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xavier
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Je rejoins François Ennat lorsqu’il juge la charge sur les vieux un peu caricaturale. C’est accord vaut pour la forme. Sur le fond, l’argument de Malakine me semble par contre complètement valide. Je ne comprends absolument pas les raisons qui exonéreraient cette classe d’age de participer aux efforts demandés. Pour autant cet argument me parait moins fort que les 6 autres et peut induire artificiellement « une lutte des classes » (d’age) peu opportune. Il ne faudrait pas tomber dans une division type privé/ public, travailleur/ chômeur, jeunes/ vieux…Ces faux clivages ne servent que nos élites trop heureuses que nous soyons occupés à débattre de sujets mineurs en lieu et place de sujets majeurs tels que mondialisation, souveraineté, plein emploi…
Je pense que nos élites considèrent toujours le chômage comme un non problème au niveau macro-économique. Cela reste pour eux essentiellement un problème individuel d’inadaptation des individus. Quant je dis inadaptation je suis gentil. Etant régulièrement en contact avec des patrons de PME et des DRH, j’entends de façon récurrente un discours faisant apparaître les chômeurs comme profitant du système et incapable de se bouger les fesses. A partir de là, seule peut avoir cours, une politique tendant à résoudre des difficultés individuelles : développement des compétences par la formation, accompagnement des chômeurs, bilan de compétences, maniement de la carotte (heures sup, RSA…) et du bâton financier (réduction des allocations chômage). On ne peut nier que cette logique puisse avoir certains fondements réels dans la mesure où nous avons tous en tête un exemple de personne pour qui ce type de réponse individuelle est adapté. Ceci étant, cette logique fait passer complètement à côté de la réalité. Le chômage de masse est structurel parce que le niveau global d’activité de notre économie ne permet pas un volume de travail global suffisant. Nombreux seront ici ceux pensant que j’enfonce des portes ouvertes. Néanmoins, je crois qu’en dehors du cercle des convaincus le combat continue de se situer à ce niveau : nombre de nos décideurs ne considèrent pas le chômage comme un problème autre qu’individuel. Tant que ce combat n’est pas gagné les discussions et les recherches de solutions sont inutiles. On peut s’interroger sur la difficulté à faire admettre qu’il y a autre chose qu’une logique individuelle. Il y là 2 types de publics : - les « de bonne foi » qui n’arrivent pas à dépasser ce raisonnement individuel - les « cyniques », pour qui le plein emploi serait une très mauvaise nouvelle : fin de la pression à la baisse sur les salaires, perte de pouvoir, limitation des profits… Ils se drapent en tout cas tous d’un bon sens ménager, expliquant que la réponse au déficit c’est de dépenser moins, que l’aide au chômeurs ne peut que les inciter à se tourner les pouces, que les aides sociales ne sont qu’une façon de tondre ceux qui se lèvent tôt le matin au profit des fainéants… Discussion et argumentation n’ont évidemment de sens qu’avec la première typologie de public. Je ne nie pas que l’appréhension individuelle du problème ait du sens mais elle est absolument contre productive si l’on ne raisonne pas en même temps sur une vision collective et globale. Les libéraux « psychologisent » l’économie. A contrario, une vision de l’économie ne tenant pas compte des ressorts psychologiques des individus est vouée à l’échec. Les expériences collectivistes nous l’ont montré. Bon, je m’égare et suis peut être un peu hors sujet mais le « travailler plus pour gagner plus » me semble exemplaire de cette problématique. Sur la notion de partage du travail, il me semble évident que ne considérer le volume de travail que comme un stock est une vision limitative. Par contre, je n’ai jusqu’à ce jour entendu aucun argument valable démontrant que le passage du partage actuel à un partage plus équilibré du volume de travail pourrait être contre productif. Alors certes, la loi mal ficelée sur les 35H a torpillé pour de nombreuses années la réflexion sur ce sujet mais cela reste un champ prometteur à explorer. Cela n’a rien d’antinomique avec la volonté « d’agrandir le gâteau », de réindustrialiser notre pays, d’augmenter la compétitivité des entreprises françaises et de réhabiliter la valeur travail.
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Oct 21, 2010