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Tythan
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A défaut de me faire plaisir, en tous les cas votre réponse m'aura amusé... Car l'hypothèse que vous prenez a justement eu un commencement d'exécution. En effet, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a quelques mois, David Cameron a refusé de payer la "rallonge budgétaire" demandée par l'UE. Et que lui a-t-on répondu? Qu'il risquait des amendes! http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/budget-europeen-bruxelles-menace-de-mettre-le-royaume-uni-a-l-amende-si-il-ne-paye-pas-une-rallonge_729697.html Si l'on reste d'un strict point de vue juridique, je maintiens qu'il n'existe pas de procédures d'expulsion de l'UE. Autrement dit, juridiquement, si l'on prend votre exemple au pied de la lettre, les traités ne permettraient pas d'expulser le Royaume-Uni de l'UE. Ceci étant dit, il est bien évident que politiquement ce serait une autre affaire! Pour en revenir à ce qui nous intéresse, je comprends votre attitude de déni. Vous essayez de vous raccrocher à un argument fallacieux mais selon vous efficace. Maintien de l'euro ou le chaos, ça parle à tout le monde, moi y compris. Mais si à court terme vous avez sans doute raison, à long terme vous aurez forcément tort et ne susciterez aucune adhésion véritable. Surtout, si par malheur pour vous un pays sort de la zone euro sans sortir de l'UE, votre belle théorie sera invalidée et vous vous retrouverez grosjean comme devant... Voilà, je regrette que vous n'ayez pas pris mes arguments au sérieux, Bien à vous, Tythan
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Franchement M. Quatremer, J'avais étudié attentivement la question la première fois que vous avez employé l'argument que j'ai démonté plus haut. Et je pense que, juridiquement, vous avez tort. Bien sûr que l'UE est un tout et qu'un Etat doit respecter ce tout, sauf dérogation. Et il est vrai que les traités sont rédigés de manière à ce que tous les pays remplissant les critères aient vocation à y rentrer, sauf opt-out. Mais après avoir dit cela, il n'y a pas de lien logique soutenant l'affirmation selon laquelle un pays contraint de quitter la zone euro serait obligé de quitter l'UE. Surtout qu'en plus, dans votre argumentation, vous êtes incohérent. Vous écrivez en effet "On ne peut renoncer à l'une des ses politiques, c'est simple"... Sauf que ce n'est pas le problème qui nous agite ici, puisque vous parlez dans votre article de l'hypothèse où la Grèce serait contrainte de quitter la zone euro. Et c'est encore un argument qui rend votre position totalement irréaliste : il est impossible, en l'état du droit actuel, d'expulser un pays de l'UE, quel que soit ses torts. Votre proposition est donc juridiquement fausse. Et comme de toute manière elle est politiquement totalement irréaliste, l'argument que vous employez tombe, je suis désolé de vous le dire. Croyez-moi, si j'avais tort, je le reconnaîtrais volontiers : si vous aviez raison d'ailleurs, ce serait un argument de plus qui justifierait mon rejet de la folle construction européenne actuelle. Cette volonté de faire peur par le chaos, cette idée du tout ou rien me paraît digne des saillies frontistes du style "la France, tu l'aimes ou tu la quittes" : ça a un fond de vrai mais c'est tout de même bien démago et bien crasseux. Mais pour moi les choses sont claires : à moins que vous ne m'avanciez un argument valable, je ne vois pas comment vous donner raison.
