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Les Parisianistes
Paris
Interests: Illustrations d’hommes élégants & Points de vue sur l’élégance masculine classique
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Est-ce à cause d’origines sociales très modestes que Sir Michael Caine, au moment de se choisir un costume (Bespoke… Of Course !!), s’est dirigé vers le style plus “tendance” du quartier de Pall Mall plutôt que de suivre le style plus traditionnel et “ampoulé” de la noblesse anglaise qui ne jurait à ce moment que par Savile Row ? Personnalité emblématique de cette période d’après-guerre surnommée par la presse outre-Atlantique “Swinging London” et, qui a fait de Londres en cette fin des années soixante, la capitale mondiale de la culture pop et de la mode, Sir Michael Caine est de ses comédiens qui a compris que son image, hors et à l’écran, se doit d’être égal à son jeu d’acteur : impeccable !! Doté de ce sens très particulier du raffinement empreint d’excentricités et de tradition typique des britanniques, Sir Michael Caine confie le choix de sa garde-robe à celui qui deviendra un de ses amis, le tailleur Douglas Hayward qui déménage de Pall Mall en 1967 pour Mayfair. Ce familier du showbiz lui conçoit des vêtements aux lignes moins conventionnelles que celles proposées par les tailleurs plus conservateurs du Row : un mixte entre rigueur anglaise et confort italien. De cette combinaison de style, il construit pour Michael Caine des vêtements aux lignes élancées (vestes à revers étroits, doubles fentes, poches à rabats légèrement en biais, épaules naturelles et pantalons à taille normale portés assez courts, jambes étroites…) qui privilégient l’aisance et le mouvement. Sources photos : Google images Ce qu’il y a d’actuel dans le style de Sir Caine, c’est le mix’ entre le respect des codes classiques de l’élégance masculine et une certaine dose de décontraction… accessible même à ceux qui ne sont pas adepte du costume-cravate au quotidien. Qu’importe les diktats des adeptes du "faites ceci/faites pas ça", sacher jouer avec les règles élémentaires de l’élégance (pour cela, il faut évidemment un minimum de connaissances sur le sujet). Que votre silouette soit harmonieuse mais de grâce distinguez-vous en soignant votre allure, votre style… Nous, Les Parisianistes, aimons à le répéter : il n’y a rien de plus triste dans la tenue d'un homme même si ces vêtements proviennent d’excellentes maisons, que le conformisme !! Soyez classiquement audacieux !! 1|Costume Richard James - 2|Chemise Burberry London - 3|Cravate Charvet - 4| Pocket Square DRAKE'S - 5|Double monk-strap "William" John Lobb - Continue reading
Posted Dec 12, 2013 at Les Parisianistes
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INVITATION PAR TIRAGE AU SORT Les Parisianistes sont heureux d’offrir à l’un de vous : Une invitation pour 2 personnes au cocktail d’ouverture du Salon International de l’Horlogerie de Prestige “Belles Montres” qui se déroulera au Carrousel du Louvre, le jeudi 28 novembre 2013. Vous aurez ainsi l’occasion de découvrir “toutes les facettes d’un univers traditionnellement réservé aux initiés et aux passionnés de belle horlogerie” en avant-première de l’ouverture public. Photo : Salon Belles Montres Pour participer, rendez-vous sur notre page Facebook Continue reading
Posted Nov 19, 2013 at Les Parisianistes
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Quand Monsieur Paul Seine ne fabrique pas pour le petit ou le grand écran où l’on apprécie son travail et sa réactivité notamment pour les garde-robes de Jean Dujardin dans OSS 117, Harvey Keitel dans Réservoir Dogs, Grégory Fitoussi dans Engrenages, Vincent Elbaz et Gilles Lellouch dans le Dernier Gang… il conseille ses clients. Ses clients, c’est Vous, c’est Nous mais aussi Laurent Delahousse, Philippe Manœuvre, Leonardo DiCaprio, les Frantz Ferdinand, Matt Dillon, Bono de U2, The Bishops… pour ne citer qu’eux !! Monsieur Paul Seine, que nous percevons comme un “Titi parisien” tel que décrit par Alexandre Dumas dans ses Mémoires : « une figure populaire dont « la renommée […] s’est étendue jusqu’au bout du monde », est un véritable pro capable en un simple coup d’œil d’évaluer vos mensurations, un passionné de fringues, de cinoche, qui reste malgré sa prestigieuse clientèle, disponible pour n’importe quel amateur de beaux vêtements ! Les amateurs de beaux vêtements ! C’est justement pour eux qu’il a ouvert en 1985, "La Manufacture des Beaux Vêtements" en partant d’une folle idée. Celle de racheter aux Etats Unis, les costumes portés par les acteurs du cinéma hollywoodiens des années 40 à 70 pour les adapter à la morphologie du tout-venant, grâce à ses propres patronages. Aujourd’hui encore, chacun peut trouver à ses mesures, la réédition du trois pièces de Steve Mc Queen dans l’affaire Thomas Crown, celle du Glen Plaid gris et bleu confectionné par la maison Kilgour, French & Stanbury (Savile Row) pour Cary Grant dans North by Nothwest ou le smoking seventies