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Mademoiselle Gudule
Conceptrice-rédactrice / marketing-communication
Interests: les couleurs de l'enfance, les folles errances.
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« Fukushima mon amour », fait pour moi, tout de suite écho à « Hiroshima mon amour ». Cela sonne ainsi. Incongru, peut-être, et même peu cohérent me direz-vous. Et pourtant, il n’ait qu’à lire, et surtout comprendre que ce mot « amour » est bien au cœur de la dévastation. Car oui, cet amour puissant qui m’a irradiée quand j’ai vu pour la première fois « Hiroshima mon amour » dont le scénario et le dialogue ont été écrits par la grande Marguerite, on le retrouve aussi très finement dans le film de Doris Dörrie. Deux films pour dire l’horreur : l’un d’un bombardement atomique, et l’autre, d’une catastrophe nucléaire provoquée par un tsunami. Deux films pour dire aussi la beauté et l’amour qui surgissent du plus pur dénuement. Alors, oui, je peux comparer ce Hiroshima là au Fukushima dévastateur qui a empli de désarroi le Japon il y... Continue reading
Posted Mar 20, 2017 at Mon arbre de vie
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C’est un lieu étrange, un espace étonnant, vide et plein à la fois. A priori vide car on y déambule sans rien rencontrer, ou plutôt sans que notre corps vienne heurter quelque chose de matériel On est dans un espace... Continue reading
Posted Mar 14, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il y a ce large cou, ce cou tendu, incliné, offert au baiser. Il y a les yeux de l’homme que l’on devine fermés pour mieux absorber ce qui le porte, l’emporte. Il y a cette immense douceur dans ce... Continue reading
Posted Jan 24, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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On les voit les partout sur les falaises de la Costa de la Muerte, ces croix qui nous parlent de tempêtes, de mer démontée. Mais il n’y en a qu’une pour Rosa, une seule qui compte pour elle, la sienne, cette croix blanche et trapue qui se détache d’un décor de carte postale qui nous ferait croire que nous sommes quelque part en Cornouailles alors que nous sommes dans le nord de la Galice. Depuis 50 ans, cette croix est son guide, son sémaphore. Seul, au bord d’une falaise, entre ciel et océan. Vent debout, Rosa tient debout, et cette croix, c’est bien plus que tout ! C’est José, son mari, son homme, son amour de jeunesse qui est parti, emporté par les vagues déchaînées qui l’ont laissée veuve avec deux enfants en bas âge. Une histoire dont la dureté épouse celle des pêcheurs galiciens qui la côtoient chaque jour.... Continue reading
Posted Jan 20, 2017 at Mon arbre de vie
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Je suis tombée amoureuse d'un ours. D'un ours d'un méga calibre, un gros de gros, mais si beau, si mignon qui ne cesse d'accumuler les interrogations. Il est tellement craquant que je n'arrête pas de le "dépoiler" à ma façon... Continue reading
Posted Nov 11, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il y a la foule, il y a ces new-yorkais agglutinés qui regardent la scène, et pourquoi pas le photographe, l'enfant, les policiers, les ambulanciers...Qu'en sait-on ? Il y a cet enfant, ce jeune garçon un peu perdu, atterré, comme frigorifié, désarmé face à ce qui vient de se passer. Il y a ces jambes qui semblent dépasser nonchalamment du capot d'une voiture. Il y a ce trait tracé à la craie blanche qui crève l'image, au centre de l'image. Et puis, il y a ces reflets qui nous amènent à cet homme et à cette femmes, aux bouquets...Une image dans l'image, un monde dans le monde, une juxtaposition de situations alors que tout se déroule, en même temps, sous nos yeux, et que la tache de sang semble encore s'écouler et envahir l'espace. Et puis, il y a cet encore cet homme, de dos, qui semble marcher et s'en... Continue reading
Posted Oct 17, 2016 at Mon arbre de vie
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Mes connections avec l'Iran sont ce qu'elles sont : réelles, aimantes et je ne peux résister à lire un ouvrage ou à voir un film qui lui est consacré. Le film "Une femme Iranienne" m'a comblé dans mon désir d'être... Continue reading
Posted Sep 18, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Waouh trop fort, j’ai l’impression que l’on vient, non pas d’inventer la machine à remonter le temps, mais la machine à l’avancer !! Today, mais oui today, c’est déjà la rentrée alors que l’année scolaire est à peine écoulée. Partout... Continue reading
Posted Jul 3, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Ils sont dix. Dix qui défilent face à la caméra, et de ce fait, face à nous qui les regardons. Je découvre cette vidéo dimanche au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Je regarde le premier visage qui... Continue reading
