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J-P L. Risi
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@Canard de bois Pour répondre à votre question, ce qui me pousse à croire qu'un État moindre pourrait améliorer les choses est que le dénominateur commun de toutes les corporations et groupes de pressions nuisibles est l'utilisation du gouvernement pour avancer leurs objectifs plutôt qu'un marché ou encore le consensus des gens concernés dans la société civile. En retour, pourrais-je savoir pourquoi seule l'entreprise privée serait guidé par des intérêts particuliers? Les syndicats, les associations professionelles ou les hauts-fonctionnaires, pourquoi n'aurais-t'il pas autant sinon plus d'intérêts cachés que les Paul Desmarais de ce monde?
J’aimerai répondre à ce texte en soulignant 2 choses. 1)"En transformant les étudiants en clients, on introduit plusieurs moyens de pression permettant de dégrader fortement l’excellence de l’enseignement, et par là même l’excellence de la recherche (…)" Contre-Argument : Il est faux de penser que, ceterus paribus, l’implication de l’état change quoi que ce soit aux faits que les universités ont avantage à concevoir les étudiants comme des « clients ». Preuve : Dans un système capitaliste pur, Paul paye 100% de son bacc, et l’université reçoit ce montant ssi Paul s’inscrit. Dans un système social-démocrate pur, l’état paye 100% du bacc de Paul, et l’université reçoit ce montant ssi Paul s’inscrit. Dans les 2 cas, l’université a intérêt à traiter Paul « comme un client », car elle reçoit l’argent seulement si Paul continue de s’inscrire. Ça prend combien de citations en biochimie-informatique-génomique-évolutive pour comprendre ça? Et j’aimerais poser une question : supposons que les universités savent que Paul reçoit une subvention pour aller étudier, en quoi ont-elles intérêts à baisser leurs coûts de productions pour permettre aux plus démunis d’étudier? Fait vécu : certains programmes de mon département baissent leurs exigences pour accueillir des étudiants de plus en plus nuls, une pratique qui nuit définitivement à la qualité de l’enseignement. Le tout à pourtant commencé pendant que l’état payait la majorité des études, et le processus va continuer après la hausse. L'inflation des notes n'est pas significativement différentes que l'on se trouve en France où aux USA à ce que je sache... Fait curieux : Des systèmes drastiquement différents pourraient par exemple allouer un montant fixe par programme, ce qui aurait pour effet de pousser les départements à allouer le moins grand nombre d’étudiants possibles (probablement les meilleurs seulement). Or, ce n’est pas ce que les associations étudiantes proposent. Ce qu’elles veulent, c’est vivre un power-trip d'étudiant gauchiste en sociologie, pas s’intéresser à la gestion et à l’économie. 2) "La vraie démocratie, qui n’est pas la dictature de la majorité, doit mettre en œuvre de multiples systèmes, des contre-¬pouvoirs, pour garantir les droits de tout un chacun (...)" Mon point de vue : Effectivement, je suis d’accord avec lui la dessus. Ce qui m'énerve : Par contre, je ne vois pas en quoi Jean Charest respecte plus mes droits que les étudiants en grève qui m’ont empêché d’aller travailler et d’étudier en utilisant la violence physique à plusieurs reprises alors que je n’étais même pas membre de leurs associations. Alors oui les décisions de Jean Charest sont discutables, mais je ne vais pas embarqué dans leur jeu des pauvres petites victimes des méchants fachos. Fait vécu : Je pense aussi à des associations étudiantes qui refusaient le vote électronique alors qu’une partie importante de leurs membres étaient des étudiants à distance… Je pense également à des enseignants de mon programme qui devaient annoncer le lieu du cours à la dernière minute et courrir sur le campus pour fuir les gros-bras barreurs de porte payés par des syndicats. Question à 1000$ : Qui plus est, considérant le fait que le Québec sera bientôt en élections, pourquoi ne pas attendre une session et voter pour Québec Solidaire ou Option nationale? Pourquoi non plus ne pas faire un VRAI boycott, c’est-à-dire refuser de s’inscrire massivement à l’université (ce qui serait beaucoup plus dommageable et pertinent comme geste)?