de Sean Connery dans Bons baisers de Russie… Bref,toute une série de vêtements qui à contribué à l’éducation esthétique de élégants qui se respecte. La réédition du trois pièces de Steve Mc Queen dans l’affaire Thomas Crown... ...et le blouson Harrington. Bien évidemment ici, pas de grande ou de demi mesure, mais un prêt-à-porter de bonne facture, accessible… et fabriqué en France. En vieux routard de la fringue, Paul Seine à su proposer bien avant certaines marques aux budgets marketing astronomiques, une mode d’inspiration vintage, anglo-américaine et rock… ...un prêt-à-porter de bonne facture. Situé dans le prolongement de la rue Saint Honorée, son QG vaut à lui seul le déplacement : meubles de métiers, fauteuil de barbier, tapis marocains posés au sol et radio des années 50 crée l’ambiance où le maitre des lieux reçois tous ceux qui souhaite s’habiller différemment. Ici, on est vraiment loin des standards des méga-center de la fringue Made in China… Conscient que l’élégance masculine est en “grande” évolution, La Manufacture des Beaux Vêtements propose également une sélection de pièces plus actuelle en provenance d’Italie à des tarifs abordables. Au milieu des costumes fiftés à revers étroits, des Stop-Press Trousers (pantalon cigarette à plis permanent), vous pourrez trouver des parkas matelassées, des cabans, des vestes, des manteaux et des pantalons d’esprit napolitain. ...des chemises aux motifs variés parfois un peu kitsch ! En complément des vêtements, Paul Seine, propose également des chemises aux motifs variés parfois un peu kitsch, des pulls en cachemire “plus sages” ainsi qu’une large collection de souliers principalement en montage blake, de la Chelsey boots en cuir aux Loafer en veau velours en passant par des Richelieus parfois trop pointues, que certains trouveront un poil extravagant mais qui résume un peu l’esprit de la maison : un style plutôt “tradi” teinté d’une touche d’excentricité ! Photos : JJL pour Les Parisianistes & Paul seine LA MANUFACTURE DES BEAUX VETEMENTS : 21 rue des Halles - 75001 Paris Continue reading
Posted Nov 17, 2013 at Les Parisianistes
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Cardigan à col châle en laine à grosses mailles, tricoté à la main (MR PORTER) Continue reading
Posted Nov 1, 2013 at Les Parisianistes
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Le 10 janvier 1929, Tintin fait son apparition dans les pages du “Petit 20ème”, le supplément jeunesse du journal belge le “ 20ème Siècle”. Comme la plupart des héros de papier, il se distingue par une silhouette reconnaissable entre toutes : culottes de golf ou pantalon en toile denim, pull-over à col rond ou col V, chemise blanche à col souple ou polo, Loafer, Monk ou Richelieu en cuir ou veau velours marron... Quand Tintin n’adopte pas la tenue locale du pays qu’il traverse, il se vêt avec autant de goût et de sobriété que les étudiants de la “Ivy League” !! Intouchable héros dont les valeurs morales devraient inspirer nombre de ceux qui se targuent d’être des “gentlemen”, il fait parti de ses personnages qui traversent toutes les époques sans prendre une ride, se joue de toutes les situations avec style et une décontraction à faire pâlir d’envie les élégants “pompeux” que nous croisons bien trop souvent, et dont la mise est aussi raffinée qu’eux sont guindés. A travers les dessins de son illustre père, Georges Rémi dit Hergé… de Chicago à Shanghai en passant par le désert saharien via la jungle sud-américaine, Les Parisianistes vous proposent de (re)découvrir le style du plus célèbre des belges. Dessin Hergé 1| Chemise blanche en coton égyptien. SUITSUPPLY - 2| Pull-over à col rond en merino. JOHN SMEDLEY - 3|Pantalon en velours milleraies. INCOTEX - 4|Montre Luminor Marina PANERAI - 5| Mi-bas vanisé marine/marron BRESCIANI - 6|Loafer Winchealsey. EDWARD GREEN Dogmes et élégance ne font pas bon ménage. Il n’y a pas une Élégance mais des élégances. On peut s’habiller avec goût sans avoir de style et avoir un style sans pour autant être élégant. L'élégance étant principalement une question d'éducation, ne retenons que les bons exemples. Le style de Tintin : des réflexes à lui piquer ! Osez la couleur !! Coordonnez votre bracelet de montre et votre ceinture à la couleur de vos souliers !! Pour vos pantalons, privilégiez la coupe dite “carotte” à la coupe "droite" ou “cigarette”. Ce style de pantalon allonge la silhouette... et, fait visuellement gagner quelques centimètres, si vous avez quelques kilos à perdre. Portez-le à taille moyenne ou naturelle (évitez les tailles basses), jambes ajustées se terminant sur un bas étroitisé (18 à 17cm) qui flirte avec le haut de la chaussure. Sachez que les jambes de pantalon relativement courtes dynamisent la silhouette... et, "vous permettent de profiter du privilège de pouvoir montrer vos souliers préférés davantage que ne pourrait le faire le commun des mortels"*. *Bernard Roetzel Continue reading
Posted Oct 31, 2013 at Les Parisianistes
