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Florence Trocmé
Recent Activity
Je veux encore parler de ce silence entre mes livres : j’aime vivre longtemps avec le livre que j’écris. J’aime vivre avec lui pendant des années. Ce n’est pas que je fasse de la rétention (ou peut-être un peu...) mais il me semble impossible de sortir, de sortir de moi, un livre tous les deux ans par exemple. Le suivant serait trop semblable au précédent, sans surprise, ni pour moi ni pour mon lecteur. Il me faut, pendant l’écriture, accumuler des forces, des matériaux vitaux, avancer, changer. Il faut bien que l’on vive pour écrire ! J’ai parfois d’ailleurs l’impression... Continue reading
Posted 11 hours ago at Poezibao
Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. •Henri Droguet, Maintenant ou jamais, Belin, 2013, 96 p. 17€ •Mathieu Bénézet, La Chemise de Pétrarque, Obsidiane, 2013, 15€ •Nimrod, Visite à Aimé Césaire, suivi de Aimé Césaire, le poème d’une vie, essai, aux éditions Obsidiane, 2013, 14€ •Louis-François Delisse, A Gambo, enterrée au cimetière de Thiais depuis le 3 janvier 2011, collection de l’Umbo, 2013 •Guillevic, Accorder, poèmes 1933-1996, édition établie et postfacée par Lucie Albertini-Guillevic, Gallimard, 2013, 24€ •Peter Collier et Ilda Tomas (éds), Béatrice Bonhomme, Le mot, la mort, l’amour, Peter Lang éditeur •Yves... Continue reading
Posted 14 hours ago at Poezibao
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Le nom de la collection dans laquelle paraît ce livre composé à quatre mains et à double regard renvoie à un recueil de Reverdy publié en 1918, illustré par Matisse : Les Jockeys camouflés. Trois textes, « Les jockeys mécaniques », « Autres jockeys, alcooliques » et « Piéton » composaient cette plaquette évoquant un paysage et des silhouettes presque fantastiques. Des paroles qui viennent « de plus loin que la mer » y esquissent une série d’images jouant de l’ombre et de la lumière : « Il y a des lueurs sur le fond noir du ciel/Il y a... Continue reading
Posted 19 hours ago at Poezibao
Berceuse Pourquoi, dis-tu, je ne te fais pas de caresses, pourquoi je n'essaie plus de rester près de toi. Mais tu dois comprendre, c'est la queue, ton aiguillon, qui m'épouvante, […], car chaque fois que je me rapproche siffle ce harpon et je sens le gel du venin plonger au fond de mes os. Est-ce encore toi, la lame qui pénètre dans mes reins quand nous nous embrassons ? C'est elle, qui frappe alors que je te parle et doucement descend sur ma nuque ? Je t'aime beaucoup, mais pas toute entière, juste une moitié peut avoir mon amour, l'autre... Continue reading
Posted 19 hours ago at Poezibao
Pour présenter Valerio Magrelli (dans un pays qu’il connaît bien) Valerio Magrelli, né à Rome en 1957, a reçu une formation en philosophie, musicologie et français, entre autres à la Sorbonne Nouvelle - Paris 3, où il participa à l’anthologie Le Printemps italien proposée par J.-Ch. Vegliante (Action Poétique) dès 1977. Ses premiers poèmes avaient paru peu avant dans la revue de Pagliarani “Periodo Ipotetico” à Rome. Sa thèse de Littérature française, 1989, est publiée chez Pacini (Pise) en 1995 : La casa del pensiero, Introduzione all’opera di Joseph Joubert. Il travaille aussi sur Dada et traduit beaucoup du français.... Continue reading
Posted 19 hours ago at Poezibao
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Posted May 10, 2013 at L e f l o t o i r
Quignard et les noms « Je ne sais pourquoi cela m’emplit de bonheur de citer des morts – une liste de morts qui n’ont jamais été cités », écrit Pascal Quignard dans Leçons de Solfège et de piano, Arléa 2013, texte d’une conférence donnée en 2010. Et je pense à Philippe Didion qui en ces notules dominicales transcrit et diffuse, par mail et sur abonnement, semaine après semaine, des litanies de noms relevés sur les monuments aux morts de toutes petites communes, partout en France. → Le nom, seul vestige de la personne. Le nom sur une tombe, sur un... Continue reading
Posted May 10, 2013 at L e f l o t o i r
Posted May 7, 2013 at L e f l o t o i r
De la lecture de poésie La lecture de poésie finit par induire une accélération de la lecture en général (mais pas celle de poésie), roman, essais notamment. Pourquoi ? Parce qu’elle rend extrêmement sensible aux redondances, aux expressions toutes faites, au remplissage et que l’on parvient alors à enjamber allègrement ce qui est superflu pour se concentrer sur la moelle…. à supposer qu’il y en ait un peu. Le passé composé ou simple (JC Bailly) Poursuite de la lecture de Une Phrase urbaine. Un chapitre intitulé « Passé simple » : « le passé nous ne le rencontrons jamais en... Continue reading
