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Marc Traverson
Paris, France
Directeur associé Acteüs
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Je lis dans un journal, sous la plume d'un économiste, que nous serions entrés dans l'économie de l'attention (au sens : être attentif). Que le business ultime, désormais, consiste à capter l'attention des créatures humaines - ce que l'on appelait anciennement l'audience - pour en exploiter les effets. L'attention, cette nouvelle matière première, ce pétrole que les grands acteurs économiques du numérique, des télécommunication, des médias, les Google, Twitter, Youtube, Facebook et consorts, puisent au moyen de forages de plus en plus profonds dans nos cerveaux, via l'établissement de plate-formes off shore dans les zones les plus tendres et malléables de nos cortex. Mais peut-être serait-il plus précis de parler d'une économie de l'addiction ? Car l'attention doit être maintenue, prolongée. Il s'agit de garder les individus que nous sommes concentrés sur des contenus numériques variés et sans cesse renouvelés, au moins en apparence (des contenus vides de sens, ou auto-référencés à l'infini, en abîmes, et pour cela remarquablement distrayants). De réussir ainsi à capturer notre attention, comme on capture les papillons. D'obtenir de nous immobiliser devant un écran, quel qu'il soit. On constatera la moderne prolifération des outils destinés à maintenir l'utilisateur en fascination où qu'il soit, quoi qu'il... Continue reading
Posted Apr 23, 2013 at Le Journal du Coach
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Quand on parle d'affirmation de soi, ou d'assertivité, on entend souvent derrière ces mots un mode de communication d'autorité. S'affirmer, ce serait "dire enfin les choses". Ne plus hésiter à informer les autres de vos besoins, de vos attentes, de vos ambitions. S'affirmer ainsi, ce serait aussi apprendre à dire non, marquer son territoire, s'autoriser à poser des limites lorsque certaines bornes sont franchies. Prendre une forme de leadership. Ceci posé, on a tout et rien dit. Rien dit en particulier du chemin à parcourir pour développer ces facultés. Car travailler cet aspect de notre communication interpersonnelle suppose de ne pas s'en tenir à une dimension mécanique - mais de mener une introspection minimale. Oh je sais, parler d'introspection n'est pas à la mode! Pourtant, l'assertivité, que l'on pourrait définir comme la faculté de parler en son nom propre, suppose de porter un regard raisonnablement bienveillant sur soi-même - donc d'avoir dépassé quelques interrogations, pas forcément superficielles, sur sa propre identité. Et donc un minimum d'auto-réflexivité, une reconnaissance de ses compétences et de ses travers, de ses craintes fantasmées et de ses talents particuliers. (Au passage, on conviendra qu'une formation de deux ou trois jours sur l'assertivité est bien insuffisante... Continue reading
Posted Mar 19, 2013 at Le Journal du Coach
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Feb 21, 2013
Ressource essentielle en période de fort changement du contexte économique, la capacité d’adaptation des entreprises est un muscle qui se travaille. Elle s'appuie toujours sur le renforcement du lien collectif, en particulier par la stimulation des compétences relationnelles et l'accent mis sur la culture collaborative. De ce point de vue, un enjeu central, dans beaucoup d’organisations, est de réussir à impliquer les collaborateurs, à leur niveau, dans la mise en oeuvre des adaptations nécessaires. Dans un registre top-down, cela implique de communiquer clairement sur les projets et la stratégie. C'est la responsabilité de l’équipe de direction. Au-delà, il s’agit de donner à tous dans l’organisation les moyens de participer à l’évolution en cours, chacun à son niveau de responsabilité. Il ne peut s’agir, comme on en voit parfois la tentation chez les dirigeants, d’une opération cosmétique destinée à « faire passer la pilule » du changement. Inauthentique et manipulatoire, l’opération se révélerait contre-productive et destructrice de confiance. Les groupes de pairs (que l’on appelle aussi groupes métiers, groupes d’analyse et d’enrichissement des pratiques, groupes de co-développement, groupes projet management, ou en anglais peer groups) sont un outil collectif remarquable pour inviter les collaborateurs à inventer de nouvelles manières de remplir... Continue reading
Posted Feb 21, 2013 at Le Journal du Coach
Affirmer que le lien entre les personnes, c’est-à-dire la qualité de leurs échanges et de leurs interactions est la base d’un collectif fort, c’est enfoncer une porte ouverte. La plupart des leaders, managers, dirigeants, ceux dont la fonction est d’assurer la conduite d’une équipe, savent que les relations professionnelles composent un réseau invisible, qui fait qu’une collectivité de travail, quelle qu’elle soit, est en capacité de fonctionner, d’innover, de s’adapter (donc de prospérer dans son environnement économique), mais aussi de se réguler lorsque surviennent en son sein rivalités et tensions. Ce réseau immatériel, c’est celui que tissent les collaborateurs dans la multitude de leurs échanges quotidiens. Dans leurs communications, leurs transactions de toutes sortes (s’informer, dialoguer, négocier, discuter, imaginer, se relayer, construire, se stimuler et se soutenir, se moquer, rire, s’accorder et se confronter, s’influencer, se combattre, etc.). Dans tout cela, qui relève du vivre-ensemble, se joue la performance d’un collectif. Pourtant, l'expérience du coach est que souvent on ne se préoccupe de la « cohésion » de l'équipe que très tard, lorsque les choses sont bien dégradées. Il faut que les déchirures soient béantes et que le collectif se grippe, que les informations essentielles se perdent ou n’arrivent pas... Continue reading
Posted Feb 15, 2013 at Le Journal du Coach
En somme, et s'il faut résumer l'affaire par une injonction paradoxale : procrastiner ce n'est pas grave, et ça peut même être utile... à condition toutefois de s'y mettre un jour ! :)
Toggle Commented Feb 14, 2013 on Vive la procrastination ! at Le Journal du Coach
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De l'importance, donc, des qualificatifs appropriés !