Bonjour, Une nouvelle offre de souliers de qualité est, de notre point de vue, toujours intéressante... Toutefois, nous souhaiterions apporter notre avis à votre réflexion : 1- Oui, nous trouvons de l'intérêt à cette ligne de chaussures parce que nous aimons l’idée d’avoir une belle paire de souliers légers et confortables exclusivement dédié aux soirées chics et aux nuits festives... A cinq heure du mat’, nos pieds nous diront certainement merci !! 2- Non, parce qu'aller chez J.M.Weston pour acheter du cousu blake au prix du goodyear (!!) nous n'en voyons pas l'intérêt. Pour ce qui est du derby bout golf, nous sommes d’accord avec vous même si d'autres vous dirons que : « les goûts et les couleurs.... alors, pourquoi pas ? Notre pensons personnellement, que fasse à la créativité de certaines enseignes de moyenne gamme comme Finsbury qui se permet de sortir 50 nouveaux modèles tout les ans(nous plaisantons à peine !!!), et afin de ne pas perdre une partie de ses clients, J.M.WESTON a décidé d’élargir sa gamme avec des "propositions" pas toujours bien comprises… Dommage !! JJL pour les Parisianistes Merci de l’intérêt que vous portez à Les Parisianistes
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“Black Tie”, la nouvelle ligne de souliers dessinée par Fred Perry pour J.M. WESTON serait-elle un plaidoyer pour un retour à l’élégance, au respect d’un dress-code trop souvent mis à mal dans ces “soirées” où la plupart des invités, plus à la recherche d’originalité que de raffinement, sont sapés comme ces participants au Pitti Uomo(1) qui rivalisent d’excentricités pour mieux se faire “shooter” ? Ceci étant dit, intéressons nous à cette collection qui s’articule autour de cinq modèles en box noir(2) : un richelieu sept œillets à empeigne uni, un monk strap shoes plus familièrement appelé “monk” (derby à boucle), un derby quatre œillets bout golf, un richelieu cycliste dit “one cut” et un loafer à pampilles. Habitué aux propos élogieux, J.M.WESTON fait ici encore preuve d’une belle qualité de conception qui se révèle être… presque sans surprise. Ainsi, la collection “Black Tie” combine habilement, harmonie des proportions et confort de port grâce à un dessin plus fin et une grande souplesse que seul permet… le cousu blake. En effet, c’est en rompant avec une tradition bottière centenaire qui a toujours favorisée le montage goodyear, que la manufacture limougeaude arrive à nous surprendre !! Le temps ou les vendeurs en magasin ou plutôt les conseillers de la rue de Courcelles ou du boulevard de la Madeleine vantaient la rigidité de leurs mocassins, demi-chasses ou derbys pour en souligner la qualité est-il révolu ? - « Une paire de Weston cela se mérite, Monsieur ! » « On étrenne, on assouplit, on brise, on casse – bref : on souffre » écrit le lauréat du prix Goncourt 94, Didier Van Cauwelaert dans son hommage à la marque. Bien que nous soyons pour bien des raisons des inconditionnel du goodyear, “Les Parisianistes” reconnaissent à Fred Perry une vrai réflexion et une réelle cohérence dans la conception de ces élégants souliers de soirée que l'on achètera certainement pour leur souplesse et leur légèreté... peut-être pas, pour le rapport prix/longévité(3) ! Photos J.M. WESTON - Illustration Alex Green ---------------------------------------------------------------------------------------------- (1) Le Pitti Uomo à Florence est considéré comme le premier salon professionnel de mode masculine en Europe, tant par le nombre d’exposants que par sa fréquentation. Pendant une semaine, acheteurs et médias du monde entier investissent "la forteresse de Basso" et le centre de la ville florentine à la recherche des dernières tendances. Ce salon a été révélé au non-initiés par des “style hunters” comme Scott Shuman ou Tommy toon. Ces photographes de street-style, mettent en “lumière” des hommes au look souvent très extravagant, véritables sources d’inspiration pour nombres de créateurs. (2) Le richelieu “one cut” et le loafer sont disponible en cuir vernis noir. L'ensemble de la collection peut faire l'objet d'une "commande spéciale" dans d'autres coloris et peausseries. (3) Sans vouloir débattre ici de la supérioté de l'un par rapport à l'autre, il faut savoir qu’il existe deux grands types de fabrication pour un soulier, une couture “simple et directe” : le blake et, la couture “double sur la trépointe”: le goodyear . Si les deux modes de fabrication permettent le ressemelage, il faut savoir que cette opération sur une chaussure au montage blake se révéle très délicate et fragilise la chaussure contrairement au montage goodyear qui est reconnu pour sa facilité à remplacer une semelle endommagée par une semelle neuve, cela presque indéfiniment... Continue reading
Posted Oct 9, 2013 at Les Parisianistes
