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Les Parisianistes
Paris
Interests: Journal illustré dédié à l'élégance masculine à Paris / Illustrated journal of élégant man in Paris
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Si votre environnement professionnel vous permet d’alterner aux grés de vos envies, tenues casual et tenues plus formelles, vous pouvez vous considérer comme un p’tit “vernis”. Ainsi, si chaque matin, cols blancs et cols bleus prenaient le temps de s’habiller élégamment, cela suffirait très certainement aux premiers consommateurs mondiaux d’antidépresseur que nous sommes, de retrouver un moral d’acier et aiderait dans le même temps notre pays à réduire de manière significative, le déficit abyssal de la Caisse d’Assurance Maladie. A l’image de Steve Mac Queen dont l’aisance et l’élégance ne sont plus à démontrer, soyez-vous-même mais soignez votre apparence... Si les tenues du “King of Cool” vous semblent de prime abord assez basiques, sachez que son souci du détail était proportionnel à l’image décontractée qui le caractérisait. Ainsi, il faisait systématiquement ajuster à ses mesures T-shirt, jeans, chino et coupe-vent par son tailleur. Cool, ne veut pas dire débraillé !! De fait, l’interprète de l’Affaire Thomas Crown est devenu l’une des plus belles allures du cinéma hollywoodien ; De la parka Barbour aux lunettes Persol en passant par le cardigan à col châle devenu un basic de chez Drake’s à la mythique Monaco de Tag Heuer, de nombreux éléments de sa garde-robe sont devenus des pièces incontournables du dressing masculin. Les Parisianistes se sont arrêtés sur ses pieds… plus précisément sur les derbys montants appelés “Desert boot” qu’il portait au cinéma comme à la ville. A l’origine, dans les années 40, ce sont les officiers de l’armée anglaise postés en Birmanie qui se font fabriquer ce modèle de chaussure inspiré des bottines militaires des natifs du pays. Plus tard, la Desert boot (qui ne porte pas encore ce nom) sera officiellement intégrée à la tenue règlementaire des soldats britanniques dans les contrées à la chaleur extrême, où le port des habituels brodequins de marche en cuir rigide est insupportable. Composée d’une semelle en crêpe qui la rend extrêmement légère, elle est pourvue d’un laçage simplifié à quatre œillets et d’une tige haute qui empêche le sable de pénétrer à l’intérieur du chausson. Il faut attendre le début des années 50 pour que la Desert boot soit commercialisée par l’intermédiaire de l’entreprise familiale CLARKS, premièrement aux Etats-Unis où son coté “so british et cheap” la rend très populaire, puis dans les années 60, en Europe. Ascendant direct de la Desert boot, la chukka conçue par le bottier anglais CROCKETT & JONES propose en terme de confort et d’élégance, ce qui ce fait de mieux dans le genre. En dehors du fait qu’il s’agisse également d’un derby montant, la “Chukka” n’a rien de commun avec la Desert boot. Issu de la gamme Main Line, la Chukka est fabriquée dans un veau velours non doublé qui sublime ses rondeurs sensuelles. Le dessin légèrement effilé de la forme permet de créer un équilibre parfait entre esthétisme et confort, ce qui permet à ce derby d’être quelque soit l’époque, plein de modernité. Sur semelle cuir ou gomme, le montage est un cousu Goodyear qui permet un ressemelage infini (contrairement à la Desert boot qui bénéficie d’un montage simple, dit “cousu sandalette”). Le nom de ce derby à trois œillets fait référence à l’élitiste jeu de Polo dont les parties se déroulent en différentes périodes de 7 minutes 30, chacune appelées "chukka". Ainsi donc, nombres de joueurs dudit “sport” ont adopté en dehors du jeu la Chukka pour détendre leurs pieds libérés du carcan de leurs bottes de protection… Fort du succès de la Chukka, CROCKETT & JONES propose régulièrement à la vente de nouveaux coloris mais conserve le même processus de fabrication qui comprend plus de deux cent opérations distinctes et cela depuis plus de 60 ans. Maintes fois imités, maintes fois réadaptés par des bottiers talentueux ou de simples chausseurs, le modèle iconique de la manufacture de Southampton est selon nous celui qui saura le mieux vous ravir. Le port d’une paire de Chukka est fortement conseillé au quotidien pour son confort et pour l’allure élancée qu’elle vous confère. Avec un simple jean, un Chino et même des pantalons de flanelle… sans pinces. Une seule règle à respecter selon nous : porter des pantalons ajustés qui ne “cassent” pas sur la chaussure ! Continue reading
Posted 2 hours ago at Les Parisianistes
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Les Parisianistes aiment les femmes... qui ne sont jamais aussi belles que dans une chemise d'homme ! En continuité de la Journée de la Femme, Gilles, Eric, Jacques et Quentin, les concepteurs de la marque Franco-belge Abbie & Rose dont nous avons apprécié les précédentes créations, ont décidés de vous faire découvrir leurs gammes de chemises “casual” pour la saison Printemps-Eté 2013, en la faisant porter par des femmes. Rien de plus normal car les chemises sont raffinées et agréable à porter. Popeline de coton, denim ou lin… carreaux, rayures, imprimées, motif vichy ou unies. Les accords de couleurs sont audacieux mais réussis. De votre coté, Messieurs, à vous de jouer ! Laissez parler votre féminité ! Point de machisme exacerbé !! Brisez les stéréotypes et offrez-vous des roses. Continue reading
Posted Mar 11, 2013 at Les Parisianistes