Posted Jun 9, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il se lève angoissé, hébété...une journée commence. Une journée pas comme les autres. Il est l'élu. Celui qui a été choisi. Il ouvre la porte d'une chambre pour traverser la foule éplorée qui l'attend. Parents, frères et soeurs, amis qui le regardent, l'embrassent, le touchent. Lamentations, polyphonie de mots pleins d'amour et de sagesse : " Je suis toi ", " Nous souffrons ", " Notre fils, tu vas nous manquer ", " N'aies pas peur ", " Ne crains pas l'inconnu ", "Que ta journée soit belle"' ... Il est là sans être là, il entend sans entendre ces mots prononcés en français et en wolof, est ailleurs, sourit...se laisse porter par cette journée hors du temps qui lui appartient, qu'il doit vivre, une journée (extra)ordinaire, sa dernière journée sur terre. Comment la vivre quand on est jeune et que l'on a la vie devant soi ? Comment vivre... Continue reading
Posted May 25, 2016 at Mon arbre de vie
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C’est au goulot que l’on boit ce roman. On le descend cul sec parce que l’on est tout de suite dans la peau de Lili, dès la première page, la première phrase. On suit le moineau qui a quitté Manosque... Continue reading
Posted Apr 11, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Ils sont deux, la mère et le fils. Deux qui au départ ne sont qu’un. Le « un », c’est elle, la femme, puissante apparemment. Bras ballants, toute de fragilité devant le grand plein et le grand vide de la vie. Dans l’espoir de quelque chose qui pourrait la combler, arriver. Elle le pressent mais elle attend, incertaine, presque inquiète de trop espérer. Elle doit se remettre au temps, au mystère du temps et de la vie, elle doit passer par cette attente. Et ce qu’elle semblait espérer, arrive. Deux mots, deux petits mots le disent avec une simplicité désarmante : « Te voici ». On ne voit rien mais à regarder le geste d’amour, d’accueil, se former devant nous, à voir le regard de cette femme d’une tendresse infinie, on sait que ce qu’elle attend sera. Et d’ailleurs, il est là quand on tourne la page. Oui, il est... Continue reading
Posted Mar 31, 2016 at Mon arbre de vie
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Elle est belle Tokue. Elle est rayonnante. Coupe au carré et chapeautée, elle est un petit – et même, un grand - miracle de la vie, une ode poétique à tous les printemps du monde, et plus particulièrement à celui qui se déploie devant nous à Tokyo. Car, il suffit de lever la tête pour s’immerger dans la beauté des cerisiers en fleurs, s’enivrer de la brise, être corps et âme à l’écoute de la nature. Et c’est que fait Tokue. Elle avance, tourne et se retourne, reprend sa marche, étonnée de tant de beauté. Elle s’en imprègne comme portée par ce début de printemps. Elle est belle Tokue, elle est au-delà de son âge, elle est l’enfant de ce printemps qui ouvre le champ des possibles. Elle a la grande humilité d’être comme elle est. Elle est, on ne peut plus vivante. Elle ose dire ce qui la meut,... Continue reading
Posted Feb 4, 2016 at Mon arbre de vie
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Comment peut-on exister quand on ne prend pas le temps d’exister en dehors des tweets et de facebook ? Comment peut-on regarder, regarder vraiment, quand on ne prend plus le temps de regarder ni devant, ni derrière, ni de côté,... Continue reading
Posted Jan 22, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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C'est un hymne à la volupté de la vie, à la jouissance de la vie que nous délivre 21 nuits avec Pattie. La vie qui est au centre de tout alors que la mort en est la figure majeure. Cette mort ou morte que l'on ne voit pas, ou si peu, mais autour de laquelle tout va s'organiser et converger. Un vrai tour de magie réussi par les frères Larrieux que de réunir la mort et la vie en un seul mouvement. Seules la crudité des mots jubilatoires de Pattie, les grandes tablées de voisins-copains qui adorent le vin, la beauté d'un lieu éclaboussé par la jeunesse qui n'a de cesse de s'y retrouver pour plonger comme si rien ne s'était passé, nous le font voir avec une étonnante fraîcheur. Et si le fantastique se tapit dans la maison ou dans les bois, si l'absence se confond avec la présence,... Continue reading
Posted Dec 6, 2015 at Mon arbre de vie
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Ohhhhhhh yes. Puis-je le dire comme Andy ? Le dire de manière si laconique. Si sexy ! Non. Moi, c’est plutôt YESSSSS, un YESSSSS enthousiaste pour cette exposition qui m’a révélé un Andy Warhol décrassé, épuré. Oh YES !! Il... Continue reading
Posted Nov 3, 2015 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Cet été, j’ai vu LA PEUR envahir le grand écran. Cet été, j’ai lu LA PEUR dans les bras de Vincent. 14 -18, deux dates qui nous plongent dans la barbarie, l’insoutenable, l’hébètement, LA PEUR qui tue de l’intérieur, celle... Continue reading
