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Bernardini
Interests: Cinéma, Histoire,Littérature
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Dans le ménage Chirac, c'est Madame qui, ces derniers temps, se "remue" un peu, on ne voit qu'elle un peu partout, histoire de dire ou faire dire "la vie continue"... Le grand Jacques a tout du retraité peinard mais qui traîne son spleen, un peu sourd sur les bords, il va passer (ou tuer, serait plus juste...) le temps rue Montpensier, comme avant lui Vincent Auriol, René Coty et son grand ami Giscard... Il doit méditer sur les bonnes paroles du regretté Armand Fallières, alors hôte de l'Elysée, juste avant la Grande guerre : "La place n'est pas mauvaise mais il n'y a pas d'avancement." Bernadette, elle, a encore des choses à nous montrer. Juste revanche sur sa moitié ?
Toggle Commented Apr 17, 2010 on Les jetons de Bernadette at Justice au Singulier
Ma Pologne à moi… C’est à cette époque que la direction du Personnel du ministère m’informa de ma première affectation à l’étranger, prévue pour le mois d’avril : c’était l’ambassade de France à Varsovie, située dans le quartier de Saska Kepa, au n° 9 c de la rue Zakopianska. Et on me remit à cette occasion, avec une certaine solennité, mon premier passeport de diplomate. J’avais postulé pour Bonn en premier, sans trop me faire d’illusions. Bonn m’aurait rapproché d’Hélène, et…qui sait ? Mais les postes dans les grandes capitales, Rome, Londres, Washington ou Bonn n’étaient pas à la portée des petits jeunots débutants dans la carrière, à moins d’être bien né. Et au fond, je n’étais pas mécontent de mon sort. Pour moi, la Pologne, c’était Kosciuszko, le compagnon de Lafayette dans la guerre d’indépendance des Etats-Unis. C’était Marie Walewska, la comtesse polonaise dont Napoléon eut un fils naturel en 1810. C’était Marie Sklodowska et Pierre Curie. C’était enfin le grand Frédéric Chopin et George Sand. La Pologne, c’était un Pays ami qui n’avait jamais été en guerre contre la France mais au contraire toujours à ses côtés. (En route pour Varsovie – Éditions L’Harmattan)
Toggle Commented Apr 15, 2010 on Ma Pologne at Justice au Singulier
Roger Gicquel était un type « sympa », son côté teckel le rendait attachant, en tout cas il n’était pas du tout du genre bidonneur qu’on a connu par la suite, ces « grandes vedettes », inamovibles du petit écran, et qui n’en reviennent pas d’avoir été débarquées un beau jour. C’était une autre époque, de transition. Je ne me souviens pas spécialement de son « La France a peur », mais de son style un peu abrupt, nouveau, limite sans-gêne… Je me souviens d’une dame, inspectrice générale d’administration de son état, qui n’arrivait pas à se faire à l’entrée en matière, le soir, sur la première chaîne, TF1 non privatisée, de Roger Gicquel lançant son « Bonsoir ! ». Elle regrettait beaucoup le style de Léon Zitrone, toujours très solennel, et son « Bonsoir Madame, bonsoir Mademoiselle, bonsoir Monsieur ». Une époque s’achevait… Oui, c’est cela. A la fin des années 70 et au début des années 80, on changeait de « style » tout en sentant confusément que ce n’était pas pour aller vers du mieux. Mais enfin, il n’y a pas moyen de rire ou de sourire un peu ? Tenez, pour faire venir le printemps : http://bdfromars.canalblog.com/archives/2009/03/08/12873675.html
Toggle Commented Mar 9, 2010 on La France a peur at Justice au Singulier
"Les femmes, c'est du chinois, Les comprenez-vous ? moi pas !" L'une de mes chansons préférées de Serge, qui avait un talent indéniable et que j'ai aimé, comme parolier autant que comme chanteur avant qu'il ne devienne le "Gainsbarre", mal rasé et toujours un peu éméché des dernières années... Un soir de mai 76 (j'ai bonne mémoire !) je dînais avec des amis dans un petit restaurant de la rue Bonaparte, à Paris. Arrive une famille de quatre personnes à la table voisine. C'était Serge G., Jane Birkin et deux petites filles (dont la petite Charlotte devenue grande aujourd'hui...). Mine de rien, mes amis et moi jetions de temps à autre quelques regards à la dérobée sur nos voisins. Eh bien, tout le monde se tenait bien, et même très bien, dans la plus grande discrétion. Serge était attentionné envers les enfants, ces derniers très bien élevés, le tout donnant la meilleure impression, d'un bout à l'autre du temps que dura cette compagnie. On n'a senti à aucun moment la moindre affectation, le moindre effort dans la politesse de se bien tenir à table, au restaurant. Tout était naturel. Nous sommes sortis, mes amis et moi, de ce lieu en méditant sur l'"être et le paraître". Nous étions, comme on dit aujourd'hui, "bluffés". Je n'irai pas voir le film, je n'en avais d'ailleurs pas l'intention. Vos impressions, cher Monsieur Bilger, me confortent dans mon choix...
