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Alexandra
Terre - Europe - France - Ile de France
Lectrice et Ecrivante contemporaine, 
Femme, Mère, Amie, Relation, Professionnelle .... m’occupe 24h/24 ....
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Il est rare que je cite l'épigraphe. Ici, il dit "Etre vieux, c'est être jeune depuis plus longtemps que les autres" (Philippe Geluck). Ce roman n'est pas démarré qu'il est déjà merveilleux de sensibilité. Et il commence, par "Je suis allée acheter un cahier chez le père Prost. J'en ai choisi un bleu. Je n'ai pas eu envie d'écrire le... Continue reading
Posted May 1, 2018 at Connivences littéraires
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Le livre commence par "Marie aimait son prénom. Moins banal qu'on ne le croyait, il la comblait. Quand elle disait qu'elle s'appelait Marie, cela produisait son effet. "Marie", répétait-on, charmé". Un roman court, percutant, froid, et qui pourtant ne parle que d'une seule chose magnifique : l'amour … et son poison la jalousie. Il y a aussi la mère, la... Continue reading
Posted Apr 11, 2018 at Connivences littéraires
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Le livre commence par "Le jour de la chute du mur de Berlin, l'année de mes 10 ans, tandis que défilaient sur les écrans du monde entier des images d'embrassades, de larmes de joie, de bras déployés en signe de victoire, ...". Assister à l'allégresse des bonheurs collectifs quand votre infinitésimal univers personnel s'écroule vous plonge à jamais dans une... Continue reading
Posted Apr 7, 2018 at Connivences littéraires
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Le livre commence par " Au début, ils avaient été deux à la regarder grandir. Sa mère et le patron. L'une avec appréhension, l'autre avec la concupiscence indolente dont il était coutumier." Le livre commence par " Au début, ils avaient été deux à la regarder grandir. Sa mère et le patron. L'une avec appréhension, l'autre avec la concupiscence indolente... Continue reading
Posted Feb 24, 2018 at Connivences littéraires
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(extrait de l'article du blog) Lectrice rétive que je suis aux histoires qui me révoltent et me découragent de l'humanité. Prouesse littéraire de l'auteur d'écrire comme pense parle ressent Bakhita, cette petite fille de 7 ans, arrachée à son village du Darfour en 1876 pour être vendue comme esclave sur un marché soudanais, puis devenir une jeune femme entrant dans les ordres en Italie et finir canonisée en 2000 par le pape Jean-Paul II. Comme dit l'auteur, Véronique Olmi, "pour qu'une histoire soit merveilleuse, il faut que le début soit terrible" ! Ne pas fuir, comme si la détresse de l'esclave devenait sa force. Et enfin accéder à son désir le plus profond, l'autorisation d'aimer. Je me demande où est contenu l'insoutenable ? Sortir du mal à dire permet de s'effondrer. Enfin. L'histoire racontée, le corps s'effondre et la vie reprend ses droits : parce que son histoire ne lui appartient plus, Bakhita n'est plus le produit de son histoire. Bakhita est. Coûteuse rédemption. Béatifiée puis canonisée par Jean-Paul II, sainte Joséphine Bakhita est aujourd'hui vénérée au Soudan. Bakhita est une biographie de notre triste actualité humaine mondiale. Continue reading
Posted Feb 24, 2018 at Connivences littéraires
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Le livre commence par " .. c'est elle qui raccroche ? Qui lui raccroche au … Il appuie fébrilement sur la touche rappel, mais c'est un numéro privé." A ce commencement, j'aurais dû me méfier. Des phrases et des paragraphes qui ne sont pas achevés, qui nous laissent en plan pendant des centaines de pages avant d'avoir des bouts de... Continue reading
Posted May 20, 2017 at Connivences littéraires
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Le livre commence par "Et puis il y eut le jour où Addie Moore rendit visite à Louis Waters. C'était un soir de mai juste avant qu'il fasse complètement nuit." Un thème merveilleux de douceur et de sagesse. Deux vieux. Deux esseulés. Deux tendres. Et boum ! Les adultes infantiles viennent ternir l'histoire de saletés. L'amour devient une prise d'otages,... Continue reading
