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Mademoiselle Gudule
Conceptrice-rédactrice / marketing-communication
Interests: les couleurs de l'enfance, les folles errances.
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Deux lignes brisées dans leur rectitude, deux barres éclatées qui continuent de créer, d’être traversées par la vie, une explosion qui en multiplie les lignes. Deux barres creusées en un point qui continuent de faire œuvre. Evidées en partie de... Continue reading
Posted Apr 1, 2018 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Le lieu est habité. Perdu en pleine montagne mais habité, pleinement. On le sent tout de suite. Mais lui Thomas ne le voit pas, ne le ressent pas, il est hors de tout, hors du temps, du temps de l’enfance... Continue reading
Posted Mar 26, 2018 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Elles sont trois, trois âmes éprises de beauté, de délicatesse et d’amour. Oui, car de l’amour, il y en a dans ce livre, comme dans le cœur de ces trois femmes liées par le sang, la vie. Qu’importe que l’une mélange tout, emporte tout dans les méandres de l’oubli, l’essentiel est l’amour qui les lie. L’amour indéfectible d’une petite fille qui observe sa grand-mère et se demande : « …comment on partagerait l’oubli si maman aussi se perdait dans sa tête ». Se perdre dans sa tête, quelle merveilleuse expression ! Tout est beau et dit avec une infinie poésie car oui, tout le monde peut s’y perdre à un moment ou à un autre, dans sa propre tête. Alors, une grand-mère qui perd un peu la tête, cela ne peut être qu’un tour de plus joué par ses propres pensées qui dérivent sans jamais chavirer. Oui, dériver, rêver, se... Continue reading
Posted Mar 6, 2018 at Mon arbre de vie
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« Parce qu’il n’y a pas d’âge pour vivre comme on a envie. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour oser, créer et partager. Parce qu’il n’y a pas d’âge pour être heureux ». C’est avec ces mots que je présente en 4ème de couverture le contenu du livre « Vive l’esprit libre » que je viens d’écrire et qui vient d’être édité. Un livre écrit pour traduire l’esprit Domitys qui irrigue ces Résidences Services Seniors. Ce livre, est le fruit d’un travail au long cours mené avec le photographe Jean-Louis Courtinat, ancien assistant de Robert Doisneau, et membre de l’agence Rapho, lauréat de nombreux prix dont le célèbre prix Niepce. Avec Jean-Louis nous avons voulu exprimer la réalité terrain en partage de vie(s) au plus près des résidents. Ce livre est le fruit d’immersions dans la durée, et de la grande liberté qui nous a été donnée de traduire... Continue reading
Posted Jan 25, 2018 at Mon arbre de vie
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A Ouessant, tout est permis, comme de se prendre de passion pour les turlutes, la nuit du côté du Stiff, puis de le revendiquer haut et fort le lendemain devant un verre de vin ou plutôt derrière, parce qu’à Ouessant... Continue reading
Posted Jan 2, 2018 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Arrête de mourir ! Comment peut-on arrêter la course folle, celle qui s’empare du cerveau d’une mère devenue autre. Quelle autre ? Une autre. - « J’aimerais mieux que tu crèves avant d’oublier mon nom », dit-il. Il, c’est lui : Samuel. 17 ans, ancré dans ses pulsions de vie qui le dépassent et lui font embrasser un nouveau monde, celui des rapports amoureux. Mais ses pulsions là semblent encore bien en deçà de celles qu’ils éprouvent à l’égard de sa mère. Celles-ci sont d’une violence inouïe pour dire le désespoir face à une mère qui semble sombrer dans la folie. « Folle à Nevers » disait Marguerite Duras dans Hiroshima mon amour pour dire l’enfermement et le désespoir amoureux. Ici, il est question aussi d’enfermement mais d’un tout autre ordre : celui d’une femme qui perd ses repères, résiste et pourtant brûle de l’intérieur et inéluctablement se consume …... Continue reading