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Cher Jean Quatremer, Il y a un argument, dans votre article, qui me paraît tout à fait fallacieux. Vous écrivez en effet : "[La Grèce pourrait être contrainte de] sortir de l’euro et de l’Union, les deux étant liés dans les traités européens" Cela fait quelques temps que je vois cet argument passer. Et il porte, puisque bien entendu, si jamais la sortie de l'euro, déjà difficile en soi, devait s'accompagner de la sortie de l'UE, l'affaire deviendrait impossible. Le seul problème, c'est que cet argument me paraît ne reposer que sur du vent. Du point de vue eurosceptique, on a un peu l'impression que les européistes, à court d'arguments pour défendre l'euro, en sont réduits à faire peur... Vous voudriez nous montrer que vous avez perdu le combat idéologique que vous ne vous y prendriez pas autrement. La lecture des traités européens n'établit en aucun cas le lien fait entre sortie de l'euro et sortie de l'Union. Pour une raison très simple : à aucun moment, les traités ne prévoient ni même n'évoquent la question de la sortie de l'euro. La seule chose qu'établissent les traités, c'est que la sortie volontaire d'un pays de l'UE est possible. Et d'ailleurs, c'est une lapalissade puisqu'on voit mal comment un Etat souverain (ce que sont encore les pays membres de l'UE) pourrait être empêché de se retirer d'une organisation internationale. Qui dit sortie de l'UE dit logiquement sortie de l'euro. Mais l'inverse n'est pas vrai, c'est de la simple logique : si A implique B, cela ne signifie pas que B implique A. En fait, le problème posé est simple. Clairement, à se placer dans l'hypothèse 1 de l'article de Jean Quatremer, si la Grèce est contrainte par la BCE de sortir de l'euro, la Grèce peut-elle être exclue de l'UE? Sans être un spécialiste de droit européen, je ne crois pas trop m'avancer en disant que c'est totalement impossible, inimaginable. Les traités européens ne prévoient pas, à titre de sanction, l'expulsion d'un Etat membre, quel que soit la gravité des manquements de cet Etat aux traités. En plus d'être faux juridiquement, l'argument selon lequel la sortie de l'euro impliquerait la sortie de l'UE a d'autant moins de chance de porter qu'il se fracasserait contre la réalité si jamais les européistes tentaient de le mettre en application : comment justifier l'expulsion d'un pays de l'UE sous prétexte de sa sortie de la zone euro alors que de nombreux Etats membres sont membres de l'UE sans faire partie de la zone euro?
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Le fait de qualifier d'erreur le traité de Versailles, en particulier sur la question des réparations, est devenu un lieu commun historique. Alors pourtant que depuis les débuts de l'histoire, les vainqueurs prélèvent sur les vaincus du butin. La volonté de faire passer ces tributs comme une juste réparation que le vaincu doit à son vainqueur en raison de l'agression qu'il lui a fait subir est à peine moins ancienne et une constante des traités de paix. Là où le traité de Versailles innove, c'est dans l'ampleur du montant des réparations, mais qui s'explique tout à fait rationnellement par l'intensité inégalée alors de la 1ère guerre mondiale. La seule erreur du traité de Versailles, c'est finalement que la France, vainqueur extenué, n'a pas eu la force de le faire respecter commettant la pire des erreurs : tenter de le faire (avec même une occupation militaire de la Rhénanie dans les années 20) pour finalement renoncer, avouant ainsi sa faiblesse dans laquelle se sont engouffrés les dirigeants allemands de l'époque avec l'aide de nos anciens alliés. Bien sûr, les réparations étaient très importantes, faisant peser une charge très lourde sur les épaules d'une Allemagne elle aussi frappée par la guerre. Mais l'Allemagne nazie, pendant l'occupation, n'a elle pas hésité à pressurer l'économie française. Je vous conseille de lire sur cette question un livre absolument remarquable, la paix calomniée (ou les conséquences économiques de M. Keynes), d'Etienne Mantoux (fils de Paul, qui trouvera la mort au sein des forces françaises libres en 1945), qui répond point par point à l'ouvrage de JM Keynes qualifiant le traité de Versailles d'erreur. L'auteur démontre clairement que l'Allemagne devait et d'ailleurs pouvait très bien payer et que le refus de le faire est d'ailleurs à l'origine de bon nombre des troubles économiques que l'Allemage a alors subi.