Posted May 20, 2017 at Connivences littéraires
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Dimanche 21 août 2011, je suis au départ du PBP, promesse faites il y a 4 ans à ma Jumelle, c’est parti ! Le contrôle des vélos c’est effectué hier et j’ai touché du bout des doigts l’ambiance qui m’attend sur cette épreuve. Mais revenons quelques temps en arrière, 2010 je ne peux plus courir, le vélo est acheté il... Continue reading
Posted Feb 21, 2017 at Connivences littéraires
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Et si la formation des concepts scientifiques démontrait que s'éloigner de la Vérité ouvre la porte du progrès et de la tolérance ? Les vérités scientifiques sont des vérités historiques : elles sont toujours universelles, elles valent ce que vaut la vérité de la science, le présent de la science. La physique newtonienne a dépassé la physique galiléenne et a été dépassée par la physique relativiste d'Einstein. La vérité apparaît comme un fantasme : on la dit comme quelque chose qui est, sans futur changement. Or ceci est impossible, il n'y a pas adéquation entre vérité et réalité (Kant & Bachelard). L'épistémologie contemporaine a démontré que dans tous les actes de rationalisation il y avait construction : la construction se détache du réel. Donc rien n'empêche de changer les grilles d'interprétation. Il est donc intéressant de voir comment les concepts sont construits. Découvrir la notion d'obstacle épistémologique, c'est rencontrer LE philosophe de l'épistémologie, Gaston Bachelard (L'épistémologie est le discours philosophique (critique) sur la connaissance …). Gaston Bachelard s'interroge sur la valeur de l'obstacle à la connaissance scientifique : l'obstacle psychologique évolue, il n'est pas inné, il change dans le temps, il ne permet donc pas un progrès linéaire, mais cahotique. La connaissance scientifique est historique. La valeur de l'obstacle est positive. On ne connait pas de façon linéaire et continue, on n'est pas une machine enregistreuse, il y a dans l'acte même de connaître des moments de blocage. Les blocages se situent au niveau de la connaissance rationnelle. L'obstacle c'est quand il y a une idée qu'on a crue vraie et qui après "rectification", après rupture, s'avère comme fausse. C'est une erreur active, elle a eu une efficacité, elle a empêché la constitution de la vérité à venir. Dixit Bachelard "la connaissance du réel est une lumière qui projette toujours quelque part des ombres." : la connaissance se focalise sur quelque chose, le reste devient objet de méconnaissance. Les livres de chimie sont basés sur les éléments naturels de la Terre. Si la terre disparaît, ces livres deviendront des livres d'histoire. C'est pourquoi la science a supprimé le mot "vérité" (assimilé à éternité) et l'a remplacé par "modèle" (interchangeable). La vérité et les théories sont des obstacles épistémologiques. Ils gênent pour sortir du cadre. Dès qu'on croit en quelque chose, il n'y a plus d'évolution, plus de progression. C'est peut-être pour cela qu'un même homme ne fait pas un grand nombre de connaissances essentielles, car il finit par y croire. Et la vérité empêche le doute nécessaire à la créativité et au changement. Exemples de rupture initiée par d'autres hommes : la révolution informatique : IBM a créé le "système" MS Dos, et a été balayé par Microsoft qui a créé la convivialité Windows, qui est en train d'être terrassée par la vague Internet tenue par Google … Et si Gaston Bachelard avait rencontré Clare W. Graves …1 Photo, ils seraient tombés sûrement d'accord. Le modèle de la spirale dynamique postule que pour qu'il y ait changement, il faut 2 conditions minimales : que les conditions de vie en aient besoin ET que le potentiel cérébral soit au niveau. C'est conforme à Bachelard. Souvenons-nous de deux exemples de rupture : La lampe d'Edison : jusqu'au XIXé, tous les procédés d'éclairage passaient par le principe que pour avoir de la lumière il fallait brûler quelque chose. Edison rompt avec ce principe et se