Posted Nov 25, 2017 at Mon arbre de vie
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Je ne suis pas fan de Karajan et pourtant, hier soir, en regardant 10 000 gestes, et en écoutant le requiem en ré mineur de Mozart, j’ai été saisie, bouleversée par sa profondeur et son ampleur. Je n’étais pourtant pas... Continue reading
Posted Oct 20, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Quoi de plus simple apparemment que de parler de son enfance, de plus simple quand il s’agit de se remémorer ce que l’on a vécu, été, et de le restituer par l’écriture, même si je conçois que cela n’est pas toujours simple ! Car "se rappeler", c’est se replonger dans des faits qui se sont nourris de notre imaginaire, des faits que l’on a grossis, déformés, que l’on s’est appropriés et que l’on a réinventés pour "se raconter". Des histoires d’enfance que l’on fait revivre avec enthousiasme, drôlerie, ferveur, terreur ou inquiétude. Il était une fois, ou il est encore cet enfant…L’acte d’écrire est une catharsis pour faire émerger et dire ses souvenirs. Dans Neverland, dire et raconter prend une toute autre portée. Timothée de Fombelle ose se mettre dans le mouvement de retrouver ses sensations premières, d’essayer de se mettre dans l’état d’avant, de trouver la quintessence de cet... Continue reading
Posted Oct 18, 2017 at Mon arbre de vie
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C’était il y a deux mois en Ariège, un soir en août, une lecture du Fleuve de Anne-Marie Schwarzenbach mise en scène par Loïc Varanguien de Villepin aux Trois chaises à Massat, une merveilleuse librairie-café-bibliothèque ouverte à la vie. Deux... Continue reading
Posted Oct 6, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Sa mère, elle fut à ses côtés dès les premiers traits. Dans la très belle rétrospective consacrée à David Hockney, c’est elle, Laura, qui me touche, m’émeut le plus. Celle qui traversa la vie de David Hockney avec une élégante douceur et une incroyable présence. Car c’est bien elle qui exprime les mystères du temps, de la mémoire qui parcourent la vie de l'artiste. Sur la toile datée de 1977, elle s’impose à notre regard avec une infinie humilité. Assise bien droite sur sa chaise, elle ne cherche pourtant pas à se valoriser même si le bleu de sa robe l’illumine et illumine la toile. Avec ses cheveux gris "permanentés", ses mains déformées par l’arthrose, ses pieds alignés, elle est cette femme d’un âge déjà avancé qui ne veut pas déranger, n’a rien à démontrer. Elle est juste celle qui est à sa place, à sa juste place de mère... Continue reading
Posted Jul 27, 2017 at Mon arbre de vie
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Je regarde et je vois. Je vois la portée rassemblée, unie mais légèrement écartée sur sa base, posée avec élégance, avec les justes distances qui créent la beauté. Je vois les tiges d'acier qui se resserrent vers le haut comme... Continue reading
Posted Jul 9, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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De dos on voit les fesses : énormes. On voit les mollets : énormes. Les cuisses : énormes. On avance de deux pas, et on voit : un sexe, un énorme sexe en érection, en fait, pas si énorme car proportionné à la sculpture. Etonnante et fascinante sculpture. Je la contourne et je l’aime déjà. Les jambes sont plantureuses et semblent peser de tout leur poids. Elle me renvoie forcément à Fernando Botero, mais ce n’est pas du Fernando Botero revisité sous une forme lisse. Cette sculpture a la force tellurienne de Rodin, le supplément d’âme de Camille Claudel, elle est d’une incroyable beauté qui m’interpelle. Elle dit, oui, c’est cela, elle dit beaucoup, mais quoi ? Et j’aperçois, en léger retrait, une étudiante qui passerait pour frêle en regard de ce qu’elle a créé : Debora, cheveux ras et diablement féminine sous son allure garçonne. Une Jean Seberg lisboète... Continue reading
Posted Jun 8, 2017 at Mon arbre de vie
