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@Mathieu NV et @Steven - Premièrement, j'aimerais vous remercier pour vos réponses respectueuses et réfléchies, ce n'est pas rien sur Internet (ex.: voir les nombreux commentaires diffamatoires envers les gens de gauche par des jeunes hommes haineux sur Youtube). C'est très apprécié. DÉMOCRATIE PLUS SINCÈRE ( j'aime bien dire « la démocratie à créer au 21e siècle » ) C'est une belle surprise de voir que vous appuyez les démocraties locales ou assemblées populaires. Dans ce cas, dans le futur, peut-être pourront nous compter sur votre appui quand des citoyen-nes vont en instaurer dans leur localité ou leur milieu de travail. LE SYNDICALISME DANS LE CAPITALISME J'avais écrit: "En passant, un syndicat, ça existe généralement au sein d'une entreprise capitaliste." @Steven répond: "C'est vrai parce qu'il est illégal de former un syndicat dans des pays communistes. Il y a amplement de documentations sur des tentatives de former des syndicats dans des pays communistes s'étant soldé par des emprisonnement et des meurtres." Je parlais des syndicats dans nos sociétés non communistes, en fait dans une entreprise en soi. Dans une coopérative réellement démocratique, c'est assez rare que les gens aient besoin de former un syndicat, vu qu'ils/elles ont un droit de vote dans les décisions. C'est néanmoins possible d'en former un au besoin. Il faut savoir la raison même de l'existence des syndicats dans le capitalisme: le patron et les propriétaires ont un pouvoir décisionnel et les salariés ont, quant à eux/elles, zéro vote. Suite à des abus importants, abus anciens comme récents, le syndicalisme est un compromis important pour que les salariés puissent négocier collectivement. Vu que sa FONCTION DE BASE est des conventions collectives plutôt que des ententes individuelles, où certain-es se feraient flouer, les individus n'ont effectivement pas le droit de négocier hors du collectif avec les propriétaires. Permettre à des individus leurs propres ententes spéciales avec les patrons, c'est effectivement détruire la fonction même du syndicat. GAUCHE / DROITE Steven estime que les idées « libartariennes » (et néolibérales) ne sont pas de droite, au sens disons « George Bush » du terme (voir son commentaire ci-dessus). Or une personne de droite peut être pacifiste, favorable aux droits humains, pour la liberté des gens, etc. Il existe plusieurs tendances dites de gauche et de droite qui sont souvent très différentes. *Concrètement*, si vous êtes à l'aise avec le modèle de gestion antidémocratique d'une entreprise capitaliste, où les employé-es n'ont aucun vote et où seulement certains individus non élus deviennent propriétaires du capital de l'entreprise, vous êtes plus à droite. Si vous préférez un modèle coopératif et démocratique d'entreprise (socialisation de la production et des ressources), vous êtes plus à gauche. Il important de reconnaître que le modèle plus coopératif et socialiste n'empêche pas l'entrepreneuriat (initiative et leadership), même si clairement, dans une société qui interdirait le pouvoir selon le capital (capitalisme), il y a aurait beaucoup moins d'innovation et très peu de compétition. Évidemment, il y a des modèles plus nuancés de capitalisme et la question dépasse les entreprises (ex: nos relations sociales en général, la consommation, etc.), mais je trouve qu'il faut cesser d'avoir des définitions aussi floues de la gauche/droite axées sur des vagues concepts de valeurs. On peut être de gauche ou de droite est avoir des valeurs de solidarité, d'entraide, de justice, de droits humains, etc. La vraie question est celle du pouvoir, celle de la démocratie que nous voulons. Elle se pose dans nos entreprises, localité et évidemment aussi au niveau national. Mais il est étrange, et à mon avis un peu absurde, de se dire « de centre » quand les libartarien-nes et les néolibéraux-ales sont tant contre les modèles de gauche et pour les capitalismes individualistes. La droite néolibérale et la droite conservatrice ont des différends importants quand aux approches, aux droits humains, à la liberté, etc. Souvent, des gens de gauche vont affirmer : « Les gens à droite, ils n'ont pas de divisions, ils veulent tous la même chose et vont dans la même direction ». Je leur réponds qu'il y a au moins deux droites au Canada et aux États-Unis, voire plus. Nathalie Elgrably, de L'Institut néolibéral de Montréal, ne partage pas les méthodes et certaines politiques de la droite conservatrice et néoconservatrice. Les néolibéraux-ales et les libartarien-nes, dans leur conception des choses, est une droite se voulant démocratique. C'est certain que pour moi, si on ne préfère pas une gestion coopérative et réellement démocratique de nos milieux de travail où on passe une grande partie de notre vie, c'est une étrange «démocratie élitiste» qui est alors proposée.