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Comme chaque année à cette période, la fraicheur de nos matins sonne le glas des journées ensoleillées d’été… Adieu, bermudas, polos et espadrilles. Le ciel nous enveloppe de son manteau gris et les arbres de certains de nos parcs se parent déjà de couleurs ocres. Ce ne sont pas les quelques reliquats de chaleur estivale qui nous on permis ces jours derniers de “tomber la veste” qui me contredirons. Oui, l’automne est bien là !! De ce fait, bottillons et brodequins neufs ou patinés par le temps, brogues ou chukka boot, balmoral à lacets ou à pressions apparaissent aux pieds de l'élégant urbain… A le voir ainsi chaussé, on pourrait le croire, frileux, fragile, peu enclin à supporter une petite baisse de température. Ne vous méprenez-pas à son sujet et ne le raillez pas !! Car si, la bienséance veut qu'il ne s’étende pas en public sur sa coquetterie, sachez que l’éclat de son regard en dit long sur le plaisir indicible qu’il a, à se vêtir aux couleurs de l’automne. De haut en bas et de gauche vers la droite... 1|AUBERCY Bottines richelieu Balmoral "Byron" personnalisable à la demande, en cuir et tissus sur forme de la ligne Mesure. 2|WOLVERINE Adisson "1000 Mile". Bottines en cuir pleine fleur (Tannerie d'Horween à Chicago), cousue main. 3|WOLVERINE "1000 Mile". 4|AUBERCY Bottines Lawrence II. Modèle personnalisable issue de la ligne Mesure. 5|GAZIONO & GIRLING Commande spéciale (MTO). 6|J.M WESTON Bottine "Derby" en cuir grainé, modèle 492. 7|CROCKETT & JONES Chukka Boots en veau velours. 8|FOOT THE COACHER & GRENSON Bottines richelieu balmoral issue de la collaboration entre Toshinosuke Takegahara, le créateur de FTC et la marque anglaise GRENSON. 9|FOOT THE COACHER & GRENSON Bottines typée sport en cuir grainé. 10|GEORGE CLEVERLEY "Desert boots Nathan". Continue reading
Posted Oct 2, 2013 at Les Parisianistes
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Passant en un rien de temps du statut de chaussure sportive innovante à celui d’icône de la mode, les chaussures de toiles à semelles gommes conçues pour le badminton en 1935 par le canadien Jack Purcell alors champion du monde de la discipline, deviennent un élément incontournable du dressing masculin pour bon nombre de célébrités argentées qui les incluent à leurs tenues de sport : blazers marines gansés de blanc et pantalons immaculés… Bien plus tard, dans le sillage d’artistes majeurs de la culture popdes années 50 et 60, la Purcell sera adoptée par toute une génération avides de liberté pour qui elle symbolise avec le port du jean : la rébellion de la jeunesse face au conservatisme d’adultes englués par les conventions sociales et le puritanisme. Au début des années 70, après que ses brevets et droits aient été vendus à la Converse Rubber Shoe Company par la firme BF Goodrich, la Jack Purcell perd un peu de sa notoriété face au succès grandissant de la basket All-Stars Chuck Taylor… considéré plus rock !! Aujourd’hui, plébiscité entre autres par Shia LaBeouf, Robert Pattinson, Virgile Mercier co-fondateur du site For the Discerning Few ou Jérémy Langmead l’éditeur en chef de MRPORTER.COM, la Purcell n’a rien perdu de son attrait et fait un retour en force dans nos garde-robes. Elle est plus souvent réservée aux “initiés”, aux élégants urbains qui trouve dans ces sneakers* suavement rétro, un complément à leurs costumes en Seersucker ou leurs Chino, se donnant ainsi une allure chic et décontractée… moins moderne qu’avec une paire de New Balance mais plus sérieuse qu’avec des Vans. D’origine canadienne, la Purcell à intégrée l’immense héritage vestimentaire américain grâce à des personnalités comme Steve Mc Queen ou James Dean. Elle est intemporelle, reconnaissable entre toutes, se distinguant par le “smile” qu’elle arbore sur son bout avant... clin d’œil anecdotique, semble t-il, au fait que cette expression rieuse ne quittait jamais le visage de son créateur. Déclinée dans de nombreux coloris, du plus classique au plus trendy, comme dernièrement, les tissus à motifs camo (motifs camouflage), la Purcell se porte impérativement pieds nus. *La sneaker est une chaussure de sport détournée à un usage citadin. Continue reading
Posted Sep 28, 2013 at Les Parisianistes
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Si votre environnement professionnel vous permet d’alterner aux grés de vos envies, tenues casual et tenues plus formelles, vous pouvez vous considérer comme un p’tit “vernis”. Ainsi, si chaque matin, cols blancs et cols bleus prenaient le temps de s’habiller élégamment, cela suffirait très certainement aux premiers consommateurs mondiaux d’antidépresseur que nous sommes, de retrouver un moral d’acier et aiderait dans le même temps notre pays à réduire de manière significative, le déficit abyssal de la Caisse d’Assurance Maladie. Toutefois, si l’on ne remarque que votre raideur et votre gaucherie quand vous portez un costume, abstenez-vous !! Contrairement à ce que certains laissent entendre, un homme élégant n’est pas forcément un “aficionado de la grande mesure” sanglé dans un “business suit” excellemment coupé. Avoir une bonne connaissance des règles vestimentaires est une chose, avoir du style en est une autre ! Pour ceux qui se targue de maitriser