Toggle Commented Feb 2, 2013 on Vive la procrastination ! at Le Journal du Coach
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Merci Karine. Sans doute, quand nous aurons le temps, c'est-à-dire un jour prochain, faudra-t-t-il créer un club des procrastinateurs structurés, voire un manifeste...
Toggle Commented Feb 2, 2013 on Vive la procrastination ! at Le Journal du Coach
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Lisant le petit livre sympathique et inégal de John Perry, La procrastination, (sous-titre : L'art de reporter au lendemain, éditions Autrement), il m'est venu quelques réflexions, que je livre ex abrupto à votre sagacité. Si me prend l'envie de parler de ce sujet c'est 1) que cela me permet de ne pas accomplir certaines tâches beaucoup plus urgentes et importantes et 2) que je me range volontiers, selon la classification proposée par l'auteur, dans la catégorie des "procrastinateurs structurés" (au moins de temps en temps). Ceux-là sont d'une inventivité à toute épreuve lorsqu'il s'agit de faire tout autre chose que ce qui devrait les mobiliser. Le cas typique, qui se reconnaîtra, est cette personne qui, face à un projet important, une charge subite de travail, plutôt que de s'y atteler de manière méthodique, se plongera dans un ouvrage sur l'efficacité personnelle - avec, derrière la tête, l'idée qu'il lui faut d'abord réfléchir à son organisation avant de s'y mettre. De fil en aiguille, ses recherches s'approfondissent, et on la retrouve quelques heures plus tard sur marmiton.org à s'extasier devant une recette de tarte aux poireaux. Tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes procrastinant si, à la longue,... Continue reading
Posted Jan 31, 2013 at Le Journal du Coach
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De mon expérience, les "problèmes de ponctualité" sont comme les trains : ils cachent d'autres enjeux que le temps. J'ai eu l'occasion d'écrire sur le sujet, en particulier ici et là. Alix Lefief, du Parisien, m'a interrogé sur le sujet de ceux qui en ont marre d'arriver en retard, et ce qu'ils peuvent faire pour essayer enfin d'être à l'heure. Ca n'épuise pas le sujet, mais je vous invite à lire son article. Continue reading
Posted Jan 22, 2013 at Le Journal du Coach
C'est une question qui travaille parfois les dirigeants - ou qu'ils ne se posent pas, et peut-être on-ils tort. Quelle est la bonne date, la bonne saison, le bon rythme, pour tenir un séminaire d'équipe ? Lorsque la pratique est installée, et que l'on se retrouve tous les ans à la même époque, par exemple à la rentrée (et donc ça s'appelle le "séminaire de rentrée"), il s'agit d'un rituel saisonnier. C'est en septembre, et voilà. Ca revient, comme l'automne et la rentrée scolaire. Ce qui n'empêchera pas la direction de se creuser la tête pour trouver un thème nouveau, un lieu différent, et tenter malgré la régularité de l'événement d'échapper à la routine. Ca peut être aussi en janvier, avec l'idée là encore de commencer quelque chose par un "top départ", en collectif. Resynchronisation des priorités, et surtout, des énergies de l'entreprise. Pour autant qu'il n'y ait pas d'agenda caché, toute rencontre collective a des effets relationnels bénéfiques : redécouverte des autres, actualisation de ses représentations de l'entreprise, ajustement de sa propre "identité de travail", remotivation par émulation. Il y a (ou il devrait y avoir) toujours une progression collective (team-building) dans un séminaire, quelque soit sont objet. Et... Continue reading
Posted Jan 7, 2013 at Le Journal du Coach
