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Mathieu Kassovitz
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Quand à In Memoriam que mon agacement à occulté de mon précèdent commentaire, je n'ai jamais adhéré à ce mix de cinéma faussement interactif basé sur des révélations diffusées par des médias alternatif qui m'ont toujours fait penser aux jeux de rôles "real life" auquel j'étais accro adolescent, comme ASSASSIN, jeu de rue ou nous communiquions par lettre, téléphone anonyme ou messages cachés pour découvrir les indices qui nous permettaient de survivre ou de "tuer" nos adversaire, ou à des livres d'enquête comme "l'affaire Prentice", l'imagination en moins, les filtres ringards de after effect en plus... L'exemple parfait d'une convergence bâtarde qui même si elle peut prédire une avancée dans les possibilités de raconter des histoires, ne reste qu'une redite technologique déjà obsolète... Je pense que certains téléfilm américain proposent ce genre d'interaction pour vendre le sms au prix de l'or et fidéliser ces spectateurs... J'avais promis de ne plus intervenir, j'ai deja trahi ma parole.
Cher Eric, Quelle surprise de lire sur votre blog que je découvre à cette occasion, une diatribe agacée et agressive à mon sujet, cité comme exemple à ne pas suivre au milieu de deux réalisateurs de cinema renommés auxquels je n'avais, avant vous, jamais eu l'honneur d'être comparé, tout en oubliant curieusement une bonne dizaine d'autres collègues également intéressés par le sujet fascinant des JV. Je ne comprend pas ces attaques personnelles car nous ne nous sommes jamais rencontré auparavant, d'ailleurs votre existence m'était inconnue a ce jour. Vous ne commentez pas les déclarations de "James" et "Peter", apparemment vos amis d'enfance puisque vous me prenez pas la peine de citer leur noms complet, pour vous concentrer uniquement sur mon intérêt apparemment douteux pour votre domaine de prédilection que vous semblez défendre, comme si vous étiez l'inventeur suprême et ultime du jeu video. Je ne peut m'expliquer votre article autrement que par le sentiment d'une jalousie féroce, non pas envers moi (ou plus généralement les cinéastes) mais plutôt envers votre ami David Cage qui vient de réussir ce que vous n'avez jamais pu concrétiser durant vos vingt et quelques années de carrière. Je me voit obligé de vous répondre et de contrôler mes humeurs pour ne pas vous insulter purement et simplement. Voici donc un mode d'emploi pour éclairer votre lanterne sur les raisons de ma présence "soudaine" dans votre jardin virtuel, non pas que votre avis m'intéresse, mais vous me donnez l'opportunité de vous rabattre votre caquet, comme disait ma grand mère, ainsi qu'a tout ceux qui parlent sans savoir... Mon intérêt pour les jeux vidéos remonte bien avant la semaine dernière, je suis désolé de casser votre envie de faire de moi un opportuniste, mais je programmais déjà en "basic" des jeux sur mon ZX81 à l'âge de 13 ans, j'ai toujours été passionné d'informatique et de toute les technologies qui pouvait en résulter. J'ai même eu l'honneur pendant un voyage à San Francisco de jouer sur les toutes premières bornes d'arcades bien avant leur arrivée en France. En conséquence, je n'ai malheureusement pas eu mon bac, en parti à cause des high score que je détenait à "Bomb jack" et autre "Defender" du café à l'angle de mon lycée, ce qui explique les fautes d'orthographe de cette lettre, je vous demande de m'en excuser d'avance. Je n'ai jamais eu les moyens de m'acheter une console et mon intérêt pour les jeux se résumait aux bornes d'arcades, dont les pièces de 25 pence anglaise remplaçaient celles de 1 francs pour éviter de me ruiner. Etant depuis mon adolescence un grand amateur de Donjons et Dragons, dont les premiers livres de règles n'existaient alors qu'en anglais, je me suis évidement intéressé à la lecture des "livres dont vous etes le héros" que vous devez evidement connaitre, puisque vos propres créations sur CD rom en étaient directement inspiré. J'ai meme entrepris à 15 ans d'en ecrire un volume, exercice difficile