Posted Sep 7, 2015 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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A une extrémité, il y a Simon, fou de surf, bras tendu en l’air pour signifier que la session peut commencer. Dès l’aube, il se prépare physiquement comme mentalement. On le sent, on le voit prendre la vague, vivre en suspens entre terreur et désir. C’est l’appel de la vague, c’est l’appel de la vie. Ce qu’il veut s’est s’incorporer au vivant, prendre « le premier ride », être en état de grâce, de vertige. Il faut faire vite, très vite. A l’autre extrémité, il y a Claire pour qui « c’est maintenant, cette nuit ». Vivante mais en devenir. Il faut faire vite, très vite. Entre eux, c’est la mort et la vie ou la vie et la mort. Une boucle qui se dessine et prend forme à leur insu, emportant dans son sillage : douleurs, rage, espoirs, attente, incompréhension, hébètements…cris, silences. Il faut faire vite, très vite. Car... Continue reading
Posted Aug 20, 2015 at Mon arbre de vie
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Libre de dire, de revendiquer, d’aimer, de changer d’amants, de mari comme de vie …Germaine Krull est cette femme que je découvre dans l’exposition qui lui est consacrée au Musée du Jeu de Paume. Au début de l’exposition, je la... Continue reading
Posted Jun 30, 2015 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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C’est un passe–grisaille, un passe-muraille, un maniaque de l’épluchure de pomme, des couverts rangés au millimètre près, de la trombone placée toujours au même endroit, celle qui vient retenir une photo et quelle photo ! C’est un employé à la vie terne que l’on viendrait presque à oublier dans son bureau, archive parmi les archives. C'est vrai qu' il ne fait pas de bruit ! On ne l’entend pas ou si peu. Personne ne s’intéresse à ce qu’il fait. Qui peut, en effet, s’intéresser à quelqu’un pour qui générosité, humilité, sincérité redonnent sens à l’humain, à la vie mais aussi à la mort, et ne se calculent pas ? Car ce sont des morts dont ils s’occupent. Des morts qui n’ont plus personne pour leur rendre un dernier adieu, un dernier hommage. Morts réellement, alors qu’ils l’étaient déjà un peu avant, morts parmi les vivants. Les morts sont les vivants... Continue reading
Posted May 12, 2015 at Mon arbre de vie
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J'aime bien le retrouver, retrouver sa prose, retrouver son émerveillement. La poésie est indissociable de sa vie. Comme elle l'est pour moi. Nullement naïf ce regard posé sur la nature, les êtres vivants et les choses, juste simple et vrai... Continue reading
Posted Mar 10, 2015 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Au départ ils sont deux, deux que la vie n'a pas épargné mais qui avancent parce qu'ils n'ont d'autre choix que d'avancer. L'un essaie de maintenir les choses à leur juste place " car si on ne veille pas, chaque jour, à l'exacte distance entre chaque chose, on perd sa place". Alors, même si sa place dans la société est quasi invisible, il faut la garder coûte que coûte. Il faut que Madame Lure veille à l'équilibre de l'immobile. Ce monde est bien trop effrayant pour en changer le cours, pour tenter de mettre un peu de soi dans sa propre vie. Le passé ne peut être à nouveau entrevenu, le présent ne peut être qu'à peine vu. Parce qu'un jour "l'ailleurs l'avait atteinte, l'ailleurs auquel elle avait été contrainte de se soumettre", elle se tait, se fait presque transparente. A peine bouge-t-elle ! Si elle bouge, c'est juste pour... Continue reading
Posted Mar 9, 2015 at Mon arbre de vie
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Parler de sa mère. Dire la douleur, la rupture de l'après quand elle n'est plus. Morte. Oser dire l'impossible oubli. L'absence qui creuse sa présence et le temps qui pèse et se dilate dans un unique aujourd'hui avec en héritage, "un seul souci sur terre, un souci d'or : porter le poids de ton absence - nous dit Sylvie Germain-, porter le poids des soleils en éclipse, des hiers révolus. Et lentement transmuer ce poids en grâce. Ce sera long. Il y a des tâches vouées à l'inachèvement". Tout est presque dit page 13 dans cette merveilleuse déclaration d'amour faite à sa mère . Car peut-on oublier l'amour qui nous a fait être ce que l'on est ? Dans le Transsibérien, Sylvie Germain se laisse emporter par le train qui traverse son atlas amoureux "pour effaner son deuil" dans la vitre du train, sans un mot, sans un geste. Juste... Continue reading
Posted Jan 27, 2015 at Mon arbre de vie
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Noir c'est noir ! Mais oui, on le sait, et on connaît la chanson !! Seulement après une semaine noire passée à broyer ce fameux noir, après m'être immergée dimanche dernier dans une foule toute de noir vêtue - vue... Continue reading
Posted Jan 16, 2015 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Now ? Oui, c'est maintenant que je dois vous en parler. Maintenant, car l'instant est autant précieux qu'éphémère. Je dois dire la beauté des instants offerts par cette grande pièce de Carolyn Carlson. Car il y a urgence à aller... Continue reading
Posted Nov 9, 2014 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX