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Patrick Aubin31
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Mon cher Philippe, Je fais partie de ceux qui clament que le poids "public" en France est trop élevé... mais je respecte ton raisonnement car il a le mérite de tenter d'expliquer que la dépense peut-être privée ou publique... mais a-t-on la même efficacité si l'on dépense 10 euros issus du public ou l'équivalent en dollar issus du privé pour effectuer un même soin ?... encore faut-il s'interroger pour savoir si l'égalité des droits est respectée et à qui profite cette dépense : à quelques-uns ou à tous ? Tout d'abord doit-on se comparer aux autres ? Je ne le pense pas. Il faut d'abord raisonner selon nos principes "liberté, égalité, fraternité" et construire notre législation et nos institutions en conséquence. Pour moi, il est un peu facile d'user du terme solidarité, puisque souvent c'est pour justifier hypocritement les emplois publics et non l'égalité des droits des citoyens...en bafouant la liberté. As-tu observé aussi que les défenseurs du « public » évoquait souvent la qualité au moment de réforme...alors que le service ne s'est en général pas amélioré et comme si le privé ne faisait pas de la qualité !!! Ainsi le poids de notre secteur salarié public n'assure en rien de l'égalité des droits mais ne relève bien que d'un abus (est-il justifié de posséder un emploi public pour 3 emplois privés : j'en doute fortement)... il est donc nécessaire, non pas de se situer, dans un cadre de comparaison du niveau des prélèvements obligatoires, car il est inclus une bonne part des salaires et indemnités des emplois dit « publics » mais dans un cadre d'efficacité de la dépense au regard des droits des citoyens. Car il ne faut pas s'illusionner : l'argent public est de l'argent issu des citoyens (donc d'acteurs privés) qui retourne au privé. Ainsi le salaire d'un employé public redevient "privé" à partir du moment où il est versé à ce dit « employé public »...et la solidarité a bon dos face aux intérêts particuliers. Il ne faut donc pas oublié que toutes les indemnités et autres revenus issus du public et versés à tous ceux qui occupent des fonctions ou emplois publics ont été pris dans la poche des privés...et que l'on doit même s'interroger sur la nécessité pour ceux qui occupent des emplois publics de l'intérêt qu'ils ont à payer des impôts ? Ne vaut-il pas mieux réduire d'autant leurs salaires ou indemnités ... ce qui entrainera moins de prélèvements ? Il est aussi à s'interroger sur la manière dont sont faits certains recrutements d'employés publics qui voient plutôt des enfants de fonctionnaires se faire embaucher... Ainsi, je te rappelle (car c'est il me semble oublié de la plupart des hommes et surtout des partis politiques) l'article 2 de la déclaration des droits de l'homme : "Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression." comme il serait tout aussi important de rappeler la totalité des autres articles...à commencer par l'article 1 : "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune." ...pour pouvoir continuer à étayer mes propos : Quelle utilité commune avons-nous à avoir des conducteurs de train payés par l'État ? Quelle utilité commune avons-nous à avoir des salariés de la sécurité sociale protégé par un statut de la fonction publique ? Et d'ailleurs existe-t-il une utilité commune à avoir un tel statut ? Si il est logique d'avoir une justice, une police et une armée indépendantes de tout pouvoir économique qui pourrait être tenté de réaliser un abus de droit par la corruption, on peut s'interroger sur l'utilité commune de disposer d'enseignants ou de médecins salariés de l'Etat...même si le service (enseignement, hôpital...) est déclaré « public »... l'efficacité de la dépense ne réclame-t-elle justement pas de disposer d'une concurrence et non de monopole, un monopole public étant autant un abus de droit qu'un monopole privé ?... Où se trouve alors la manipulation...dans un pays qui, aujourd'hui pour 100 euros produits, fait passer par les mains de l'Etat, plus de 56 euros en moyenne...(en Midi-Pyrénées, où je réside, c'est plus de 58 !!!), c'est à dire que le privé contrôle moins de 44% de la totalité de la richesse qu'il a créé!!! Et j'entends régulièrement que certains voudraient plus de régulation ? Mais pour quoi faire ? Encore un peu plus de prélèvements ? Pour que les quelques rares entrepreneurs qui sont susceptibles de développer des sociétés partent systématiquement à l'étranger ? Un tel système de fonctionnement qui limitent de manière drastique les échanges économiques est liberticide et favorise les rentiers...mais pour combien de temps encore ? Et comment cela finira ? Par une faillite globale ? Car l'argent ne pousse pas dans les arbres et que le problème majeur de notre système économique est le fait que les politiques ont transformé une liberté individuelle en droit régalien : l'emprunt....en pensant que l'argent-dette publique est un bienfait pour les citoyens alors que l'on creuse leur tombe... Comme si la multitude d'impôts ne suffisait pas à satisfaire les besoins de nos politiques publiques, on a inventé cette escroquerie intellectuelle en bafouant le droit et en illusionnant les citoyens, mais aussi les hommes politiques beaucoup trop naïfs, en leur faisant croire que l'endettement public était la solution pour faire fonctionner les institutions... Or, dans ma commune (socialiste qui clame ne pas avoir un endettement important) tout nouvel emprunt (pour réaliser un investissement, puisqu'il ne peut en être autrement) pourrait être évité, au niveau d'endettement actuel, si on savait attendre 2 ans de plus!!! Car cette commune construit son budget avec à peine 45% de recettes fiscales directes, et l'endettement est (« seulement » dira le Maire!!!) de 150% de ces mêmes recettes. Or tout ce qui est subventions issues de l'Etat, de la région, du département ou de l'intercommunalité sont elles-mêmes issues de budgets qui possèdent également une charge de dettes!!!...et ceci sans que le politique puisse avoir la moindre barrière ou limite ou règle!!! Il ne suffit pas de trouver des boucs-émissaires comme les traiders...mais bien de regarder là où ça coince !!! Toutes ces dettes publiques pèsent sur les facultés des citoyens et donc sur leur propre capacité d'emprunt...alors que la contribution commune de chaque citoyen devrait tenir compte de ce que dispose le citoyen comme ressources financières. (article 13 de la déclaration des droits de l'homme)... Philippe, aussi brillante soit ta démonstration et ta conviction que nous n'avons pas un impôt élevé, nous marchons à l'envers et nous ne nous en rendons pas compte...en croyant que nous avançons... alors que si nous avions un peu compris certains mécanismes économiques en les mettant en perspective des droits et devoirs, nous n'aurions véritablement aucun problème de financement, ni de nos services publics, ni de nos systèmes sociaux...combien d'entreprises, combien de citoyens aurons-nous découragé avant d'en prendre conscience ?
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Aug 31, 2010