Je réalise qu'en répondant aux réactions à mon commentaire initial, j'ai occulté un peu le vrai sujet, c'est-à-dire votre billet qui demande pourquoi les médias ne disent pas que M. Chartrand aurait appuyé des fascistes au Canada. Dans les citations présentées, M. Chartrand dénonce le fait que des fascistes au Canada utilisent le symbole de la croix gammée, donc un symbole représentant un mouvement allemand. On peut comprendre qu'il trouvait ça étrange. Si on est moindrement intellectuellement honnête, ou honnête tout court, on devine que c'était à l'époque où le « national-socialisme » n'avait pas encore tout à fait révélé l'ampleur de sa perversion fasciste. Aussi, ces citations parlent d'une critique d'un mouvement, et non pas du tout d'une adhésion de sa part. C'est dans un petit journal d'un mouvement de jeunesse ouvrière chrétienne. En effet, Chartrand dénonçait depuis son jeune âge les incohérences des institutions dites chrétiennes (écoles, etc.) qui ne faisaient rien de bien concret contre les injustices. Il était donc sympathisant, peut-être membre, d'un mouvement comme la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) qui existe encore aujourd'hui. La JOC et la JIC sont pas mal LE CONTRAIRE du fascisme évidemment. Il faudrait être assez aveuglé par un fanatisme idéologique pour ne pas le saisir. Donc, M. Chartrand était partisan de mouvements comme la JOC et, dans un de leurs journaux, a critiqué les fascistes canadiens. À une époque où bien des politicien-ne-s étaient drôlement gentils avec Hitler (Tommy Doublas, fondateur du NPD, était un des rares à avoir exprimé des doutes ouvertement sur le cas d'Adolf). Donc en réponse à votre question: « Comment se fait-il que plusieurs journalistes se soient penchés depuis deux jours sur le personnage et qu'aucun n'ait daigné relever ce fait? » Parce que cela serait d'une malhonnêteté intellectuelle grave. Il faut être tordu et avoir une vision haineuse de Michel Chartrand pour lui prêter une allégeance quelconque au fascisme comme il s'est révélé finalement dans l'histoire. Il appuyait donc un mouvement international de jeunes chrétien-ne-s ayant une compréhension progressiste du message de Jésus et a critiqué l'usage par les « national-socialistes » canadiens d'un symbole étranger, point. Est-ce qu'un jour on dira que Michaël appuyait les « libertariens » de Martin Masse parce que j'émets des critiques sur votre blogue? J'espère que non.