mais passionnant qui m'a donné envie de continuer l'exploration de ce que j'appelais la "délinearité". Plus tard, j'ai pu enfin me payer mon premier ordinateur, un mac portable de 7KG et 1h d'autonomie, tombé miraculeusement d'un camion, car la bête coutait 27000 francs en magasin. Si je vous raconte cela c'est pour vous donner les clés de ma passion pour ce media qui n'a jamais été un luxe, mais au contraire une véritable histoire d'amour, dont j'entretient encore aujourd'hui la relation. En passant enfin sur Mac pour écrire mes scénarios, tester les premiers modems, voir les premiers films quicktime (bien avant quicktime) période charnière qui a vu pour la première fois la convergence entre l'image analogique et l'informatique, j'ai pu ainsi suivre une bonne partie de l'histoire du jeu video, car même si cette plateforme a toujours été le parent pauvre de ce media, il a vu passer au début de sa carrière certains des jeux les plus innovants, loin des "shoot them up" des consoles destinées aux ado boutonneux. J'ai pu ainsi découvrir la série Mac Venture en 1985, les premieres aventure interactive "point and click", précurseurs de vos propres jeux quelques longues années après. Plus tard, j'ai pu découvrir Dark Castle et jouer pendant des nuits enfiévrée à "l'ovni" Myst. J'ai même eu l'occasion de loader certains de vos cd rom sans y associer votre nom jusqu'à aujourd'hui, sur quelques PC bugués de mes amis, mais l'âge requit pour y jouer dépassant rarement la pré puberté, je n'ai jamais eu l'intérêt d'explorer votre "univers" plus profondément, tout en y reconnaissant une ambition que vous n'avez malheureusement, au grand désespoir du monde entier, jamais pu mener à terme, restant cantonné dans les jeux pour enfants, noble entreprise par ailleurs. Sans doute étiez vous un précurseur, mais quoi qu'il en soit, votre marque dans cet univers, n'est pas comme vous le résumez dans votre trop humble autobiographie publiée sur votre site, "révolutionnaire", sauf peut etre dans certaine maternelle. Mon histoire personnelle m'a amenée à faire du cinema, mais je n'ai jamais lâché mon intérêt pour les JV et sa technologie. Je possède encore ma console Panasonic 3DO, precurseur des consoles moderne, ainsi que certaines pièces de musée de l'histoire du JV que j'ai pu acquérir ensuite. J'ai donc suivi avec énormément d'intérêt et de passion l'évolution de ce media. Comme vous le dites si justement, mon métier est de raconter des histoires, et pour cela je suis prêt à utiliser n'importe quel media de l'image. Le JV en fait parti. J'admire non seulement la capacité des JV à raconter une histoire, mais également le design et le game play que les créateurs développent pour nous permettre d'interagir avec leurs univers. Je suis un inconditionnel de COD et MGS, depuis les premières éditions, et j'ai même le luxe il y a quelques mois d'avoir installé un écran devant mon "playseat" pour aller titiller le 100 eme de sec sur Gran Turismo que j'écume depuis sa sortie. Aujourd'hui je possède toute les consoles et j'essaie tout les jeux. Bref, je ne suis pas comme vous aimeriez le croire un arriviste qui souhaite profiter de votre "talent" (surtout pas le votre). Puisque vous connaissez si bien David Cage que vous citez à mainte reprises, vous auriez dû lui demander quelle a été mon approche face à son travail et les conditions de notre rencontre, au lieu de laisser votre frustration alimenter vos fantasmes puérils et vous permettre de baver sur votre blog sur quelqu'un que vous ne connaissez "ni des lèvres ni des dents." Ceci dénote un problème qui doit toucher à votre ego et à votre carrière. Et je ne comprend pas ce que je viens faire dans cette équation. Quoi qu'il en soit, je suis extrêmement énervé de votre manque d'honnêteté intellectuelle et de votre évidente petitesse d'esprit, et je vais me faire un plaisir de vous répondre, la haine de la connerie humaine étant toujours mon moteur et mon fuel. Vous déclarez que pour faire du jeu video il faut garder une âme d'enfant, ce qui dans votre cas, à la lecture de votre article, ne