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Il arrive sur scène, avec des gestes saccadés, des errances gestuelles qui le placent hors du monde, de son monde ou alors, hors du monde qu'il cherche et ne trouve pas ou plus. Doit-il revenir en arrière, revivre l'avant où la relation dominants dominés structurait la société ? Il cherche la cause, la raison d'être, semble calculer dans sa tête. Calcul erratique tout comme l'est cette quête d'être à sa place dans une Afrique du sud ou Afrique tout court qui n'en finit pas d'essayer de comprendre le pourquoi, pourquoi de tant de haine, pourquoi tant de mépris accumulé, pourquoi tant de clichés sur elle. La danse est exutoire. La danse est une manière de vivre encore avec ce passé douloureux, de l'en extraire, non pour l'extrader hors de ses frontières, mais pour faire corps avec elle. Elle est totem de vie. Elle est la vie qui sourd qui gronde... Continue reading
Posted Jun 1, 2017 at Mon arbre de vie
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C‘est sur la Messa di Gloria de Gioachino Rossini que les 23 danseurs du Malandain Ballet Biarritz nous font immédiatement entrer dans le mythe du déluge. Présence majestueuse d’une troupe qui nous met directement en prise avec le fragile et... Continue reading
Posted May 14, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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C’est une descente dans un corps et bien plus, une expérience radicale dont le corps garde trace, et dont on ne peut sortir indemne : « L’événement ». Le mot a la force d’être aussi puissant que banal pour dire l’inexprimable pourtant si bien exprimé par Annie Ernaux qui use de ses mots pour raconter bien plus qu’un fait gardé en elle comme une tache indélébile. L’événement, le sien, est le sujet même du livre : l’accouchement, je dirais même, la délivrance d’une expérience de vie des plus intimes où vie et mort se côtoient dans un mouvement d’extrême désolation, où l’enjeu dépasse son propre « je ». Ce livre vient après beaucoup d’autres lus sur le sujet de l’avortement. Mais celui-ci est d’une force inouïe. Par sa manière à la fois si personnelle et si neutre de nous faire vivre avec son corps, son sexe, ses tripes, cette expérience... Continue reading
Posted May 3, 2017 at Mon arbre de vie
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« Fukushima mon amour », fait pour moi, tout de suite écho à « Hiroshima mon amour ». Cela sonne ainsi. Incongru, peut-être, et même peu cohérent me direz-vous. Et pourtant, il n’ait qu’à lire, et surtout comprendre que ce mot « amour » est bien au cœur de la dévastation. Car oui, cet amour puissant qui m’a irradiée quand j’ai vu pour la première fois « Hiroshima mon amour » dont le scénario et le dialogue ont été écrits par la grande Marguerite, on le retrouve aussi très finement dans le film de Doris Dörrie. Deux films pour dire l’horreur : l’un d’un bombardement atomique, et l’autre, d’une catastrophe nucléaire provoquée par un tsunami. Deux films pour dire aussi la beauté et l’amour qui surgissent du plus pur dénuement. Alors, oui, je peux comparer ce Hiroshima là au Fukushima dévastateur qui a empli de désarroi le Japon il y... Continue reading
Posted Mar 20, 2017 at Mon arbre de vie
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C’est un lieu étrange, un espace étonnant, vide et plein à la fois. A priori vide car on y déambule sans rien rencontrer, ou plutôt sans que notre corps vienne heurter quelque chose de matériel On est dans un espace... Continue reading
Posted Mar 14, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il y a ce large cou, ce cou tendu, incliné, offert au baiser. Il y a les yeux de l’homme que l’on devine fermés pour mieux absorber ce qui le porte, l’emporte. Il y a cette immense douceur dans ce... Continue reading