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Grands adolescents très imprégnés par les codes classiques du vestiaire nord-américain, les jumeaux Ovadia dont la famille travaille depuis des années dans le textile n’ont pas eu beaucoup à chercher pour trouver leurs voies et développer leurs goûts pour la sape, les fringues, la mode… Très tôt, ils se passionnent et collectionnent des pièces vintages, puis en 2010 décide de créer leur griffe OVADIA & SONS. Du sportwear à la mesure, des souliers aux costumes, Shimon et Ariel confectionnent des vêtements chics pour des hommes élégants. Les deux frères conçoivent leurs collections comme un romancier écrit une histoire. Partant d’un personnage qui évolue dans différents décors et situations, ils imaginent des vêtements “formel” ou “casual” pour le quotidien... pour des moments de la vie. Les pièces sont coupées de façon irréprochables dans une gamme de tissus italiens, anglais ou japonais par des artisans du comté de Brooklyn d’où ils sont natifs, du New-Jersey et d’Etats proches de New-York . L’ensemble des vêtements fabriqués par Shimon et Ariel sont justes beaux et agréablement luxueux. Chez Ovadia & Sons, l’adjectif “luxueux” est synonyme de qualité de fabrication et d’exigence dans le choix des matières. Pas de détails faussement “coutures”, pas de parements colorés style “dandy”. La marque propose des pièces authentiques que l’ont aura sans aucun doute plaisir à porter “patinées” par le temps pendant des années. En trois ans d’existence, le label O&S est devenu aux Etats-Unis, une marque de premier de premier plan au même titre que Ralph Lauren ou Philéas Cole de Paul Stuart, des stylistes qu’apprécient particulièrement les jumeaux. La collection automne-hiver (FW) 2013-14 est celle qui, à ce jour, est la plus aboutie car les “gamins” de Brooklyn ont trouvés pour nous parisiens, les bons “ingrédients” pour accéder au succès : un zeste de cet “American Way of Life” qui nous fait tant fait rêver, mixé à une touche d’élégance et de raffinement que nous trouvons… très européens. Une approche stylistique souhaitée ou non, mais qui leurs évitent de trop “pasticher” le style preppy d’un Hilfinger ou d’un Gant. Pour le moment, les produits Ovadia & Sons ne sont pas commercialisés en France, toutefois via leur site internet vous pourrez trouver toutes leurs lignes de vêtements, des costumes à partir de 1400€, des smokings à 1900€… Les Parisianistes lancent une pétition pour qu’Ariel et Sharon ouvrent en 2013 leur 1er flagship dans la capitale… Vous en êtes ?! (voir la collection FW 2013 -14, ici) Continue reading
Posted Mar 1, 2013 at Les Parisianistes
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LA PETITE "PERLE" MADRILÈNE OUVRE UNE BOUTIQUE A PARIS Les Parisianistes suivent depuis 2009 une petite pépite d’élégance et de créativité découverte à Madrid et dont les visuels foisonnent sur les murs d’images de Pinterest ou de Tumblr. Jusqu’au 25 décembre 2012, nous désespérions de pouvoir vous faire partager notre engouement pour cette marque qui n’était pas commercialisée en France. Coïncidence heureuse pour notre porte monnaie, la première boutique parisienne a ouvert en pleine période de solde dans le quartier de Saint Germain des Prés, 18 rue des Quatre Vents. Jouant avec talent avec les matières et les couleurs, Lander Urquijo se permet de dépoussiérer avec intelligence les grands classiques du vestiaire masculin et crée en série limitée des vêtements d’une qualité irréprochable. Un casual wear haut de gamme à la sauce ibérique !! Vous trouverez dans ce nouvel espace intimiste dédié aux hommes de goût, des vestes à vos mesures conçues comme de véritables secondes peaux ; souvent non doublées, légèrement épaulées, les coutures sont travaillées de manière à vous apporter un confort de port incomparable. A coté de l’atelier de sur-mesure traditionnel, vous trouvez également une ligne “ready to wear” : vestes, pulls, écharpes, foulards, cravates, chemises et pantalons côtoient qu’une ample sélection de produits exclusifs issus de grands noms de l’élégance et du sportwear comme Barbour Heritage, Drake's et Grenson. Les Parisianistes vous conseillent LANDER URQUIJO : un ensemble de très beaux produits dans une boutique qui mérite toute votre attention… Continue reading
Posted Feb 11, 2013 at Les Parisianistes
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… ENTRE ACHAT COUP DE CŒUR & ACHAT AVISÉ ! Je ne suis pas un grand fan des périodes de solde. Non pas que je sois contre un bon rabais mais j’avoue ne pas supporter ces quelques semaines de frénésie populaire ou l’on passe de boutiques en grand magasins devenus pour l’occasion des souks, se disputant des pièces de cuir ou de coton comme des fauves le feraient avec un bout de viande. Mon manque d’engouement pour cette hystérie collective m’aura certainement fait rater quelques bonnes “affaires”. Cependant, cela m’aura également évité nombre de déconvenues : de nombreux articles de mode achetés lors de ses braderies ne sont intéressants que par le montant des “démarques” et l’on se déteste une fois chez soi, quand on découvre que l’achat en question ne s’accorde avec aucun des autres éléments de son vestiaire ! Pour autant, je dois admettre que toute période de solde donne à chacun, avec un peu de réflexion, la possibilité d’acquérir à “moindre” coût, LA pièce qui manque à sa garde robe ! Ce peut-être un élément essentiel du vestiaire masculin ou une pièce plus fantaisiste sur laquelle on a “craqué” ! C’est l’achat “coup de cœur” !! Un comportement impétueux plus souvent associé à celui d’une fashion victim qu’à celui d’un élégant réfléchis et