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JFChénin
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Entre-deux, les dissonances Vol.1 (version imprimée disponible chez TheBookEdition) Version audio Avant propos I.1 On va naitre I.2 Amalgames II.1 Mais si je tombe Continue reading
Posted Jun 6, 2017 at Darkness
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Vient de paraitre chez TheBookEdition Dans l’entre-deux, j’obtempère, déplacé sur la courbe digitale qui coupe en deux le monde, qui scinde les sentiments, traverse d’autres courbures plus indicibles - mais là -, qui s’évasent et frôlent les orées tumultueuses du ciel, j’obtempère, je veux dire je me redresse de tout mon poids pour effleurer et sentir tout ce qui coule autour de moi, qui passe, qui s’enfuit, qui finit par manquer et cet entre-deux où je suis encore assis, écoutant les bruits diffus de la maison, qui viennent difficilement jusque là, je me redresse, je veux dire j’exulte de tous... Continue reading
Posted Jan 28, 2017 at Darkness
Nous n’accordons pas assez d’importance aux mots, leur ordre apparent est l’apparence du sens. Il en faut plus pour les débusquer et leur rendre la grâce éreintée et désordonnée mais nécessaire du sens qu’ils manifestent en les rapprochant, en les heurtant, en les frottant les uns aux autres. L’écriture magnifie les mouvements contraires et le mensonge est encore la vérité, et l’asphyxie une respiration. L’émotion vient du côtoiement. Et côtoyer revient à trembler. Les mots tremblent dans la tête, vibrent et vibrillent dans une profusion d’émotions soudaines. Ecrire c’est éclater le vide sidérant. J’écoute le concerto pour piano n°1 de... Continue reading
Posted Dec 10, 2016 at Darkness
Et les grandes ombres qui, partout, suintent et s’effritent, détachées de l’ombre qui les tenait ensemble, se rassemblent et s’assemblent pour être l’aplat bleu virevoltant qui ouvre le ciel. La vertu est seconde. La passion prime et le désir grandit. De place en place, à la seconde où tout pourrait basculer, restera un souffle et une île, un souffle pour respirer, une île pour accoster, une courbe ascendante où vivre. Nous sommes les sillons rapprochés des perspectives qui nous limitent mais entrent en nous, en silence, dans le grand silence qui pourrait être vide, qui le serait peut-être si nous... Continue reading
Posted Nov 5, 2016 at Darkness
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Où j’ai croisé Icare, petite tache à la surface de l’eau, qui ne disparait pas et régurgite la folie du désir. Où j’ai touché le froid et le feu du rêve d’ubiquité. Icare rêve de son double qu’il assassine d’un coup d’aile. Il s’assassine d’un coup dans l’eau. Reste un rayon de soleil qui décline doucement sans heurter le silence du ciel. Reste le silence des nuits rêveuses et des rosées froides jusqu'au matin suspendu au jardin bleu du ciel. Reste une distraction ou une dérobade mais ni l'une ni l'autre n'est décisive. Reste un moineau écorché de ses pixels... Continue reading
Posted Oct 21, 2016 at Darkness
Qui dira la méthode ? Comment s’invente la méthode ? La méthode est proche de la partition et de ses répétitions, boucles, détours et re-bouclages. ON JOUE SUR LES NERFS On fixe la méthode dans le mouvement. Je ne réfléchis pas mieux que quand je me déplace. J’échafaude en roulant. (Le dernier roman) La méthode est complexe, déroutante tant elle fait partie de l’écriture et sans écriture pas de méthode. Elle est inextricable et invérifiable. Elle permet de démembrer et de re-construire. Elle est intrinsèquement liée à l’épreuve du jointoiement des mots. Elle est le vide qui construit. Elle est... Continue reading
Posted Oct 20, 2016 at Darkness
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En aparté quatre feuilles blanches sur le bord de la table En aparté qui n’ont pas encore servi En aparté nous échangeons nos alliances, déclarons caduques les temporalités éphémères, les événements derrière soi En aparté la question des dissonances où les réverbérations s’entrelacent en vrilles déséquilibrées et qui fusent vers le haut En aparté un orage s’effondre enfin qui venait du tréfonds, de l’intime parcelle de vérité qui restait, "inabdiquante" En aparté le théâtre du monde n’a pas plus de valeur que l’angle mort dans lequel il se joue, une portion de la réalité proche de zéro En aparté nous... Continue reading
Posted Oct 10, 2016 at Darkness
J’amalgame, je prends, je me déprends, j’organise la fuite à reculons, de travers, en toute lucidité du désir qu’on enfouit, qui s’abrège et se désagrège. S’enfuit. La militance n’a pas de désir, juste des renversements ou des révolutions. Elle est fo-menteuse de discours dépourvus d’ambition, d’admiration, il lui manque la jouissance. Je n’apprécie pas les promesses non tenues. En contre-partie de nos allégeances, nous naviguons sans boussole. Les questions sont toujours lancinantes comme les douleurs et les remords. Ils pointent le manque, la désorganisation et les dépravations. Ils sont sans pudeur. Ils sont utilisés à contrer le bonheur. Nous soutenons... Continue reading