demande pourquoi. En se posant la question, en ayant un doute sur la vérité, il s'autorise à penser que ce principe est faux et ainsi a pu penser l'ampoule électrique. A l'inverse de quelque chose qui brûle, il faut même éviter que ses constituants brûlent. Les couleurs de Newton : jusqu'à Newton, on avait pensé les couleurs sur le modèle biologique : un modèle continu et circulaire. Ce schéma étant confirmé par la biologie, il n'a pas permis d'évoluer : pas de rupture, insensiblement du rouge au violet. Newton a changé le schéma, et la mit sur une ligne. Et il présente alors la discontinuité des couleurs. La ligne crée la rupture, et Newton peut se demander "qu'y a-t-il au-delà du sensible, au-delà de ce que l'on perçoit, au-delà du rouge, au-delà du violet ? C'est ainsi que Newton dit : il existe deux couleurs, les sensibles et les intelligibles (les IR et les UV). La physique moderne, qui a succédé à Newton, a conservé le schéma linéaire, l'a confirmé. Et on parle maintenant de nanomètres, de longueurs d'ondes de chaleur et non plus de couleur. Tentative de conclusion … : Le réel n'est jamais ce qu'on pouvait croire mais est toujours ce qu'on aurait dû penser. Ne craignons pas d'étendre cela au-delà de la connaissance scientifique … Continue reading
Posted Feb 21, 2017 at Connivences littéraires
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Qu'est-ce que le changement culturel ? Il est important de se souvenir que chaque période historique a une croyance fondamentale, et que cette croyance a du mal à s'imposer (et donc il y a des allers et retours), et que ce sont les conditions de vie qui sont à l'origine des changements avec des hommes qui comprennent ces changements et... Continue reading
Posted Feb 20, 2017 at Connivences littéraires
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Après 2 321 jours de captivité, la vitalité rayonnante d'Ingrid Bétancourt. Ingrid Bétancourt, trois otages américains, et onze soldats colombiens sont encore dans les airs entre les terres pénitentiaires et le tarmac de la liberté. J'ai 41 ans. Et pendant ces quarante et une années, la libération d'Ingrid Bétancourt est le cinquième événement qui me scotche devant ma télé : le drame du Heysel le 29 mai 1985, la chute du mur de Berlin le 9 novembre 1989, le déclenchement de la guerre du Golfe le 17 janvier 1991, l'explosion des tours jumelles de New York le 11 septembre 2001 et la libération d'Ingrid Bétancourt le 2 juillet 2008. La libération d'Ingrid Bétancourt est une victoire de la liberté sur la détention, une victoire de la paix sur la guerre, une victoire de la politique locale sur les pressions internationales, une victoire de l'intelligence sur la force, une victoire de la civilisation sur la barbarie, une victoire de la mémoire sur l'oubli, une victoire du soutien de l'opinion contre la banalisation … une Victoire complète, tous azimuts, sans point d'ombre. Oui, pour une fois, nous ressentons les émotions qui nous prouvent que nos besoins de sécurité, de paix, de liberté sont importants pour nous et qu'ils peuvent être satisfaits : content, tendre, joyeux, de bonne humeur, euphorique, fier, soulagé, optimiste, reconnaissant, rasséréné, rassuré, plein d'amour aussi, touché, affectueux, aimant, attendri, concerné, ému, sensible, apaisé, léger, libre, plein d'espoir, plein de gratitude, et curieux, captivé, ébahi, ébloui, étonné, fasciné, impressionné, intéressé, intrigué, et rassasié, régénéré. A quoi ressemble un héros ? En vrai ? Pour Ingrid Bétancourt, l'image lumineuse que nous avons eue d'elle pendant plus de 6 ans a été effacée par celle de novembre dernier. Alors je m'attends à voir descendre de cet avion une femme défaite, cuite, anéantie. Je le crains vraiment. Mais c'était sans compter les instants de grâce. C'était oublier les éléments constitutifs de la résilience : se savoir dans le cœur des êtres qui comptent, se savoir dans leurs actions quotidiennes, se nourrir et nourrir sa force intérieure. Cette femme est habitée par sa mission de vie, et c'est si ostensible que c'est la seule explication que je trouve à une telle unanimité, qui force l'admiration