Une autre personne me répond sans complexes que les libertariens ne sont pas des centristes. Il était tout à fait d’accord avec la logique suivante que j’avais exprimée : «Quand il y a des failles dans le système votre réponse est simple: trop d'État, pas assez de capitalisme. Quand il y a des succès: c'est le capitalisme.» Effectivement, certains libertariens ont un argumentaire uniquement anti-état. Ceci étant dit, c'est un peu normal : le Levithian gère 40% de l'économie et a le monopole de la réglementation. C'est donc le plus gros joueur de la partie, et possède le pouvoir de dicter les règles au fur et à mesure... même pour un non-libertarien qui serait 100% pragmatique, c'est une cible facile. Qui plus est, quand on parle de débat société, c'est générallement dans l'arène politique que ca se passe. Au Québec, *rien* n'arrive sans que le gouvernement *doive* intervenir afin de régler les perpetuelles crises sociales, des hausses de 325$ en passant par les suicides d'adolescentes en Gaspésie. C'est pas nécéssairement idéologique, mais c'est beaucoup plus vide et répétitif qu'une émission de Glenn Beck (qui au moins à le mérite d'être divertissant et de ne pas me forcer à le payer). Et pour en revenir à l'article, je pense que ce blogue a publié un autre texte il n'y a pas longtemps sur les problèmes de signalement lié à l'éducation. Puisque ces derniers ne sont pas fondamentalement causés par l'état, on pourrait parler de "market failure", et j'imagine que ca suffit à casser la notion selon laquelle les libertariens sortent toujours le même disque anti-gouvernement. http://www.leblogueduql.org/2012/03/contre-la-hausse-des-droits-de-scolarite-bof-surtout-contre-luniversite.html
@ Philippe LeBel "Car comme pour l'ecclésiastique défendant l'Église, vous défendez à coup de dogme le système néolibéral. Quand il y a des failles dans le système votre réponse est simple: trop d'État, pas assez de capitalisme. Quand il y a des succès: c'est le capitalisme. Je trouve que c'est plutôt commode. Pour ne pas dire simpliste." Effectivement, les libertariens ne sont pas des centristes, mais aucune idéologie ne l'est. D'autres vont également ériger le néolibéralisme en démon responsable de tous problèmes (environnement, pauvreté, crise financière, sexisme, etc) pour faire leur capital politique. Et si leur système ne marche pas, ils répondront que c'est parce qu'il n'y a pas assez d'état... Bref, je pense que ce que ce côté du libertarianisme que tu n'aimes pas ne nous est pas exclusif. "Car pour moi, l'économie est une construction sociale que les modèles économiques tentent d'expliquer. C'est un point de vu beaucoup plus nuancé et plus approprié que de parler de "Loi naturelle". Une théorie ou un modèle basé sur l'observation doit-il devenir une vérité absolue? L'explication de tout?" C'est parce que l'élaboration des modèles économiques cités par des libertariens ne viennent pas "d'observations" du monde, mais bien de déductions logiques basés sur des hypothèses comportementale tel que "l'homme est rationel". En ce sens là, on donc parler de "loi naturelle" (Mises parle de praxéologie). Ces modèles ont bien sûr leur défaults, mais je pense qu'ils sont un milliard de fois préférables aux abstraction fictives qui refusent de se formaliser autour d'actions contrètes d'individus (ex: le Patriarcat), et qui ont les défaults de ne pas être prédictifs ou encore de ne pas être vérifiables. " Les organisations ou les organismes ont des propriétés qui dépassent largement la somme de ses parties. Quand on veut expliquer ou comprendre certaines propriétés ou actions des organismes, il faut donc changer de niveau d'analyse et sortir du carcan réductionniste de l'individu" Pourrais-je savoir pourquoi l'existance de ces "propriétés" justifie l'État et l'utilisation de la force par rapport à la société civile et l'axiome de non-violence? Et