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JulienFromDijon
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Cet histoire de Dahlia sans odeur me rappelle une histoire qui m'est arrivée avec l'asphodèle. L'asphodèle non plus n'a pas d'odeur, pourtant elle a une place récurrente dans la mythologie grecque, parfois comme fleur odoriférante. De même que Victor Hugo avait écrit : "Un frais parfum sortait des touffes d'asphodèle". http://perfumeshrine.blogspot.com/2006/10/sleeper-in-valley.html Jusqu'à ce papier, qui m'a fait comprendre (sans pour autant donner de source) que l'asphodèle des anciens pourrait très bien être notre "narcissus poeticus" de la parfumerie. Pour preuve l'étymologie anglaise de "daffodil" qui est un nom générique pour les jonquille et les narcisses. "Daffodil" qui se rapproche furieusement "d'asphodèle"... La ressemblance des fleurs, et l'absence de taxonomie à l'époque, viennent conforter cette confusion. Ainsi, l'asphodèle, le symbole, la fleur poétique, la fleur infernale, a une odeur cachée au profane.
Toggle Commented May 12, 2009 on Un Dahlia at Les Ateliers du parfum
J'oubliais : Ce thème présente souvent la parfumerie fonctionnelle comme un bagne pour nez, une tâche ingrate. Je trouve plutôt que les briefs de la parfumerie fonctionnelle font de beaux défi : créer du beau avec pas grand chose, que l'exercice est intéressant, et qu'il est bon d'avoir plusieurs cordes à son arc quand on est nez. De toute façon, la parfumerie moderne est fait de tant d'aromachemical, qu'il serait snob et idiot de rejeter la parfumerie fonctionelle sous prétexte qu'elle fait dans le pas cher et le grand nombre. (p.s. : je suis juste amateur en parfums, je ne connais rien du monde réel des parfumeurs)
Nathalie, tu as tout à fait raison. * Il y a des parfums de produits cosmétiques ou ménagers qui sont très biens. Il y a encore peu, j'ai été surpris par le plaisir et la qualité de la rose aldéhydée d'un liquide vaisselle utilisé par une amie, qui elle n'a rien senti. Ces petits plaisirs sont nombreux, et leur qualité me surprend souvent. * Il y a des clones de parfums sans réelle créativité, il y a même des marques qui ne sont fait que de ça. Aujourd'hui encore, ma mère m'a rapporté des touches de senteurs de chez Yves Rocher : rien de valable, et pour le prix d'un vrai parfum ! * Ce sont souvent les mêmes nez derrière les parfums de luxe et dans la parfumerie fonctionelle. D'ailleurs si les maisons de parfum continue à baisser le prix au litre de leur jus dans leur "brief", la frontière entre ces 2 mondes ne peut que s'atténuer... aïe Et quand je sens le dernier Lutens, "Nuit de cellophane", je sens exactement le shampoing Dop de mon adoslescence :D (ce qui n'est pas très bon pour l'image que j'ai de Lutens).
Le prince charmant, quelle arnaque. Ces histoires de types en collant qui viennent vous chercher, et pof c'est l'amour parfait. Même dans les contes de fée ça a l'air surfait. Dans une société où il faut encore se battre pour l'égalité des femmes aux hommes, c'est purement rétrograde. Oui, bon, passons... J'adore chamade, c'est un de mes parfums préférés. Je pense que vous avez tort d'opposer "être romantique", avec le monde égoïste dans le lequel nous vivons. Si je me réfère à mon ressenti, le romantisme que m'inspire Chamade s'oppose à mon scepticisme. Le scepticisme comme ma source de plaisirs méchants, mes sarcasmes. Le scepticisme comme ce qui garde la tête froide -d'attaque- face aux horreurs qu'on nous montre tous les jours. Un scepticisme qui rend "gris". Chamade me rapelle que j'ai un coeur, il parle d'un jardin secret intérieur où restent un peu de foi et d'amour inconditionnel. Chamade miroite ma nature profonde : optimiste, apte au bonheur, la preuve de la confiance en soi et en l'amour par l'exemple. Comme si une confiance en l'humanité commençait par une confiance en soi-même. Je suis romantique déguisé en sceptique. A mon sens, Chamade est intemporel, pas en terme de mode, mais comme tous les parfums qui ont réussi à bien dépeindre un état d'âme, un lieu étrange, ceux qui forment une entité qui vous interpelle, dont vous oubliez de disséquer les composants pour les voir comme un tout. Ca vient de me faire *tilt* : c'est drôle, Garde rose parle de ses parfums avec exactement les mêmes mots qu'Isabelle Adjani. Et ses emportements contre les reformulateurs me rappellent d'ailleurs les justes colères de l'actrice pour des causes politiques. Je ne comprends pas la comparaison avec Nahéma. J'ai l'extrait de Nahéma sous les mains, s'il est éthéré et divin à 25cm, dans une force qui dure longtemps -très rare pour une rose-, en revanche la composition se désorganise dès qu'on se rapproche, ses composants tombent de tous côté en morceaux incongrus. Même effet avec le temps qui passe. Nahema est très artificieux. Chamade lui, a une évolution, et sa vanille, son benjoin, ses bourgeons de cassis qui deviennent plus appareant avec le temps, me font vraiment un effet de chaleur, de peau. Chamade est vivant. Chamade est sûrement moins opressant en extrait, plus sec, moins poisseux. Ma petite théorie c'est que l'extrait utilise plusieurs ingrédients naturels pour l'effet vanille -comme d'autre effets-, comme le benjoin ou la vanille naturelle, tandis que l'EDT repose sur un seul accord de synthétique. De toute façon, dans les compositions Guerlains, c'est la déconfiture un peu partout, pas que dans les concentrations moindre.
Toggle Commented May 12, 2009 on Chamade de Guerlain at Les Ateliers du parfum