J'aurai le plaisir d'animer en 2013 avec mon associé Olivier Pauvarel, un cycle de formation court, de découverte et perfectionnement au coaching dans les organisations. Il s'agit, sur 4 ou 6 demi-journées, de s'initier de manière pratique à différents aspects de l'accompagnement individuel des managers, depuis la vente de la prestation auprès des prescripteurs en entreprise à l'utilisation de techniques simples dans la posture de coach. Télécharger le programme de formation Les personnes intéressées peuvent me contacter directement par mail. Continue reading
Posted Nov 27, 2012 at Le Journal du Coach
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J'ai été interviewé par Pascale Senk dans le Figaro à propos de certains dégâts occasionnés par les fusions d'entreprises. A vrai dire, les regroupements et les alliances d'organisations sont évidemment dans l'ordre des choses de la vie économique. Je passe sur le fait que nombre de rapprochements sont effectués sur la base de raisonnements tronqués, exclusivement financiers ou politiciens, qui produisent des catastrophes dans la "vraie vie". Mais dans tous les cas, l'attention des dirigeants devra être attirée sur les impacts de leurs décisions "stratégiques" sur le management de la nouvelle entité issue d'une fusion. Choc des cultures, apprentissage brutal de nouveaux modes de travail, gestion des rivalités et des peurs engendrées par les incertitudes à tous les niveaux de la structure... L'expérience montre qu'il faut plusieurs années pour assurer une bonne intégration des personnels issus des entités fusionnées, et l'apparition d'une nouvelle culture d'entreprise. Il y faut du soin, de l'accompagnement, le respect des personnes et la mise à contribution de l'intelligence collective dans la co-construction d'une nouvelle manière de travailler et décider ensemble - sans imaginer que les choses se feront naturellement et sans effort. Faute de quoi on se retrouve à devoir gérer le "syndrome Koh-Lanta", lorsque... Continue reading
Posted Sep 12, 2012 at Le Journal du Coach
Merci pour vos enrichissements. La question des mobilités, et d'un fonctionnement en réseau non présenciel, est évidemment aujourd'hui une question particulièrement importante dans beaucoup d'organisations, internationales ou non. Le téléphone (avec ou sans visio) peut apparaître comme une option parfaitement acceptable pour gagner le temps de transport. Sans nier cependant l'importance d'une présence "entière" et ce qu'elle apporte dans la relation...
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J'ai été interviewé par Hubert Prolongeau et Guillaume Baldy, de France-Culture, pour leur magazine "Sur les docks", consacré au bonheur de travailler. A ce qui fait sens dans le travail. Une émission riche en témoignages d'hommes et de femmes qui illustrent, concrètement, tout le plaisir de mener une activité gratifiante, choisie. Le podcast est ici. L'émission dure 52 minutes. Continue reading
Posted May 3, 2012 at Le Journal du Coach
Comment faire quand on ne s'entend pas avec son patron ? Rare sont ceux qui n'ont jamais eu à se poser la question au cours de leur vie professionnelle. Dans tous les cas, je préconise d'explorer les conditions de la meilleure coopération possible, et de prendre le temps de dire ce qui ne va pas. Ca n'est pas magique, mais permet au moins de lever certains malentendus. J'ai été interviewé par le magazine online de Keljob à ce sujet. L'article est ici. Bonne lecture. Continue reading
Posted May 1, 2012 at Le Journal du Coach
Je ne crois pas qu'il y ait eu du "laxisme" ou de la "paresse" dans cette histoire : juste un management déséquilibré, et donc, à terme, coûteux pour l'organisation.