dépasse pas le CE2 . Que pensez vous que les cinéastes soient, mis à part des mouches attirés par les paillettes ? Demandez à Steven Spielberg, que vous citez avec légèreté, si la situation n'est pas la même pour les cinéastes, et posez lui la question, pourquoi il n'a pas encore créé de JV digne de ce nom...Ah merde vous ne pouvez pas, mais je l'ai fait pour vous, voici sa réponse: Nous avons tous le même but: Amuser les foules, offrir d'autres mondes, de nouvelles sensations. En ceci, nos deux univers peuvent et doivent se rencontrer. Ce n'est pas un souhait, c'est juste une réalité. Il est impossible que les deux médias ne convergent pas à un moment donné. Pour ceci il faut que l'industrie du jeu video soit assez mure pour accueillir l'univers cinématographique. Pour y arriver, il faut que les créateurs de jeux vidéos ouvrent les portes à travers leurs créations... Ce moment semble proche et effectivement, comme Steven et des centaines d'autres, je voudrais en faire parti. Pas par opportunisme, mais par intérêt et passion. Purement et simplement. Malheureusement pour vous, je peut ressentir dans votre article la douleur de ne pas être celui par qui la révolution arrive. David Cage a pris cette responsabilité avec Heavy Rain. Je suis désolé que votre jalousie vous fasse perdre tout sens critique, mais je comprend votre douleur... Moi aussi quand j'ai vu Avatar, j'ai pensé que ma carrière était finie avant d'avoir commencée, mais mon admiration pour ce créateur et sa création ont vite pris le pas sur ma frustration. Je préfère apprendre de mes maitres plutôt que de critiquer ceux qui aimerais aussi faire parti de cette aventure. Cela fait plus de 10 ans que je réfléchi à ce que pourrait être la rencontre du cinema et du JV, ceci avec beaucoup d'humilité, car j'ai conscience que le JV est exercice perilleux si on a l'ambition de participer à son émancipation. Cette reflexion je la partage avec Steven Spielberg, Terry Gilliam, James Cameron, Peter Jackson, pour ne citer qu'eux, avec lesquels j'ai eu la chance de converser pour comprendre pourquoi ils n'étaient pas encore devenus créateurs de JV malgré leur talent. Tous reconnaissent que ce media est diffèrent du notre et que nous avons besoin de rester témoin de cette évolution pour en apprendre les bases. Ceci est en complète contradiction avec votre article imbécile et injuste qui nous accuse avant coup de récupération malsaine. Notre intérêt n'est pas justifié par les paillettes du cinema et le dénigrement des créateurs de JV (quelle absence de jugement de votre part) mais par la passion du travail, la découverte, et le plaisir. Ces réalisateurs ont l'humilité de reconnaitre que la technologie n'est pas encore prête pour leur permettre de s'exprimer pleinement, mais ils savent aussi que le temps viendras ou ils serons forcement obligé d'y faire appel. Car si le JV n'en est qu'a ses balbutiements, en partie a cause de la technologie, mais aussi et surtout parce que les recettes éprouvées de Pac Man (un labyrinthe avec des méchants) reste la règle d'or des studios de JV et bien sur, des investisseurs qui ne veulent pas prendre le risque d'être trop intelligent, l'évolution de ce media passera évidement par une écriture proche du cinema. Vous même faites parti des "pionniers" de ce rapprochement, et personne ne vous a demandé de rester à vos sprites et vos moteur physique. Au contraire, nous sommes très curieux de vos avancées. Que vous protégiez vos plates bandes par le dénigrement de notre intérêt, révèle votre besoin de reconnaissance, votre talent limité et votre ego sur-dimensionné. L'avénement des super calculateurs de polygones qui envahissent aujourd'hui nos salons, permet de faire évoluer ce media qui est toujours en perpétuel découverte de ses propres capacités. David Cage a eu l'intelligence de comprendre cette avancée et a ouvert les portes avec Fahrenheit auquel j'ai joué avec curiosité, pour aujourd'hui conclure avec Heavy Rain, que je considère comme la pierre angulaire d'un futur possible artistiquement parlant... Reste l'obligation d'un succès