méthodique. L’achat hors solde d’un vêtement ou accessoire trendy ou branché (utilisez le terme que vous souhaitez) me semble rédhibitoire par le seul fait qu’il sera démodé dans 12 mois ! Toutefois, même si l’élégant est hors “des modes”, il ne doit pas dénigrer tout ce qui l’est… au risque de devenir has-been. Si l’est bon de se préserver des personnalisations excessives de ces marques qui surfent sur la renaissance de l’élégance masculine et l’esprit “dandy”, il n’est pas obligatoire de sombrer dans un rigorisme vestimentaire digne des membres de la communauté des Amish d’Amérique du Nord. Non, le véritable élégant est contemporain de son époque ! Et si, la plupart du temps, il privilégie la sobriété à l’extravagance, les soldes seront pour la part d’anticonformisme qui sommeille en lui, l’occasion de faire preuve d’originalité. C’est ainsi que je conçois l’achat coup de cœur !! Avec une démarque de 50% à 80% !! Permettrez-moi d’illustrer ce charabia (peut-être incompréhensible) par ce visuel. Je considère les accessoires comme le complément vestimentaire indispensable de l’homme de “goût”, lui permettant d’avoir cette petite touche d’excentricité et de raffinement qui le distingue des “cols blancs” dont l’uniforme grisâtre, noirâtre ou marronnasse est tellement triste qu’il en devient carrément grotesque ! Les sacs d’origines professionnels comme les sacs de coursier, de facteur ou de plombier sont devenus une véritable source d’inspiration pour les créateurs. Ainsi, les multiples déclinaisons des “sac de métier” font partie des it bags que s’arrachent nos compagnes depuis plus d’un an. A mon tour, je suis “tombé” devant ce flamboyant sac 48 heures. Cette interprétation pour homme du “sac de docteur” par la marque VICOMTE A, en cuir et toile de coton que j’ai choisi fushia* ne me durera certainement pas toute une vie mais compte tenue de la ristourne que l’on m’a accordé, je n’aurais aucune frustration quand au bout de quelques mois, ce coloris dit “tendance” ne sera plus au goût du jour… Chers lecteurs… Profitez-vous des soldes ? Avez-vous une stratégie d’achat ? Pensez-vous que la couleur n’a de place que dans les armoires féminines ? *(si, si Messieurs cette couleur existe bel et bien, et n’est pas uniquement réservée au dressing féminin) Continue reading
Posted Jan 25, 2013 at Les Parisianistes
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De nos jours, un mâle moderne et branché doit montrer du poil, mais pas n’importe lequel : barbe, moustache ou overdose capillaire, le poil est depuis quelques années devenu "visible", en opposition à celui du torse notamment qui doit lui bien souvent disparaitre. Mais savez-vous que le retour de la moustache est d’abord issu d’une blague entre copains Australiens qui, en 2003, en prévention du cancer de la prostate, décident de laisser pousser cette dernière pendant tout le mois de novembre ? Le mouvement, repris par la fondation caritative « Movember » (contraction de "mo" pour moustache et "november" pour novembre), rencontre un vif succès dans le monde anglo-saxon, avant de s’étendre dans le reste de l’Europe. Les moustachus, party-moustache, groupes Facebook et autre initiatives prolifèrent depuis lors et permettent des levées de fonds pour financer la recherche sur cette maladie. Une bonne cause, certes, mais qui a donné naissance à de drôles de looks. Franchement, à qui va la moustache ? Même le plus canon des mecs s’enlaidit avec ça, sans compter que cette dernière a un léger effet "repoussoir" : une femme va forcément se demander quelle sensation cela va procurer d’embrasser un moustachu ! Ca pique ? C’est doux ? C’est propre ? Suspense !! Interrogées sur ce sujet, mes copines décrètent ne pas être trop fan : trop connoté années 70. Qu’en est-il des barbes ?? J’ai envie de dire : même combat. Ok pour la barbe de trois jours, le côté mal rasé qui a toujours du succès auprès de la gent féminine : même si elle pique un peu, elle apporte une petite touche "bad boy" dont les femmes raffolent. Le côté gros nounours en revanche (mode probablement lancée par Chabal), je ne suis pas persuadée que cela fasse triper beaucoup de filles. Il serait d’ailleurs intéressant d’étudier si les « poilus » ont plus ou moins de succès auprès des femmes…. Personnellement, la moustache me rappelle mon oncle, qui l’a rasée il y a quand même près de quinze ans ; quant à la barbe, là c’est mon père ou papa Noël. Rassurant, attachant, peut-être. Sexy ? Je ne crois pas. Alors pourquoi cette mode ?? Même Brad Pitt s’est mis au total look “moustache-barbe-cheveux longs” qui n’est pas, à mon avis, celui qui le met le mieux en valeur. Finalement il n’y a que le cheveu long, à la rigueur, qui s’en sort. Oui, les cheveux longs peuvent aller à certains, selon la nature du cheveu et à condition d’être un minimum soignés. Entendons-nous bien, nous parlons ici de cheveux un peu plus longs que la moyenne, pas d’une crinière façon hard-rock métal. Alors pourquoi parler du ou des poils dans Les Parisianistes, me direz-vous ? Est-ce que je ne m’éloigne pas quelque peu du sujet ? J’en conviens, sauf à voir qu’une coupe de cheveux complète un look, quand cela ne le définit pas totalement. Taillée avec soin, une moustache ou une barbe donnera un tout autre ton à une tenue et définira votre personnalité. Vu sous cet angle, on peut vraiment se demander si le poil/cheveu masculin, n’est pas carrément devenu un accessoire de mode et mérite de ce fait une attention particulière. Messieurs, je vous laisse méditer là-dessus. Barbe, moustache, cheveux longs, faites votre choix. Et retenez surtout que, comme pour nous les femmes, toute mode n’est pas forcément bonne à suivre… Continue reading