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@ Jean Quatremer Je suis moi aussi consterné et par les demandes grotesques et proche de l'insulte d'Alexis Tsipras. Mais je suis tout aussi consterné des réactions que j'ai pu lire ici, que ce soit des tentatives de justifications toutes plus baroques les unes que les autres ou des commentaires totalement xénophobes de certains dépeignant les grecs comme des paresseux irresponsables. Tout ça est absolument lamentable, à tous points de vue. Il y a néanmoins un point de votre article qui m'a fait bondir et qui curieusement n'a pas l'air d'avoir suscité de réactions. Votre dernier paragraphe est en effet confondant d'anachronisme et, plus grave encore, de naïveté. Vous semblez n'avoir toujours pas compris combien l'argument européiste selon lequel "l'Europe, c'est la paix" (et son corollaire, les eurosceptiques, c'est la guerre") est totalement idiot. Pire encore, vous ne réalisez toujours pas quel mal ce mauvais argument a apporté à la cause des européistes, notamment lors des débats de 2005. Après tout, étant eurosceptique, je ne devrais pas m'en plaindre, vous tirez contre votre camp! Certains conflits internationaux ont en effet des origines totalement absurdes et sans commune mesure avec la réalité des forces politiques et économiques. Mais, ainsi que toutes les études historiques un peu sérieuses le démontrent, si la première guerre mondiale a effectivement éclater à la suite d'un banal assassinat politique en Bosnie suivi de querelles totalement idiotes sur la menée de l'enquête, le déclenchement de la guerre de 1914-1918 n'était pas dépourvu de fondements géopolitiques. Toutes les études s'accordent à montrer que l'intransigeance des Austro-Hongrois et de la Russie (soutien de la Serbie, dont les services secrets étaient mêlés à l'assassinat) a causé la guerre, qui aurait pu être éviter avec un minimum de souplesse de part et d'autres. Mais qui dit que si la guerre avait été évité à ce moment là, un autre pretexte n'aurait pas survenu quelques mois plus tard? Personne ne le saura jamais, et il faut donc arrêter avec ce type d'explications simplistes de l'histoire pour revenir aux fondamentaux. De la même manière, croire que l'UE pourrait, grâce à la superstructure qu'elle pose au-dessus des nations européennes, éviter à elle seule tout risque de conflits n'est rien d'autre qu'un conte pour enfants. Attention, je ne dis pas que l'UE ne peut pas jouer un rôle apaisant. Mais en soi, ce ne sera pas suffisant d'autant qu'aujourd'hui, il est clair que c'est l'UE qui joue un rôle aggravant dans l'exarcerbation des conflits. Car c'est ce que vous oubliez : aujourd'hui, les eurosceptiques ne sont pas au pouvoir en Europe occidentale, ce sont au contraire les européistes. Ce sont donc les dirigeants européistes qui sont aujourd'hui les responsables si on doit en chercher!
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Le tout ou rien est l'un des derniers arguments des partisans de la monnaie unique, qui semblent n'avoir pas d'autre solution que de tenter de faire peur! L'alternative qu'ils souhaitent imposer dans le débat public, c'est soit rester dans l'euro, soit le cataclysme. Evidemment, dit comme ça, tout le monde choisirait la première solution à moins d'être un ayotallah du souverainisme! Et il est vrai que les traités sont rédigés comme n'envisageant aucun retour en arrière possible, ne montrant que la seule voie de la fuite en avant vers plus d'intégration. Tout retour en arrière serait impossible. Et d'ailleurs, la plupart des économistes sérieux le disent : la zone euro pourrait être sauvée si on acceptait plus d'intégration (euro-bonds, harmonisation fiscale, transferts des pays plus riches vers les plus pauvres etc.). Thomas Pikety par exemple est sur cette position. Le seul problème, c'est que cette fuite en avant est impossible politiquement, personne n'en veut. Les européistes sont donc dans une impasse totale, sans aucune porte de sortie. Soit la Grèce réussit son coup et arrache quelques concessions, cela sauve l'euro mais malheureusement n'offre qu'un répit provisoire avant le grand saut en raison du manque de compétitivité grecque, soit c'est la sortie de la Grèce de l'euro, ce qu'ils refusent absolument. Et pour ce faire, ils en viennent à sortir un argument apocalyptique : soit c'est le maintien du statu quo, soit c'est le chaos et la sortie de l'UE. Le seul problème de leur petite théorie, c'est qu'elle est assez largement fausse. En effet, les traités prévoient la solution de la sortie de l'UE, qui implique, a