par simple curiosité, pourrais-je avoir UN exemple de l'une de ces "propriétés"? Il faut être combien dans une salle pour pouvoir commencer à les observer et à les mesurer? Vaut-il mieux essayer avec les lumières ouvertes où fermés? "Pour moi, l'éducation est la base de cet idéal. L'éducation doit être accessible à tous et ne pas être une marchandise. L'individu doit pouvoir s'y construire et faire profiter sa société ensuite. Que ce soit à un niveau technique ou à un niveau philosophique. Que sa formation soit rentable ou non ne devrait même pas être considéré." L'éducation est le moyen utilisé pour transmettre des connaissances et des habiletés. Le contenu d'un livre de philo n'est pas une "marchandise", mais le papier et l'encre le sont, de même que le travail des professeur, les salles de classes, et tout ce qui sert à créer un environnement d'apprentissage pour lequel des individus sont prêt à payer. Penser que de subventionner l'universités est la seule façon de propager la connaissance est un raccourci assez énorme merci. Pourquoi ceux qui apprennent en auto-didacte chez eux sur internet ne pourraient pas passer leurs examens sans avoir à payer une couteuse session? Ha c'est vrai, nous sommes au Québec, et l'institution prime sur l'objectif... "J'ai une grande question qui me chipote. Que pensent les libertariens de la Loi 78?" Pour ce qui est des amendes aux manifestants, c'est une bonne chose. Ce n'est parce qu'un bien est publique qu'un groupe peut le monopoliser et se l'approprier pour faire passer un message, surtout s'ils empêchent les autres de l'utiliser à répétion... Pour ce qui est de l'interdiction des lignes de piquetage, c'est aussi une excellente affaire. Ce n'est pas parce que mes voisins font un vote contre la poissonerie du coin qu'ils ont le droit d'empêcher le reste du cartier d'y accéder. Et à mon avis, sans lignes de piquetages, la situation aurait été beaucoup plus facile à gérer (pas besoin "d'injonctions" ridicules). Qui plus est, simplement refuser de s'inscrire à l'université de façon massive aurait été une attaque beaucoup plus pertinante, ciblé et efficace que de jouer au révolutionnaire dans la rue et d'augmenter le nombre d'inscriptions malgré la hausse. Mais bon, c'est tellement plus amusant d'être une victime acculé de Jean Charest! Je suis très contre l'idée que l'état encadre le "droit de manifester". D'ailleur, je suis contre l'idée que l'état encadre n'importe lequel de mes droits. Et finalement, le fait qu'on a besoin d'une loi spéciale pour régler ce genre de problème est assez ridicule merci. Après 400 ans d'histoire, le parlement doit voter pour demander à la police de tasser des individus qui s'imposent par la force et empêchent les autres de faire leur vie? Et je pourrais savoir pourquoi la loi 78 est pire comparativement au reste du système? Les inverventionistes et les jacobins marchent continuellement sur les droits individuels depuis 60 ans, et c'est maintenant que le tout devient grave? La loi 78 est une continuation de ce que l'on fait depuis 60 ans, c'est seulement la cible qui est différente.
@David Gendron "Madame Provost, de prétendre que les maths et les stats sont des domaines payants comme le prétend votre lien est une supercherie. (bon, ce n'est pas de votre faute, mais il fallait le souligner)" Un mathématicien ne devient pas millionaire, c'est certain. Par contre, de la à dire que ce n'est "pas rentable", il y a une marge. Il existe énormément d'emplois payant (actuaires, financiers, ingénieurs, etc...) qui nécéssite une dose assez importante de maths. Du point de vue d'un employeur, un mathématicien est un individu très spécialisé à qu'il est difficile d'asigner un grand nombre de tâches. Cela ne veut pas dire que d'être doué en math n'a aucune valeur! Le domaine en soit n'est pas payant, mais lorsque combiné à autre chose, il le devient.