Posted Nov 3, 2012 at Les Parisianistes
Les Parisianistes souhaite vous faire part d'un mail en rapport avec l'article "L'élégance Masculine & Les femmes | Bon Sens & Divergences". Ce message envoyé sur notre boite mail par Ievannah Lightingale est retranscrit sans aucune modification. - JJL pour Les Parisianistes - Bonjour, Je me permets de vous écrire suite à l'article consacré à la vision qu'ont les femmes de l'élégance masculine. J'espère que les quelques lignes suivantes vous rassureront et vous persuaderont que certaines ne voient pas la cravate que comme un support à extases hormonales... Bien cordialement, I.L Celui qui dit s'habiller seulement pour lui-même se ment autant que celui qui dit ne pas juger autrui sur son habit. Le but de la réflexion qui va suivre n'est pas d'établir la liste des « do and don'ts » de l'élégance masculine, je laisse cette tâche à de plus qualifiés que moi. Je ne cache pas que je ronronne d'aise en constatant l'accord parfait entre une ceinture, un pantalon et des souliers, ou entre un col de chemise, une veste et une cravate, mais je suis plus sensible à l'intelligence des lignes, des couleurs et des matières qu'au respect de certains codes prédéfinis. Porter le noeud s'apprend, l'oeil doit s'y exercer et s'il faut avoir beaucoup d'indulgence pour les poussins qui nouent autour d'un col trop maigre ou trop mou une cravate en tire-bouchon assortie à un gilet, une pochette et des boutons de manchette d'une couleur improbable, il ne faut tout de même pas exagérer... Je ne peux m'empêcher de constater, dans mon entourage, une « ruée vers le dandysme », un intérêt souvent touchant, parfois maladroit, parfois même... sincère, pour l'art de bien se vêtir. La cravate – et plus généralement le nœud – occupe une place centrale dans les discussions que j'ai pu avoir avec mes fréquentations masculines. En effet, il apparaît, à l'ère du t-shirt ou de la chemise déboutonnée, comme la touche inutile et donc parfaitement nécessaire de l'élégance. Plus encore, le nœud catalyse chez certains, sur quelques centimètres carrés, tout l'effort de représentation de soi à travers le tissu. Tel refuse le windsor sur col italien parce que cela « fait trop banquier », tel ne porterait de nœud simple pour rien au monde parce que cela « fait trop simple », un autre encore ne jurera que par un nœud fantaisiste qui serait, par certains, jugé prétentieux. Le nœud n'est pas, il « fait », et « fait » celui qui le porte en fermant son col, point final de la mise. Il est à la silhouette masculine ce que le corset est à la taille féminine. Le nœud attache surtout celui qui le porte à l'image qu'il veut donner de soi. Le nœud n'est ni superficiel ni anodin (je voudrais écrire a-NOD-in). Je peux me permettre de dire, en fervente porteuse de cravate, que le croisement de ses pans semble nous lier à l'image de soi que l'un veut fixer pour la journée. Impossible, le choix fait, d'en changer : cette cravate qui vous semblait parfaite avec un demi-windsor ruinerait toute votre tenue si vous la croisiez en Old Bertie... Il faudra l'assumer comme un choix de vie décisif, à coups d'épingle et d'ajustements furtifs face aux miroirs de hasard. On ne change pas le nœud de l'intrigue, et ce qui était superflu devient, précisément, essentiel. Que celui qui n'a pas changé tout son costume pour porter une cravate en particulier me jette la première pierre. C'est toujours autour d'un choix que la cravate – ou l'intrigue ! se noue, et comme un fait exprès, nœud coulant ou nœud gordien, il nous prend toujours à la gorge. Ievannah Lightingale
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Les Parisianistes souhaitent offrir à ses lecteurs une vision “globale” de l’élégance masculine… par ceux qui la pensent, ceux qui la vivent, ceux qui la contemplent. Ainsi à travers nos articles, notre prétention sans pour autant nous montrer prétentieux, est de participer à votre culture vestimentaire. Savoir bien s’habiller est une des choses les plus sérieuses au monde ; ainsi nous espérons que “l’œil” de nos contributeurs saura ouvrir votre esprit à d’autres opinions que ceux des microcosmes esthétiques dans lesquels nous serions tentés de nous enfermer… cela afin d’appréhender les codes du vestiaire masculin avec l’humour et la dérision qui sied à tout gentleman qui se respecte. De nos jours, bien que nous soyons cernés par des féministes de tous poils qui dénigrent “en bloc” les marques de déférence dues à leur sexe, il est heureux de se rendre compte que de nombreuses amies, compagnes ou collègues femmes sont sensibles à nos efforts vestimentaires qui, au delà du plaisir évident que cela nous procure, sont une marque de respect pour tous ceux qui nous côtoient… notamment “Elles”. Ainsi, jeunes ou moins jeunes, nombre d’entre “Elles” sont sensibles aux attitudes et aux attributs de l'homme élégant comme peut l’être en certaines occasions, le port de la cravate. Sans mettre en doute leur indéniable bon sens, il est toutefois amusant de se rendre compte de leurs contradictions et de nos divergences, tout spécialement quand “Elles” parlent de la façon dont nous nous habillons. «L’homme qui porte bien la cravate assume sa virilité » assure dans son dernier billet une de nos contributrice en illustrant son propos par l'acteur Adrian Brody. Bien évidemment, la partie masculine de notre équipe rédactionnelle trouve cet exemple légèrement antinomique car bien