commercial pour enfin ouvrir les portes en grand. C'est pourquoi, à sa demande, je me fait porte parole avec d'autres cinéastes, de ce jeu, en espérant participer à son succès auprès des gamers et des amoureux de cinema, ne vous en déplaise. Si Heavy Rain est un succès, il va nous donner accès à un nouveau mode d'expression. vous analysez cela comme une menace, mais Heavy Rain va vous permettre (oui vous) de finalement arriver peut être à votre ambition. Vous devriez croiser les doigts et vous réjouir de l'intérêt que votre univers suscite. Ce travail de précurseur que viens d'accomplir David, je me doit de le respecter, comme je me doit de respecter celui de James (pour parler comme vous) ou de Steven dans leur domaine. Mon intérêt pour ces créateurs m'a poussé à travailler avec certains d'entre eux pour en observer leur processus de création. A toute époque, les créateurs de tout poils se sont inspiré les uns les autres pour parfaire leur propres oeuvres. Comme un élève peintre demandant des conseils à Picasso ou à Magritte sur les compositions de leurs toiles, l'inspiration, et les techniques utilisées pour y parvenir, je me soumet humblement à cet exercice avec David. En retour, je peut lui apporter mon expérience acquise dans mon domaine. C'est un travail collaboratif, qui nous enrichiras (intellectuellement du moins) tout les deux. David Cage est un précurseur, il n'a rien a prouver et reste ouvert à la découverte, pas vous. Je suis curieux de voir si vous allez publier cette réponse qui peut sembler agressive, mais croyez moi, tellement modérée par rapport à celle que j'aurais face à vous quand nous nous croiserons, je l'espère de tout coeur, au hasard des rencontres... Je n'avais jamais été insulté pour une création que je n'avais pas encore commise. C'est une première dans l'histoire des critiques...Vous aurez certainement une réponse pour tenter de me ridiculiser auprès de vos fidèles lecteurs, mais je ne rentrerais pas dans une polémique, car j'ai moi aussi autre chose a faire. L'honneur, que le réalisateur maintes fois primé, pailleté et glamour, addict à la gloire et à l'argent, que je suis, vous fait en vous répondant, en restera la. La prochaine fois je me ferais un plaisir de venir vous chercher derrière votre écran...Vous n'êtes pas critique professionnel, vous ne pourrez pas vous cacher derrière cette lâche immunité, vous êtes un créateur, et vous vous adressez à un autre créateur de manière publique et déplacée... assumez la responsabilité de votre médiocrité intellectuelle avant que je le fasse pour vous. Quoi qu'il en soit et au cas ou, j'en fait copie à David (qui a certainement autre chose à faire) mais dont je respecte trop le travail pour ne pas le tenir au courant de votre état d'esprit. Quand à votre génie artistique, sachez que je serais dans les premiers à jouer avec intérêt à vos prochaines créations... Qui sait, peut être êtes vous un génie méconnu qui va finalement se révéler aux yeux du monde... Je vous le souhaite de tout coeur, si c'est le cas, je m'excuserais avec humilité devant votre talent incommensurable... Malgré tout, vous n'êtes, ni ne serais jamais le précurseur de cette révolution tant attendue, que Heavy Rain inspire pour tout les cinéastes du monde entier... J'en suis profondément désolé pour vous... Pour finir, je voulais vous préciser qu'a l'inverse de vous, je ne me considère pas comme un artiste, mon "art" étant trop assujéti aux aléas de la collaboration, de la technologie, du commerce, et de toutes ces petites choses qui font que nous devons rester humble face aux véritables artistes qui ont pavé la route de la découverte. Spielberg, Cameron, Gilliam, Jackson et tellement d'autres sont loin devant moi, je ne serais à jamais que leur humble suiveur, inspiré par leurs idées, leur vision, et même si je prend des chemins différents, je me ressource à leur contact. Vous devriez faire de même avec David. Il a je pense beaucoup de choses à vous apprendre, à commencer par la générosité. Mathieu Kassovitz.
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Feb 24, 2010