@ Sylvain Plourde "J'ai rarement vu un texte aussi long pour ne rien dire!" ... Mais encore? J'ai bien peur que, pour l'instant, la seule chose qui nous différencie est la longueur du propos. @ Marc-André "La finalité de la formation n’est-il pas de faire des citoyens avec une pensée critique et innovante dans ces propositions pour le renouvelle de la société ?" Le développement de la pensé critique est évidament une chose souhaitable, mais je doute fortement que l'université soit la seule (et la meilleure) façon d'y arriver. C'était peut-être le cas en 1250 ou le livre était inexistant, mais l'accréditation des connaissances ne perd pas un peu son sens à l'époque d'internet? Qui plus est, je pense personellement que le développement de la pensé critique passe par une méthode plus "socratique" que par des cours magistraux où l'objectif est de régurgiter ses notes à l'examen. @ Marc-André "Le département de mathématique le moins rentable pour une université qui a été la genèse de la plupart des innovations technologiques depuis le début du siècle comme IBM et Xerox ont laissé le développement de l’informatique qu’on vit actuellement pour d’autres projets plus rentables sur le moment." J'ai énormément de misère à comprendre en quoi la question d'investissement en recherche de haut-niveau est relié à la question du financement des bacs d'étudiants. Je pense que les natures de ces 2 projets sont en soit très différentes, et que les raisons qui poussaient leur liaison par le passé sont maintenant révolues. Qui plus est, votre exemple sur le développement de l'informatique est biaisé. Pour vraiment savoir si la recherche de haut-niveau est utile à la société, il faudrait prendre en compte l'ensemble des projets de recherches, et observer dans quelle proportion ces derniers donnent "finalement" des résultats. De plus, ce qui pousse les investisseurs à s'éloigner de ces projets n'est pas le dédain du long terme, mais bien les risques d'échecs élevés ; pensez aux obligations gouvernementales de 30 ans d'échéance, ou l'on retrouve du long terme mais très peu de risque. La question de la haute recherche est importante pour la collectivité, mais en quoi est-elle relié à la hausse des frais de scolarité? Et pourquoi devrait-elle l'être? Le financement de ce type de projet comporte également un lot important d'asymétries d'information : par exemple l'évaluation des coûts ne peut être faite que par des scientifiques connectés au projet, ce qui créée un conflit d'intérêt. Mais encore une fois, des bacs moins chers vont-il influencer ce problème? Et pourquoi d'ailleur devrait-on financer d'une manière similaire un département à vocation culturelle (philo, socio, etc.) de la même façon qu'un département voué à la haute recherche technologique? Je ne pense pas que l'université soit le meilleur cadre à la haute recherche. @ Marc-André "Et là vous proposé une augmentation des frais de scolarité pour donner plus de valeur économique à votre diplôme" Si c'est ce que vous avez compris, je m'excuse profondément du manque de clarté de mon texte (quoi que je n'ai écrit nul part être pour la hausse). Personellement, j'ai voté "abstention" lorsque mon association étudiante m'a posé la question. Les "pour la hausse" ont gagné, mais cela n'empêche pas mon syndicat d'utiliser mes cotisations pour afficher des argument "contre", et également le gouvernement d'utiliser mes taxes pour travailler à les augmenter. Vive les démocraties. Je trouve également incongrue l'idée d'augmenter la valeur du bac en augmentant son prix. Selon ce raisonnement, envoyer tout le monde à Harvard ferait tripler le PIB, ce qui n'est évidamment pas le cas. Ce n'était pas mon objectif de défendre ce point de vue. L'idée de mon texte était justement de démontrer que l'université n'est pas le Graal économique et social que l'on pense. Je serai plus clair la prochaine fois. @ Pierre-Yves "Sauf que depuis quelques années il devient manifeste que la quantité d'ingénieurs ne répond pas à la demande..." Je n'étais pas en connaissance de l'état de ce marché, j'utilisais simplement cet exemple théorique pour montrer maladroitement qu'un salaire allait être affecté par l'offre et la demande. Bien entendu, cette question possède beaucoup de subtilités (signalement, cycle économique, syndicalisation, espérence de salaire...) qu'il m'était impossible de discuter dans un article de 2 pages. Ceci étant dit, l'objectif de cette section du texte était de montrer que ce qui est avantageux pour une faculté ne l'est pas nécéssairement pour la société. Auriez-vous un argument inverse à proposer?
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Mar 5, 2012