que soyons tous très admiratif du talent de ce comédien “césarisé et oscarisé”, sa silhouette frêle, dégingandé et son style vestimentaire improbable ne nous aurait jamais permis de le choisir comme modèle de masculinité et d’élégance. De fait, pour aborder le sujet de la cravate dans sa version “slim”, nous avons demandé à notre collaboratrice de revoir sa copie en l’orientant vers l’acteur John Hamm dont le succès de la série télévisée MAD MEN a réussi à modifier l’image des “cravatés fins” jusque-là divisée en deux catégories : le rockeur déjanté : façon Pete Doherty dont la culture vestimentaire semble être limitée au label "The Kooples" dans sa version grunge, l’artiste androgyne et décalé : façon Jude Law dont les tenues sont souvent aussi étranges que lui est charismatique. ... Mais rien n'y a fait ! Notre collaboratrice s'est montré intraitable ! Arghh !! Mesdames, si vous vous insurgez contre la disparition progressive de la cravate et que votre bon sens vous pousse à conseiller vos amis, copains ou conjoints à en porter… ne vous limitez pas à la “Black-tie Slimane” !! Tous les hommes ne peuvent pas être et ne veulent pas être : Jude, Pete ou Adrian ! Et si donc, vous avez tendance à confondre les termes “sexy et élégant”, continuez de fantasmer devant les pages de vos tabloïds préférés mais de grâce laissez nous choisir nos vêtements… même une “simple” cravate !! Continue reading
Posted Oct 18, 2012 at Les Parisianistes
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À deux pas de la Civette du Palais Royal et de la Comédie Française, assis à la terrasse du café “Le Nemours” pour déguster un puro cubain, j'ai "croqué" un homme attablé qui se distrayait en regardant les courtes jupes des parisiennes virevolter au gré du vent, indifférent à la “Lettre Ouverte à Un Jeune Homme” d'André Maurois qu'il tenait entre ses mains... Chemise button-down à carreaux vichy, sous une veste sport en tweed sergé à chevrons (Herringbone) beige foncée, pochette en soie bleu lapis-lazulis à pois blanc... Continue reading
Posted Oct 11, 2012 at Les Parisianistes
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J’observe les hommes autour de moi et constate : seuls deux « cravatés » : un jeune homme blond assez bon chic bon genre et un autre, grand black, en costume. Deux cravates pour une seule couleur : bleu uni. Ca grouille, ça court partout, ça se remet encore du weekend pour certains. Dans ce dédale d’allées et venues, des femmes plus ou moins bien habillées et des hommes en costumes. Des costumes très orphelins de cravates. Et là je me demande ce qu’on a bien pu reprocher à cet accessoire pour l’éliminer si radicalement de l’uniforme « corporate ». Car de nos jours, même au bureau, on admet ne pas être obligé d'en mettre. Curieux non ? S’en suit dans ma tête un exercice imaginaire de questions / réponses pour tenter de répondre aux objections possibles des hommes ayant rangé cet « attribut » si masculin, au fin fond de leur placard. OBJECTION NUMERO 1 : LA CRAVATE ÇA SERRE… Ok, peut-être. Je n’en sais rien, je n’en ai jamais portée (enfin si, une fois, mais ça c’est une autre histoire). Mais bon, les collants ça serre la taille aussi, ce qui n’empêche pas les femmes d’en porter. L’inconfort n’est pas une raison valable. Par conséquent : objection rejetée. OBJECTION NUMERO 2 : LES NŒUDS DE CRAVATE, C’EST COMPLIQUE A FAIRE ! On aborde ici la partie technique de la cravate. Je conviens tout à fait qu’un « accessoire » aussi simple en apparence, puisse être une source d’angoisse pour certains : d’abord sur le choix même de la cravate, la couleur, les motifs, les différentes tailles, longueur et largeur ; ensuite sur la manière dont on la porte : col ouvert pour se donner un air cool ou col fermé ; enfin bien sûr le nœud lui-même, étroitement lié à la taille de la cravate. Néanmoins, les vidéos sur Youtube ne manquent pas pour vous apprendre à faire un nœud de cravate, et vous avez forcément dans votre entourage un expert qui sera ravi de vous conseiller, voire de vous faire le nœud (qui ne sera plus jamais défait ensuite, ça va on connaît le truc). Par conséquent : objection partiellement retenue. OBJECTION NUMERO 3 : LA CRAVATE C’EST « HAS BEEN » Ne pas croire ça ! La cravate fine et longue, de préférence noire et portée façon « Dandy Adrian Brody » a envahi les magazines et les pubs (The Kooples, Lanvin, etc). De plus, si la cravate n’était réservée qu’aux événements (mariage, Noël et j’en passe), les créateurs auraient arrêté d’en fabriquer. Objection rejetée. OBJECTION NUMERO 4 : LA CRAVATE ÇA TOMBE TOUJOURS DANS L’ASSIETTE DE LA CANTINE Voilà donc qui expliquerai pourquoi celle-ci à déserté les bureaux… Alors sachez que si votre cravate a un peu trop tendance à fréquenter votre steak frites, c’est parce que vous ne savez pas manger proprement. Auquel cas, ne mangez plus à la cantine ; mangez debout, ça devrait résoudre le problème. Evidemment objection rejetée. Toutes ces mauvaises excuses mises à part, je veux bien admettre que la cravate peut s’avérer être un sujet complexe. Il sera toute de même peut-être intéressant de savoir, Messieurs, qu’outre le fait d’ajouter une touche d’originalité à votre tenue, la cravate véhicule une certaine image dans l’inconscient féminin. Sans entrer dans le cliché, il faut reconnaître qu’elle symbolise une certaine « masculinilité » assumée, donc forcément attirante. Un homme qui porte bien la cravate dégage quelque chose de spécial. Il se distingue, non seulement par le fait qu’il la porte, mais aussi parce qu’il envoie un message de virilité : je suis un homme fort ! Et puis il faut l’avouer, quelle femme n’a pas déjà rêvé d’attirer son homme en le tirant par la cravate pour l’embrasser ?!! Continue reading