avec une parfaite justesse les codes classiques de l’élégance masculine, nous nous permettons de reprendre à notre compte un extrait de l’excellent article de Sonya Nicholson intitulé “de l’aisance et de l’aplomb” paru sur l’incontournable site d’Hugo Jacomet “Parisian Gentleman” : « l’excès de précision peut être, et est souvent fatal à l’élégance ». Bref… pour Les Parisianistes, pas d’élégance sans décontraction. A l’image de Steve Mac Queen dont l’aisance et l’élégance ne sont plus à démontrer, soyez-vous-même mais soignez votre apparence... Si les tenues du “King of Cool” vous semblent de prime abord assez basiques, sachez que son souci du détail était proportionnel à l’image décontractée qui le caractérisait. Ainsi, il faisait systématiquement ajuster à ses mesures T-shirt, jeans, chino et coupe-vent par son tailleur. Cool, ne veut pas dire débraillé !! De fait, l’interprète de l’Affaire Thomas Crown est devenu l’une des plus belles allures du cinéma hollywoodien ; De la parka Barbour aux lunettes Persol en passant par le cardigan à col châle devenu un basic de chez Drake’s à la mythique Monaco de Tag Heuer, de nombreux éléments de sa garde-robe sont devenus des pièces incontournables du dressing masculin. Les Parisianistes se sont arrêtés sur ses pieds… plus précisément sur les derbys montants appelés “Desert boot” qu’il portait au cinéma comme à la ville. A l’origine, dans les années 40, ce sont les officiers de l’armée anglaise postés en Birmanie qui se font fabriquer ce modèle de chaussure inspiré des bottines militaires des natifs du pays. Plus tard, la Desert boot (qui ne porte pas encore ce nom) sera officiellement intégrée à la tenue règlementaire des soldats britanniques dans les contrées à la chaleur extrême, où le port des habituels brodequins de marche en cuir rigide est insupportable. Composée d’une semelle en crêpe qui la rend extrêmement légère, elle est pourvue d’un laçage simplifié à quatre œillets et d’une tige haute qui empêche le sable de pénétrer à l’intérieur du chausson. Il faut attendre le début des années 50 pour que la Desert boot soit commercialisée par l’intermédiaire de l’entreprise familiale CLARKS, premièrement aux Etats-Unis où son coté “so british et cheap” la rend très populaire, puis dans les années 60, en Europe. Ascendant direct de la Desert boot, la chukka conçue par le bottier anglais CROCKETT & JONES propose en terme de confort et d’élégance, ce qui ce fait de mieux dans le genre. En dehors du fait qu’il s’agisse également d’un derby montant, la “Chukka” n’a rien de commun avec la Desert boot. Issu de la gamme Main Line, la Chukka est fabriquée dans un veau velours non doublé qui sublime ses rondeurs sensuelles. Le dessin légèrement effilé de la forme permet de créer un équilibre parfait entre esthétisme et confort, ce qui permet à ce derby d’être quelque soit l’époque, plein de modernité. Sur semelle cuir ou gomme, le montage est un cousu Goodyear qui permet un ressemelage infini (contrairement à la Desert boot qui bénéficie d’un montage simple, dit “cousu sandalette”). Le nom de ce derby à trois œillets fait référence à l’élitiste jeu de Polo dont les parties se déroulent en différentes périodes de 7 minutes 30, chacune appelées "chukka". Ainsi donc, nombres de joueurs dudit “sport” ont adopté en dehors du jeu la Chukka pour détendre leurs pieds libérés du carcan de leurs bottes de protection… Fort du succès de la Chukka, CROCKETT & JONES propose régulièrement à la vente de nouveaux coloris mais conserve le même processus de fabrication qui comprend plus de deux cent opérations distinctes et cela depuis plus de 60 ans. Maintes fois imités, maintes fois réadaptés par des bottiers talentueux ou de simples chausseurs, le modèle iconique de la manufacture de Southampton est selon nous celui qui saura le mieux vous ravir. Le port d’une paire de Chukka est fortement conseillé au quotidien pour son confort et pour l’allure élancée qu’elle vous confère. Avec un simple jean, un Chino et même des pantalons de flanelle… sans pinces. Une seule règle à respecter selon nous : porter des pantalons ajustés qui ne “cassent” pas sur la chaussure ! Continue reading
Posted May 22, 2013 at Les Parisianistes
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Les Parisianistes aiment les femmes... qui ne sont jamais aussi belles que dans une chemise d'homme ! En continuité de la Journée de la Femme, Gilles, Eric, Jacques et Quentin, les concepteurs de la marque Franco-belge Abbie & Rose dont nous avons apprécié les précédentes créations, ont décidés de vous faire découvrir leurs gammes de chemises “casual” pour la saison Printemps-Eté 2013, en la faisant porter par des femmes. Rien de plus normal car les chemises sont raffinées et agréable à porter. Popeline de coton, denim ou lin… carreaux, rayures, imprimées, motif vichy ou unies. Les accords de couleurs sont audacieux mais réussis. De votre coté, Messieurs, à vous de jouer ! Laissez parler votre féminité ! Point de machisme exacerbé !! Brisez les stéréotypes et offrez-vous des roses. Continue reading