et le respect ou l'impatience … Héroïne de sa vie, héroïne de la vie d'autres, résistante en chair et en os, digne et courageuse, presque simple, elle a encouru de vrais risques et payé, comme les autres otages, de longues heures qui se comptent en années. On les récupère hagards, incrédules, irradiés. Et ils se mettent à parler … Les captifs de la jungle, hommes, femmes, savent ce qu'il se passe dans le monde, ce que l'on fait – ou ce que l'on ne fait pas - pour eux. Du dilemme d'en parler ou de ne pas le faire, d'augmenter la valeur marchande d'un citoyen ou de le protéger en ne lui en donnant aucune, Alvaro Uribe, par l'utilisation de l'intelligence militaire offre une troisième voie. La force du Bien pour négocier la Paix vient de l'emporter sur la force du Mal pour maintenir le chantage et l'exploitation. L'intérêt particulier vient de rencontrer l'intérêt général. Aurevoir le sacrifice de Davy Crockett à Alamo, Bienvenue Ingrid pour tous les autres à libérer du dernier joug révolutionnaire sud américain. Continue reading
Posted Feb 20, 2017 at Connivences littéraires
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Je surnomme ce jeune et brillant écrivain "le souffleur de verre", tant ses mots s'entrechoquent, risquant à chaque instant de rompre par l'effet d'une telle densité. Mais c'est l'acrobate qui est tombé de haut le 20 août 2014. La Vie et la Camarde ont tenu conseil, et le tir de semonces l'a emporté sur le coup de grâce. Sylvain Tesson, le corps abîmé et la plume intacte, a alors entrepris sa marche "sur les chemins noirs". Si le pas est moins vif comme l'esprit est moins léger, la gravité fait son office : les pieds du voyageur foulent la Terre-mère dans ses tréfonds ruraux jusqu'aux confins d'un monde ancien. Des bizarreries du changement à la nostalgie d'un monde fantasmé, il n'y a qu'un pas que Sylvain Tesson franchit, tel un Sisyphe de l'absurdité du monde actuel. Le rejet est poli. L'homme est bien élevé. Et la géographie devient la Muse de celui qui se fait poète de l'éternité. Je remercie la chute d'avoir déstabilisé un temps la pudeur. Cette fenêtre qui s'entre-ouvre sur quelques chemins intérieurs est bouleversante. Continue reading
Posted Dec 14, 2016 at Connivences littéraires
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J'ai aimé le héros. Un homme fougueux. Un homme possessif. Un homme charnel. J'ai aimé New-York des années 70, d'Andy Warhol, de Patti Smith et de Bob Dylan. J'ai aimé l'écriture superbe des scènes intimes. J'ai aimé la structure en deux histoires qui s'emboîtent comme un polar. J'ai découvert l'opération Paperclip. J'ai apprécié dévorer ce page-turner au cœur de l'automne ! Continue reading
Posted Dec 13, 2016 at Connivences littéraires
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Le New York fiévreux et violent des années 70, est le personnage central de ce roman à multiples tiroirs. Ma curiosité - autour de ce qui laissait présager une intrigue policière - m'a tenu jusqu'à la dernière page. J'attendais, comme promis tout au long des 992 pages, l'apothéose dans la nuit du blackout du 13 juillet 1977. J'ai lu 992 pages … au bout desquelles …. rien …. Ressenti de "flop" …. Que voulait donc l'auteur ? Et je m'interroge … Au final, le lecteur est l'unique témoin qui relie tous les acteurs du récit. La vérité n'est pas claire, elle est parsemée aux quatre vents de la ville et noyée dans les psyché des personnages. Un peu la réalité, non ? Alors ce que j'ai vécu au premier abord comme désordre est peut-être la trace du génie ! Pour clore, cet écrivain a une plume remarquable de sensibilité et de précision. Une sorte de caméra embarquée de l'œil aux cerveaux. Je crois qu'elle gagnerait à ne pas être noyée dans 1000 pages. Continue reading
Posted Oct 6, 2016 at Connivences littéraires
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Le livre commence par "Mon frère Jem allait sur ses treize ans quand il se fit une vilaine fracture au coude, mais, aussitôt sa blessure cicatrisée et apaisées ses craintes …" Grand classique de la littérature antiségrégationniste, il est paru en 1960, obtient le prix Pulitzer en 1961 et est adapté en film l'année suivante sous le titre "Du silence... Continue reading