Bonjour, Oui, en effet, il y a des différences fondamentales entre libertaires et libertariens. Un mot sur moi avant d'aborder le sujet. Je suis actif dans les débats de société et l'engagement politique, surtout non partisans, depuis environ treize années maintenant (lire: 25 à 38 ans). Comme vous pouvez peut-être le deviner, j'ai des valeurs libertaires, donc plus socialistes libertaires. J'aide Québec solidaire, car je connais assez les membres pour savoir leurs désirs sincères d'améliorer la démocratie. Accuser tout et rien de néolibéralisme Dès 2001, avant le Sommet des Amériques à Québec, au sein de la Coalition Opération Québec Printemps 2001 (à Québec), je disais que le terme néolibéralisme devait être défini et précisé. Qu'on ne pouvait pas le lancer au hasard comme un terme dérogatoire vague sans expliquer exactement ce qui est dénoncé. J'ai donc posé bien des questions aux gens à ce sujet. Le néolibéralisme, c'est le désir d'appliquer au monde politique (au sens large) les théories néoclassiques et classiques de l'économie. Évidemment, il y a avec cela des valeurs et une vision de la société, mais elle est surtout fondée sur des principes économiques classiques (l'autorégulation dans un marché libre). Donc l'idéologie libertarienne est, d'après moi, un nom pour la même chose, sauf exprimée de manière plus idéologique, voire de manière plus assumée. Autrement dit, les gens des mouvements plus à gauche, dont moi, accusons les gouvernements d'être beaucoup trop influencés par une idéologie néolibérale/«libertarienne». Sauf qu'évidemment, les politicien.en.s ont des limites et des enjeux électoraux et sociaux qui ne permettent une application puriste; sans compter qu'ils/elles deviennent «étatistes» en comparaison à une vision pure du néolibéralisme. C'est comparable au NPD qui, avec des valeurs socialistes, appliquent plutôt des mesures sociodémocrates modérés. Bien des socialistes diront que ce parti n'est donc pas socialiste (avec raison), en même temps que les idéologues néolibéraux/libertariens diront au contraire que le NPD est en réalité socialiste dans ses intentions. Je comprends que pour vous les politien.ne.s adhérant à des idées/politiques néolibérales sont trop étatistes et donc vous voulez que le terme libertarien n'y soit pas associés. On retrouve la même situation à gauche où les visions plus radicales et libertaires ne veulent pas être associées aux partis de gauche. Dans tous les cas, je demande que les idées politiques soient ancrées dans une conception de comment une société pourrait fonctionner ou être, donc dans une vision un peu plus concrète de la vie et de la politique au sens large: comment on gère nos différends, les règles collectives, etc. À mon avis, le mouvement libertaire (de gauche) a du chemin à faire, mais il est capable d'auto-critique et de nuances, et tranquillement pas vite articule ce qui est souhaité comme société libertaire. Alors qu'on accuse souvent les anarchistes de trop espérer une humanité parfaite ou idéale, il me semble que le mouvement libertarien/néolibéral se fonde sur des théories encore moins connectées à la réalité humaine. La science économique insiste toujours pour préciser que les modèles économiques fonctionnent uniquement quand «tout est égal par ailleurs», donc dans un monde théorique imaginaire. Or, les théories classiques ne tiennent pas compte des jeux de pouvoirs, de certains égoïsmes irrationnels, de la violence, voire même parfois de la cruauté possible, où la prévision économique ne s'actualise pas (ex.: si l'entreprise s'enrichit, les salariés vont finir par s'enrichir, etc.). Je crois que vous partagez mon analyse critique sur ce dernier point (vu que vous concevez que Charest sert visiblement certains intérêts/classes). Par exemple, il y a la théorie du libre-échange et les accords de libre-échange, qui ne sont pas la même chose: souvent les traités économiques sont bourrés de pièges et de mensonges et la belle théorie du libre-échange ne sert qu'à cacher la réalité. Bon, c'est peut-être trop de texte pour être bien lu (j'essaye de faire court par respect pour les lecteur.trice.s internautes). Et plus j'écris, plus ma réponse juste avant risque de ne pas être vue. :) Merci.