Posted Mar 11, 2013 at Les Parisianistes
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Grands adolescents très imprégnés par les codes classiques du vestiaire nord-américain, les jumeaux Ovadia dont la famille travaille depuis des années dans le textile n’ont pas eu beaucoup à chercher pour trouver leurs voies et développer leurs goûts pour la sape, les fringues, la mode… Très tôt, ils se passionnent et collectionnent des pièces vintages, puis en 2010 décide de créer leur griffe OVADIA & SONS. Du sportwear à la mesure, des souliers aux costumes, Shimon et Ariel confectionnent des vêtements chics pour des hommes élégants. Les deux frères conçoivent leurs collections comme un romancier écrit une histoire. Partant d’un personnage qui évolue dans différents décors et situations, ils imaginent des vêtements “formel” ou “casual” pour le quotidien... pour des moments de la vie. Les pièces sont coupées de façon irréprochables dans une gamme de tissus italiens, anglais ou japonais par des artisans du comté de Brooklyn d’où ils sont natifs, du New-Jersey et d’Etats proches de New-York . L’ensemble des vêtements fabriqués par Shimon et Ariel sont justes beaux et agréablement luxueux. Chez Ovadia & Sons, l’adjectif “luxueux” est synonyme de qualité de fabrication et d’exigence dans le choix des matières. Pas de détails faussement “coutures”, pas de parements colorés style “dandy”. La marque propose des pièces authentiques que l’ont aura sans aucun doute plaisir à porter “patinées” par le temps pendant des années. En trois ans d’existence, le label O&S est devenu aux Etats-Unis, une marque de premier de premier plan au même titre que Ralph Lauren ou Philéas Cole de Paul Stuart, des stylistes qu’apprécient particulièrement les jumeaux. La collection automne-hiver (FW) 2013-14 est celle qui, à ce jour, est la plus aboutie car les “gamins” de Brooklyn ont trouvés pour nous parisiens, les bons “ingrédients” pour accéder au succès : un zeste de cet “American Way of Life” qui nous fait tant fait rêver, mixé à une touche d’élégance et de raffinement que nous trouvons… très européens. Une approche stylistique souhaitée ou non, mais qui leurs évitent de trop “pasticher” le style preppy d’un Hilfinger ou d’un Gant. Pour le moment, les produits Ovadia & Sons ne sont pas commercialisés en France, toutefois via leur site internet vous pourrez trouver toutes leurs lignes de vêtements, des costumes à partir de 1400€, des smokings à 1900€… Les Parisianistes lancent une pétition pour qu’Ariel et Sharon ouvrent en 2013 leur 1er flagship dans la capitale… Vous en êtes ?! (voir la collection FW 2013 -14, ici) Continue reading
Posted Mar 1, 2013 at Les Parisianistes
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LA PETITE "PERLE" MADRILÈNE OUVRE UNE BOUTIQUE A PARIS Les Parisianistes suivent depuis 2009 une petite pépite d’élégance et de créativité découverte à Madrid et dont les visuels foisonnent sur les murs d’images de Pinterest ou de Tumblr. Jusqu’au 25 décembre 2012, nous désespérions de pouvoir vous faire partager notre engouement pour cette marque qui n’était pas commercialisée en France. Coïncidence heureuse pour notre porte monnaie, la première boutique parisienne a ouvert en pleine période de solde dans le quartier de Saint Germain des Prés, 18 rue des Quatre Vents. Jouant avec talent avec les matières et les couleurs, Lander Urquijo se permet de dépoussiérer avec intelligence les grands classiques du vestiaire masculin et crée en série limitée des vêtements d’une qualité irréprochable. Un casual wear haut de gamme à la sauce ibérique !! Vous trouverez dans ce nouvel espace intimiste dédié aux hommes de goût, des vestes à vos mesures conçues comme de véritables secondes peaux ; souvent non doublées, légèrement épaulées, les coutures sont travaillées de manière à vous apporter un confort de port incomparable. A coté de l’atelier de sur-mesure traditionnel, vous trouvez également une ligne “ready to wear” : vestes, pulls, écharpes, foulards, cravates, chemises et pantalons côtoient qu’une ample sélection de produits exclusifs issus de grands noms de l’élégance et du sportwear comme Barbour Heritage, Drake's et Grenson. Les Parisianistes vous conseillent LANDER URQUIJO : un ensemble de très beaux produits dans une boutique qui mérite toute votre attention… Continue reading
Posted Feb 11, 2013 at Les Parisianistes