Posted Aug 4, 2016 at Connivences littéraires
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J'ai besoin d'un paysagiste. On me fait rencontrer Monsieur Philippe Thébaud. Je ne sais pas qui c'est. A la fin de notre entrevue, si chaleureuse et simple, ce Monsieur m'offre et me dédicace son carnet de voyages, qu'il a intitulé "Paysage Partagé". Je m'y plonge. De mon fauteuil, je parcours tous les continents. Je fais le Tour du Monde. Et... Continue reading
Posted Aug 3, 2016 at Connivences littéraires
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Le livre commence par "Le jour où je suis morte n'a pas vraiment été une partie de plaisir. Pas seulement à cause de ma mort. En réalité, celle-ci est péniblement arrivée bonne sixième dans la série des pires instants de cette journée." Je ressens toujours beaucoup de gratitude pour ces "petits bouquins", "de gare" ai-je envie d'ajouter, car ils assument... Continue reading
Posted Aug 3, 2016 at Connivences littéraires
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Une fois les secrets éventés, on ne contrôle plus la foule, et on ne distingue plus la réalité de la légende. Pour occuper Nella, son époux lui offre une maison de poupée extrêmement sophistiquée, réplique exacte de leur intérieur. Elle sollicite un artisan spécialisé afin d'équiper ce jouet hors norme. Mais le mystérieux miniaturiste, invisible, lui fait aussi livrer objets et figurines non commandés, témoignant d'une étrange prescience: comme s'il (d'ailleurs, est-ce vraiment un homme ?) connaissait intimement les secrets des Brandt, que Nella va peu à peu percer à jour. Plonger dans ce monde plein de paradoxes que ce siècle d’or à Amsterdam. La prospérité de la ville et de la Compagnie des Indes Orientales, l’enrichissement sans limites des marchands se paient d’un rigorisme religieux qui porte chacun à espionner son voisin, qui oblige chacun à masquer sentiments et à se garder de tout écart de conduite. La liberté n’est qu’apparente. Les entrepôts regorgent de biens odorants, parfumés et savoureux mais le puritanisme condamne les personnes à une vie grise et sans charme et à se nourrir de hareng plutôt que des délices en provenances d’orient. Continue reading
Posted Aug 3, 2016 at Connivences littéraires
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«Page turner», classé Polar, mais, par les temps qui courent, un peu comme pour Homeland, on peut s'interroger : Politique fiction ? Reportage ? … Continue reading
Posted Aug 3, 2016 at Connivences littéraires
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J'ai dévoré cette fresque familiale. Plume élégante et féroce, sublime. Premier roman magistral, impressionnant, abouti. A travers le destin d'une famille aristocratique, on traverse minutieusement la France de la Libération à l'aube du XXIé siècle. Et tout s'enchaîne. La culpabilité, pitié d'hier, s'appelle maintenant solidarité. Les colonisateurs sont contraints d'adopter une autre conscience du Tiers Monde. Et les parvenus des classes moyennes commencent déjà à souffrir de leur paupérisation. Chaque loyauté à la grandeur passée est jugée rétrograde, "il faut vivre avec son temps", et l'évolution des mœurs a le dos large, comme le goût du pain et des jeux du peuple de Rome. De ce tourbillon que reste-t-il aujourd'hui ? L'Histoire, familiale, sociale, culturelle, semble structurellement être un poids dont il faudrait s'affranchir en la reniant. Nous sommes en 2016, dans une France déchirée et meurtrie, en plein cœur d'un Monde qui, à nouveau, construit l'avenir des uns en détruisant les héritages passés d'autres. Pendant ces Quarante ans d'histoire de France, qu'avons-nous oublié ? qu'avons-nous omis de préserver ? Ce qui nous manque cruellement aujourd'hui : la tolérance de la diversité dans une Europe enfin pacifique. Continue reading
Posted Aug 3, 2016 at Connivences littéraires