priori, la sortie de l'euro. Mais ils ne prévoient pas la sortie de l'euro sans sortie de l'UE. Cela veut-il dire que cette hypothèse est impossible? Absolument pas, puisque de toute façon les traités peuvent toujours être renégociés afin de permettre cette hypothèse et sortir de trou des traités. On voit mal en effet comment empêcher un pays disposant d'un gouvernement démocratiquement élu faire un pas en arrière en souhaitant sortir de l'euro tout en restant dans l'UE en invoquant des pretextes juridiques. D'autant qu'il existe dans l'UE un certain nombre de pays hors de la zone euro et ne souhaitant pas y rentrer alors qu'ils en respectent les critères formels tandis que lors de son entrée, il a été prouvé que la Grèce ne respectait pas ces derniers. Mais même à supposer que cette renégociation soit impossible, il me paraît hautement improbable que la Grèce puisse être expulsée de l'UE en raison de sa sortie (éventuelle) de la zone euro. Tout simplement parce que, même si la Grèce est convaincue de ne pas respecter les traités européens qu'elle a signé, ces traités ne prévoient pas de sanction, et encore moins l'expulsion. Si la Grèce choisit de faire tourner sa planche à billets, elle se mettra de facto hors de la zone euro : la BCE et tous les acteurs économiques du monde traiteront toute monnaie garantie au final par la Banque centrale grecque comme étant un euro-drachme (qui, selon toute probabilité, s'effondrera face aux autres monnaies) et plus personne ne les reconnaîtra dcomme des euros. La Grèce sortirait, de facto, de l'euro. Mais il est bien évident que cette violation flagrante des traités ne ferait pas sortir la Grèce de l'UE et tout le reste de la législation européenne continuera à s'appliquer!
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Il est lassant de devoir toujours vous reprendre sur des points aussi fondamentaux: Nicolas Dupont-Aignan n'est en rien "europhobe", il est simplement eurosceptique! Vous avez, M. Quatremer, une définition toute personnelle de l'europhobie. Cette vision n'est heureusement pas celle de la majorité de la population. Votre déontologie vous impose d'utiliser les bons termes. Et il est évident que Nicolas Dupont-Aignan n'est pas europhobe. Sur le fond, je ne connais pas M. Kammenos, dont les propos sur les juifs, s'ils ont été rééllement tenus, me font frémir. Peut-être est-il europhobe, je n'en sais strictement rien, je ne parle pas de ce que je ne connais pas. Mais une chose est sûre, NDA est eurosceptique et non europhobe.
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Et nous pensons très souvent la même chose, mais là je crois que vous êtes intoxiqués par l'argument selon lequel aucun retour en arrière dans la construction européenne n'est possible si ce n'est le chaos de la fin de l'UE... Je suis d'accord avec vous sur votre premier paragraphe, mais pas sur le second. Déjà, il est discutable de penser que la sortie de la France de la zone euro signerait la fin de ce dernier. Mais admettons. En revanche, il est faux de dire qu'on ne peut pas sortir de la zone euro sans sortir de l'UE. Ce n'est rien d'autre qu'un argument d'intimidation employé par les européistes. Argument qui est en premier lieu tout à fait fallacieux en ce qu'il se base sur du droit pour refuser une solution politique. Je ne dis pas qu'il faut bafouer le droit, mais la question de l'euro est économique et politique avant d'être juridique, c'est une évidence. Et je le répète, mais il est absolument inaudible politiquement de prétendre qu'un pays souhaitant sortir de l'euro devrait quitter l'UE alors que l'UE comprend des pays réunissant les critères requis qui ne souhaitent pas rentrer dans l'euro, au premier rang desquels le Royaume-Uni ou la Suède. Mais cet argument est en fait tout aussi faux du strict point de vue juridique. Car, pour un pays souhaitant quitter la zone euro, de deux choses l'une: Soit il réussit à négocier avec les membres de l'UE et à adapter le corpus législatif (à la manière du Royaume-Uni, de la Suède ou du Dannemark) afin de lui permettre de rester dans l'UE. Dans ce cas, un accord est conclu, les traités sont modifiés et le droit a été strictement respecté. Soit il ne réussit pas mais maintient sa décision et adopte une monnaie nationale. Et dans ce cas, les autres pays membres (de l'UE et/ou de la zone euro) pourront éventuellement chercher à le poursuivre en justice, demander des compensations. Peut-être obtiendraient-ils gain de cause, vu le climat ambiant chez les européistes, quoique que politiquement il serait tout de même extrêmement problématique que des juges viennent condamner un Etat qui aurait souverainement (et démocratiquement) décidé de reprendre le contrôle de sa monnaie. Mais une chose est certaine, ils ne pourront en aucun cas expulser ce pays de l'UE. Au plaisir d'échanger avec vous, Tythan