Posted Oct 9, 2012 at Les Parisianistes
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Toutes les fines bouches de Paris, les gourmands, les gourmets, les épicuriens, les jouisseurs… bref, l’ensemble des bons vivants de la capitale s’attendaient à ce que le chroniqueur et journaliste Thierry Richard “mette sous presse” une version papier des découvertes gastronomiques qui ont fait le succès de son blog (www.leschroniquesduplaisir.fr). Mais, c’est entouré d’une kyrielle de contributeurs qu’il a accouché d’un guide pratique (?) pour nous, les hommes. Les talents d’écriture de cet amoureux de Paris nous baladent dans un périple gustatif et élégant du nord au sud, d’est en ouest, de Chinatown au Parc de Bagatelle en passant par la place Vendôme, le jardin du Luxembourg et Montmartre… Il nous livre en quelques pages les must-have, les incontournables des petits plaisirs masculin de la “place”. Du sommaire, nous sommes allés directement aux chapitres : |14 Cirer ses souliers |32 Porter une cravate |88 Se faire tailler un costume |116 Acheter une chemise |128 Mettre des boutons de manchette | A n’en pas douter, vous passerez un bon moment de lecture même si selon nous, certaines pages comportent quelques impairs que relèveront les plus puristes d’entre nous : | “Placer” le bottier Aubercy dans la rubrique chaussure de prêt à porter est un pur sacrilège | L’incompréhensible leçon de cirage qui mélange “entretien et glaçage” fera frémir tout calcéophile | Et, malgré tout le bien que nous pensons de l’aventure entrepreneuriale de Thibault de Drouas et Vincent Colin fondateurs de la marque Swann & Oscar, il n’est pas concevable de confondre un concept de personnalisation de chemises ou de demi-mesure industrielle avec la fabrication de chemises sur-mesure | Mais ne nous attardons pas sur ce qui nous semble inexacte mais plutôt sur les points qui nous ont séduit. “Les Parisianistes” ont apprécié les commentaires de parisiens, notamment celui de Frédéric TADDEÏ que je vous propose de lire. - Paroles de Parisien - « Encore un guide qui me demande des adresses, des conseils, soi-disant pour être élégant. "Paris pour les hommes" ça s’appelle et, pour une fois, j’ai bien envie de répondre. Si des choses aussi excitantes et complexes que "Paris" et "l’élégance" pouvaient se réduire à quelques adresses pêchées dans un guide, elles seraient indignes de la vénération qu’elles suscitent encore. Le secret de l’élégance, c’est qu’il n’y a pas de secret. Quand à Paris, c’est une ville, un point c’est tout ; il ne faut pas trop la prendre au sérieux. Moi, je ne connais qu’une règle : ne jamais lire les guides. Trop d’amateurs. Trop de professionnels. Trop de pigeons. On peut à la rigueur se servir d’un guide dans un endroit où l’on reste que quelques jours, afin de parer au plus pressé. Mais pas dans la ville que l’on habite. Ce serait un peu comme se renseigner sur la femme de sa vie auprès de ses ex… Pas très élégant. Non, croyez moi, le guide de ceci ou de cela, c’est le Paris des autres, ce ne sera jamais le vôtre. Ignorez les «bonnes adresses » contenues dans "Paris pour les hommes", ce sont les adresses de tout le monde. Inventez-vous à la place un Paris bien à vous. L’élégance, c’est d’être unique. Les cravates des uns ne font pas le bonheur des autres. Prenez la fameuse Suite Impériale du Ritz avec ses six mètres de hauteur sous plafond, vous croyez qu’elle va à tout le monde ? Le célèbre Carnegie, qui n’était pas très grand, s’y est senti minuscule. Il a préféré déménager dans la plus petite chambre de l’hôtel, bien mieux adaptée à sa taille… Ça, c’est l’élégance. Et pour être élégant, tous les moyens sont bons. Le meilleur étant encore d’oublier les conseils que l’on vous aura donnés. Y compris celui-ci.» Continue reading
Posted Sep 26, 2012 at Les Parisianistes
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C’est en remontant la rue Tronchet pour me rendre à la Madeleine que j’ai croisé Antoine, alors en pause déjeuner. Antiquaire de trente trois ans, des cheveux grisonnants qui ne reflètent pas son âge mais qui selon lui « font des ravages » auprès du sexe opposé. En ce début d’après-midi nuageux mais aux températures encore agréable, il porte un costume en gabardine de coton bleu marine sur une chemise à motifs vichy. Il a agrémenté sa tenue d’une cravate huit plis bordeaux et un mouchoir en lin blanc en guise de pochette. Il porte des chukka boot en veau velours... Continue reading
Posted Sep 24, 2012 at Les Parisianistes
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Ça y est ! La première collection de grande maroquinerie de la Manufacture de chaussure J.M. WESTON baptisée GRAND ANGLE sera disponible en boutique à partir du 24 septembre 2012… Vous pouvez mettre de coté le “contenant” qui vous servait jusqu’à présent de porte-documents : l'écomique sac en plastique de la supérette de votre quartier, le sac à dos en toile EATSPAK souvenir de vos dernières années de fac à Jussieu ou la sacoche d’ordinateur en nylon noir, digne héritière du néolithique attaché-case SAMSONITE à combinaison qui faisait la fierté de nos anciens. Porte monnaie, portefeuille, sacoche, porte document, sac 24h… tout y est ! Fidèle à l’esprit qui à fait sa réputation, J.M. WESTON à su appliquer son savoir-faire chausseur aux techniques maroquinières. Ainsi, l’ensemble des pièces en cuir de veau