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… ENTRE ACHAT COUP DE CŒUR & ACHAT AVISÉ ! Je ne suis pas un grand fan des périodes de solde. Non pas que je sois contre un bon rabais mais j’avoue ne pas supporter ces quelques semaines de frénésie populaire ou l’on passe de boutiques en grand magasins devenus pour l’occasion des souks, se disputant des pièces de cuir ou de coton comme des fauves le feraient avec un bout de viande. Mon manque d’engouement pour cette hystérie collective m’aura certainement fait rater quelques bonnes “affaires”. Cependant, cela m’aura également évité nombre de déconvenues : de nombreux articles de mode achetés lors de ses braderies ne sont intéressants que par le montant des “démarques” et l’on se déteste une fois chez soi, quand on découvre que l’achat en question ne s’accorde avec aucun des autres éléments de son vestiaire ! Pour autant, je dois admettre que toute période de solde donne à chacun, avec un peu de réflexion, la possibilité d’acquérir à “moindre” coût, LA pièce qui manque à sa garde robe ! Ce peut-être un élément essentiel du vestiaire masculin ou une pièce plus fantaisiste sur laquelle on a “craqué” ! C’est l’achat “coup de cœur” !! Un comportement impétueux plus souvent associé à celui d’une fashion victim qu’à celui d’un élégant réfléchis et méthodique. L’achat hors solde d’un vêtement ou accessoire trendy ou branché (utilisez le terme que vous souhaitez) me semble rédhibitoire par le seul fait qu’il sera démodé dans 12 mois ! Toutefois, même si l’élégant est hors “des modes”, il ne doit pas dénigrer tout ce qui l’est… au risque de devenir has-been. Si l’est bon de se préserver des personnalisations excessives de ces marques qui surfent sur la renaissance de l’élégance masculine et l’esprit “dandy”, il n’est pas obligatoire de sombrer dans un rigorisme vestimentaire digne des membres de la communauté des Amish d’Amérique du Nord. Non, le véritable élégant est contemporain de son époque ! Et si, la plupart du temps, il privilégie la sobriété à l’extravagance, les soldes seront pour la part d’anticonformisme qui sommeille en lui, l’occasion de faire preuve d’originalité. C’est ainsi que je conçois l’achat coup de cœur !! Avec une démarque de 50% à 80% !! Permettrez-moi d’illustrer ce charabia (peut-être incompréhensible) par ce visuel. Je considère les accessoires comme le complément vestimentaire indispensable de l’homme de “goût”, lui permettant d’avoir cette petite touche d’excentricité et de raffinement qui le distingue des “cols blancs” dont l’uniforme grisâtre, noirâtre ou marronnasse est tellement triste qu’il en devient carrément grotesque ! Les sacs d’origines professionnels comme les sacs de coursier, de facteur ou de plombier sont devenus une véritable source d’inspiration pour les créateurs. Ainsi, les multiples déclinaisons des “sac de métier” font partie des it bags que s’arrachent nos compagnes depuis plus d’un an. A mon tour, je suis “tombé” devant ce flamboyant sac 48 heures. Cette interprétation pour homme du “sac de docteur” par la marque VICOMTE A, en cuir et toile de coton que j’ai choisi fushia* ne me durera certainement pas toute une vie mais compte tenue de la ristourne que l’on m’a accordé, je n’aurais aucune frustration quand au bout de quelques mois, ce coloris dit “tendance” ne sera plus au goût du jour… Chers lecteurs… Profitez-vous des soldes ? Avez-vous une stratégie d’achat ? Pensez-vous que la couleur n’a de place que dans les armoires féminines ? *(si, si Messieurs cette couleur existe bel et bien, et n’est pas uniquement réservée au dressing féminin) Continue reading
Posted Jan 25, 2013 at Les Parisianistes
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De nos jours, un mâle moderne et branché doit montrer du poil, mais pas n’importe lequel : barbe, moustache ou overdose capillaire, le poil est depuis quelques années devenu "visible", en opposition à celui du torse notamment qui doit lui bien souvent disparaitre. Mais savez-vous que le retour de la moustache est d’abord issu d’une blague entre copains Australiens qui, en 2003, en prévention du cancer de la prostate, décident de laisser pousser cette dernière pendant tout le mois de novembre ? Le mouvement, repris par la fondation caritative « Movember » (contraction de "mo" pour moustache et "november" pour novembre), rencontre un vif succès dans le monde anglo-saxon, avant de s’étendre dans le reste de l’Europe. Les moustachus, party-moustache, groupes Facebook et autre initiatives prolifèrent depuis lors et permettent des levées de fonds pour financer la recherche sur cette maladie. Une bonne cause, certes, mais qui a donné naissance à de drôles de looks. Franchement, à qui va la moustache ? Même le plus canon des mecs s’enlaidit avec ça, sans compter que cette dernière a un léger effet "repoussoir" : une femme va forcément se demander quelle sensation cela va procurer d’embrasser un moustachu ! Ca pique ? C’est doux ? C’est propre ? Suspense !! Interrogées sur ce sujet, mes copines décrètent ne pas être trop fan : trop connoté années 70. Qu’en est-il des barbes ?? J’ai envie de dire : même combat. Ok pour la barbe de trois jours, le côté mal rasé qui a toujours du succès auprès de la gent féminine : même si elle pique un peu, elle apporte une petite touche "bad boy" dont les femmes raffolent. Le côté gros nounours en revanche (mode probablement lancée par Chabal), je ne suis pas persuadée que cela fasse triper beaucoup de filles. Il serait d’ailleurs intéressant d’étudier si les « poilus » ont plus ou moins de succès auprès des femmes…. Personnellement, la