Toggle Commented Jan 23, 2010 on La chanson de Gainsbourg at Justice au Singulier
La comparaison avec Proust me plaît bien ! Justesse, élégance, sans préciosité. Je n'ai pas vu tous les films d'Eric Rohmer, mais peu s'en faut. Aucun ne m'a déçu... Tout de même, je place très haut dans l'ensemble de l'oeuvre "Ma nuit chez Maud", "Triple espion" et "L'Anglaise et le duc". Mais tous les autres ? Délicieux !
Toggle Commented Jan 18, 2010 on Le rayon Rohmer at Justice au Singulier
@ Laurent Dingli Vous écrivez : "...ou le cas d'un ancien président de la République, comme Giscard d'Estaing qui, au procès de Riom, croyait dur comme fer que le maréchal allait faire cesser cette mascarade de procès dès qu'il saurait la vérité ! sissi, comme dirait Cactus..." Excusez-moi de vous reprendre, mais Giscard d'Estaing - je veux dire celui qui fut président - avait 16 ans au moment du procès de Riom (hiver et printemps 1942)... Vous voulez parler de son père, Edmond Giscard, conseiller d'Etat, qui a tenu à Pierre Mendès-France les propos rapportés par celui-ci dans le film sorti en 1971 "Le chagrin et la pitié": « Il y a un homme qui est venu le lendemain voir Rochat [l'avocat de P. Mendès-France], je ne sais pas si Rochat vous a raconté ce détail, et qui lui a dit : je suis pétainiste, je suis indigné par ce que j'ai vu hier, c'est abominable, c'est un scandale. Le Maréchal ne peut pas savoir des choses pareilles. On trompe le Maréchal. Il est indispensable que le Maréchal soit prévenu et averti. J'ai vu que vous avez fait prendre la sténographie de l'audience, est-ce que vous pouvez me donner une sténographie que j'apporterai au Maréchal lui-même. Rochat lui a procuré une sténographie. Il a été chez le Maréchal, qui n'a naturellement eu aucune suite. Et l'homme qui a fait cette démarche était un conseiller d'État qui s'appelait Giscard d'Estaing. » Il a été nommé grand officier de la Légion d'honneur et a été décoré de l'Ordre de la Francisque sous le régime de Vichy. Quant à François Mitterrand, Charentais comme moi - mais que je n'ai jamais aimé - j'ai ressenti pour lui une sorte de compassion vers sa fin, au moment de l'affaire Bousquet (qui était son ami et qu'il avait toujours reçu chez lui, à Latché notamment...). Il me faisait penser "au Lion devenu vieux"; ceux dont il avait fait la carrière se croyaient obligés de venir en dire du mal devant les journalistes ou à la TV. Par charité je ne citerai pas de noms. C'était au-delà du lamentable. Oui, à ce moment-là, j'ai ressenti quelque chose pour lui, à la mesure de la petitesse et de l'ingratitude de ses courtisans et de ses débiteurs.
Toggle Commented Dec 29, 2009 on Mon François Mitterrand at Justice au Singulier
@ savonarole Vous avez raison: celui dont je parle c'est Olivier Duhamel, professeur à Sciences Po et éditorialiste sur LCI et France Culture ! Et c'est bien lui qui m'a répondu, me racontant que jeune homme, il n'était pas toujours d'accord avec son père, mais que leurs discussions étaient néanmoins fécondes, etc... Je vois très bien aussi qui est Alain Duhamel ! J'ai fait erreur sur la personne (le prénom...). Ceci dit, je n'aurais pas été surpris que le discours pape, Papon, petit patapon soit d'Olivier... Voilà pourquoi je suis intervenu, à contretemps je le reconnais.