box ou en toile résinée mate réalisées sous la houlette de Michel Perry respecte les standards d’exigence de la marque. La Manufacture communique sur le fait que cette ligne « s’est inspirée de la dimension architecturale de ses chaussures, où la précision des angles et des lignes relève d’une exigence implacable ». Pour une gamme de prix allant, selon nos sources de 850 à 1850 euros, ces sacs de ville et de voyage, indépendants des mouvements de mode semblent d’une qualité irréprochable, prêts à affronter l’usure du temps… à être “acteur” de vos tranches de vies urbaines ou nomades. Les Parisianistes ont “craqués” sur certains modèles en box noir, marqué aux “angles” par une opposition de cuir et de couleur différente. Un cuir végétal à semelle brun clair presque blond. Une évocation, selon J.M.WESTON, du « jeu bicolore » des bottes d’équitation, icônes de la maison … Certains de ces modèles m’ont particulièrement émus pour des raisons qui n’auront peut-être rien d’évident pour vous mais croyez le ou non, ils ont fait naitre en moi un sentiment de nostalgie irrépressible. Celui d’un retour à un temps révolu ou rentrant de l’école, j’ouvrais un paquet de petit Lu et cassait avec tout le sérieux que l’on peut avoir à ce jeune âge, chaque coins de cet illustre biscuit aux angles droits, avant de l'engloutir !!! Allez comprendre comment notre cerveau fait le tri dans nos références esthétiques !!!… Continue reading
Posted Sep 18, 2012 at Les Parisianistes
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A contre-courant des modes et des tendances (?), c’est quand il fait moche et que l’on se prend à examiner toutes les quatre minutes le ciel dans l’espoir illusoire de repérer rien qu’un microscopique rayon de soleil, que Les Parisianistes vous “balancent” un article sur la manière dont certains hommes s’habille par température caniculaire (« ndr »). Soyons clairs, le soleil édition Eté 2012 s’est plutôt fait désiré. Tardif, capricieux, intermittent, il a tout de même « pointé » assez haut par moments pour faire ressurgir en moi la question existentielle de la tenue de l’Homme par temps chaud, voire très chaud. Alors OK, nous les femmes, nous n’avons pas ce problème. La température monte ? Super ! A moi les sandales et les petites robes légères. Je peux enfin montrer mes gambettes, et quel plaisir de ressentir la chaleur du soleil sur ma peau… Le changement de garde-robe contribue déjà à se sentir un peu vacances, ou à les prolonger. Pourtant, au même moment, vous les hommes, vous faites quoi ? Ah ! Vous continuez à porter vos costumes par 30°, vous gardez vos chaussettes et vos chaussures d’hiver. Franchement, c’est dommage… je me dis que vous devez souffrir le martyre dans cet accoutrement tellement peu adapté à la chaleur et ça, vraiment, ça m’interpelle. J’ai envie de vous dire : osez ! Bien sur, le bureau a des codes vestimentaires strictes et ce n’est pas demain la veille que je verrais mes collègues masculins arriver en bermuda (eh non, je ne travaille pas dans une agence de pub..). Mais tout de même : un Chino (= pantalon en toile pour les incultes) qui laissera un peu voir vos chevilles nues (oui, c’est sexy ça !), un polo bleu Klein ou lie de vin (oui, c’est une couleur !), une chemise en lin bien coupée ou une chemise imprimée qui sort du pantalon (non ça ne fait pas débraillé, ça fait cool !)… Et puis pareil pour les chaussures : mettez des Derby en cuir, des “Car Shoes” de couleur un peu sympa qui égayeront un peu le tout, ou des Buck… sans chaussettes svp. Bref, virez moi l’éternelle combinaison grise, bleu marine ou noire, parce qu’à force, vous finissez par tous vous ressembler. Et croyez-moi, un homme qui ose une petite touche fantaisiste qui le différencie, on le remarque… en tous cas moi, oui. Bon shopping. Continue reading
Posted Sep 13, 2012 at Les Parisianistes
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C’est en juillet dernier que John Lobb et Paul Smith ont décidés de s'associer pour créer une collection capsule de trois souliers fabriqués en édition spéciale. Rencontre rare et 100% british, entre l'expertise et le savoir-faire haut de gamme du bottier, la fantaisie et le sens de l'humour du couturier. Se prêtent à ce petit "jeu", les modèles : Westbourne Richelieu à bout rapporté fantaisie disponible en vert feuille, bleu lapis, brun irisé et gris souris, couleurs accompagnées de lacets coordonnés. Willoughby Derby empeigne unie proposé en veau velours vert printemps, bleu océan, brun royal et gris sable, doté de lacets et semelles naturels contrastés. Lucca Mocassin souple et léger en veau velours pleine fleur, disponible en brun acajou, gris ardoise, rouge cerise, bleu encre et bleu outremer. La collection sera disponible dans les magasins John Lobb et dans une sélection de boutiques Paul Smith dès ce mois de septembre. Continue reading
Posted Sep 8, 2012 at Les Parisianistes
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La maison parisienne Aubercy à pris l'excellente initiative d'accueillir, une à deux fois par an, un bottier de talent venu d'un autre pays du monde, pour nous faire découvrir son travail. Ces événements pour connaisseurs sont basés sur une passion commune des beaux souliers. Cette première exposition est consacrée au bottier japonais Masaru Okuyama. Depuis cet été, cet artiste diplômé de l'université d'art de Tokyo qui s'est imposé comme une référence dans toute l’Asie ainsi qu'en Europe puisque la profession l’a honoré en 2010 (Allemagne) d'une médaille d'or pour sa production et l'extrême souci du détail qu'il porte à ses créations. Si vous n’avez pas la possibilité de vous rendre dans sa boutique à Honk Kong, rendez-vous au 34 rue Vivienne (pas de commercialisation). Continue reading