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Plusieurs histoires dans une histoire. Roman annoncé vertigineux. Oui dans ce dédale, j'ai eu le vertige ! Et je suis incapable de résumer ce roman, ni de savoir, au bout du compte, ce qu'est le fin mot de l'histoire …. Bref une structuration que j'ai perçue plus compliquée que complexe et qui, au bout du compte, m'a fait perdre et... Continue reading
Posted May 28, 2016 at Connivences littéraires
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Pendant presque trois années, je n'ai pas écrit une ligne. J'ai envie de qualifier ce roman d'un nouveau genre. Le qualifier de polar psychothérapeutique. Cohabiter avec ses névroses est une chose, une chose assez commune, d'une banalité si confondante que nombreux ignorent en dépendre. Mais aller à la rencontre de son ombre (au sens jungien du terme) est une toute autre histoire, longue, profonde, ténébreuse, initiatique. Delphine de Vigan signe ici une prouesse littéraire et personnelle. Nos vécus (profondément intériorisés) gouvernent nos rencontres. Notre légitimité trouve sa source dans nos pas qui trébuchent. Quand nous cessons de projeter notre ombre sur l'autre, l'amour véritable devient possible. De la toute-puissance au dénuement, de l'excitation à la dépression, de l'inspiration à la fascination, la bipolarité est ici sublimée. Génial. Une prouesse littéraire et personnelle. Chapeau bas ;-) Continue reading
Posted Dec 27, 2015 at Connivences littéraires
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Milan Kundera, avec sa gueule d'acteur boxeur, est un écrivain énigmatique. Si énigmatique que nous nous jetons dans le piège qu'il n'a de cesse de nous tendre : trouver le sens de ce qui ne veut pas en avoir … La représentation du monde est ce qui distingue l'Homme des mondes végétal et animal. Avons-nous déjà vu un rosier se croire chêne ? un lion agir comme un surricate ? L'Homme est la seule espèce vivante à passer sa vie à chercher, et parfois découvrir, qui il est. En n'accordant que peu de crédit à la loi cosmique qui fonde son individualité, l'Homme vit comme s'il n'était que le produit de son histoire, et la répète, inexorablement … Entre Socrate et Magritte, Kant et Schopenhauer s'opposent. Comme il y a autant de représentations du monde qu'il y a de personnes sur la planète, d'aucuns, avides d'ordre, y voient la création du chaos. C'est ainsi que de grands systèmes totalitaires ont tenu à mettre de l'ordre dans le chaos. "Tout se vaut", disent les Why. Relativistes à l'extrême, ils nous rappellent que l'Histoire a invariablement fait tomber les Vérités infaillibles. Le Nombril est l'hymne à notre individualité qui doit justement naître du détachement de notre histoire sociale, familiale et personnelle qui se répète. Montrer son nombril affiche notre filiation et notre individualité qui en découlera. Nous sommes sur Terre pour réaliser la Vie qui est en nous, dont notre nombril est la graine semée. Continue reading
Posted Jun 2, 2014 at Connivences littéraires
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Il y a 100 ans, en 1914, à l'heure où l'Europe se prépare à enflammer le monde, l'architecte le plus brillant de l'Ecole de Chicago, Frank Lloyd Wright, vit le dénouement tragique de son histoire d'amour avec Mamah Borthwick Cheney. "Loving Frank" raconte cette histoire d'amour qui a scandalisé l'Amérique puritaine et qui a coûté à l'avant-gardisme architectural du génie FLW, qui vivra son apogée grâce aux années 30. Le décor est celui de l'Europe, du Japon, et des EU à Oak Park (Chicago) et Taliesin (Wisconsin). Pour ceux qui ont eu la chance de visiter les maisons de FLW, vous ne pourrez pas échapper à l'émotion grandissante, au fil de votre lecture, en visualisant clairement les lieux de vie ces personnages hors du commun. A contrario, si vous ne connaissez pas cet épisode tragique, je vous invite à ne pas fouiner, avant votre lecture, sur le Net. Pour découvrir l'œuvre de FLW, il ne suffit pas d'admirer ses maisons. Nancy Horan réussit dans son roman le spectaculaire défi de nous infiltrer dans la tête et dans le cœur de cet artiste de génie. Toute sa Vie est un hymne à la fluidité de la Nature et de l'Amour. Cet homme, dans son art, a créé la liberté créatrice du XXé siècle. Et la femme