Toggle Commented Jan 13, 2015 on La fantasme du "Grexit" at Coulisses de Bruxelles
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Si la France sortait de l'euro, il n'est pas du tout sûr que l'euro cesserait d'exister, même si des pays comme l'Italie et l'Espagne auraient alors intérêt à nous imiter. En tous les cas, rien ne dit que si l'euro cessait d'exister, l'UE disparaîtrait. Effectivement, les traités ne prévoient que la seule sortie de l'UE (et donc de l'euro) et non la question de la sortie de l'euro, lequel se comprend comme une intégration sans retour possible, du moins dans les textes. Mais il est totalement faux de dire qu'une sortie de la zone euro sans sortie de l'UE est impossible. Tout simplement parce que si un pays choisit souverainement de reprendre sa monnaie nationale, aucune procédure d'expulsion de l'UE n'est possible juridiquement. Et politiquement, cela resterait une gageure : comment justifier l'exclusion d'un pays de l'UE au motif qu'il a quitté l'euro alors que bon nombre de pays membres de l'UE ne l'ont pas adopté...
Toggle Commented Jan 9, 2015 on La fantasme du "Grexit" at Coulisses de Bruxelles
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Ce que font les Américains n'a strictement rien à voir, puisque les Etats-Unis formes une nation. Fédérale, mais une nation. Ce qui n'est pas le cas de l'Europe. Par une pirouette totalement hors de propos, vous tentez de répondre aux arguments de bon sens développé par Ingo...
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Pour un militant de Debout la République, c'est évidemment une satisfaction de voir Jean Quatremer parler enfin de Nicolas Dupont-Aignan, pourtant l'un des hommes politiques les plus engagé sur les questions européennes. Bien entendu, vous caricaturez la position de Nicolas Dupont-Aignan, qui bien entendu n'a jamais nié l'existence de l'immigration clandestine et n'imagine pas un instant que la remise en cause de Schengen, éminamment souhaitable,ne fera pas disparaître d'un coup de bagette magique tous les problèmes. Le constat que fait Nicolas Dupont-Aignan est très simple : on avait vendu Schengen comme la substitution d'une frontière extérieure commune efficace aux frontières nationales. Or, les pays qui tiennent ses frontières extérieures, sachant que les migrants ont pour destination d'autres pays, rechignent à rendre leur frontière perméable. On voit mal dans votre article, cher M. Quatremer, ce qui met à mal ce raisonnement un peu basique il est vrai, mais admis par à peu près tout le monde! Sur le reste, vous avez raison de dire que les frontières ne permettront jamais d'empêcher toute immigration illégale. Mais est-ce une raison pour les démanteler? Bien sûr que non! Pour prendre une illustration triviale, ce n'est pas parce que toutes les serrures, même les plus sophistiquées, sont cassables, qu'il faut pour autant enlever toutes les portes!
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Et Nicolas Dupont-Aignan a raison : la première chose à faire, c'est effectivement de remettre en cause schengen qui est une véritable passoire. Depuis des années, il a été tenté de renforcer les points faibles des frontières extérieures de l'UE. Cela a échoué. Et vous voulez persister dans cette voie? Ce n'est pas logique! Rétablir les frontières intérieures n'empêche d'ailleurs en rien de renforcer les moyens au niveau européen, mais il faut rester lucide sur les résultats que l'on en attend.
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J'avais posté une longue réponse à votre commentaire, qui visiblement s'est perdue. J'y expliquais simplement que si vous aussi vous souvenez de vos cours, vous vous rappelerez que la liberté d'expression n'est pas sans limite, ce que vous savez très bien. NDA n'a jamais dit que les Italiens en général seraient responsables des noyades, ce que vous dites est faux. Ce qui tombe sous le sens, c'est qu'il serait possible de mettre en oeuvre une politique pour limiter les risques de noyades, et que ce n'est pas fait. Et ça, c'est un scandale. Quant aux "clins d'oeil" de NDA à Le Pen, je ne vois vraiment pas de quoi vous parlez! Quel rapport avec le tweet? Désormais, si on commente le résultat de Brignole, on fait un clin d'oeil au FN. ça veut dire quoi?