Toggle Commented Dec 24, 2009 on Un pape, un Papon ? at Justice au Singulier
"... Pour ceux qui l'ignorent A. Duhamel est protestant. Ceci explique-t-il cela ?..." Oh! non, pitié! Ceci n'explique pas cela, je vous prie de le croire ! Alain Duhamel est le prototype de "l'enfant gâté". Je me suis permis de le lui dire et de lui écrire même (sur le site de France Culture) après une émission où il m'avait singulièrement "gonflé". Moi et peut-être d'autres... Il est le fils de feu Jacques Duhamel, homme fin et distingué, qui fut ministre de la Culture du temps du président Georges Pompidou. Je lui avais écrit que son éditorial, ce matin là, sur France Culture, aurait fait honte à son père. Piqué, ce monsieur me répondit par e-mail. Il atténuait beaucoup ses propos du matin... ce qui m'a laissé songeur sur la sincérité, feinte souvent, de ces éditorialistes à la noix.
Toggle Commented Dec 23, 2009 on Un pape, un Papon ? at Justice au Singulier
En souvenir du regretté Bernard Dimey et pour tous ceux qui « ont du mal à se taire » même et surtout « quand ils n’ont rien à dire ». (Il faut bien rire de temps en temps, même sur un blog sérieux comme celui de notre hôte)) Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire, On peut toujours aller gueuler dans un bistrots Parler de son voisin qui n'a pas fait la guerre, Parler de Boumediene et de Fidel Castro, Parler parler parler... pour que l'air se déplace, Pour montrer qu'on sait vivre et qu'on a des façons, Parler de son ulcère ou bien des saints de glace, Pour fair' croire aux copains qu'on n'est pas le plus con. Quand on n'a rien à dire on parle de sa femme Qui ne vaut pas tripette et qui n'a plus vingt ans, Qui sait pas cuisiner, qui n'aime que le drame, Qui découche à tout va, qu'a sûrement des amants. On parle du Bon Dieu, on parle de la France Ou du Vittel-cassis qui vaut pas çui d'avant, On pense rien du tout on dit pas tout c' qu'on pense. Quand on n'a rien à dire on peut parler longtemps. Quand on n'a rien à dire on parle du Mexique De l'Amérique du Nord où tous les gens sont fous, Du Pape et du tiercé, des antialcooliques, Du cancer des fumeurs et des machines à sous, Des soldats des curés, d'la musiqu' militaire, De la soupe à l'oignon, de l'îl' de la Cité. Quand on n'a rien à dire et du mal à se taire On arrive au sommet de l'imbécilité
"Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur". Mais cette phrase qui a longtemps figuré sur la manchette du journal en a disparu depuis des lustres. Rédigé par: Tendance | 17 octobre 2009 à 11:13 Ah! désolé cher ami, mais cette devise du journal figure toujours, juste en-dessous du titre. Le malheur c'est qu'ils ne sont pas nombreux, ou de moins en moins, à faire un usage immodéré de cette "liberté de blâmer". Notre Etienne s'est surpassé dans le mode flagorneur. "Siffler la fin de la récré" ! Que c'est bête, autant d'où ça vient que pour qui c'est dit. Ah ! Etienne Mougeotte, que je connais depuis si longtemps, si longtemps ! du temps de l'ORTF, c'est dire. Il avait de bonnes joues bien rondes, il rigolait volontiers à cette époque. Aujourd'hui...les temps ont bien changé ! Oh ! que oui ! "Sans la liberté de blâmer" que fait-on, que dit-on ? Moins de choses que le bouffon du roi!
Toggle Commented Oct 19, 2009 on Etienne, Etienne... at Justice au Singulier
Je suis entièrement d'accord avec vous. Et, d'ailleurs, quand Frédéric Mitterrand a été nommé ministre de la Culture j'ai pensé à ce livre, dont je n'avais lu que des extraits dans la Presse à sa sortie, et me suis intérieurement étonné du défaut de discernement de l'Exécutif (l'ignoraient-ils ou bien le faisaient-ils exprès ?). Quant à tous ceux qui s'estiment au-dessus des lois, du fait de leur statut d'artiste, de politicien ou de membre de l'establishement, qu'ils se rassurent: si le bon peuple de France ne les supporte plus, les médias complaisants sont là pour leur servir de bouclier, parfois avec le même cynisme qu'André Gide, immense écrivain et pédéraste revendiqué qui clamait au visage de ses détracteurs: "le Nobel couvre tout !"