Posted May 7, 2013 at L e f l o t o i r
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Posted May 5, 2013 at L e f l o t o i r
Promenade avec Pesquès, Veinstein et Bergounioux, on pourrait imaginer pire pour tourner en rond autour des pelouses fleuries et sous les arbres en pleine éclosion ! Bergounioux qui dit en février 2012, qu’il a vu, au sein même de l’établissement scolaire où il enseignait, que « quelque chose s’était perdu, qui était l’amour pur et désintéressé de la connaissance en général et de la littérature en particulier en tant que telle ». Il lui a semblé qu’il en percevait « l’écho, ou le reflet, ou l’ombre portée, au plus haut niveau de l’institution ». Pêche au tweet ce 3 mai... Continue reading
Posted May 5, 2013 at L e f l o t o i r
Rappel : agenda, liens, informations sont désormais publiés ici Pour recevoir les mises à jour quotidiennes dans sa boîte aux lettres, voir ici Dernières parutions sur le site : Évènement •La mort d'Heather Dohollau [Carte blanche] •La poète norvégienne Torild Wardenær, par Anne-Marie Soulier [Notes de lecture] •Christian Tarting, "Labbra", par Pierre Parlant •Pascal Boulanger, Au "Commencement des douleurs" & "Faire la vie", entretien avec Jacques Henric, par Jean-Luc Favre •Charles Pennequin, "Pamphlet contre la mort", par Antoine Bertot •Sophie Loizeau, "caudal", par Françoise Clédat •Max Jacob, "Oeuvres", par Antoine Emaz •Jean-Paul Michel, « Quand on vient d’un monde d’Idées,... Continue reading
Posted May 4, 2013 at Poezibao
Cette rubrique suit l’actualité éditoriale et présente les derniers ouvrages reçus par Poezibao. •Charles Reznikoff, Rythmes 1 & 2 Poèmes, traduction de l’anglais par Eva Antonnikov et Jil Siberstein, coll. Feuilles d’herbe, Éditions Héros-Limite, 2013, 8€ •Marlène Soreda, Du flou sur les causes, Fario, 2013, 13€ •Quatrains T’ang, Chant de palais, traduction française de Lo Ta-Kang, coll. Feuilles d’herbe, Éditions Héros-Limite, 2013, 9€ •Marie Krysinska, Poèmes choisis suivi d’Études critiques, choix, présentation et notes de Seth Whidden, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2013, 18€ •Béatrice Libert, Écrire comme on part, Le Bruit des autres, 2013, 12€ •Hubert Fréalle, Chevalery Luminescence,... Continue reading
Posted May 4, 2013 at Poezibao
Quand on vient d’un monde d’Idées, la surprise est énorme sort au moment même où deux autres titres, très récents, très vigoureux et très souples, sont réédités (toujours conjointement : Éditions VVV et William Blake & Co.) : Placer l’être en face de lui-même et Stupeur et joie de devoirs nouveaux. La traduction de ces trois livres bilingues nous parvient grâce aux efforts de Michael Bishop, critique, comme on le sait, dans les domaines de la poésie et des beaux-arts contemporains, éditeur, poète et traducteur également de Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Salah Stétié, Gérard Titus-Carmel et de maintes poètes... Continue reading
Posted May 4, 2013 at Poezibao
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Posted May 3, 2013 at L e f l o t o i r
Sophie Loizeau/Françoise Clédat Superbe note de lecture de Françoise Clédat sur Caudal de Sophie Loizeau, (pour Poezibao) dont je retiens en particulier cela : « mais rien de ce qu’on éprouve ne se sépare de ce qu’on nomme. Rien de ce qui est éprouvé ne se prouve indemne de la langue qui le nomme » Bonheurs du Monde ou du soir ? Gâtée par Le Monde hier soir, Monde que je lis désormais presqu’exclusivement dans sa version électronique (abonnement). Une page entière sur les orgues, une sur trois livres importants sur la musique tout récemment publiés (dont Bernard Scève, Les... Continue reading
Posted May 3, 2013 at L e f l o t o i r
« être nouveau sans être obscur » « Le « Qu’est-ce que ça veut dire ? » est le reproche qu’on fait au poète qui n’a pas su vous émouvoir. Reproche grave entre tous. » « Les idées n’ont rien à voir avec la poésie. » « Il faut « encaisser » longuement et retarder la réaction. Plus on la retarde, mieux cela vaut. Le « rendu » immédiat ne vaut rien, mais c’est l’élaboration de la transformation qui édifie et crée. » « Bien entendu, le public s’en fout. Mais nous ne travaillons pas pour le public ou bien... Continue reading
Posted May 3, 2013 at Poezibao