Posted Sep 6, 2012 at Les Parisianistes
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L’automne - Hiver 2012 sera t-il glacial ou plutôt très doux ? Le changement climatique dont on nous “bat” régulièrement les oreilles affectera-t-il cette fin d’année ? Loin de toutes ses considérations météorologiques pour Jérémy Hackett, fondateur de la marque éponyme, c’est tout vu ! L’automne - hiver sera prépubère !! Généralement enthousiasmés par les produit de la marque dont on trouve le flagship au 37 boulevard des Capucines, Les Parisianistes sont aujourd’hui assez perplexe devant la présentation de leur nouveau Look Book. De l’inébranlable costume trois pièces en flanelle grise, du Prince de Galles brun aux carreaux rouge sang de la ligne Hackett Mayfair à l’interprétation très contemporaine du duffle-coat ou du blouson type aviateur, la grande majorité des éléments de cette collection de demi-saison semblent avoir été spécialement conçu pour les “gentils garçons” d’une Public School !! Les tons sont coutumiers à l’enseigne londonienne : du brun, du kaki, du bleu marine et du gris, parfois relevé de rouge, d’orange ou de parme. Les matières utilisées transpirent la qualités. Les veste en tweed à carreaux fenêtres ( Windowpane en anglais) sont à se damner ... Toutefois, est-ce un effet de manche ou une réelle évolution du style vers une plus grande modernité, une volonté plus affirmée de se rapprocher de cet esprit rebelle, rock, si cher aux britanniques ? La maison à redessinée la silhouette du costume et la nouvelle allure très“ étirée” de ce label au classicisme reconnu nous déroutent quelque peu, car bien que nous soyons adeptes de cette règle esthétique qui veut que le bas des pantalons ne “dégoulinent” pas sur nos souliers, nous n’aimons pas la mode du skinny excessivement court. Au final, Jérémy Hackett nous livre une collection à l'esprit “juvénile” très éloignée de la maturité des pièces présentées lors de son défilé de Covent Garden cet été mais qui reste en terme de qualité, égale à sa production habituelle. Continue reading
Posted Sep 5, 2012 at Les Parisianistes
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“Le bottier le plus prestigieux du monde” devient une marque globale. Créateur de l’escarpin à lacet taillé dans une seule et même pièce de cuir, génie des couleurs et des patines, le bottier parisien Berluti perpétue au fil des années, un savoir-faire artisanal exceptionnel. Cette maison déjà centenaire a su se démarquer des maisons concurrentes en proposant des souliers aux chaussants incomparables, dont les formes avant-gardistes sont souvent considérées comme des œuvres d’art par des clients célèbres ou inconnus. Sans prendre part aux différentes polémiques des détracteurs du cousu Blake ou du cousu Goodyear qui divisent souvent les calcéophiles que nous sommes, nous ne pouvons en aucun cas remettre en cause le prodigieux talent d’Olga Berluti, et Les Parisianistes laissent à chacun le soin d’apprécier son travail de création : scarifications, piercing et tatouages. 1865 / Naissance d’Alessandro Berluti à Senigallia en Italie. 1895 / Il s’installe à Paris en tant que bottier. 1928 / Son fils, Torello lui succède et ouvre la première boutique-atelier, rue du Mont-Thabor sous l’enseigne “Berluti – Bottier de luxe”. Au cours de la seconde guerre mondiale, la boutique est transférée au 26, rue Marbeuf. 1959 / Talbinio Berluti lance le prêt-à-chausser de luxe afin d’élargir la clientèle de la maison. Il est rejoint par Olga Berluti qui apprend le métier de bottier à ses cotés. 1970 / Olga succède à Talbinio à la direction de Berluti. 1993 / Berluti est racheté par le groupe LVMH qui intensifie le développement international de la maison. 2011 / Antoine Arnault, Directeur Général de Berluti appelle à ses cotés l’italien Alessandro Sartori, 14 ans passés chez Ermenegildo Zegna, pour prendre la direction artistique de la maison et se propose “en se reposant sur l’histoire fabuleuse et les clients mythiques de Berluti d’habiller l’homme contemporain… des pieds à la tête”. Olga Berluti, la “mémoire vivante de la maison a été nommée au poste de Directrice de la Création de la ligne Berluti Art et se consacre désormais au développement de produits exclusifs pour ses clients fidèles*. Continue reading
Posted Aug 6, 2012 at Les Parisianistes
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Andy Warhol, le Pape du Pop Art, pousse la porte de la boutique du 26 rue Marbeuf avec l’idée de passer commande d’une paire de mocassins dont il a dessiné la forme. Il laisse le croquis dans la boutique et s'en va. Talbinio Berluti, qui à succédé à Allessandro, et son fils Torello Berluti, n'ayant reçu aucun acompte pour ce travail, jette ni plus ni moins le dessin qu’Olga Berluti, alors simple apprentie, récupère dans une corbeille. En cachette, elle confectionne elle-même les souliers à partir de peaux de récupération, laissant les souliers avec un défaut : une grosse veine sur le plateau. Olga expliqua plus tard à l’artiste que le cuir utilisé pour la confection de ces chaussures provenait d’une vache transgressive qui aimait se frotter aux fils barbelés !! Warhol adora. Aujourd’hui, le mocassin Andy, disponible en prêt-à-chausser, est le modèle le plus emblématique du bottier parisien et fête ses 50 bougies. Continue reading
Posted Jul 21, 2012 at Les Parisianistes