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Au bout d'un moment, il faut arrêter : Jean Quatremer insulte Nicolas Dupont-Aignan, lui prête des idées qu'il n'a jamais eu. Je crois avoir eu raison de dénoncer ces faits. Ceci étant dit, si effectivement ce que dit Nicolas Dupont-Aignan ne relève pas du droit pénal, sa déclaration est totalement scandaleuse! Contrairement à ce que certains veulent faire croire, si je défends Nicolas Dupont-Aignan et le souverainisme, je suis tout à fait capable de critiquer mon camp ou de me rendre compte de mes erreurs. Certains feraient bien de m'imiter...
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Ce que vous dites est inexact: il s'agit d'un article du monde écrit en collaboration avec l'AFP. Je ne serais pas surpris d'apprendre que le titre "L'appel du pied de NDA à Marine Le Pen" soit des journalistes du monde, qui pour certains d'entre eux sont très hostiles à Nicolas Dupont-Aignan. Et d'ailleurs, rien dans le corps du texte ne vient justifier le titre, et dit même l'inverse. J'ai un article daté du même jour (de l'AFP), dont le titre est à mon avis beaucoup plus parlant: "Dupont-Aignan dit non à «l’UMPS» et au FN". Et ce communiqué est publié sur le site de Libération, journal de Jean Quatremer et lui aussi très hostile aux idées de Nicolas Dupont-Aignan. Voici le lien : http://www.liberation.fr/politiques/2013/10/05/dupont-aignan-dit-non-a-l-umps-et-au-fn_937266 Heureusement, il existe encore des journalistes pour qui le mot déontologie signifie toujours quelque chose!
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Bref, vois êtes donc du même avis que NDA. Pourquoi alors lui chercher des poux dans la tête allrs que sur ce point vous êtes exactement comme lui? Une nouvelle preuve de votre manque flagrant d'objectivité.
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Un exemple flagrant qui prouve que votre animosité à l'encontre de NDA est totalement irrationnelle: Citez moi le passage où NDA aurait prétendu que l'immigeation illégale serait impossible avec des frontières (qui au passage et jusqu'à preuve du contraire, n'ont pas disparues!). Il n'y en a pas. De même, identifiez- moi un passage de NDA dans l'interview où il profèrerait un mensonge. Il n'y en a pas non plus.
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Et on continue dans le NDA bashing gratuit. Vous vous rendez compte que ce que vous faite dire à Nicolas Dupont-Aignan devient de plus en plus ridicule?
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Ce type de commentaire méprisant est l'exemple même de ce qui fait le succès du Front National et de l'extrêmisme en général. Dans votre cas Pastel, vous réussissez le tour de force de dénoncer la démagogie populiste tout en vous y vautrant de plus belle avec votre dénonciation stupide de l'ENA. C'est désespérant!
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J'ai beau lire votre commentaire, je vois mal ce qui vous permet d'écrire que Nicolas Dupont-Aignan serait "très proche de la présidente du FN". Jusqu'à preuve du contraire, Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen sont adversaires politiques et "l'union des patriotes" n'existe pas. J'en ai assez de cette reductio ad hitlerum totalement stupide et contreproductive!
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Merci pour votre message. Personnellement, j'ai toujours été très gêné par cette séquence sur Canal +. Oui, Michel Denizot et Jean-Michel Apathie ont été odieux et d'une mauvaise foi sans nom. Oui, Nicolas Dupont-Aignan a eu raison de réagir comme il l'a fait et de leur rappeler leurs quatre vérités : c'est lui l'élu, c'est lui qui a la légitimité pour parler des plus faibles, qu'il entend défendre. Maintenant, tout ce buzz autour de cette réaction, de ce "clash" me gêne profondément. La réaction de NDA était vraie, mais je crois qu'on a eu tort de la mettre en avant. Tout simplement parce que ce qui importe, ce sont les idées.