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Il est toujours intéressant de repasser par ce tournant du XX° siècle, les années 1910, et Apollinaire, Reverdy, Cendrars, Jacob, sans compter Tzara, Valéry, et les surréalistes qui arrivent… Il y a peu, les éditions Flammarion nous offraient en deux imposants volumes les Œuvres complètes de Reverdy ; c’est au tour de Gallimard de proposer un robuste « Quarto » de 1800 pages qui rassemble les Œuvres de Max Jacob. Cela représente un travail de bénédictin (il en reste, heureusement !) pour le travail de présentation et les notes. Mais Antonio Rodriguez est un familier de longue date de l’œuvre... Continue reading
Posted May 3, 2013 at Poezibao
On joue la nuit dans un théâtre d’ombres Toujours ce long convoi dont on épingle au passage quelques mots marchandises achalandés sur papier blanc format Acomme l’autoroute un peu plus loin D’autres déplacements On pense au pronostic vital engagé sur la voie d’arrêt d’urgence – au bout de vingt minutes, plus à se préoccuper du prochain péage – On ramène quelques mots dans la nasse On les range sur la ligne avec assez d’espace entre pour que le vent s’y infiltre et les sèche jusqu’à les faire craquer comme des châtaignes oubliées au fond du four • On joue tout... Continue reading
Posted May 3, 2013 at Poezibao
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Cela (se) passe dans la langue. Que cela (s’) y passe à ce point : l’irréductible, non spécifiquement du féminin, non spécifiquement d’un être femme mais de ce qui d’être femme s’éprouve en acte - ses effets agissants - rigoureusement identifié (converti ?) en acte de langue : sexuant les neutres j’obtiens qu’elle acte, actrice totale en toute circonstance L’écriture s’énonçant (s’annonçant) ainsi refondée, dès les premiers mots du premier poème : sur le modèle de redire, réécrire repris plus loin par l’oxymore : la vieille règle neuve, référence explicite à Vaugelas oui-jà , que réitère, trouvaille que le hasard... Continue reading
Posted May 2, 2013 at Poezibao
Posted May 1, 2013 at L e f l o t o i r
Martine Broda Je suis très touchée par le dossier à mise en ligne progressive que Le Nouveau Recueil de Jean-Michel Maulpoix, un peu trop silencieux me semble-t-il mais se réactivant somptueusement, consacre à Martine Broda. Superbe lettre d’Esther Tellermann, mais aussi ce paragraphe bien précis dans l’article de Michel Deguy : « Pour faire comprendre à d’autres cet apparent paradoxe qu’il lui arrivait souvent de déclarer, déconcertante, qu’il lui fallait maintenant trouver des tâches nouvelles, qu’elle était en panne de sujet, et c’est ainsi qu’elle s’attacha à Roberto Juarroz, je dirais qu’elle a été didactique : elle reconduisait ainsi de... Continue reading
Posted May 1, 2013 at L e f l o t o i r
Elle s’en va, nous ayant regardé Son départ est sans adieu Elle nous précède sur la seule route A jamais hors du cadre* Yves Prié, créateur des éditions Folle Avoine qui ont accueilli la plupart de ses livres, vient de me faire part de la mort, dans la nuit de lundi à mardi, d’Heather Dohollau. Le sentiment de très grande tristesse est encore accentué par le fait que c’est Ronald Klapka, tout récemment et si brutalement disparu, qui me l’avait fait connaître. On peut lire de nombreux textes d’Heather Dohollau dans Poezibao. bio-bibliographie, extrait 1, extrait 2, extrait 3, extrait... Continue reading
Posted May 1, 2013 at Poezibao
« Le drame de la création est d’être identifié, le drame de tout créateur, c’est d’avoir fait une œuvre et que cette œuvre identifie un auteur, que cette œuvre désigne une façon de faire, un style, c’est le drame de toute la création, car finalement faire une œuvre c’est mourir, c’est se donner pour mort, avant la mort n’existait pas car il n’y avait pas de créateur identifié, la mort était souterraine, elle était très présente cependant, elle risquait d’envoyer sous terre le créateur avant sa création, car le créateur croyait que s’il ne créait pas il mourrait, c’est pour... Continue reading
Posted May 1, 2013 at Poezibao
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Il y a, tout à la fois, la « poésie tout-à-trac », l’abandon du « style » pour rejoindre « l’aléatoire » jusqu’à ce que cette poésie « se bouffe les mots », et puis le risque que les paroles apportent la mort. Les paroles s’en prennent à la vie, peuvent y faire des « étincelles » mais aussi elles la « tordent » jusqu’à la priver d’air. L’écrit est ce qui permet de « tordre » cette fois les paroles afin de s’en prendre à ce qui tue la vie au bout du compte. L’écrit, s’il tue les paroles,... Continue reading
Posted May 1, 2013 at Poezibao