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Merci Jean-Marie pour votre retour, et correction faite - "dépends" est une orthographe acceptable néanmoins :)
Toggle Commented Apr 12, 2012 on Méprisance et bravitude at Le Journal du Coach
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Etre attentif au Lien collectif, et agir de manière à en cultiver les multiples aspects, demande de la part de tous ceux qui s’attellent à cette tâche, managers, leaders, responsables d’équipe, du courage et une réelle implication personnelle. Mais aussi - ne le cachons pas - des compétences particulières (on parle parfois de «compétences non techniques», ou soft skills, pour les distinguer des "compétences métiers", liées à l’activité elle-même). En somme : un savoir-faire relationnel. Or, faute d’équilibre entre ces deux pôles (d’un côté, la technicité, le métier ; de l’autre, le collectif, le travailler-ensemble), une organisation ne peut fonctionner efficacement de manière durable. M. est un directeur des achats extrêmement compétent dans son domaine, exigeant et professionnel, très concentré sur les objectifs de production de son service. Il est modélisant, mais en même temps, son implication est telle (il travaille jour et nuit, semble infatigable) que cela a des effets délétères. Tous ses collaborateurs ne peuvent, bien sûr, prétendre à un semblable engagement. M. est partout, sur tous les fronts, et de fait, quelques mois après son arrivée, son équipe obtient des résultats spectaculaires. Le directeur général, ravi, lui tresse des louanges. Ce que personne ne semble voir, c’est... Continue reading
Posted Apr 12, 2012 at Le Journal du Coach
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Apr 5, 2012
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Apr 5, 2012
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Apr 5, 2012
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Dire que le lien entre les personnes, la qualité des échanges, la vitalité des interactions, est à la fondation d’un collectif fort, c’est enfoncer une porte ouverte. On se demande seulement pourquoi elle reste si souvent fermée ! Interrogez la plupart des managers, des responsables d’équipes, des dirigeants, ceux dont la fonction est d’assurer la cohésion d’un groupe : ils reconnaissent volontiers que les relations professionnelles composent un tissu invisible, et cependant bien réel, qui fait qu’une collectivité de travail, quelle qu’elle soit, est en capacité de fonctionner, d’innover, de s’adapter (donc de prospérer dans son environnement économique), de se réguler lorsque surviennent rivalités et tensions interpersonnelles. Ce réseau virtuel est celui que tissent les collaborateurs dans la multitude de leurs échanges quotidiens. Dans ces communications incessantes, ces transactions, ces négociations (s’informer, dialoguer, imaginer ensemble, construire des solutions aux problèmes qui se présentent, se stimuler, rire, confronter les visions, etc.), dans tout cela qui relève de l’évidence du vivre-ensemble au travail, se joue une part cruciale de la performance d’un collectif. Rares, donc, les professionnels qui n’en ont pas l’expérience empirique. Pourtant cette question du Lien relève le plus souvent de l’implicite. On n’en parle guère - sauf quand les... Continue reading
Posted Apr 2, 2012 at Le Journal du Coach
A 17 ans, ayant un jour décrété que je devais lire Freud, je m’attablais sous les hauts plafonds de la bibliothèque municipale, avec devant moi le fort volume de l’Introduction à la psychanalyse. Garçon ordonné, il me semblait naturel d'entamer l’oeuvre par son début. J’ignorais que cette introduction n’en étais pas une, et que j’aurais dû commencer par un morceau plus digeste du monument freudien. Avant que l’aridité du texte ne douche mon enthousiasme, j’eus le temps de lire quelques chapitres qui installèrent en moi l’idée que les lapsus livraient certaines clés de l’inconscient, et que l’accident de langage nous fait tomber toujours du côté par lequel on penche. C’est ce que nous rappellent ces néologismes de campagne, la bravitude (copyright Ségolène Royal 2007) et la méprisance (Nicolas Sarkozy, 2012). Que reprochait-on à Ségolène, parfaitement à contretemps quand elle se promenait sur la Grande Muraille, habillée en blanc (couleur du deuil pour ses hôtes) en clamant sa bravitude ? Eh bien, justement : son espèce de fraîcheur naïve, son innocence (pas un compliment, cette innocence-là). On en fit des tonnes. Quelle gourde ! Quelle Bécassine ! Non seulement elle ne savait pas le français, mais le mot lui-même, bravitude, manifestait... Continue reading
Posted Mar 30, 2012 at Le Journal du Coach
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J'entends depuis quelques temps parler de l'expérience de Thierry Crouzet, un ex-friend de Facebook, une connaissance que je ne connais pas, comme on en a sur les réseaux sociaux. Son sevrage du net, qu'il raconte dans un livre, a cette vertu pédagogique qu'ont tous les récits édifiants de situations extrêmes, chute et rédemption. Pour faire court, Thierry a soudain réalisé qu'il n'avait plus de vie, qu'il était devenu un e-addict, victime d'une dépendance aux réseaux électronique, au mail, à twitter, LinkedIn, et tout le reste... Il était devenu ce gars intoxiqué qui ne peut s'empêcher de consulter son smartphone toutes les minutes (et parfois moins) pour vérifier qu'il n'a pas reçu un message, qui en oublie ses proches, et n'arrive plus à se coucher le soir, parce que cela signifie cesser de poser ses yeux sur un écran. Et que cette perspective lui est devenue insupportable. Je n'ai pas lu son livre - parce que, pour me prémunir du syndrome qu'il évoque, je consacre mon temps libre à des lectures qui ne parlent pas des réseaux sociaux, fût-ce pour nous mettre en garde contre la tentation de s'y dissoudre. (J'en profite pour vous recommander le livre de Sylvain Tesson, "Dans... Continue reading
Posted Feb 4, 2012 at Le Journal du Coach