Posted Oct 7, 2016 at Darkness
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Vient de paraitre chez TheBookEdition : KHI ou Déposition d'une ville Comment franchir ce qui demeure mystérieux ou incompréhensible ou hors de portée - éloignant ? Les hommes se dressent contre les hommes. Ils ne s'aventurent plus à les connaître, ils se mettraient en danger. Les mots leur manquent. Ils en épuisent le délire et l'absurde et ne pouvant plus dire ni écouter, ils tirent. A bout portant de leurs rengaines, les balles et les bombes sont les éclats décervelés de leur misère. Ils vivent à reculons dans leurs fantasmes grégaires. Continue reading
Posted Feb 23, 2016 at Darkness
En quête d'une fraternité quand chacun comprend que le dieu qui vous sonne n'a pas son pareil pour déjouer ce qui l'affaiblirait. En quête d'un avenir qui ne serait pas une succession de meurtres et de morts, et de morts, et de morts. En quête d'un désir, un mouvement qui rattache à la vie, un sursaut, juste un souffle qui tressaille dans tout le corps. En quête d'une respiration, quelque chose qui s'ouvrirait enfin et laisserait passer d'autres respirations sans les ombres qui les abaissent à terre. Continue reading
Posted Nov 20, 2015 at Darkness
Il y a l'horreur sur notre vie qui tremble. Nous les perdons irrémédiablement. Nous ne sommes pas assez heureux pour les protéger, pas assez libres, pas assez fous. Les protéger en étant parmi eux dans la douve ensanglantée. Ils brandissent leurs cris d'espoir en même temps que leurs bras morts qui retombent sur nous. Tous sont nos enfants qui demandent des rêves à la vie brusquement dispersée, fragmentée, brusquement anéantie. Tous sont nos enfants qui ne se relèveront pas. Continue reading
Posted Nov 16, 2015 at Darkness
Comment franchir ce qui demeure mystérieux ou incompréhensible ou hors de portée - éloignant ? Les hommes se dressent contre les hommes. Ils ne s'aventurent plus à les connaître, ils se mettraient en danger. Les mots leur manquent. Ils en épuisent le délire et l'absurde et ne pouvant plus dire ni écouter, ils tirent. A bout portant de leurs rengaines, les balles et les bombes sont les éclats décervelés de leur misère. Ils vivent à reculons dans leurs fantasmes grégaires. Continue reading
Posted Nov 15, 2015 at Darkness
Face à la mort réitérée, on se dessèche. L'esprit ne contredit plus, devient misérable et erre d'incident en incident. Nos pauvres repères sont des hommes et des femmes abattus d'être ce qu'ils étaient. Continue reading
Posted Nov 14, 2015 at Darkness
I - Résilience du feu dans le corps de la femme, résilience de la peur dans la tête de l'homme. Entre les deux, la parole désarticule les rencontres, si elles ont lieu. La distance se compte en années-lumière et seule la femme tente de compter ce qui lui reste d'espace à respirer. II – On récolte ce qu'on sème dit le proverbe et la lutte est inégale qui les sépare, cette lutte de la pureté jusqu'à la mort. Love is not a distinguishing mark / that would make it easy to recognize a corpse dit Afzal Ahmed Syed. Et le... Continue reading
Posted Jul 27, 2015 at Darkness
Comme une planche de salut, un signe parmi d'autres, mais reconnaissable ; Comme une tranche de pain ; Comme une main tendue au-dessus du mur dans l'entrelacs ferraillé des lisières infranchissables ; Comme une lumière au fond de l'arrière-cour, sans respiration ou si lente pour pouvoir résister ; Comme un dévers d'où l'on se jette dans le vide ou comment perdre la mémoire ; Comme un éloge du matin, dans le ciel étagé des commencements ; Comme un panier de fruits ; Comme une question sans réponse ; Comme un passage dans les ombres des hauts murs ; Comme un... Continue reading
Posted Jun 28, 2015 at Darkness
Des murs succèdent aux murs, des vents chauds s'y perdent, des ombres s'y diluent dans les restes d'ombre des arbres blanchis à la chaux du ciel. La vie est mate, à peine le ciel respire, à peine il résiste. Des murs succèdent aux murs dans d'indécidables dédales avec ses entrailles rouillées, sonnantes et décharnées. On s'abrite comme on peut de la peur d'une vie qui se ferme, on ferme la porte. Ce qui les sépare est un rite ancestral d'un respect forcé où chacun, isolé, cherche à se convaincre que c'est mieux ainsi. Mais ce rite n'est pas leur rêve,... Continue reading
Posted Jun 25, 2015 at Darkness
I - Minute suivant minute, le mouvement du monde déborde son propre mouvement, ni altéré, ni partagé, lancé entier au front des murs, des arbres et des saillies du ciel, bercé du feu qui le traverse. II – La traversée du chenal, ce n'est pas la mer mais un dévers où on glisse de la poussière à la lumière. A l'autre bout, les mangroves limitent le monde visible. La ville est à des années-lumière, toute étalée sur l'autre rive, toute arpentée d'immeubles en demi-teinte. Vision à 180° d'un ciel bordé d'un vide rassurant. III – On arrive à Empress Market... Continue reading