moustache me rappelle mon oncle, qui l’a rasée il y a quand même près de quinze ans ; quant à la barbe, là c’est mon père ou papa Noël. Rassurant, attachant, peut-être. Sexy ? Je ne crois pas. Alors pourquoi cette mode ?? Même Brad Pitt s’est mis au total look “moustache-barbe-cheveux longs” qui n’est pas, à mon avis, celui qui le met le mieux en valeur. Finalement il n’y a que le cheveu long, à la rigueur, qui s’en sort. Oui, les cheveux longs peuvent aller à certains, selon la nature du cheveu et à condition d’être un minimum soignés. Entendons-nous bien, nous parlons ici de cheveux un peu plus longs que la moyenne, pas d’une crinière façon hard-rock métal. Alors pourquoi parler du ou des poils dans Les Parisianistes, me direz-vous ? Est-ce que je ne m’éloigne pas quelque peu du sujet ? J’en conviens, sauf à voir qu’une coupe de cheveux complète un look, quand cela ne le définit pas totalement. Taillée avec soin, une moustache ou une barbe donnera un tout autre ton à une tenue et définira votre personnalité. Vu sous cet angle, on peut vraiment se demander si le poil/cheveu masculin, n’est pas carrément devenu un accessoire de mode et mérite de ce fait une attention particulière. Messieurs, je vous laisse méditer là-dessus. Barbe, moustache, cheveux longs, faites votre choix. Et retenez surtout que, comme pour nous les femmes, toute mode n’est pas forcément bonne à suivre… Continue reading
Posted Nov 3, 2012 at Les Parisianistes
Les Parisianistes souhaite vous faire part d'un mail en rapport avec l'article "L'élégance Masculine & Les femmes | Bon Sens & Divergences". Ce message envoyé sur notre boite mail par Ievannah Lightingale est retranscrit sans aucune modification. - JJL pour Les Parisianistes - Bonjour, Je me permets de vous écrire suite à l'article consacré à la vision qu'ont les femmes de l'élégance masculine. J'espère que les quelques lignes suivantes vous rassureront et vous persuaderont que certaines ne voient pas la cravate que comme un support à extases hormonales... Bien cordialement, I.L Celui qui dit s'habiller seulement pour lui-même se ment autant que celui qui dit ne pas juger autrui sur son habit. Le but de la réflexion qui va suivre n'est pas d'établir la liste des « do and don'ts » de l'élégance masculine, je laisse cette tâche à de plus qualifiés que moi. Je ne cache pas que je ronronne d'aise en constatant l'accord parfait entre une ceinture, un pantalon et des souliers, ou entre un col de chemise, une veste et une cravate, mais je suis plus sensible à l'intelligence des lignes, des couleurs et des matières qu'au respect de certains codes prédéfinis. Porter le noeud s'apprend, l'oeil doit s'y exercer et s'il faut avoir beaucoup d'indulgence pour les poussins qui nouent autour d'un col trop maigre ou trop mou une cravate en tire-bouchon assortie à un gilet, une pochette et des boutons de manchette d'une couleur improbable, il ne faut tout de même pas exagérer... Je ne peux m'empêcher de constater, dans mon entourage, une « ruée vers le dandysme », un intérêt souvent touchant, parfois maladroit, parfois même... sincère, pour l'art de bien se vêtir. La cravate – et plus généralement le nœud – occupe une place centrale dans les discussions que j'ai pu avoir avec mes fréquentations masculines. En effet, il apparaît, à l'ère du t-shirt ou de la chemise déboutonnée, comme la touche inutile et donc parfaitement nécessaire de l'élégance. Plus encore, le nœud catalyse chez certains, sur quelques centimètres carrés, tout l'effort de représentation de soi à travers le tissu. Tel refuse le windsor sur col italien parce que cela « fait trop banquier », tel ne porterait de nœud simple pour rien au monde parce que cela « fait trop simple », un autre encore ne jurera que par un nœud fantaisiste qui serait, par certains, jugé prétentieux. Le nœud n'est pas, il « fait », et « fait » celui qui le porte en fermant son col, point final de la mise. Il est à la silhouette masculine ce que le corset est à la taille féminine. Le nœud attache surtout celui qui le porte à l'image qu'il veut donner de soi. Le nœud n'est ni superficiel ni anodin (je voudrais écrire a-NOD-in). Je peux me permettre de dire, en fervente porteuse de cravate, que le croisement de ses pans semble nous lier à l'image de soi que l'un veut fixer pour la journée. Impossible, le choix fait, d'en changer : cette cravate qui vous semblait parfaite avec un demi-windsor ruinerait toute votre tenue si vous la croisiez en Old Bertie... Il faudra l'assumer comme un choix de vie décisif, à coups d'épingle et d'ajustements furtifs face aux miroirs de hasard. On ne change pas le nœud de l'intrigue, et ce qui était superflu devient, précisément, essentiel. Que celui qui n'a pas changé tout son costume pour porter une cravate en particulier me jette la première pierre. C'est toujours autour d'un choix que la cravate – ou l'intrigue ! se noue, et comme un fait exprès, nœud coulant ou nœud gordien, il nous prend toujours à la gorge. Ievannah Lightingale