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Une nouvelle fois, je suis totalement d'accord avec ce que vous écrivez. C'est le Front National qui a largement repris le discours souverainiste alors qu'il lui était assez largement étranger. Le véritable danger auquel doit faire face le camp souverainiste, c'est que désormais s'y cachent des individus qui eux sont véritablement racistes et xénophobes. Mais ça, Jean Quatremer ne veut pas le voir. Tout heureux qu'il est d'insulter les souverainistes, il ne s'aperçoit pas qu'il est en train de creuser la tombe de la construction européenne!
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Contrairement à ce que vous dites, j'ai répondu à votre question. Vous, en revanche, n'avez en aucun cas tenu compte de mon commentaire ni répondu à mes arguments. Le problème, ce n'est pas ce que Nicolas Dupont-Aignan a dit (qui tombe sous le sens, pardonnez-moi) mais bien l'interprétation délirante que vous en faites. Pour prendre un exemple, NDA a dit "Kadhafi évidemment n'est pas ma tasse de thé". Et vous en déduisez qu'il ferait l'apologie des dictateurs, ce qui est à proprement parler, n'importe quoi, je suis bien triste de le constater. Je n'ai aucune honte à dire que votre billet m'a profondément blessé. Bien sûr je m'en remettrais, et ce n'est pas la fin du monde. Mais c'est tout de même triste pour le débat démocratique. Non seulement c'est déontologiquement plus que limite, c'est surtout totalement contre-productif puisqu'en réalité vous semez la haine entre les gens. A titre personnel, j'ai toujours essayé de modérer mes camarades eurosceptiques, mes interventions sur ce blog en témoignent. Mais comment voulez-vous que j'ai une chance d'être entendu si vous continuez à insulter comme cela nos idées? Il faut bien que vous compreniez que si le débat démocratique permet bien entendu la polémique, il n'autorise en rien l'insulte. Vos propos sont passible du tribunal correctionnel. Si l'envie lui en prenait, Nicolas Dupont-Aignan pourrait très bien vous faire condamner au pénal pour les horreurs que vous avez écrites. Bien sûr, il ne le fera pas. Mais je ne comprends pas que cela ne vous interpelle pas. Quant à votre anathème avec Le Pen, il ne fonctionnera pas. Vous pourrez vitupérer autant que vous pouvez, calomnier, écrire ce que vous voulez que cela n'y changera rien : Nicolas Dupont-Aignan a toujours été irréprochable dans ses déclarations et personne, à part des journalistes de mauvaise foi, ne peut lui reprocher une quelconque déclaration xénophobe ou raciste. D'ailleurs je suis sûr qu'au fond de vous-même vous savez que votre pitoyable tentative de diabolisation ne repose sur rien.
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Cher Monsieur Quatremer, Non, il n'a jamais prétendu que le rétablissement des frontières serait un remède miracle, ni dit que l'immigration clandestine était uniquement de la faute de l'Europe. Toutes vos allégations sont délirantes de mauvaise foi. En fait, parce que Nicolas Dupont-Aignan a le malheur de ne pas pensez comme vous, vous voulez qu'il pense comme un extrêmiste cynique applaudissant les dictatures. Ce qui est totalement faux, comme NDA l'explique dans la phrase que vous citez vous-même. Autant de mauvaise foi me laisse sans voix. Depuis le temps que vous bloguez et que vous répondez aux posts il est vrai souvent très agressifs de vos commentateurs (quels que soient leur orientation politique), je crois que vous avez perdu la mesure des choses. J'ai l'impression que vous ne vous rendez même plus compte de la violence de ce que vous écrivez. Si l'envie lui en prenait, Nicolas Dupont-Aignan pourrait très bien vous attaquez au pénal pour diffammation et injures publiques. Et il gagnerait, vous le savez très bien. Nicolas Dupont-Aignan est un homme politique et les idées qu'ils développent sont bien entendu criticables. Certaines sont d'ailleurs très certainement erronées, peut-être même idiotes. Mais cela ne vous autorise pas à le traiter d'idiot. Au delà de la personne de Nicolas Dupont-Aignan, ce sont tous ses électeurs que vous insultez, tous ceux qui se sont engagés derrière lui. Bien sûr, nous ne sommes pas très nombreux. Mais est-ce une raison pour nous mépriser de la sorte?
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Classe comme réaction! Et après il y en aura toujours qui diront qu'ils n'insultent pas mais qu'ils se moquent! De qui se moque-t-on?
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