qui l'accompagne, Mamah Borthwick Cheney, va payer d'un lourd tribu, elle aussi, sa contribution à la Liberté de Femme, celle-là-même qu'à l'aube du XXIé, on défend encore avec difficulté. Ce roman est un magnifique hommage au parcours violent et isolé des "évolutionnaires". Ces hommes et femmes, comme illuminés au Présent de ce que doit satisfaire l'Avenir, tracent le chemin de tous au prix de leur vie, de leurs proches et de leur réputation. A cette époque, le mouvement suffragiste fait déjà parler de lui. Et comme aujourd'hui, l'Europe du Nord a une certaine "avance" dans la diffusion d'idées sociales modernes. Mamah Borthwick Cheney traduira les œuvres d'Ellen Key. Cette suédoise est tout à la fois conservatrice et incroyablement radicale. Elle répand des idées nouvelles, sur lesquelles on se débat encore aujourd'hui à l'heure du "mariage pour tous" et du "féminin (au sens yungien du terme) dans l'entreprise et dans la société". Ce que nos adolescents et nos enfants trouvent aujourd'hui "naturel" (car tout se vaut …) a généré tant de combats, desquels certains ont été gagnés "grâce/à cause" de la Grande Guerre … Que dit Ellen Keyet que vivent Mamah Borthwick Cheneyet Frank Lloyd Wright ? : "Dès que l'amour disparaît, le mariage perd tout caractère sacré. Mais si l'amour vrai, le grand amour, naît hors du mariage, il est sacré et mérite le respect. Chaque nouveau couple doit prouver qu'en vivant ensemble, il enrichit non seulement sa propre existence mais le genre humain tout entier. Seule la cohabitation peut décider de la moralité d'une union." Ce couple d'Amour que forme Mamah Borthwick Cheneyet Frank Lloyd Wright incarne l'existence libre et honnête. Ils ont mené une vie intègre. "L'amour est moral même sans mariage légal. Mais le mariage sans amour est immoral. Un mariage consommé sans amour réciproque, la vie maritale qui perdure sans amour mutuel ne contribuent à la dignité ni de l'homme ni de la femme. C'est au contraire une contrefaçon criminelle des valeurs les plus sacrées de l'existence.
Dans le nouvel ordre moral, la seule chose échangée entre mari et femme sera un amour librement consenti, que ni l'un ni l'autre ne pourront jamais exiger comme un dû. De telles revendications ne sont qu'une grossière survivance des périodes les plus reculées de notre histoire." Il convient de rester à la fois vigilant et vaillant. Aujourd'hui que nous connaissons une nouvelle rupture dans notre système de valeurs sociétales, nous assistons aux mêmes extrêmes. Au début du XXé, il y avait les adversaires adhérant à la morale conventionnelle et à la recherche d'un "amour pur" dépourvu de sensualité. Ceux-là même qui collaient des feuilles de vigne sur l'art moderne et censuraient la littérature érotique. Ceux-là même aussi qui ne vivant que pour leur progéniture font de piètres compagnons pour celle-ci. Et il y avait les adversaires prétendant être bohèmes, se jetant à corps perdu dans des liaisons éphémères décrites à tort comme de "l'amour libre". Ceux-là ignorent tout de la véritable dévotion amoureuse.
 Aujourd'hui que notre société réclame un élan plus collectif et un rééquilibre entre vie personnelle et vie professionnelle se voit opposer à nouveau des adversaires : entre ceux qui affirment la sacro-sainte réussite économique et sociale comme seule indication de la valeur humaine, et ceux qui s'y opposent de façon forcenée, au point de valoriser une vie subventionnée par l'Etat. Un grand écart les sépare au milieu duquel la majorité des personnes se trouve et se cherche. Et c'est dans cet écart que nous sommes tous potentiellement des "évolutionnaires". Continue reading
Posted May 4, 2014 at Connivences littéraires
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Je me suis laissée aller, une envie inexplicable, j’ai lu le Loup des steppes. Quel ennui ces 224 pages ! Et quel bonheur la lecture rapide ! Le loup des steppes, aussi roman initiatique soit-il, n’a, pour moi, rien du chef d’œuvre. Ma grande déception ne tient pas seulement à ma grande affection pour Demian, du même auteur. Elle tient... Continue reading
Posted Jul 24, 2013 at Connivences littéraires