@Steven Mes affirmations ne sont effectivement pas argumentées et je ne précise pas mon positionnement, laissant ainsi place à des projections. Mon commentaire est sous un billet qui traite Chartrand de fasciste (régime militariste, violent et nationaliste qui massacra les gens de gauche) et sur un site d'idéologues néolibéraux. Dans ce contexte, il m'était difficile de croire qu'il valait la peine de m'exprimer plus intelligemment. Pour vous, les gauches dans leur ensemble sont toujours implicitement ou indirectement liées à des régimes de type stalinien et autres amalgames (comme on peut le lire dans les nombreux commentaires sur Internet), alors comment imaginer qu'un dialogue est possible? Aujourd'hui, une personne qui se dit libertarienne (néolibérale), du nom St-Hilaire, propose dans Le Soleil que le ministre Bernier forme un « parti libertaire ». Elle affirme, trois fois plutôt qu'une, que le PLQ et le PQ sont des socialistes autoritaires est forment un régime communiste. Pour être poli, disons seulement que de telles affirmations sont le contraire de la science politique. De même ici, quand je lis vos affirmations traitant tout mouvement moindrement progressiste de stalinien, communiste, fasciste, etc., je ne vois l'intérêt d'essayer de vous amener à nuancer ou comprendre. Mais voici quelques précisions au cas où... * Non, je ne suis pas partisan d'une conception centralisée de l'État ou de la gouvernance, ce n'est pas ce à quoi je pense quand je parle de démocratie ou de pouvoir aux gens. Je pense en termes de démocratie un peu plus directe, telles des assemblées démocratiques locales, avec des principes de fédération évidemment. Je suis contre les pouvoirs excessifs des gouvernements (exécutifs) actuels: je préférerais de loin des parlements plus démocratiques, au sens plus libertaire du terme. * Je conçois que la nation québécoise, par exemple, sera obligée de mettre des limites à l'utilisation des ressources naturelles. (je n'élabore pas parce que c'est un peu hors sujet) * Désolé si j'ai insulté des gens ici, mais voici à quoi je pensais en parlant de liberté des gens: Les êtres humains ont la liberté humaine fondamentale de s'associer, de s'unir en collectif pour négocier collectivement face à leur patron ou aux propriétaires. Qu'on appelle cela un syndicat officiel ou non, au lieu d'être un individu qui tente de tirer son épingle du jeu face à ton patron, les salariés ont le droit humain de s'associer pour exiger des conditions équitables. Parce que, sinon, les gens moins imposants, moins habiles dans les petits jeux politiques, peuvent se retrouver perdant ou à travailler trop pour d'autres. En passant, un syndicat, ça existe généralement au sein d'une entreprise capitaliste. Le syndicalisme, par définition, n'est pas communiste ni fasciste: il est un compromis pour protéger les droits des gens salariées face au pouvoir total du propriétaire ou des actionnaires majoritaires. Autrement dit, d'après ce que je crois comprendre de votre idéologie, vous n'appuyez pas vraiment ce droit humain de s'associer pour négocier collectivement. Je ne crois pas non plus que vous aimeriez voir des assemblées démocratiques locales. Il me semble que plusieurs néolibéraux ici décrivent les décisions collectives comme étant toujours une imposition liberticide pour les individus. C'est dans ce sens-là que, dans la pratique, quand des gens arrivent à donner plus de pouvoir à des gens ordinaires, je ne crois pas que vous serez en appui. Ou si les gens arrivent à rendre plus démocratique la gouvernance (c'est très hypothétique et imaginaire j'en conviens), je doute que vous alliez appuyer. Il me semble qu'une démocratie plus sincère et populaire, ça risque d'entrer en conflit avec vos objectifs politiques axés sur la pleine liberté économique et individuelle. Je suis ouvert d'esprit et j'essaye de bien comprendre les mouvements de gauche et de droite, sauf que par respect pour soi-même, toute personne devrait davantage parler seulement si l'autre est capable de nuances et de compréhension des autres points de vue. En traitant Chartrand de fasciste (lol), les syndicats et les mouvements progressistes de socialistes autoritaires, le PLQ et le PQ de gauches totalitaires, etc., on voit mal votre connexion à la réalité et votre capacité à comprendre ou respecter les points de vue des autres.
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Apr 28, 2010