Posted Jun 25, 2015 at Darkness
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Ce qui se cache, la matière le connaît. Je connais les différences qui me portent, pense-t-il. Je reviens toujours aux résurgences d'une matière qui vibre, s'impose et m'échappe, dont j'accepte les saillies et les nervures, autant de caprices qui écrêtent en moi. Je suis en lui comme une chair qui vacille, dit-il, et je sais les portes qui s'ouvrent et les plaies dont on ne dit rien, je sais la différence. Je suis en lui comme un amant désarçonné, en porte-à-faux de tous les équilibres, j'entre en résurgence, je me défais de toutes les sources qui affleurent, je suis en... Continue reading
Posted May 4, 2015 at Darkness
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Figure out, suites américaines (2008-2013) achève le cycle des Figures qui, avec Figures de la disparition (1975-2006) et Figures des sentiments (1998-2012), a constitué une grande part de mon travail d'écrivain jusqu'à aujourd'hui. Nécessairement ces trois cycles se joignent, se chevauchent et s'interpénètrent tant l'écriture dévoile, au long des années, les rapprochements et les redites, les perspectives communes et leurs points d'appui, mais aussi les écarts et les pas de côté qui permettent d'en expliquer les partis pris. Ces trois cycles sur près de quarante ans n'ont pas contredit ce que j'éprouvais alors de l'écriture : Nous vivons de paroles... Continue reading
Posted Jan 16, 2015 at Darkness
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Vient de paraître chez TheBookEdition : Figures des sentiments (1998-2012) J'ouvre un nouveau cahier, arrimé à cette errance qui me va bien, de suites en suites. Pour autant, je ne veux rien sacrifier de ce qui me pousse à expliciter mieux ce que j'écris. J'ai besoin de lieux doublés d'instants tranquilles pour ré-agencer ce qui vient alors en rafale, en trombe d'états surgissants, quitte plus tard à élaguer en larges coups de ratures et de ciseaux. Je casse ce qui ne décide à rien et ne retiens rien qui ne serait pas urgent. Mais il s'agit d'une urgence qui compte... Continue reading
Posted Jul 14, 2014 at Darkness
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Vient de paraitre chez TheBookEdition : Donner un corps Ainee Khalid est peintre. Elle vit à Karachi. Elle est chrétienne dans un pays musulman. Elle n'a pas d'atelier et ses toiles sont empilées contre les murs de sa chambre. Elle peint dans les hiatus que la vie lui oppose. Elle est adossée au vide de la toile où elle libère ses visions. Des visions ordinaires dans un pays qui les accepte mal. Elle est adossée au plein de ses refus et de ses attentes. Elle peint à même le sol dans une position hiératique. Elle est habituée au manque d'espace... Continue reading
Posted Jul 10, 2014 at Darkness
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Vient de paraitre chez TheBookEdition : Monument Valley Monument Valley est un souvenir d’enfance, un voyage, une relation particulière au pop art, un film de Wim Wenders, une tentative littéralement littéraire. Je n’ai jamais peint, tout au plus quelques dessins à l’encre de chine il y a très longtemps, l’attrait pour les trames d’architecte, le recours au rOtring et à la règle, le surlignement et l’espace blanc, très peu de bleu à cette époque, surtout du rouge, du gris, du noir, de bons ciseaux et de la colle, quelques collages à partir d’images de bandes dessinées, du papier journal et... Continue reading
Posted Jun 30, 2014 at Darkness
Il pensa : La matière ébauche une existence en dehors de ma conscience et je l'effleure avec l'œil qui voit ou la main qui frôle. J'effeuille les vibrations successives de cette naissance. Mais comparer cette ébauche à une naissance est une image fausse. Ce qui se forme dans la vision est en deçà de la vision et la main soulève une épaisseur invisible. Continue reading
Posted Jun 21, 2014 at Darkness
La main est silencieuse qui nous rapproche. Une main silencieuse au seuil du jardin silencieux. Ne me donne pas à choisir, pensa-t-il, nous sommes des cathédrales qui restent en chantier. La main est un œil aveugle. On n'imagine pas plus clairvoyante que cette main qui, d'un coup, s'attarde aux plis du monde. D'infimes arcboutants jalonnent notre pensée, qu'importe l'œil ou la main, les visions comme les caresses sont éphémères. ---- La règle est cachée dans les mots. La règle impose une suite de boucles qui se suivent, s'enchaînent, s'entravent parfois. Comme un œil ou une main qui n'attendent rien que... Continue reading
Posted Jun 20, 2014 at Darkness
Collage de Monument Valley Continue reading
Posted Feb 20, 2014 at Darkness