Posted Jan 24, 2017 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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On les voit les partout sur les falaises de la Costa de la Muerte, ces croix qui nous parlent de tempêtes, de mer démontée. Mais il n’y en a qu’une pour Rosa, une seule qui compte pour elle, la sienne, cette croix blanche et trapue qui se détache d’un décor de carte postale qui nous ferait croire que nous sommes quelque part en Cornouailles alors que nous sommes dans le nord de la Galice. Depuis 50 ans, cette croix est son guide, son sémaphore. Seul, au bord d’une falaise, entre ciel et océan. Vent debout, Rosa tient debout, et cette croix, c’est bien plus que tout ! C’est José, son mari, son homme, son amour de jeunesse qui est parti, emporté par les vagues déchaînées qui l’ont laissée veuve avec deux enfants en bas âge. Une histoire dont la dureté épouse celle des pêcheurs galiciens qui la côtoient chaque jour.... Continue reading
Posted Jan 20, 2017 at Mon arbre de vie
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Je suis tombée amoureuse d'un ours. D'un ours d'un méga calibre, un gros de gros, mais si beau, si mignon qui ne cesse d'accumuler les interrogations. Il est tellement craquant que je n'arrête pas de le "dépoiler" à ma façon... Continue reading
Posted Nov 11, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il y a la foule, il y a ces new-yorkais agglutinés qui regardent la scène, et pourquoi pas le photographe, l'enfant, les policiers, les ambulanciers...Qu'en sait-on ? Il y a cet enfant, ce jeune garçon un peu perdu, atterré, comme frigorifié, désarmé face à ce qui vient de se passer. Il y a ces jambes qui semblent dépasser nonchalamment du capot d'une voiture. Il y a ce trait tracé à la craie blanche qui crève l'image, au centre de l'image. Et puis, il y a ces reflets qui nous amènent à cet homme et à cette femmes, aux bouquets...Une image dans l'image, un monde dans le monde, une juxtaposition de situations alors que tout se déroule, en même temps, sous nos yeux, et que la tache de sang semble encore s'écouler et envahir l'espace. Et puis, il y a cet encore cet homme, de dos, qui semble marcher et s'en... Continue reading
Posted Oct 17, 2016 at Mon arbre de vie
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Mes connections avec l'Iran sont ce qu'elles sont : réelles, aimantes et je ne peux résister à lire un ouvrage ou à voir un film qui lui est consacré. Le film "Une femme Iranienne" m'a comblé dans mon désir d'être... Continue reading
Posted Sep 18, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Waouh trop fort, j’ai l’impression que l’on vient, non pas d’inventer la machine à remonter le temps, mais la machine à l’avancer !! Today, mais oui today, c’est déjà la rentrée alors que l’année scolaire est à peine écoulée. Partout... Continue reading
Posted Jul 3, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Ils sont dix. Dix qui défilent face à la caméra, et de ce fait, face à nous qui les regardons. Je découvre cette vidéo dimanche au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Je regarde le premier visage qui... Continue reading
Posted Jun 9, 2016 at MOTS, COQUES ET BIGORNEAUX
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Il se lève angoissé, hébété...une journée commence. Une journée pas comme les autres. Il est l'élu. Celui qui a été choisi. Il ouvre la porte d'une chambre pour traverser la foule éplorée qui l'attend. Parents, frères et soeurs, amis qui le regardent, l'embrassent, le touchent. Lamentations, polyphonie de mots pleins d'amour et de sagesse : " Je suis toi ", " Nous souffrons ", " Notre fils, tu vas nous manquer ", " N'aies pas peur ", " Ne crains pas l'inconnu ", "Que ta journée soit belle"' ... Il est là sans être là, il entend sans entendre ces mots prononcés en français et en wolof, est ailleurs, sourit...se laisse porter par cette journée hors du temps qui lui appartient, qu'il doit vivre, une journée (extra)ordinaire, sa dernière journée sur terre. Comment la vivre quand on est jeune et que l'on a la vie devant soi ? Comment vivre... Continue reading
Posted May 25, 2016 at Mon arbre de vie