Pour les malades du soupçon et ceux qui ne sont jamais capables d'apprécier le tout s'ils n'ont pas le plaisir de mettre en doute une partie infime, rien ne changera jamais. Une victoire ne sera jamais une victoire et le monstrueux n'interdira pas le dérisoire.
On verra ce que donnera l'avenir sans BL. Pour l'instant, il n'est plus là et c'est déjà beaucoup.
Je pense aux Américains. Je ne changerai rien à mon billet. Je ne voudrais pas être de ceux qui supportent trop aisément les tragédies d'autrui.
Ben Laden, enfin !
Colonna, Clearstream, l'"ultrasarkozysme" de Carla Bruni-Sarkozy, tout, d'un coup, est passé au second plan dans cette zone où l'actualité n'est qu'une information alors qu'aujourd'hui elle nous assène un choc. C'est indécent peut-être, vulgaire sans doute si on estime que toute mort, même la mo...
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Mar 15, 2010
Modestement je m'immisce dans ce débat : quel rapport avec le fond du billet ? Il y a des digressions qui font perdre sens et cohérence à l'articulation nécessaire entre les posts et la plupart de vos commentaires. C'est un BLOG, pas un FORUM.
Plus convenable que l'UMP, tu meurs !
Ce serait seulement ridicule si ce n'était révélateur de la course au "politiquement correct" qui a sévi, plus que jamais, ces dernières semaines. A croire que la seule obsession des partis et de leurs communicants consiste à exploiter chez l'adversaire un propos parfois choquant, une saillie d...
Je profite du commentaire de MS pour vous indiquer que je pars quelques jours à Annecy pour les fêtes. Je vais essayer de soutenir le même rythme pour mes billets et vos commentaires seront évidemment publiés dans les meilleurs délais. Que personne ne s'inquiète. Je vous remercie d'ailleurs pour la qualité de ceux-ci, qu'ils approuvent ou non la teneur de mes billets qui cherchent souvent à stimuler votre réactivité. Pour ne parler que de mon tout dernier post, j'ai lu avec infiniment d'intérêt les réflexions qu'il vous a inspirées. Je regrette de ne pouvoir répondre directement à chacun d'entre vous, en particulier à Pegobry qui m'a appris beaucoup même si, me semble-t-il, il exagère la tonalité négative de mon billet. A ce sujet je voudrais souligner qu'en dépit des apparences je n'ai aucune certitude indiscutable sur ce plan. Je me pose des questions et il s'agit davantage d'un portrait en creux de Benoît XVI que d'une analyse historique du comportement de Pie XII. Le titre d'un billet se doit, quand on peut, d'interpeller et vous aurez compris que l'assimilation de Pie XII à Papon par Alain Duhamel est tout à fait grotesque à mon sens. Surtout, n'oubliez jamais que l'écriture fait trop souvent disparaître des ombres et des doutes que la pensée pourtant recèle. Très bonnes fêtes à vous tous et formidable année 2010 !
> Message du 22/12/09 09:43
Auschwitz banalisé
La pièce d'acier portant l'inscription "Arbeit macht frei", qui à l'entrée du camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau ouvrait de manière sarcastique sur l'horreur, a été volée. Cette prescription, ce "travail qui rend libre", inscrits dans les têtes même les plus ignorantes comme une sorte de ...
J'ai légèrement modifié mon billet parce que la présidente Prévost-Desprez m'a fait savoir qu'elle n'avait pas regretté l'absence d'audition d'Isabelle Balkany pour la simple raison que celle-ci avait été entendue dans la procédure. Sans doute la position sage du premier président Alain Nuée a-t-elle été dictée par les explications de ma collègue.
Du rififi à Nanterre
Avec Philippe Courroye, à son initiative ou à son détriment, il se passe toujours quelque chose. Ce procureur de la République au tribunal de grande instance de Nanterre a en effet adressé un courrier à la présidente de la juridiction pour se plaindre notamment des "commentaires à l'audience" de...
Vous n'avez pas mon aimable autorisation pour ce très long développement sur la fin de l'Histoire. Quel rapport avec le billet ? Si vous trouvez les thèmes futiles, vous ne commentez pas !
Contre les sûrs d'eux
Je déteste "les grandes gueules" qui font du bruit sans contenu. Je n'aime pas les satisfaits d'eux-mêmes. Je suis allergique aux procureurs vaniteux - et souvent médiatiquement applaudis - de l'opinion minoritaire ou de la dissidence d'autrui. Je récuse les ignorants qui ont le verbe ou l'écrit...
Je vous avais écrit un très long message qui s'est effacé. Je vais le réduire.
D'abord avoir l'amabilité de traiter le fond de mon billet. Les périphéries aussi passionnantes soient-elles pourraient relever de liens personnels. Ce blog n'est pas un hôtel.
Vos diverses personnalités, ensemble, constituent une richesse. Vous n'auriez pas besoin de vous en féliciter sans cesse si des insultes et des grossièretés ne vous détournaient pas du soin de discuter le fond pour vous obliger à vous battre sur la forme.
Les grossièretés, scatologies et insultes doivent être absolument bannies de ce blog. Laides en elles-mêmes elles induisent un climat de violence dont on ne sort plus et qui tenant à un langage qui se laisse aller n'apporte rien. Une vulgarité dans le style, à la Montherlant, d'accord comme chez JDR qui l'a voulue, pourquoi pas, mais Aïssa, il y en a trop chez vous et ne vous étonnez pas si en retour on vous réplique !
Prenez exemple sur TOUTES les remarquables commentatrices de ce blog qui savent manier l'expression et faire preuve de vigueur. Jamais elles ne confondent le débat d'idées avec la mise en cause ad hominem, les insultes avec le jeu intellectuel.
Pardon pour ce ton comminatoire. Le précédent message plus long était doux et plein de circonlocutions.
Je vous informe aussi que je pars à Grenoble pour participer à un jury de cinéma judiciaire. Je reviendrai dimanche.
A bientôt.
Une minute, monsieur le bourreau
Quelle étrange, surprenante, choquante minute de silence à la mémoire de Jean-Marie Demange, député UMP de Moselle, sous une présidence socialiste, à l'Assemblée nationale ! Ce parlementaire s'est suicidé à Thionville, le lundi 17 novembre, après avoir assassiné sa compagne qui voulait le quitt...
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